intrigue deux
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Espérances de sang [PV Swan]
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Mar 4 Juil - 1:14
C’est un monde si tangible. Si humain et si impossible à la fois.
Dans le petit manoir de Glasgow, les murs ont des yeux et des oreilles. Des becs, des gueules et des épidermes animés. Mais aujourd’hui, les animaux sculptés dans le bois et le plâtre se taisent. Les fleurs moulées dans les ors ont cessé de frémir. Dans le salon recouvert de soie et de brocart verts, une mère et un fils se parlent à travers les miroirs.

C’est une fin de discussion. Une fin de tension. L’air crépite des non-dits et des envies. Des jugements. Des attentes. La tristesse maternelle… La crispation filiale… Mère et fils se ménagent. Le silence, en bouclier protecteur de l’amour familial.

- Je ne pense pas que Caelia ait envie de parler de notre enfant mort… Je vais rendre visite à Swan à sa place. Et je vais être en retard. Je dois me presser. Excuse-moi Maman. Au revoir.

Du bout de ses doigts pâles, Frymas effleure le miroir. Les feuilles de houx et de hêtre argentées qui encadrent la surface sans tain ploient sous les doigts. Le portrait animé de la mère s’efface comme une femme noyée dans un lac gris.

Il regarde son reflet qui a remplacé celui de sa mère. Des Irvine, il a les traits et les couleurs, les sentiments et les élans. L’amour de l’amour et l’angoisse de la descendance. Lui aussi, il a peur de ne plus avoir d’enfants. De ne plus passer ni son sang ni son nom.

Il pose la main droite sur sa joue. Tire sa peau lactée. Vieillit-il ? Meurt-il un peu, tous les jours, quand il sourit, quand il s’émeut, quand il ouvre les yeux ?

A son âge, son père avait huit enfants. Lui n’en a qu’un. Mort-né.

Depuis, le ventre de Caelia ne s’arrondit plus.
Depuis, on ne sait que répondre aux questions des Autres.

Swan, sûrement, sait-elle quoi et comment.

~ ~ ~

L’atmosphère se craquèle. La quiétude vole en éclat.

Transplanage.

Frymas apparait dans un petit salon. Ses yeux s’ouvrent grand. A la limite de la rupture. Le froid sur le bord de ses muqueuses.

Le bout de son index gauche, pénétré par une pale de laiton d’un avion reconstitué. Une douleur instantanée.

- Oh !

Il retire brusquement sa main. Peau et muscle arrachés. Il restera un peu de lui dans le métal de l’hélice miniature…

Reflexe. Il porte son doigt à sa bouche.

Alors seulement il voit.

Devant lui, la tante. Cheveux couleur soleil et sang. Port droit. Peignoir de bain en tissu doux et blanc…

Alors seulement il change d’attitude.

-  Ma tante, me serais-je trompé d’heure ? Je te présente mes excuses si c’est le cas.

Demande-t-il tout sourire.

Son visage s’illumine de la suavité des salons et des mondains. Imperceptiblement, l’or des Irvine remonte dans ses yeux bleus et leur orgueil dans ses vertèbres. Une à une. La colonne vertébrale se redresse.

Dans le salon lavande, son costume bleu électrique et sa chemise gris pâle dénotent. Il ressemble à un être créé et éduqué pour paraître et pour plaire. C’est ce qu’il est. Il ne s’en cache pas. Ne s’en cachera jamais.

- Et il me semble que le couloir a changé d’emplacement. Je suis désolé pour le sang sur ton parquet...

Continue-t-il de sa voix de baryton.

Devant les O’Hara, parfois, il étouffe l’aura des semi-velanes. Attirer l’attention amoureuse d’une cousine ou d’un cousin n’est pas un de ses désirs… Mais en tête-à-tête avec sa tante, il laisse libre cours à sa nature de créature.

Si elle n’a jamais ressenti d’amour véritable, devant elle, peut-être, porte-t-il le masque sauvage et involontaire de la séduction. Le masque des sirènes et des contes. Un masque. Un anonymat. Cela lui convient. Et si elle le voit sans sa beauté outrée, alors cela lui convient aussi. On n’est vu par les autres qu’à travers leurs propres existences. Les semi-vélanes n’échappent pas à la règle. Et Frymas accepte de se plier aveuglément aux regards des autres depuis sa naissance. Encore plus de la part de sa tante.

- Ce petit bureau est adorable…

Ses doigts volètent sur les livres alignés. Se perdent sur un petit miroir tacheté. Dorure écaillée.

Il se regarde dans le miroir. Veille à ce que son sourire léger soit toujours là. A force de sourire, il a parfois peur de l’oublier.

Il cesse de sourire.

Dans le miroir abîmé, il voit le reflet d’un autre miroir. Plus grand. Plus lourd. Et dans ce jeu de reflets croisés, la nuque de sa tante. Le col de son peignoir de bain rougi. Les cheveux couleur soleil et sang rendus gluants.

Il se retourne. On le dirait piqué par une bête.

- Swan, tu es blessée ? Ta nuque… ?
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