intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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Malgré nos différences [PV Leana]
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Mar 27 Juin - 0:38
Glasgow n’est pas Londres. Dans la lumière gothique de Glasgow, il y a encore la terre du nord qui filtre à travers les vitraux et dans les volumes des grands palais, il y a la rondeur des hommes bourrus. Glasgow, c’est le monde des bêtes, des créatures et des êtres sauvages qui suinte jusque dans les briques et les aciers.

La résidence secondaire de Frymas est à sa limite extrême. Dans ses abords presque campagnards. Un petit manoir du XIXè siècle, tout en vitres hautes, en toits pointus et en chèvrefeuille vert.

Il a ouvert la fenêtre du premier étage qui donne sur l’entrée. Une chemise jaune très pâle, un pantalon et un gilet taillés dans une laine grise légèrement brillante, un foulard bleu électrique. Même pour recevoir sa sœur, il fait un effort de toilette.

Il s’est accoudé sur l’appui de fenêtre et laisse son regard fouiller les environs. Il attend. Il se souvient. De leurs dissensions. De son plaisir de la taquiner. De son ennui quand les discussions vont trop loin.

Et puis un bruit au rez-de-chaussée.

Elle a dû arriver. Transplanage ou cheminée.

Il descend rapidement les escaliers.

Le petit manoir des Irvine est à l’image de la famille. Un mélange de normalité et d’impossible. Les vieilles pierres, le bois patiné, le plâtre clair sont monnaie courante chez les sorciers et les moldus.
Mais dans les moulures de plâtre des Irvine, il y a, sculptés, les animaux vivants. Dans le bois patiné, gravés, les végétaux frémissants. Dans les vieilles pierres, burinés, les oreilles et les bouches de la maisonnée.

Le vieux manoir murmure, de ses mille voix aériennes et magiques.

Leana !
Leana !
C’est Leana !

- J’arrive, j’arrive. Ne me pressez pas tant.

Il entre dans le salon.

Les murs sont recouverts de soie couleur mandarine et florale. Les lourdes tentures sont passementées. Le plafond vit de ses moulures faites d’oiseaux exotiques et de lianes. Les oiseaux tournent la tête vers le centre. Observent. Se tournent les uns vers les autres dans un semblant de conversation bestiale. Les lianes de plâtre bercent les oiseaux.

Foulées larges, souples et félines, Frymas se lance vers l’invitée.

- Leana, cela faisait si longtemps !

Un mois, en réalité. Mais il aime exagérer.

Il a ouvert les bras avec la générosité des frères qui ne réfléchissent pas quand ils prennent dans leurs bras. Il la prend dans ses bras. Un baiser aérien dans les cheveux. Il la relâche aussitôt. Se dirige vers le sofa et les larges fauteuils.

Il virevolte, Frymas. Il occupe l’espace.

- Prends un siège, je t’en prie !

Même devant sa famille, il se représente. Lui qui a la nature à moitié créature, la colère des vélanes et des bouts de leurs âmes, il a appris à se mettre en scène. Il n’y a que la scène qui soit un tableau suffisamment dense pour ne pas choquer ceux qui voient son aura héritée d’une autre race. Au fil du temps, l’excès est devenu habitude.

Il s’assied. Laisse son dos se glisser contre le velours du siège. Une forme de langueur et de rigueur aristocrates.

- Buster, va chercher les boissons et le paquet emballé.

Dit-il à la volée pour un elfe probablement caché. Son attention sur sa sœur, à nouveau.

- Tu m’as manqué. Nos conversations m’ont manqué.

Il rit à moitié. Dépose son bras sur l’accoudoir. Se penche légèrement vers elle.

De toute la fratrie, elle est celle qui a le moins hérité du sang vélane. Elle est la plus sorcière. La plus humaine. Devant elle, c’est sa part organique et tangible qui est appelée. Son côté le plus humain. Devant elle, il étouffe sa nature presque sirène.

- Peu de dames ont ton piquant lorsqu’elles conversent avec moi, tu sais. Comment vas-tu?
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Mar 4 Juil - 22:14
Quand elle eut fini de lacer ses bottines, Leana releva la tête, poussant sa chevelure rousse derrière ses épaules. Elle resta assise un petit instant, pensant à son frère ainé.

