intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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We Cut The Night
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Mer 7 Juin - 20:41
We Cut The Night
Skiân


Skevo était un abruti de première qui n'apprenait rien de ses cuites précédentes. Se mettre minable ? Ouais, carrément. Se mettre minable avec Siân ? Grave. Erreur. Déjà, il avait dépensé trop de thunes, c'était un fait ; la bourse en cuir qui contenait ses gallions s'était dangereusement allégée. Mais en plus de tout ça, elle lui avait encore foutu la misère à leur concours en toc. Le premier qui finit son verre paye sa tournée. OK, idée de génie. Le premier qui finit la rangée de shots offre la prochaine. Ouais, c'est ça, enfonce-toi, trouduc.

Il défit sa ceinture en cuir ; son jean tomba sur le sol dans un bruit mat et le t-shirt ne tarda pas à suivre. Peut-être que s'il avait été en état, aux côtés d'une autre, il se serait emmerdé à faire disparaître les épaisses cicatrices qui rongeaient la peau de son dos en des motifs maudits, mais il n'avait pas l'énergie et était trop proche du coma pour s'en soucier. Au lieu de quoi, il s'affaissa dans son lit, gonflant ses narines du parfum frais des draps qu'il venait tout juste de changer. Mais peut-être plus agréable encore, ce soir, il ne dormirait pas seul.

Il se redressa sur un coude et leva des yeux embrumés vers sa partenaire de crimes. Laissa couler son regard le long des courbes alléchantes de la blonde, puis vint retrouver son regard, un sourire taquin sur les lèvres. « Tu m'en veux pas ? J'ai maté. Un peu, juste un peu. », dit-il en montrant un minuscule écart entre son pouce et son index, avant de rire aux éclats. Quand il était alcoolisé à un degrés bien au-delà de ce que le corps était censé pouvoir accepter, son accent grec ressortait vivement, mais au moins ne parlait-il pas une langue qu'elle n'aurait pas compris.

Il se redressa brusquement, sans doute trop brusquement pour son estomac mais réussit à s'approcher de Siân sans trop tituber. « Allez, boude pas, viens avec moi. ». Il donna un coup de poing léger dans son épaule puis l'attrapa par la taille. Si la tigresse lutta, il n'en ressentit rien et se contenta de rire, avant de se jeter sur le lit, son bras glissé en travers du ventre musclé de la belle. Il la relâcha ensuite, puis se laissa rouler sur la couette avec un soupir de contentement. « Tu m'as encore eu, pas vrai ? Sorcière. », murmura-t-il, un sourire dans la voix, beaucoup d'affection dans ce dernier mot soufflé tendrement. Siân, c'était celle qu'il aimait emmerder, celle avec qui il aimait parler, celle avec qui il aimait se pieuter, comme ça, juste parce que leurs deux corps s'imbriquaient bien ensemble et que l'un sans l'autre, ils auraient eu froid. Siân, c'était son amie, même si tous deux taisaient ce mot. Et il se souviendrait toujours de la première fois où il l'avait vue, flamme blonde qui s'offrait à la vue de chacun dans cette allée sombre, feu liquide qui roulait ses hanches, prête à s'envoler vers les cieux. Toutefois, si ses courbes étaient celles qui l'avaient charmé, tentatrices impies, c'était sa langue mordante qui l'avait envoûté pour de bon.

Il se retourna vers elle et l'attira contre lui. Son dos se moula à son torse et il sentit contre sa peau, des reliefs qui lui étaient intimement familiers. Le nez contre ses cheveux blonds, parfum à la fois léger et alcoolisé s'en échappant, il soupira et son souffle souleva les courtes mèches de sa nuque. Comme toujours, il ne put s'empêcher de retenir ses mots, voix rauque lorsqu'il lui demanda : « Tes cicatrices. Tu me diras d'où elles te viennent un jour ? Ce soir, par exemple ? ». Il voulut hausser les épaules, puis se rappela qu'il était cloué dans un lit et qu'il aurait juste l'air con à remuer sans raison. Il laissa lui échapper un rire grave et bref. « Ouais, je sais. La subtilité peut aller se faire foutre. ».
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Jeu 8 Juin - 19:46
Skevo & Siân
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Tu t’es encore mise mal, Siân. Vous. Parce que t’es jamais aussi mal quand ton compagnons de beuverie n’est pas avec toi. Fichue habitude que vous avez prise de toujours vous mettre en compétition. Ce rituel malsain que vous avez de toujours vous pousser au-delà de vos limites. Mais t’aimes ça. Et puis, Skevo est un ange, que tu perdes ou que tu gagnes, il finit toujours par payer. Parce que toi, t’es toujours fauchée. Sauf en début de mois. Sauf quand vous faites une belle prise avec les Rooks. Mais c’est comme si l’argent te brûlais les doigts, tu ne peux pas le garder trop longtemps sur toi. Ce qui s’avère parfois embêtant pour une alcoolique notoire dans ton genre. Et même si tu lui répète de retirer ça de ta paie, tu sais qu’il ne le fait pas vraiment, Skevo. Tu pourrais sans doute le remercier. Mais c’est pas ton genre. Puis vous fonctionnez pas comme ça. Parce que plutôt t’arracher la langue que d’admettre que t’es reconnaissante de tout ce qu’il fait pour toi. Plutôt crever que d’accepter sa charité. Plutôt te geler le cul en plein hiver que de lui demander de t’héberger, n’est-ce pas?. Y a que quand t’es bourrée que tu le suis sans jamais rechigner. Que quand t’es ronde comme un ballon que tu le laisses te prendre dans ses bras avant de t’endormir. Ce qui est presque ironique, c’est que c’est dans ses bras que tu cauchemardes le moins, Siân. Mais c’est sans doute uniquement lié à la quantité d’alcool ingurgité au préalable.

T’as presque tu mal à retirer tes vêtements. Parce que tenir sur une jambe est presque un défit. Mais t’y arrive, éventuellement. Ne gardant sur toi que tes sous-vêtements. T’es pas pudique, Siân. Encore moins avec Skevo. « Tu m'en veux pas ? J'ai maté. Un peu, juste un peu. » T’esquisses un sourire. Mais quand tu te retournes vers lui, t’as une moue enfantine sur le visage. L’alcool te rend joueuse. Emmerdante diraient certains. Ils n’auraient sans doute pas tort. Mais tu l’es aussi quand tu es sobre, Siân. « Allez, boude pas, viens avec moi. » Quand il te prend par la taille, tu te débats. Pour la forme. Pour ne pas te montrer trop docile. Pour lui rappeler que tu ne le laisserais sans doute pas faire si t’avais les idées bien en place. Mais tu ris quand tu te retrouves sur le lit avec lui. Tu ris sans restriction. Tu ris comme tu riais avec tes frères, Siân. Quand t’as trop bu, tu peux pas t’empêcher de penser à eux. Ils trouvent toujours un moyen de s’incruster dans ton esprit. Cette famille qui pourtant ne veut pas de toi. « Tu m'as encore eu, pas vrai ? Sorcière. » Heureusement, Skevo es toujours là pour te les sortir de la tête, n’est-ce pas ? Et tu souris. Fière de toi. Fière d’avoir encore gagné votre petite compétition. « C’est pas ma faute, boss. J’suis la preuve vivante que les femmes tiennent mieux leur alcool que les hommes. » Boss. Tu l’appelles comme ça quand t’as envie de l’emmerder. Ou quand il t’emmerde. Mais c’est presque affectif au final. Presque plus intime que quand tu l’appelles par son prénom. Une façon tordue de lui prouver que tu tiens à lui. Malgré tout.

