intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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Caresser les loups [PV Charity]
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Mar 4 Juil - 16:44
East End – Il y a presqu’un an. Les vieux quartiers et les vieilles usines. Le coin de la capitale abandonnée qui gardait les fers et les aciers rouillés en souvenirs des crissements du passé.

Un nuage de gris dantesque s’était échoué sur Londres et noyait ses pierres et ses pavés de son eau suspendue. Novembre élançait les silhouettes des maisons vers son ciel d’automne sans soleil. Et parmi elles, Frymas marchait. Son long manteau sombre lui donnait des airs de fantôme d’opéra.

Dans les rues sans richesse et sans brillance, dans les rues de velours de crasse, il remontait le haut col de son manteau, rabattait son chapeau borsalino sur son front pour cacher son regard d’ombre feutrine.

Il était un peu las. La lassitude le rendait beau. Ses muscles intérieurs n’avaient plus la force de commander son aura de créature qui rayonnait et se dispersait dans les pupilles du premier badaud venu. Alors il se cachait sous les tissus et les étoffes.

Ce  n’est pas dramatique d’être beau mais c’est parfois grave d’être différent. Et il faisait tard. Tard et sombre. Il n’avait pas envie de se démarquer dans les rues grasses de Londres. Il voulait juste marcher. Atteindre une destination qui allait au-delà de ses habitudes.

Les rues se sont faites moins sales. Il y avait moins de dégoût dans la bouche. Les maisons avaient des façades propres, des portes peintes et luisantes. Le district des Rosebury. Il s’est arrêté devant une demeure très fine. Très haute. A poussé la porte.

Il est entré. Un peu bourrasque. Un peu humide. A retiré son chapeau dans un grand geste de salut et a éclaboussé tout le lobby de sa voix grave et joueuse.

- Bonsoir, je cherche Mademoiselle Rosebury. Pouvez-vous annoncer Frymas Irvine, Directeur du département de contrôle et de régulation des créatures magiques du Ministère ?

Il s’est penché vers la jeune femme de l’accueil. A laissé glisser son long manteau le long de ses bras. Costume noir, chemise rouge. N’était pas tout à fait classique. Allure de chanteur ou d’acteur. Dégaine d’œil de cyclone. Amateur d’applaudissements et de hourras.

Il a appuyé sur la petite sonnette. Envie.

Le grognement d’un loup invisible en guise de carillon.

Il a ri.

Les occupants ont tourné la tête vers lui.

- Mesdames, Messieurs, bonsoir…

Elle l’a interrompu. Elle l’a fait monter. Deuxième étage. L’a fait patienter.

Quelques minutes. A peine.

Lui, déjà, regardant par la fenêtre.

Elle l’a fait entrer.  Elle avait la mine grave. Le teint gris.
Alors il a poussé son aura. Soudain. Sans crier gare. Il voulait la voir sourire.

Elle a fait la gueule. S’est enfuie. Vite. Très vite.

Lui, surpris. A haussé les épaules. En pensée.
Tant pis.

- Mademoiselle Rosebury…

Et le reste fut oublié.

Le présent. Seul le présent.

Frymas a l’essor toujours renouvelé des hommes qui redécouvrent le monde à chaque battement de cils.

- Je suis heureux de vous revoir. Cela faisait longtemps…

A la parole, il joint le geste rond, fluide, élancé. Se tourne vers la Rosebury. Son dos a la raideur et la cambrure des dandys, son visage a la gaieté des adolescents en recherche d’aventure. De loin, il ressemble à un grand archange trop sûr de lui. Un envoyé de Dieu tombé du ciel qui se complait sur terre…

Il s’assied sur une chaise – n’attend pas l’invitation.

Dehors, le tonnerre. La colère des nuages et de la lune vacillante. Tambours de poussière. Le ciel gris devient noir.

- Je suis le nouveau directeur en charge des loups-garous notamment.

Tout en joie et en allant, il ouvre les bras. Regarde aux alentours.

- Je ne pouvais que passer vous saluer, vous et votre association. Nos familles sont alliées et votre cause est noble, après tout.

Ses bras se reposent sur les accoudoirs. Une certaine nonchalance. Un instinct de décontraction entrainé dans les soirées scintillantes de dorures, de diamants et de sourires éclatants.