Frymas. Joueur, sulfureux, il n’en avait que faire de ce que l’on pouvait bien penser de lui. Il poursuivait ses objectifs, avançaiit tout droit vers sa réussite et sa fortune, quitte à blesser ceux qui ne comptaient pas. Tout comme avec ses blagues, parfois douteuses, elles le faisaient bien rire, alors c’était tout ce qui comptait, quand bien même elles blesseraient les âmes sensibles, c’était le cadet de ses soucis. Parfois, c’en était trop pour sa petite sœur, qui décriait son manque de considération pour autrui. Parfois, il s’amusait à la provoquer sur les blood tournaments, bains de sang au nom des puissants pour l’une, divertissement pour l’autre. Tout cela n’était qu’un jeu pour Frymas et Leana avait la sale manie de tout prendre un peu trop au sérieux, ce qui amusait encore plus son grand frère.

Leana souffla, puis se leva et mis machinalement la main dans un joli pot en porcelaine, duquel elle préleva une poignée de poudre de cheminette.
« Manoir Irvine ! » lanca-t-elle, après avoir mis les deux pieds dans sa cheminée.

Les conduits la rendaient toujours un peu mal à l’aise : le fait d’être enfermée pendant plusieurs longues minutes dans un espace étroit et sombre n’était vraiment pas parmi ce qu’elle préférait dans la vie. Elle passa une main rapide sur sa veste avant de mettre les pieds sur l’épais tapis qui recouvrait une partie du sol boisé du salon. Ce décor lui rappela son enfance, les heures passées dans la bibliothèque à vouloir découvrir chaque ligne de chaque livre qui s’y trouvait.

Elle ne prit pas la peine de s’annoncer, les murs du manoir s’en chargèrent pour elle.  


Leana !
Leana !
C’est Leana !


Elle entendit le pas aérien de son frère dévaler les escaliers, et fut soudain prise d’une légère appréhension. Lors de leur dernière rencontre, ils s’étaient copieusement chamaillés avant de se réconcilier. Cette fois, Leana souhaitait vraiment que tout se passe au mieux. Malgré leurs différences, ils étaient avant tout frères et elle tenait à maintenir et entretenir ce lien, ne serait-ce que pour le bien des Irvine.

- Leana, cela faisait si longtemps ! s’était-il exclamé, la sortant de ses pensées.

Un peu déboussolée, la rouquine lança à son frère un grand sourire dont elle avait le secret.

- Prends un siège, je t’en prie !

Elle le suivit vers les épais fauteuils tout en le regardant, amusée. Sa manière de se déplacer était hors du commun. A l’extérieur, il ne passait jamais inaperçu, que ce soit pour la couleur improbable de sa veste ou pour sa voix forte, ses manières d’aristocrate et ses expressions parfois désuètes. Frymas était inoubliable, Leana aimait se faire oublier. Chacun sa spécialité.

- Tu m’as manqué. Nos conversations m’ont manqué.  

La voilà attendrie par cette soudaine déclaration. Il se penche vers elle et contemple son visage pour y trouver quelques traits en commun : une bouche finement dessinée, une mâchoire allongée et bien dessinée, non, ça ne fait pas de doute, Leana est bien sa sœur, malgré son humanité, malgré sa faculté à résister à ses pulsions vélanes bien plus qu’il ne le pourra jamais.

- Peu de dames ont ton piquant lorsqu’elles conversent avec moi, tu sais. Comment vas-tu ?

- C’est parce que je prends toujours un malin plaisir à te faire trébucher de ton piédestal, Frymas ! s’esclaffa la cadette. Tandis que les autres, elles prennent plaisir à te regarder, et c’est à peu près tout, non ?

- Tu plaisantes ? Figure-toi qu’elles prennent aussi un grand plaisir à m’écouter, ma chère sœur !

- C’est vrai que tu as un don pour mener la conversation, mon cher frère ! répondit-elle, avec des yeux rieurs. D’ailleurs, je ne t’ai pas répondu, mais ça va plutôt bien oui ! Londres est un peu morne en ce moment alors je n’ai pas eu beaucoup d’articles à écrire, mais je vais bientôt me lancer dans une nouvelle enquête très prometteuse ! Et toi alors ? Où étais tu le mois dernier ?

