intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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Dim 2 Juil - 18:51

Tard, trop tard.
Nulle part.
Entre deux rues, près de la Tamise, un peu perdu.

Humeur de chien, grondement d’ours, démarche pataude. Veines trop claires, figure rouge en devenir, barbe en bataille, col de chemise retroussé. Tatouages trop sombres pour luire dans le noir.

Tu les envies, ces gens faciles, aux vies aisées, aux sourires par milliers. Ils sont là, profitent de la vie, de l’instant présent. Et toi à côté de cela, tu es à la poursuite de ce que tu as laissé fuir. Celle que tu as laissée t’échapper. Ta femme t’a filé entre les doigts comme un poisson trop lisse et trop libre. Trop déterminé à vivre, trop rapide pour tes griffes.  Enfin toi… ton inconscient défaillant. T’es pas un héros antique, on n’écrit pas de tragédie, tu n’en vaut pas la peine. Tu te dépatouilles dans tes rêves brisés et puis surtout, tu la fermes. L’apitoiement , ce n’est pas ton fort. Tu décides de laisser cette discipline aux plus puérils. Tu fais avec, pas besoin de dissert.

Et toi dans tout ça, que veux-tu ? Que cherches-tu ce soir ? C’est quoi ta quête, ta raison d’être ? T’en as pas. Pas la moindre. Il y a eu des emmerdes à la distillerie, des soucis qui te passent par-dessus la tête. Eux aussi, ces commerciaux aux grands airs, tu ne les saisis pas. Tu n’as jamais parlé le langage des arnaqueurs et des contrats pièges. T’es un gars clair comme de l’eau roche, pas besoin de te sonder pour te deviner. Prévisible ouais. Elle le savait quand elle est partie. Elle t’avait compris depuis trop longtemps. Et alors, qu’est-ce qu’elle attendait de toi ? Que tu supportes la laisse et que tu te taises ? Non, t’as fait tout l’inverse, fort de son amour, fort de cette réussite utopique. T’as tiré, tourné en rond et rompu le peu qui te liait encore à elle. Mauvaise blague dont tu n’as jamais entendu le rire.

Tu n’as pas idée de ce que tu fais. Tu erres dans le Six, c’est trop près de chez toi et ça ne te ressemble pas. L’Absinthe. Un nom vicieux aussi pourri que toi. Ce détail te force à pousser le battant, à découvrir un endroit qui n‘éveille rien en toi. Des murs, des sons et des couleurs. Des odeurs, de la chaleur. Qu’il soit bondé de femmes nues ou de vieux barbus (ou les deux à la fois), c’est du pareil au même. Ce n’est pas ton toit, il n’y a pas son aura. Il n’y a que toi, une foule fiévreuse et trop bruyante, et cette jeune femme aux allures d’enfant perdue. Frêle silhouette avec un comptoir pour rempart. Ça t’arrache un sourire médusé. Les gosses se font exploiter de plus en plus jeunes dans ce quartier.

Tu aboies, pas méchant. Un peu triste aussi. « Donne-moi ce que tu as de plus fort, et bois avec moi. » Pas de retenue. A l'instinct. Tu allonges la monnaie sans compter, t’accoudes et l’inspectes du regard. Jeune, c'est le mot. Combien ? « Comment t’es arrivée là ? » Si jeune. Trop jeune. Et toi, c'est quoi ton histoire ?
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Lun 3 Juil - 1:19
instinct
THYBALT & SERA
T'es dans ton élément, Sera. Virevoltant derrière ton bar, versant boissons sur boissons à ceux - des clients réguliers pour la plupart - venus admirer vos artistes, empochants leurs pièces avec le sourire. T'as eu des doutes lorsqu'on t'a proposé de travailler à l'Absinthe mais t'aimes le rôle que tu y as. Faire mine d'écouter les gens parler, sembler compatissante aux problèmes qu'ils ont; c'est ce que t'as toujours su faire, l'une des rares choses dans lesquelles tu sois réellement douée. Faire semblant. Le sourire que tu n'arbores que rarement en dehors de ces enceintes devient ici un réflexe naturel ; une manière de séduire la clientèle, de t'assurer qu'ils aient la main lourde sur le pourboire. Jeune fille avare, attirée par le tintement des pièces qui s'entrechoquent. Demoiselle aux désirs de grandeur encore inassouvis. L'envie de retrouver tout ce que t'as perdu, tout ce qu'on t'a arraché parce que t'étais une bonne à rien de sorcière.

T'es occupée à servir un vieil homme lorsqu'il se glisse à côté pour commander. Triste mine, le genre de personne que t'as l'habitude d'éviter dans la rue. Le type d'homme qui n'apporte rien d'autre que des ennuis. T'empoches les mornilles du client avant de saisir deux verres et une vieille bouteille pour t'approcher du nouvel arrivant. Tu ne le connais pas, t'en es persuadée. Tu te serais souvenue d'un homme aussi sinistre. Tu lui montres vaguement le flacon. « Водка Хорнтейла. De la vodka hongroise. » La boisson distillée à l'intérieur même d'une réserve de Magyar à pointes - sans doute la raison pour laquelle elle peut se targuer de sa teneur en alcool si élevée.