Skevo, c’est le seul homme que tu laisses t’enlacer de la sorte. Le seul homme avec qui tu acceptes de partager un lit. Skevo, c’est le seul qui a le droit de toucher la peau tendre de ton corps musclé sans se retrouver au sol avec le bras tordu. Il n’y a que ses étreintes masculines à lui qui te manquent parfois. C’est peut-être parce qu’il t’a toujours respectée. Toi et ton amour pour les femmes. Toi et tes désirs décadents. Peut-être que dans une autre vite, t’aurais pu l’aimer comme tu les aimes elles. Mais pas dans celle-ci. Mais ses bras autour de ton corps sont un réconfort certains. Son souffle dans ta nuque une affection que tu n’offres pas souvent à tes amantes. « Tes cicatrices. Tu me diras d'où elles te viennent un jour ? Ce soir, par exemple ? » Le sourire que t’avais sur les lèvres disparaît. T’parles pas de ça toi. Jamais. Tu le feras fuir si tu lui dis, Siân. T’préfères que les gens se forgent leur propre idée. Tes amantes présumes bien souvent que ce ne sont que les résultats des jeux. Tu mentirais si tu disais que c’est faux. Mais la majorité ne viennent pas de là, n’est-ce pas, Siân ? Tu sers les dents. Tu peux pas lui dire, Siân. Tu peux pas gâcher ce truc qu’il y a entre vous. Tu sais que la voix dans ta tête à raison. T’sais bien que c’est pas une bonne idée de raconter ça. Puis tu veux pas. Ou peut-être que si. Mais t’as peur. Tu te retournes pour lui faire face. « J’te le dis si tu me parles des tiennes d’abord. » Tu lui as jamais demandé ça. Parce que tu voulais pas qu’il te demande pour les tiennes, pas vrai ? Mais puis qu’il a lancé le sujet, alors qu’il assume. Tu le regardes, une légère moue sur les lèvres. « Si t’as oublié ta subtilité avec ton dernier shot, t’as peut-être gardé ta galanterie. Les hommes d’abords. » Ça n’a pas de sens ce que tu dis là, Siân. T’es con quand t’es bourrée. Et pas que quand t’es bourrée. Mais tu l’es plus quand tu l’es. Mais tu t’en fous.s « Oh et j’aurais maté aussi à ta place, d’ailleurs. Je suis canon, ce serait dommage de se priver. » T’as oublié ta modestie dans ton dernier shot toi. Et ta vivacité d’esprit d’ailleurs, t’aurais pu lui répondre plus tôt.
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Ven 9 Juin - 10:47
We Cut The Night
Skiân



« C’est pas ma faute, boss. J’suis la preuve vivante que les femmes tiennent mieux leur alcool que les hommes. ». Aouch. Voilà qui faisait mal à son orgueil de mâle bourré, mais comment la contredire ? De leurs innombrables concours alcoolisés, il n’était ressorti vainqueur que sept fois. Pas de quoi se vanter. Pas un nombre qui lui permettrait de plaider. Peut-être qu’un jour son foie lui en remercierait. Cette nuit, il se contenterait de grogner. Un grognement apaisé par le boss. Même s’il ne se sentait actuellement pas l’âme d’un patron, il aimait bien ce surnom, surtout venant d’elle. Surtout quand ils étaient ronds comme une queue de pelle. Il mordilla sa peau, juste au-dessus de son omoplate, puis rejeta la tête en arrière avant qu’elle ne puisse lui rendre la pareille avec un coup, éclatant de rire. « Tu les mérites, mais ne te jette pas trop de fleurs. T’es peut-être seulement l’exception qui confirme la règle. ».

Sa question suivante la poussa à se retourner. Merde, il avait encore mis les pieds là où il ne fallait pas. Son sourire avait perdu en éclat et il n’aimait pas ce qu’il voyait dans ses yeux clairs. « J’te le dis si tu me parles des tiennes d’abord. ». Ah, c’était donc ça qu’elle avait en tête, la Sorcière. Un sourire amusé à la courbe légèrement acerbe se dessina sur ses lèvres. Il baissa la tête, l’enfouit dans un coussin, tandis qu’elle surenchérissait, visiblement très sérieuse : « Si t’as oublié ta subtilité avec ton dernier shot, t’as peut-être gardé ta galanterie. Les hommes d’abords. ». Comment pouvait-on garder quelque chose que l’on n’a jamais eu ? Parce que, niveau galanterie, Skevo n’était pas le plus doué des hommes. Il jura en grec. Skevo, il faisait tout à l’envers, il n’arrivait plus à se comporter comme il l’aurait dû en société. Canard boiteux qui faisait de son mieux. Si jamais il répondait, elle pourrait éternellement en remercier la distillerie Ogden pour leurs services.

Son soupir vint s’écraser sur la gorge de Siân, mais il ne put s’empêcher de rire quand elle ajouta : « Oh et j’aurais maté aussi à ta place, d’ailleurs. Je suis canon, ce serait dommage de se priver. ». Carrément. Sur ce point, il n’avait pas envie de la contredire, même pas pour la forme, même pas pour l’emmerder. Il releva les yeux vers elle et grimaça. « Ouais, et ça me ferait presque chier. J’ai pas beaucoup de chances de l’emporter, si on veut la même femme, ça craint. ». Il ne plaisantait qu’à moitié. Il ne savait par quels sortilèges mais Sian envoûtait les foules comme une charmeuse de serpents. Il suffisait qu’elle se plante devant la personne convoitée, qu’elle joue de ses hanches étroites et batte un peu de ses longs cils, et on lui tombait parfois littéralement dans les bras. Skevo aurait aimé être aussi doué avec les autres. Il aurait aimé avoir les mots justes coincés au bord des lèvres, trouver quoi faire de ses mains pour attirer l’attention et surtout, la retenir, mais il ne savait pas comment s’y prendre. Il ne connaissait plus vraiment les règles tacites imposées silencieusement par les belles et n’avait plus conscience de toutes ces choses qui faisaient à la fois frissonner les cœurs et les corps. S’il avait toujours été très franc, ses années en prison ne l’avaient pas aidé et à présent, il était devenu trop brut dans ses paroles. Ses poings ne connaissaient plus que le langage de la violence et si la femme désirée était un tant soit peu sensée, elle comprenait rapidement qu’il n’avait rien de fréquentable. Ouais, le putain de drame de ma vie.