Dehors, la pluie. Le déluge qui crève la brume. Les gouttes furieuses contre le toit. Les gouttes à l'assaut vertical des vitres.

- Il faut que nous discutions des listes des lycans du Ministère… Vous y apparaissez de façon fort officielle. Nous devrions y remédier, ne pensez-vous pas ?

Les Irvine… N’aiment pas que l’image d’un allié soit entachée.

Derrière ses paupières qui se ferment à moitié, les pensées se bousculent. Ses longs cils blonds en occultation des sens et des jugements.

- Aussi, il se pourrait qu’un petit financement du Ministère vous aide à dorer le blason de cette belle entreprise. Mais pour cela, il faut répondre à quelques critères.

Sa voix se perd entre les murs épais, entre les bois foncés. Sa voix longue, qui pierraille légèrement dans les fins de phrases et qui enrobe les virgules de respiration d’une tendresse aristocrate.

- D’ailleurs, avez-vous monté cette association seule ?
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Mer 5 Juil - 21:41

 
 
Terrible beauté celle de la créature en face d'elle, entièrement créée pour fasciner les sens et capturer l'attention, créer le désir. Elle peut sentir l'attrait, l'envie de le toucher qui picote le long de ses doigts et qui joue le long de sa peau, l'odeur qui danse devant ses narines et murmure de se lever, de se rapprocher pour pouvoir l'inspirer tout entier, sentir plus précisément encore chaque note et chaque nuance. La voix qui caresse les mots et les tympans dans le même souffle, qui se love dans les reins en ondes chaudes. Chaque geste l'évocation d'une caresse. Aura d'un semi-Vélane, et elle est démunie face à elle, avec son cœur vide de l'image d'un autre. Elle n'aime pas ça. Partage, dissension intérieure. Il entre, il parle, il s'assoit, et elle ne peut que l'observer, qu'être fascinée et bâillonnée, par le charisme et l'enchantement naturel de sa forme, par l'énergie dans les mots et les gestes. Il l'attire, l'enferme dans sa toile, et elle peut sentir son visage distant se fêler un instant, le sourire de froide politesse à peine teintée de chaleur que l'on adresse à un allié frémir. Mains et corps qui tendent vers lui, un instant, avant qu'elle ferme les yeux et contraigne son corps à se faire acier inflexible, à se redresser. Elle appelle son éducation à l'aide, pour s'empêcher de perdre pied. Elle ne connaît pas son jeu ni ses motivations, mais elle sent le piège dans l'aura déployée. Elle ne peut pas être anodine, quand elle l'empêche de penser. Garder les yeux fermés. Occulter.

Vous y apparaissez de façon fort officielle...
Elle en est consciente, elle a fait le choix de s'enregistrer une fois la décision de créer l'association prise, et sa sœur veille désormais à ce que le dossier reste oublié dans les profondeurs du tiroir où il a été rangé. Pas égaré, pas retrouvé. Ignoré, dans des Limbes de leur propre volonté. Elle n'écoute plus réellement la créature devant elle, tente de se reprendre à la place, de reprendre le contrôle d'elle-même et de son corps. Mère serait horrifiée de la savoir de la sorte, victime d'instincts primaires et désordonnées. Sensation gelée le long de ses nerfs, qui l'électrifie. Elle ne peut pas l'ignorer, elle ne peut pas lui échapper. Il va falloir prétendre alors. Regret à cette idée. La journée était si paisible. Une journée de Novembre froide et trempée, le son de la pluie sur les vitres qui accompagnaient celui des pages tournées et du crissement de l'écriture, l'odeur des rues mouillées qui dansait autour d'elle lors d'une brève excursion, l'humidité persistante qui s'échoue contre les murs sans entièrement s'effacer, délibérément. Bureau maintenu frais, la lumière froide et tamisée, parodie de lumière naturelle, et une louve à son poste, silhouette délicate drapée de bleu couleur nuit aux minuscules boutons nacres comme des étoiles le long de sa colonne vertébrale et de ses manches qui travaille et qui enchaîne l'animalité qui persiste en chaque humain pour mieux se concentrer. Il parle, il parle. Elle recommence à écouter, mi fascinée, mi intriguée. Le laisser finir, et chercher comment avancer à travers la toile de son charme. Règles de la société pour la guider. Une Dame ne doit pas montrer intérêt trop marqué, doit garder ses esprits à elle en toutes circonstances. Circonstances peu communes pour revoir les vieux principes, mais circonstances malgré tout. Elle peut le faire. Pour la réputation des siens, pour l'ASIL. Jeu d'enfant. Prétendre qu'elle est en face de Roman, si nécessaire. Ridicule.