Tu verses la liqueur dans deux petits verre et t'en tends un à l'inconnu avant de boire le tien cul sec. Puis tu hausses les épaules devant sa question. L'habitude. Parce que tu fais plus jeune que ton âge, parce que t'es pas censée te trouver là. « À votre avis?» Nulle impertinence dans le ton. De la simple curiosité, alors que tu viens t'accouder au comptoir. « Comment pensez-vous que j'aie atterri ici ? Je serais curieuse d'entendre votre version des faits. » La voix doucereuse, presque séductrice. Se délectant d'avance des paroles du client. Tu aimes écouter leurs histoires, tu aimes savoir ce qu'ils s'imaginent de toi. Et t'en as déjà entendues, des histoires farfelues à ton sujet. Toutes plus surprenantes les unes que les autres ; et pour la plupart pas si loin de la réalité. « Je vous écoute, faites-moi rêver. La prochaine tournée est pour moi. » Tu remplis à nouveau les verres, un sourire amusé sur les lèvres. Si quelques bières suffisent pour t'achever, t'as une bonne résistance aux breuvages venus de l'est. « Et lorsque vous aurez fini de me psychanalyser, j'essaierai de deviner qui vous êtes, vous. » Deal.

the bloody throne - toute copie interdite
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Lun 3 Juil - 2:48

Tu l’observes, la mine déconfite. Elle baragouine deux mots trop rapides que tu ne traduis pas. Serre, serre… J’ai envie de tomber par terre. Ah, c’est hongrois. Fort bien, t’es pas du genre à goûter à ce que tu ne connais pas, alors là, c’est l’occasion rêvée. Tu reçois ton verre – qu’il est petit, ça suffira ? certainement pas – et tu l’admires, la jeunette qui avale sa mixture comme du jus de pamplemousse. Pas mal pour son gabarit. Dix sur dix. Sa voix suave pourrait presque te faire chavirer, mais son apparence te rebute. Pas laide comme un pou mais jeune comme un œuf de poule. Le teint qui va avec, le visage enfantin et les mots curieux. Un air trop angélique à ne pas trop salir, aussi. « Comment pensez-vous que j'aie atterri ici ? Je serais curieuse d'entendre votre version des faits. » Une étincelle se glisse dans ses billes châtaignes, une lueur de défi y siège ; es-tu d’attaque ce soir ? Ça reste à vérifier, mais voilà qu’elle t’embarque dans son jeu. La danse est lancée, tes lacets sont emmêlés, tu vas t’effrondrer.

Le poids plume a du répondant, pas sûr que ce soit le meilleur tempérament auquel te frotter dans ton état. « Je vous écoute, faites-moi rêver. La prochaine tournée est pour moi. » Fais-moi rêver, c'était ce qu’avait supplié Vega, à bord de cette décapotable écarlate, l’autre soir. Résultat des courses, tu n’es pas très bon conteur, t'étais pas à la hauteur. Tu es plus à l’aise lorsque tu accroches ton cerveau au porte-manteau. Puis c’est un bon deal, ce qu’elle te propose, c’est même foutrement tentant. Tu cèdes, parce que sinon, tu serais venu pour rien. Tout ce chemin en vain. « Ecoute tête d’œuf, je crois que ni toi ni moi n’avons envie d’entendre les malheurs de l’un comme de l’autre. » Tu jettes un regard aux artistes dont la vue te gêne. Ils se donnent en spectacle pour survivre alors qu’il y a tant à découvrir, mieux à faire que de s'écarteler sur scène. Ils sont cloîtrés là, et peut-être qu’ils aiment ça, mais ce n’est pas pour toi. Tu détournes les yeux parce que ça t’écoeure un peu.

« Tu mérites mieux. », murmures-tu, presque sérieux. Oui, elle pourrait sortir de ce cabaret cinq étoiles, de ces lumières artificielles. Déguerpir, vivre. Mais elle est coincée là, comme tant d’autres, à attendre quoi ? A jouer le barman costaud pour un homme comme toi. Quelle vie. Tu ravales tes pensées et fait couler le breuvage dans ta trachée. Pouah, infâme. Tu clignes des yeux, étourdi. Un cil s’est peut-être glissé dans la cornée, parce que tu papillonnes et puis tu déballes tes idées. « T’as débarqué petite. Ton père, tu l’as jamais connu. Et ta mère, en arrivant à Londres, a joué à pile ou face, au casino ou sur le marché noir. Elle a perdu sa mise comme on parie sur le mauvais cheval, et elle n’avait plus que toi sur les bras. Les gosses ça ne vaut rien, mais c’est toujours ça. Te vendre à ces artistes était son meilleur deal. Au début, tu goûtais les boissons, ça t’a un peu détraqué le ciboulot. Mais on t’a gardée parce que sinon, tu les dénoncerais. Parce qu'au fond, tu peux être une véritable peste. » Tu désignes la scène vivante, animée par des corps trop musclés, dont tu ne perçois que la grâce à défaut de l’âme. « Ici, on maquille tout, on corrompt tout. On vend tout. » Un peu comme partout. Le luxe n'est qu'une vulgaire ocuverture. « Tu devais te rendre utile alors on t’a assignée ici. » Tu tapotes le comptoir de tes doigts maladroits. « Ton truc c’est pas du pipi de chat mais Merlin, que c’est dégueulasse. » que tu conclus, éreinté. « Allez, à toi. Fais-moi rêver, je cauchemarde depuis des mois. » Oh, pauvre gars.
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