Il rit encore, un son à la fois rauque et trop sérieux, puis il songea enfin au retour de bâton qu’elle lui offrait. Ses cicatrices. « Tu fais chier, Siân. C’est pas une histoire intéressante. ». Pourquoi les femmes se donnaient-elles toujours un malin plaisir à répondre à leurs questions par de nouvelles interrogations ? Parce qu'elles aiment trop vous compliquer la vie.  « Rien d’important. », finit-il par avouer. Plus à ses yeux. Il avait eu d’autres soucis, d’autres plaies à vif à soigner, donc plus le temps de se concentrer sur un passé où son premier mangeur de rêves avait essayé de les démolir, pierre par pierre, lui et… Allez, quoi, tu peux même plus dire son prénom maintenant ? Foutu lâche. Ses paupières se fermèrent, brièvement. Damen. Le prénom fit jaillir de sa mémoire des souvenirs qu’il avait enfouis. L’alcool leur donna des contours moins sévères, mais les images restaient claires. « Un fouet est passé par là. Quand j’étais gosse. Ça remonte à loin. », confessa-t-il avec le ton de quelqu’un qui avoue de bon matin je vais chercher du pain, chérie. Il n’enjoliva pas les faits, pas plus qu’il ne les détailla. À quoi bon ajouter qu’il avait été la propriété d’un sang-pur ? Que la torture avait eu lieu cinq fois ? Que c’était ce qui les avait poussés à fuir leur pays natal, entre autres ? Elle n’avait pas besoin d’entendre plus d’horreurs avant de tomber de sommeil et il n’avait pas particulièrement envie de revivre ça. Même saoul. « Et toi, c’est quoi alors ton histoire à faire pleurer dans les chaumières ? ». Il ne voulait pas émettre d’hypothèses, ni de jugements biaisés, il voulait juste l’écouter.
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Dim 11 Juin - 12:16
Skevo & Siân
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L’exception qui confirme la règle. La règle. Comme s’il y avait une règle tacite affirmant que l’homme doit mieux tenir son alcool que la femme. T’es pas franchement en état de débattre sur la question. Si tu l’avais été, sans doute que tu lui aurais expliqué que si la société n’imposait pas des règles stupides aux femmes, il serait l’exception à la règle. Que peut-être les alcooliques dans ton genre ne se sentiraient pas obligées de se dissimuler. Obligées de restreindre leur capacités juste pour flatter l’ego d’un mâle qui se veut dominant. Ouai, sans doute. Mais t’es pas vraiment en état et si tu t’y lançais, ton discours ressemblerait plus à du charabia qu’autre chose. Alors tu te contentes de rire tout en levant les yeux au ciel. Notant quelque part dans ton esprit embrumer de lui rendre sa morsure. T’auras oublié dans cinq minutes. C’est vrai, mais tu t’obstines quand même. Des fois que ta mémoire décide d’être clémente avec toi pour une fois. Pourtant, si vous devez vraiment vous enfoncer dans la discussion qu’il a choisis, alors tu te dis que t’aurais bien besoin d’un ou deux verres supplémentaires.

T’as pas envie de lui raconter. T’as pas envie d’y repenser. Alors lui d’abord. Pour gagner du temps. Pour espérer qu’il s’endorme avant que t’ai besoin de parler. Réponse tardive qui aide à dévier la conversation. Enfin, t’espères. T’espère que ça pourra le guider vers d’autres idées, d’autres questions. « Ouais, et ça me ferait presque chier. J’ai pas beaucoup de chances de l’emporter, si on veut la même femme, ça craint. » Tu souris. Fière de toi. T’as pas beaucoup de qualités. C’est vrai. Mais s’il y a un truc que tu sais faire avec panache, c’est charmer les femmes. « Je t’apprendrais un jour. » Tu fais la maline, en attendant celle que tu veux vraiment ne veux pas de toi, Siân. Triste vérité. Mais cela n’enlève en rien à tes capacités à charmer la gente féminine. Elle, elle est juste différente.  « Tu fais chier, Siân. C’est pas une histoire intéressante. » Tu grimaces. T’avais presque oublié. Oublié que tu lui avais offert une chance d’entendre ton histoire plutôt que de l’envoyer chier. La mémoire rendue courte par l’alcool. « Un fouet est passé par là. Quand j’étais gosse. Ça remonte à loin. » Tu poses ta tête sur son torse. Ça semble anodin pour lui. Comme un fais divers. Comme une nouvelle banale. Ce n’est qu’une façade, Siân. T’es bien placée pour savoir que les douleurs passées laissent une trace. Tu le forceras pas à t’en dire plus. T’as pas vraiment besoin de savoir. Pas s’il n’en a pas envie. Mais tu l’écouteras s’il veut t’en parler. T’es comme ça. Sans doute que si c’était pas lui, t’aurais montré de l’affection et de la compassion. Mais vous faites pas dans ce genre de sentiments.

« Et toi, c’est quoi alors ton histoire à faire pleurer dans les chaumières ? » Tu te redresses, t’appuies sur un coude et le regarde. Tu cherches comment éviter de nouveau la conversation. Comment t’épargner cette confession. Mais il t’as dit lui. Tu peux pas lui faire ça. Tu peux pas l’avoir poussé à se confesser pour ensuite te taire. Ou peut-être que si, tu lui dois rien. Faux. Tu lui dois beaucoup, même si tu l’avoueras jamais. Même si vous n’en parlerez sûrement jamais. Tu te laisses retomber sur le matelas. Allongée sur le dos, tu regardes le plafond. Et la voix du bourreau s’impose à toi. Personne ne t’aimera jamais, Sîan. Tu sers les dents. « J’ai juste fais une confession que je n’aurais pas dû faire. » T’étais insouciante. Tu voyais pas où était le problème toi. Différente ne voulait pas dire mauvaise à tes yeux. Ils ne pensaient pas comme toi. « J’ai ouvert ma gueule quand j’aurais dû me taire. » Mais t’as jamais vraiment su faire ça. T’as jamais vraiment réussit à cacher ce que tu es. Qui tu es. Ca te tueras peut-être un jour. Tu te retournes de nouveau vers lui. « Les gens préfèrent penser qu’elles viennent des jeux, en général. » Et ça te convient à toi. Tu cherches jamais à les démentir. Mais à lui tu confesses que ce n’est pas le cas, sans pour autant lui en expliquer la vrai provenance.
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Mar 13 Juin - 19:35
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Skiân


Il venait à peine de terminer sa première confession, celle qu'il avait expulsée du bout des lèvres de la manière la plus banale possible, que déjà le front de Siân s'appuyait contre son torse, juste un peu au-dessus de son cœur. Il n'aurait su dire pourquoi mais ce geste, à la fois très simple et intime, lui retourna les tripes et il glissa un bras dans son dos pour la serrer davantage contre lui. Ce n'est rien. Ouais, mais c'était la première fois qu'il en parlait. Et peut-être qu'il ne s'était pas rendu compte à quel point son passé lui pesait, qu'il avait appris à vivre avec, sans que les plaies ne cicatrisent pour autant. Fais chier. Depuis quand il avait l'alcool mauvais ? Il souffla un petit rire rendu rauque par leur soirée agitée, puis inspira profondément le parfum de Siân, avant de lui retourner l'ascenseur.