Sauf que. Par où commencer. Si bavard, ce nouveau directeur, si imprévisible et papillonnant. Un Irvine elle suppose. Enfin. Rien d'inattendu venant de l'un d'eux. Déstabilisant malgré tout, alors qu'elle exhale et sourit. Plus chaleureuse et vivante qu'elle n'aurait voulu, pas assez distante. Charmée malgré elle, et récalcitrante à le montrer. Il faudra faire avec.

"Vous me flattez. Et vous inquiétez plus que de raison. Mon recensement est... délibéré, pourrait-on dire." Elle n'a pas à s'inquiéter, le bureau est insonorisé de sorte que rien ne puisse être entendu de l'extérieur. Règle de base pour conserver ses secrets et un peu d'intimité. "Il ne faudrait pas que, si quelque personne trop chanceuse découvrait mon statut, l'on puisse me reprocher d'en avoir honte n'est-ce pas ? Ce serait défaire tout mon travail." Réalité de sa situation. Ne pas se faire enregistrer ne l'aurait pas préservée de la découverte, il faut s'adapter alors, et maintenir une façade irréprochable. Rester la parfaite Pure en dépit de sa nature, pour que si elle venait à être découverte un jour, la rumeur soit contrée par la solidité de sa réputation. C'est épuisant. C'est le prix qu'ils ont à payer, tous autant qu'ils sont, alors que son torse ploie vers le semi-vélane dans un instinct désireux de réduire la distance entre eux, de pouvoir percevoir la chaleur solaire à l'intérieur de son corps, avide. Ridicule faiblesse que celle de la chair. Elle retiendra la leçon.

"Pardonnez mon manque de tact, mais je me permets de douter de l'aide que le Ministère puisse nous apporter en dehors de celle que nous avons depuis nos débuts. A moins bien entendu que cela vienne d'un intérêt plus... Personnel."
Il est une créature, lui aussi. Nature inscrite dans ses gènes depuis des générations, protégé du gros des préjudices par le respect dû à son sang. Il n'empêche. Tous n'ont pas tels avantages. Et les Impurs sont aveugles, s'ils se croient seuls à être méprisés. Ils n'ont pas idée. Elle se force à replacer son dos au fond de son siège, rétablir la distance presque douloureux. Elle n'aime pas cette confiance qu'il inspire par son charisme scintillant. Il est trop changeant, trop imprévisible, rayons de soleil à travers les feuilles d'un arbre qui tâchent ce qu'ils touchent, qui changent si rime ni raison. Il n'empêche. Des fonds pour l'ASIL. Une opportunité de changer les choses plus avant. Si tentant. Plus tentant même que l'homme qui lui fait face, quand elle pose les yeux sur lui. "Cela fait-il partie de ces critères dont vous parlez, avoir créé sa fondation seule ? Si tel est le cas... Oui. A moins que vous ne comptiez obtenir l'accord de Père et du Grand-Prêtre comme une quelconque assistance, bien sûr. Cela est-il si surprenant ? Vous savez aussi bien que moi quelle est la perception générale des lycanthropes. Ils inspirent crainte et dégoût, pitié dans le meilleur des cas. Pensez-vous que je serai ici si je n'avais pas été mordue ? Même désireuse de réaliser tel projet, j'eus été trop occupée à élever mes enfants. Mais les lycantropes ne se marient pas. Alors... pourquoi ne pas occuper mes journées par quelque action caritative ?"


❝ wild beasts wearing human skins❞ We need more love, to supersede hatred, We need more strength, to resist our weaknesses, We need more inspiration, to lighten up our innermind. We need more peace, to stay in harmony with our brethren, We need more forgiveness, not vengeance.
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