Spoiler:
 
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Jeu 6 Juil - 14:41
- Londres…  Morne… ? Ah, ces anglais, ils ne savent pas s’amuser.

Leana, Leana… Un prénom si doux pour une demoiselle si hardie.  Une enquête intéressante ? La chose lui reste dans un coin du crâne.

- J’aimerais te répondre que le mois passé fut la routine pour moi – après tout, ne sommes-nous pas tous devenus anglais…

Il a cet insensible haussement de sourcils et ce demi-sourire qui trahit quelques traces de mépris aigre et de dédain muet. Le trône, la guerre, la fugacité des lois…  Les Irvine sont au-dessus de ces futilités.

Mais en présence de sa famille, il évite l’acide et le fiel.

Et puis, à trop mépriser autrui, on finit par mépriser le monde. Et à trop mépriser le monde, on finit par se mépriser soi-même. Frymas a trop d’estime pour lui-même que pour longtemps mésestimer les autres.

- … mais j’ai reçu la visite d’un ami japonais. Mon homologue au ministère de la magie tokyoïte. Il m’a offert quelques présents. Les sorciers japonais font des convives très délicats.

La porte s’ouvre silencieusement. Une table à roulettes, en laiton et en cristal taillé, est poussée par un être court sur pattes. Un elfe vert, recouvert d’une guenille – propre cependant, pousse les boissons.

- Buster, où est le cadeau ?
- Voici, Maître.

De sa main osseuse et raide, Buster tend une grande bourse en coton fermée par un cordon de soie bleue.

- Parfait. Tu peux disposer.

Frymas pose la bourse dans sa main gauche et de sa main droite, défait le cordon. Pêle-mêle, des petites poupées blanches dorment ensemble. Délicatement, une à une, le grand frère dépose les poupées  sur le rebord de la table en cristal, près de sa petite sœur.

Les poupées semblent faites dans des mouchoirs bien blancs. Leurs têtes sont rembourrées et font deux centimètres de diamètre, tout au plus. On a cousu des paupières, des sourcils et des bouches avec un point de croix minuscule. Les mouchoirs, resserrés aux cous, forment des jupons sous la tête.  Les corps rembourrés et invisibles sous les jupons leur permettent de tenir debout.

- Un cadeau du Japon. Ce sont des poupées de pluie sorcières.

A dire vrai, elles ressemblent aux fantômes européens…

De la poche de sa veste, il tire un papier chiffonné. Prend un air concentré.

- Mh… Attends… Je dois me souvenir de la prononciation japonaise… Cette formule magique… Mh… Minasan, ohayōgozaimasu.

Soudain, les poupées frémissent. Les points de croix bougent. Les poupées ouvrent leurs yeux de broderie. Pour la première fois de leur existence, elles voient une britannique. Une chevelure de feu. Trois poupées sourient d’émerveillement. Une autre ouvre une grand bouche toute ronde de surprise. Une autre veut tourner la tête vers ses compagnes. Le tissu blanc l’empêche de se tourner tout à fait.

- Il faut les aligner et demander à la première de faire partir la pluie. Elles comprennent notre langue. Si le lendemain il pleut malgré tout, il faut lui couper la tête devant les autres. Avec des ciseaux, par exemple. Ainsi, les autres poupées feront partir la pluie les jours suivants. Je te l’offre pour ta curiosité des cultures étrangères.

Aux mots prononcés, les poupées ont peur.  Mais leur corps de chiffon ne peut pas émettre de sons. Leurs minuscules sourcils s’arquent, les bouches se tordent. Les jupons tremblent.

Frymas penche la tête sur le côté. Un peu en arrière. Un rire retenu. Il sait qu’elle sait, au fond. A quoi bon faire semblant ?

- Et parce que je trouvais ça adorablement cruel.

Il soupire.
Il trouve déjà dommage que.
Il laisse le poids de son corps glisser sur le coude le plus proche de sa sœur. Une pose presque romaine. Le parfait consul décadent.
Son museau devient goguenard.

- Mais on peut aussi les garder et leur parler gentiment.
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