Elle écarta légèrement son corps musclé du sien, planta son coude dans le matelas et l'observa un instant en silence. Il comprit aussitôt la raison de ce mutisme passager, vit les ombres du doute dans son regard pâle, ses lèvres se serrer en une ligne fine. La Sorcière, elle envisage de mentir. Et soudain, capitulation soufflée, elle se laissa retomber sur le dos. Peut-être incapable d'affronter son regard pendant qu'elle avouait sa réponse, qu'elle lui contait un morceau de son histoire, aussi infime soit-il. « J’ai juste fais une confession que je n’aurais pas dû faire. ». Dans sa voix, Skevo pouvait détecter une fêlure, une douleur passée qui l'habitait encore. Trop fraîche. Trop vive. À son tour, il se suréleva sur un coude, puis observa son visage, les détails qui s'y gravaient, comme les légères tâches de rousseur incrustées sur ses joues ou le noir de son maquillage qui commençait à déborder sous ses yeux habituellement pétillants. Il s'imprégna de ses traits, de ses réactions, alors qu'elle continuait : « J’ai ouvert ma gueule quand j’aurais dû me taire. ». Une confession. Alors qu'elle aurait dû se taire. Ouais, ça pouvait bien vouloir signifier mille choses, mais Skevo ne connaissait qu'un seul de ses secrets – qui n'en étaient d'ailleurs plus un – qui aurait pu attirer ce genre de réaction négative. Bordel, que les gens étaient cons. Et tu sais le pire ? C'est qu'ils vont le rester.

« Les gens préfèrent penser qu’elles viennent des jeux, en général. ». C'était lui-même ce qu'il avait imaginé, si sa mémoire embrumée ne lui faisait pas complètement défaut. Quoi d'autre ? Quand on sait que quelqu'un a déjà vécu le pire, on n'imagine pas qu'il puisse rester d'autres parts d'ombre, dissimulées quelque part sous les sourires et les paroles aimables. Sauf qu'il en reste presque toujours.

Retournée, prête à lui faire face à présent, Skevo lui jeta un regard franc, avant d'attraper sa main et de l'attirer à lui. « Une confession, hein ? », demanda-t-il, la voix rauque. Il glissa sa main sur la joue de Siân, joua distraitement avec une mèche blonde, puis la replaça derrière son oreille. Dans sa tête sonnait peut-être les foutues cloches de Pâques, mais dans son cœur rugissait un sentiment de rancœur familière, qu'il ne demandait qu'à expulser. « Tu sais quoi ? T'es pas obligée de me livrer les détails, j'peux me contenter des grandes lignes. ». Il sourit. Un sourire féroce, légèrement atténué par les vapeurs d'alcool. « Mais tu peux me donner autant de noms que tu veux et j'irai tous leur rendre visite un par un. ». Skevo n'était pas un meurtrier. Enfin, si. Mais un meurtrier involontaire, merde ! Par contre, il connaissait tous les os du corps humain, leurs noms et leurs emplacements. Mieux encore, il savait comment les briser et de quelle façon empêcher une personne de s'évanouir sous la douleur. La prison, les combats, la rue. Damen. Il avait eu de nombreux professeurs et il était plus que prêt à mettre son savoir au service de Siân, si elle le désirait. « Je sais que t'es capable de le faire toi-même, t'es une sacrée sorcière, une foutue guerrière, même. », ajouta-t-il, sérieusement. Après tout, elle avait bien gagné les jeux et n'avait eu recours à aucune aide extérieure, mais affronter son passé différait. C'était parfois trop douloureux et ça nécessitait de l'aide pour s'en sortir et tourner la page. « Mais si t'as besoin de moi, t'as rien de plus à dire. Des noms. J'te poserai pas de questions. », conclut-il, avant de préciser, presque amusé : « Ouais, je sais. J'suis pas crédible, mais tu m'as déjà entendu dire un mensonge ? ». Même bourré, de sa bouche ne sortaient jamais que des vérités trop crues.
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Mer 14 Juin - 21:28
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Il est le premier. Le premier à qui tu acceptes d’avouer à mi-mots que t’as peut-être connu pire que les jeux. Que sous tes sourires et ta bonne humeur, se cachent des blessures anciennes. Le premier capable de t’arracher cette confession. Il sera sans doute le seul, n’est-ce pas ? Parce que qui voudrait que tu le saoul avec ces histoires là, Siân ? A part lui. Quelque part, tu sais qu’il ne s’en fiche pas. Quelque part, tu sais qu’il tient à toi autant que tu tiens à lui. Mais t’arrives pas à l’admettre. Parce que c’est impensable. Si ta propre sœur se fichait de toi, comment lui pourrait vraiment tenir à toi ? Ce n’est qu’une illusion, Siân. Une putain d’illusion que t’acceptes de vraiment regarder en face que quand t’as trop bu. Que quand tu lui as mis une raclée. Que quand t’as l’alcool mélancolique.

« Une confession, hein ? » T’évites son regard. Réagit à peine quand sa main se pose sur ta joue. T’veux pas vraiment repenser à tout ça. C’est trop tard. parce que tu l’as laissé ouvrir cette valve. Parce que t’aurais dû le repousser avec acharnement, mais que tu lui as offert cette putain d’opportunité de savoir. Le regard dans le vide, tu te revois dans cet endroit. Dans cet enfer. Et cette voix. Celle de ton bourreau. Cette voix rauque et sévère. Tu voudrais l’oublier. Lui et tout ce qu’ils t’ont fait. Mais tu ne peux pas, Siân. Tu ne pourras jamais. « Tu sais quoi ? T'es pas obligée de me livrer les détails, j'peux me contenter des grandes lignes. » Tu fermes les yeux, quelques secondes. Savoir qu’il ne te forcera pas à en dire plus t’apaise un peu. Sans doute qu’il saura t’arracher les détails. S’il insistait. Sans doute que pour lui, t’accepterais de parler. S’il te prend dans ses bras. S’il te sert contre lui. S’il est près à te rassurer. « Mais tu peux me donner autant de noms que tu veux et j'irai tous leur rendre visite un par un. » Tu souris. C’est con, mais tu souris. Bêtement. C’est presque agréable de l’entendre dire qu’il est près à tuer pour toi. Qu’il est près à te donner cette illusion d’amour que tu cherches en vain. Celui que ta sœur aurait dû te donner. Ta sœur. Tu t’assombris un peu en pensant à elle. Tu l’as tellement détestée ta sœur. Pour son abandon. Pour son refus de t’aimer. Parce qu’elle n’a pas réussis à te donner ce qui semble si facile pour Skevo. Et putain, ça ne fait que nourrir ta haine envers elle. Mais elle a déjà payé, l’affaire est close. « Je sais que t'es capable de le faire toi-même, t'es une sacrée sorcière, une foutue guerrière, même. » Tu pourrais lui donner les prénoms de tous les membres de ta famille. T’as cette haine au fond de ton cœur et ils en sont la cible. Tu sais que tu n’éprouverais aucun remords d’apprendre qu’ils sont mort par ta faute. Tu sais que tu ne verserais plus aucune larmes pour eux. Mais tu ne veux pas de leur sang sur les mains de Skevo. Tu ne veux pas qu’ils le pervertissent. Alors tu ne lui donneras jamais de nom. Tu ne le laisseras jamais tuer pour toi. « Mais si t'as besoin de moi, t'as rien de plus à dire. Des noms. J'te poserai pas de questions. » Et tu te blottis dans ses bras. Au fond, c’est tout ce que t’as besoin. Savoir qu’il est près au pire pour toi. Tu l’avoueras jamais sobre, mais tu l’aimes Skevo. Tu l’aimes comme tu devrais aimer tes frères. « Ouais, je sais. J'suis pas crédible, mais tu m'as déjà entendu dire un mensonge ? » Jamais. Enfin pas à toi. Du moins, tu crois pas. Tu t’en fiches un peu. T’as pas besoin qu’il soit constamment sincère avec toi. T’as juste besoin qu’il soit lui, c’est tout.

Tu te perds dans tes pensées, Siân. P’t’être que lui pourrait te prouver qu’ils avaient tort! Tu voudrais que la voix se taise parfois. Tu voudrais qu’elle cesse d’influencer tes choix. Te dictant tantôt de te taire, tantôt de parler. Qu’est-ce que tu veux vraiment, toi, Siân ? Être aimée. C’est tout con. C’est tout simple. T’as pas besoin de richesses, juste d’amour. Mais tu ne t’en considères pas digne. Parce qu’ils ont su te briser, Siân. Ils ont su te prendre ça. « J’te laisserais pas tuer pour moi, Ske’. » Tu veux qu’il le sache. Sans chercher à tenter de lui faire changer d’avis. Tu veux juste qu’il sache que tu ne le laisseras pas se salir les mains à ta place. Et pas parce que tu refuses d’accepter son aide, juste parce que tu ne veux pas le voir payer pour des crimes qu’il n’aurait jamais commis sans toi. « T’es plus un frère pour moi que ne l’auront jamais été les deux que j’ai laissé aux Pays de Galles. » T’as jamais été très proche de tes frères. P’t’être parce qu’ils étaient tout le temps fourré ensemble. Foutu jumeaux. P’t’être parce que t’étais trop proche de ta sœur pour vraiment leur prêter trop d’attention. Tu te redresses un peu, acceptant enfin de le regarder. Le regarder vraiment. « T’aurais dû voir la tête de mon père quand je lui ai dit que j’aimais les femmes… J’aurais dû prendre une photo et proposer au Larousse de la mettre pour illustrer la définition du mot dégoût. » Y a de la colère dans ta voix. De la rancœur. Une fêlure, aussi. Ton père, c’était un peu ton héro avant tout ça. Et y a des larmes dans tes yeux quand tu repenses à tout ça. Des larmes quand tu te souviens que personne n’a essayé de le dissuadé. Que s’il a pris la décision, ils l’ont tous soutenu. Tous. Tu te mords l’intérieure des joues. Tu refuses de pleurer, Siân. Tu refuses de les laisser te faire verser des larmes encore une fois. A la place, t’enfonce ta tête dans l’oreiller et tu tournes le dos à Skevo. T’veux pas qu’il te voit comme ça. « J’aurais jamais dû rien dire. » A ta famille. A Skevo aussi. T’es pas sûre que c’était une bonne idée. T’es pas sûre d’avoir pris la bonne décision.
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Dim 18 Juin - 1:25
We Cut The Night
Skiân


Alors qu'il observait le visage de Siân, il eut soudain l'impression d'y apercevoir une éclipse. Un instant plus tôt, elle souriait, figure solaire éclairant la pièce toute entière comme un foutu néon, et la seconde d'après, un voile glissait sur son visage. Skevo n'aimait pas assister à ces changements d'expression, il ne pouvait que s'imaginer le pire les concernant. Quelles pensées sournoises traversent donc ta jolie tête blonde, Siân ?

« J’te laisserais pas tuer pour moi, Ske’. ». Sa réponse ne l'étonnait qu'à moitié. Elle n'avait probablement aucune envie qu'il s'immisce dans ses affaires les plus trash et il le comprenait. Mais putain, il ne voulait vraiment pas capituler. L'idée qu'on ait pu la blesser, la briser au point qu'elle n'ose même pas dire ce qui lui était arrivé sans trois grammes d'alcool à chaque bras, lui donnait envie de frapper et d'écraser tout ceux qui avaient pu la conduire à ce stade. S'il avait été sobre, il se serait probablement dit que c'était son devoir en tant que patron, laver l'honneur de ses employés, leur permettre d'avoir le cœur un peu plus léger histoire de mieux bosser, mais la vérité, c'est qu'il aimait la voir rayonner. Il haussa une épaule et contra : « Tu sais, j'suis pas obligé de les tuer. Je peux juste... leur faire mal, très mal. ». Il était doué à ça. Les yeux plissés, ses lèvres déroulèrent un sourire taquin et il ajouta d'une voix plus légère : « Il n'y a pas que les femmes que je sais faire crier. ». Ouais, il était presque sûr de se prendre un coup pour cette dernière réflexion, mais si ça pouvait lui permettre de voir Siân sourire un peu, ne serait-ce qu'un bref instant, il encaisserait en silence.

« T’es plus un frère pour moi que ne l’auront jamais été les deux que j’ai laissé aux Pays de Galles. ». Skevo ne sut quelle émotion l'emporta : la chaleur qui enveloppa son cœur comme une écharpe ou la colère qui gronda sourdement, car il commençait à deviner le drame qui s'était joué. Une famille qui l'a abandonnée. Une famille qui s'est retournée contre elle. Qui lui a fait subir quelque chose qu'elle n'ose encore pas dire et qui a mené à ses cicatrices. « T’aurais dû voir la tête de mon père quand je lui ai dit que j’aimais les femmes… J’aurais dû prendre une photo et proposer au Larousse de la mettre pour illustrer la définition du mot dégoût. ». Même à travers les brumes alcoolisées qui foutaient en l'air ses raisonnements et son estomac, Skevo perçut la rage, tout autant que la douleur, qui firent légèrement trembler sa voix. Ses yeux devinrent flous et il mit un instant à comprendre qu'il y voyait des larmes, noyant le bleu céruléen de ses prunelles. Néanmoins, avant qu'il n'ait eu le temps d'esquisser le moindre geste, elle se retourna, fuite délibérée, et ajouta, la voix étouffée par l'oreiller : « J’aurais jamais dû rien dire. ».

Skevo se retrouva interdit, à la fois frustré et énervé. Frustré, parce qu'il ne savait pas comment réconforter les gens et n'était même pas certain que c'était bien cela dont avait besoin Siân. Énervé, parce qu'il aurait voulu foutre son poing dans la tête de chaque membre de sa famille. Skevo n'avait jamais envisagé d'être père, trop inconstant, trop abîmé pour ça, mais il ne pouvait imaginer qu'un père puisse faire du mal à sa fille. Pas comme ça, pas consciemment. Pas au point que Siân en garde des traces indélébiles sur le dos et dans son estime de soi. « Eh, je t'interdis de me tourner le dos, Sorcière. », l'interpella-t-il doucement. Il soupira, puis se laissa retomber à son tour sur le dos, les yeux fixés au plafond. « T'as envie de pleurer ? Pleure. Je vais pas te juger pour un peu d'eau salée. Et si tu veux, je me plante un doigt dans l’œil, histoire de pleurer avec toi. ». Il était tout à fait sérieux. Si ça pouvait la soulager, il lui rendrait ce service. En attendant...

Il se redressa et jeta un regard au dos couturé de la jeune femme. Les cicatrices s'entremêlaient parfois, leur teinte blanchâtre, preuve d'un passé presque lointain. Il s'approcha et glissa son pouce sur l'une d'entre elles, caresse légère, avant de demander d'une voix calme : « T'aurais préféré te taire ? Mais qu'est-ce que tu crois ? Que je vais te juger ? Attends, c'est pas le grand mystère pour moi que t'aimes les femmes. Et le fait qu'il y ait des abrutis en masse, parfois même dans sa propre famille ? Pas un mystère non plus, crois-moi. ». Parce que même s'il avait aimé et qu'il aimait encore Damen de toutes ses tripes, il n'en restait pas moins que son frère avait sacrément merdé. Il haussa les épaules, puis se pencha. Posa ses lèvres sur une des marques, à la lisière de son épaule et de son dos. L'effleura à peine en un baiser fantôme, puis affirma : « Désolé de te gâcher la surprise, mais ton père est un sacré connard. ». Rire rauque contre sa peau, qui n'avait pas grand-chose d'amusé. « Tu peux toujours changer l'image du Larousse, maintenant. Remplacer ton père par ma tête quand j'ai appris pour ta famille. ». Est-ce que ça faisait de lui un enfoiré de dire ça ? Probablement. Peu importe. Il n'avait jamais réprimé une vérité parce qu'elle pouvait déplaire. Mais t'aurais pu y mettre une pincée de tact, abruti. L'envie de s'excuser lui brûla la langue, mais avant, il avait autre chose à lui dire. Dans son dialogue décousu, il n'avait pas encore mentionné un fait qu'il semblait important pour lui de soulever. Ses doigts s'accrochèrent à sa hanche et il l'attira doucement vers lui pour qu'elle se retourne. Quand elle fut sur le dos, il vint trouver son regard et ajouta : « Siân. Je sais pas à quoi tu penses mais... Peu importe que ta famille ait jugé bon de te punir pour avoir affirmé ton identité. Tu méritais pas ça. Et se taire ? Non, jamais la bonne solution. ».
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Sam 24 Juin - 11:10
Skevo & Siân
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Blame it on the a a a a a a alcohol
« Tu sais, j'suis pas obligé de les tuer. Je peux juste... leur faire mal, très mal. » L’idée est intéressante. Mais tu sais que ce ne sera pas suffisant pour toi. Au début, c’était tout ce que tu voulais infliger à ta sœur. Cette douleur qu’ils t’ont infligé encore et encore. Espérant te briser mais n’y arrivant qu’à moitié. Mais ta rage, ta colère, ta rancœur. Tout ça, ça a été plus fort que ta volonté. Plus fort que ton souhait de la laisser vivre. Alors tu l’as tuée. Et tu ne le regrettes même pas, Siân. Tu sais que tu le referais si on te donnait une deuxième chance. Parce qu’elle t’as abandonnée ta sœur et, à elle, tu ne sais pas pardonner ce geste. Alors non, l’idée qu’ils aient juste très mal ne t’es pas suffisante. Ils méritent pire, quand bien même, pour l’heure, tu les laisses vivre, rejetant ta rage sur ses infâmes purs. « Il n'y a pas que les femmes que je sais faire crier. » Le con, il arrive à te faire sourire, même si tu ne te retiens pas de lui mettre un léger coup dans le ventre. T’as encore l’esprit embrumé, mais le sérieux de la conversation te fait dessaouler un peu.  

Tu ne veux pas le regarder. Tu ne veux pas lui faire face. Parce que t’as honte, Siân. Honte de ce qu’ils ton fait. Honte de les avoir laissé te briser un peu. Honte de les avoir déçus. Tu te juges souvent coupable, quand bien même tu n’étais qu’une victime. Parce que t’aurais pu te taire, Siân. Leur cacher qui tu es vraiment. T’aurais pu, mais tu l’as pas fait. C’est ta faute, Siân. T’sais que c’est pas vrai. T’sais que ce n’est pas toi qui est à blâmer. Mais, parfois, souvent, tu te dis que c’est ta faute à toi. Alors tu veux pas regarder Skevo, tu veux pas qu’il te voit comme ça.  « T'as envie de pleurer ? Pleure. Je vais pas te juger pour un peu d'eau salée. Et si tu veux, je me plante un doigt dans l’œil, histoire de pleurer avec toi. » T’as surtout envie de hurler. De laisser cette colère qui sommeil en toi s’échapper. Envie de frapper dans les murs. Envie de pleurer. De te laisser aller. Mais tu le ne feras pas. Retenant déjà les larmes qu’il y a dans tes yeux. Tu veux pas les laisser te prendre ta joie de vivre encore une fois. Tu t’es trop battue pour la récupérer. Tu ne veux pas que le monde voit tes blessures. Mais Siân, caches les autant que tu veux, ça ne te fera pas les oublier. Triste vérité que tu ne veux pas entendre. Triste vérité que tu préfères nier. Et tu fermes les yeux quand le pouce de Skevo frôle une de tes cicatrices. Et tu revois ton bourreau. Cet homme payé par ta famille pour te guérir. Cet homme obstiné à te faire mal jusqu’à ce que l’idée d’être avec une femme te révulse. T’as jamais cédé, Siân. T’aurais peut-être dû. Non. De ça tu n’as pas honte. Si tu les as laissé te convaincre que jamais personne ne pourra t’aimer, tu ne les as pas laisser prendre l’amour que tu pouvais donner. « T'aurais préféré te taire ? Mais qu'est-ce que tu crois ? Que je vais te juger ? Attends, c'est pas le grand mystère pour moi que t'aimes les femmes. Et le fait qu'il y ait des abrutis en masse, parfois même dans sa propre famille ? Pas un mystère non plus, crois-moi. » Tu souris timidement. Tu le sais que Skevo te jugeras pas. Mais t’es pas sûre que ça soit plus simple. T’es pas sûre que ça soit ce que tu veux. Parce que tu te juges toi. Pas pour ton amour pour les courbes féminines. Pas parce que t’es née dans une famille remplis d’abruti. Mais parce que tu t’es jurée de plus pleurer pour eux et que tu n’as pas su t’y tenir. Et de nouveau il effleure une de tes cicatrices. Il n’est pas le premier à le faire, mais il est le premier à qui tu es prête à donner quelques brides d’informations sur leur provenance. Et tu le détesterais presque pour ça. « Désolé de te gâcher la surprise, mais ton père est un sacré connard. » Et pas que ton père. Ta mère. Tes frères. Ta sœur. Ton oncle. Tous. Tous. Tu voudrais pouvoir leur faire payer à tous. Un jour. Mais pas ce soir.  « Tu peux toujours changer l'image du Larousse, maintenant. Remplacer ton père par ma tête quand j'ai appris pour ta famille. » Tu souris. Comme une con. T’penses pas que c’est la réaction qu’on attendrait de toi. Mais tu souris. Parce qu’il est fidèle à lui même, Skevo. Parce qu’il ne se cache pas derrière quelconque bien séance et toutes autres conneries.  Pas de faux semblant, pas de fausse pitié. Il est lui, comme il l’est continuellement. Et putain, Siân, c’est pour ça que tu l’aimes. Même quand il te force à te mettre sur le dos. « Siân. Je sais pas à quoi tu penses mais... Peu importe que ta famille ait jugé bon de te punir pour avoir affirmé ton identité. Tu méritais pas ça. Et se taire ? Non, jamais la bonne solution. » Tu voudrais lui tourner de nouveau le dos, mais tu te retiens. Tu puises dans tes dernier force pour ça. T’es pourtant courageuse, Siân. Une qualité dont t’es fière en plus. Mais tu l’es pas dans ces moments là. Tu l’es pas quand il est question de parler de ton passé. Mais tu te forces à l’être. Sans trop savoir comment ou pourquoi. Tu le fais, c’est tout.

Tu restes sur le dos. Fixes le plafond. Racontes-lui, t’as plus rien à perdre maintenant. Et pourtant, t’hésites. Encore. Mais en vérité, ce n’est pas de l’hésitation, n’est-ce pas ? T’es juste terrifié à l’idée de lui raconter ça. Terrifié à l’idée de revivre ces moments à mesure que tu les contes. T’sais qu’il a pas vraiment besoin de l’entendre. T’sais que ce que tu lui as déjà dis est sans doute suffisant. Mais quelque part, t’as envie de raconter ta version des faits, n’est-ce pas ? Parce qu’il t’arrive parfois de les imaginer, quand ils sont forcé de parler de toi. Tu les imagines, dégoûté à l’idée de devoir entendre ou prononcer ton prénom. Tu les imagines, horrifié à l’idée qu’on t’ai vu quelque part et qu’on t’es assimilée à eux. Et tu les sais peu avares de mensonges te qualifiant. Sans doute t’ont-ils fait passer pour une délinquante en fuite. Ou encore comme une folle envoyée en hôpital psychiatrique pour son propre bien. Mais sûrement pas la vérité. Ça non. « J’avais 16 ans. » Tu venais de terminer ta cinquième année à Poudlard. Tu rentrais pour les vacances d’été. « Pendant l’année scolaire, y a eu cette fille. Une septième année. T’aurais dû la voir Ske’. Elle était magnifique. Avec ses cheveux blonds et ses yeux bleus. Une garce, mais une garce magnifique. Une O’hara. Imagines-toi, une moi plus jeune, craquant pour une pure. » T’en ris aujourd’hui. Mais, à l’époque, t’avais rien contre eux. Quand bien même tu savais que tu ne serais jamais rien de plus qu’un animal à leurs yeux. Tu ne les haïssait pas comme tu le fais aujourd’hui. Même si, il faut l’avouer, ça ne t’arrête pas quand elles sont jolies. Parce qu’entre tes draps, pure ou impure, il n’y a pas de différence. « Quand j’suis rentrée pour les vacances, je l’ai annoncé à mes parents. Parce qu’elle avait été une révélation pour moi et que je pensais qu’ils m’aimeraient quand même. »  Adolescente naïve qui pensait que ça ne changerait rien. Ils t’ont bien fait comprendre que ce n’était pas le cas. « Ils auraient pu me mettre directement à la rue. Mais ils ont cru qu’ils pourraient me guérir… » Ta voix se brise quand t’arrives à la fin de ta phrase. T’étais pas malade, juste différente. « T’as déjà entendu parler de thérapie de conversion ? De thérapie par aversion? » Et la colère qui prend place dans ta voix cette fois. Tu regardes toujours le plafond. Comme si t’essayais tant bien que mal d’apprendre par cœur ses imperfection. Mais si ton regard y est accroché, ce n’est pas vraiment lui que tu vois. Tu vois plutôt le plafond gris de ta chambre/cellule. Celle où t’as passé cinq semaines. « Ils te forcent à regarder des images de femmes nues pendant qu’ils t’envoies des décharges électriques. Ou qu’ils te fouettent. Ou tout autre chose, du moment que t’en ressent de la douleur. » Et les larmes coulent de tes yeux le long de tes joues. Tu sers les points, enfonçant tes ongles dans la paume de tes mains. Jusqu’au sang. Il a ouvert les vannes, Skevo, et il récolte la vérité à l’état brute. Inconsciemment, t’espère qu’il ne se souviendra pas de votre conversation au réveil. Tu voudrais ajouter quelque chose. Lui dire qu’au fond, c’est pas si grave, que t’as survécu. Mais ce ne sont pas les mots qui sortent de ta bouche. « Le tout en s’assurant de briser ton estime de toi même. En te répétant, encore et encore, que personne ne pourra jamais t’aimer si tu ne guéris pas. » Et c’est ça qui t’as brisé, Siân. Plus encore que la douleur physique. Plus encore que le rejet de ta famille. C’est de les avoir laissé faire naître en toi le doute. Personne ne t’aimera jamais, Siân.
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Jeu 6 Juil - 1:05
We Cut The Night
Skiân

Il avait beau fouillé ses souvenirs, foutre le bazar monstre dans les armoires de ses pensées : Skevo ne se rappelait pas avoir jamais vu Siân dans un tel état. Non pas de vulnérabilité, mais piégée dans un conflit qu'il n'aurait pu deviner si elle ne lui en avait pas fait part. Ses sourires se voilaient de sourires timides plutôt que francs, ses rires flottaient au-dessus de leurs silhouettes allongées en de pâles imitations, faiblards comparés à ceux qu'elle lançait habituellement à gorge déployée et sa voix – merde ! – , sa voix ne ressemblait pas à celle qu'il entendait lors de leurs beuveries quotidiennes. Elle était brisée en de multiples endroits, comme si les fissures se cachaient entre les consonnes doubles.

Il n'aimait pas non plus les ombres vides qui dansaient dans son regard pâle, comme si, pendant qu'elle ressassait un morceau d'histoire, son corps se vidait de toute forme de vie tangible. Et elle fixait ces ombres sur le plafond, pas sur lui, ce qui le rendait d'autant plus dingue. Il aurait voulu qu'elle arrête de s'échapper, comme si elle devait le fuir tandis qu'elle se rendait à lui. Ça n'avait pas de sens à ses yeux embrumés. Peut-être que ça en aurait eu s'il avait été sobre et un peu plus clairvoyant, mais Skevo n'avait jamais bien compris comment fonctionnait les autres et il aurait juste vraiment voulu qu'elle le regarde, tandis qu'elle commençait à lui conter son histoire. Juste pour pouvoir lui montrer qu'il se trouvait là, à côté d'elle, présent, et qu'ils n'avaient plus rien à faire dans le passé.

« J’avais 16 ans. ». Si jeune. Trop jeune. Tu l'étais, toi aussi. Il serra les dents. Aucune importance. « Pendant l’année scolaire, y a eu cette fille. Une septième année. T’aurais dû la voir Ske’. Elle était magnifique. Avec ses cheveux blonds et ses yeux bleus. Une garce, mais une garce magnifique. Une O’hara. Imagines-toi, une moi plus jeune, craquant pour une pure. ». Ouais, il pouvait carrément s'imaginer. Skevo, personne ne l'avait jamais envoûté au point qu'il en parle encore avec une certaine dévotion dans la voix des années après, mais Siân appartenait à la catégorie des passionnés, de ceux qui ont le feu au ventre et le culot pour mettre en acte tout ce qui se déroule dans leurs pensées – ou presque. Alors, il se la représentait très bien, toujours aussi jolie, quelques années plus tôt, à courir après les jupons d'une Sang-Pure détestable. Les garces avaient toujours un certain charme et Siân envoûtait les foules avec une facilité déconcertante. Facile de connaître la suite. Et évident de se dire que l'après avait été bien moins agréable. L'après n'est jamais agréable avec les O'Hara. Avec les sang-purs. Avec cette vermine qui se croit au-delà des règles et des lois. Jamais. « Quand j’suis rentrée pour les vacances, je l’ai annoncé à mes parents. Parce qu’elle avait été une révélation pour moi et que je pensais qu’ils m’aimeraient quand même. ». Quand même. Jamais des mots ne lui parurent aussi brutaux. Quand même. Comme si se glisser dans les draps d'une femme plutôt que ceux d'un homme avait été un crime dont elle prenait soudain pleinement conscience et qu'elle espérait que, quand même, ses parents continueraient à l'aimer malgré tout. Comme les Hommes devenaient inventifs, quand il s'agissait de trouver de nouvelles raisons à la haine ! D'entre toutes, celle-là était peut-être celle qui le dégoûtait le plus. Probablement parce qu'il en avait une victime, juste à côté, collée à son flanc.

« Ils auraient pu me mettre directement à la rue. Mais ils ont cru qu’ils pourraient me guérir… ». Les sourcils de Skevo se froncèrent. Interdit, il se redressa sur son séant, puis se mit assis. Il voulut répondre que le mot guérir n'avait aucune place dans cette conversation, que ses parents n'arrêtaient pas de dégueuler des conneries à la pelle, mais il eut soudain le sentiment que, s'il ouvrait la bouche, ne serait-ce que pour acquiescer, Siân deviendrait aussi muette qu'une tombe. « T’as déjà entendu parler de thérapie de conversion ? De thérapie par aversion? ». Non, jamais. Pourtant, sa bouche devint sèche et il eut envie de jeter un truc contre le mur. Conversion. Il devinait vaguement, et pourtant trop clairement. Siân ne bougeait toujours pas, cadavre amorphe au regard collé sur les fissures du plafond tâché. Siân, la flamboyante danseuse, enfouie sous la peau d'une autre, d'une femme cassée aux idées déboîtées. Siân, absente, tant et si bien qu'il eut également envie de la secouer.

« Ils te forcent à regarder des images de femmes nues pendant qu’ils t’envoies des décharges électriques. Ou qu’ils te fouettent. Ou tout autre chose, du moment que t’en ressent de la douleur. ». Siân le bombarda de mots violents ; la déflagration fut violente, assez pour éponger tout ce qui lui restait d'alcool dans les idées. Sa colère, serpent insidieux qui ne cessait d'étrangler ses tripes, serra plus fort encore, se tordit contre les viscères imbibées de whisky, et asphyxia le peu de raison qui lui restait dans le crâne. Ses poings avalèrent les draps propres, en tordirent le tissu. Le fouet. Il avait donc bien reconnu les marques similaires aux siennes : celle qui se tenait dans son lit avait goûté à la même souffrance que lui et il s'en retrouvait furieux et profondément touché. Surtout pour des raisons aussi foutrement ridicules. On pouvait changer le caractère de quelqu'un par la douleur, peut-être, mais pas sa nature profonde.

« Le tout en s’assurant de briser ton estime de toi même. En te répétant, encore et encore, que personne ne pourra jamais t’aimer si tu ne guéris pas. ». Son regard retomba du plafond observé par Siân à son visage trop pâle. Des larmes s'étaient engagées sur la courbe tendre de ses joues rougies et il y lut ce qu'elle ne lui avait pas confié : elle avait fini par succomber, par croire aux paroles lancinantes du Docteur Maboule. Personne ne pourrait jamais l'aimer. Skevo bondit d'un coup hors du lit, incapable de tenir davantage en place. T'as demandé, Ducon. Voilà tes réponses. Heureux ? Ses mâchoires se bloquèrent, un tic nerveux clignota sur sa joue. Ferme-la, la petite voix.

Il tendit le bras vers Siân, puis lui dit : « Viens avec moi, Sorcière. ». Quand il reprit la parole, son affolement rendit le timbre de sa voix à la fois indigné et enragé. Son accent grec se fit plus pressant, mais la demande se transformait presque en supplique. Comme elle ne bougeait pas assez vite à ses yeux, il vint glisser ses bras sous son dos et ses genoux, puis la porta tout contre lui. Il n'entendit pas ses protestations étouffées ; dans sa tête, un carnage sans nom régnait en maître.

D'un coup sec, il dégagea la porte de la salle de bain du pied et les fit entrer. Il reposa le corps musclé de Siân dans la cabine de douche, puis entra à sa suite. Skevo, il n'avait pas les mots qu'il fallait dire, ni les gestes convenables pour réconforter une femme. Mais il savait ce qui lui faisait toujours du bien, ce qui éclaircissait ses pensées dans ses jours les plus obscurs. Il se foutait sous le jet qui crachait son eau brûlante et levait son visage vers la pluie chaude, qui nettoyait tout ce qu'il voulait faire disparaître. Aujourd'hui, le pluie effacerait les larmes.

Il donna un coup de coude dans la manette qui réglait la pression et la température et jaillirent du pommeau d'infinis gouttelettes glacées. Sur sa peau se leva un frisson, mais il se contenta de dévisager Siân en silence, tandis que l'eau chauffait peu à peu. « Donne-moi un nom, s'il te plaît. », lui demanda-t-il dans un murmure pressant. « Juste un seul. ». Ses doigts se pressèrent sur les joues de Siân, écartèrent les mèches mouillées de son front.

La chaleur commençait à dénouer la tension dans les muscles épais de ses épaules, mais il savait que ce ne serait pas suffisant de brouiller les larmes de Siân pour qu'elle se sente mieux. Ses bras retombèrent, ses doigts effleurèrent les siens, puis soudain, il la tira par la main pour l'attirer à lui. Son bras se referma derrière sa nuque, puis l'autre se cala dans son dos. Et sous cette pluie diluvienne délicieusement artificielle, il s'excusa. « Désolé. J'ai pas les mots. Et quoi que je dise, ça n'effacera pas ce qui t'est arrivé. Mais désolé. J'aurais pas dû en parler. Et t'aurais pas dû tomber entre les mains de ces pourris. ». T'aurais pas dû, mais c'est arrivé. Comme souvent, dans la vie. Mais je les retrouverai, je te le promets. Et il la serra plus fort encore dans ses bras.
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Sam 29 Juil - 11:23
Skevo & Siân
Blame it on the booze Got you feeling loose
Blame it on 'tron Got you in the zone
Blame it on the a a a a a alcohol
Blame it on the a a a a a a alcohol
T’as jamais aimé pleurer. Déjà quand t’étais gamine t’avais besoin de te cacher pour laisser tes larmes couler. T’as toujours entretenue cette façade de gamine joyeuse et pleine d’énergie. T’as toujours eu du mal à lâcher prise, à montrer tes faiblesses, à exposer ta peine. Ce que tu détestes le plus, aujourd’hui, c’est de continuer à leur donner ce pouvoir. Celui de t’arracher des larmes chaudes. Celui de continuer à te briser peu à peu. T’aurais dû les tuer tous. Oui. Tu le sais, au fond. Tu sais que si tu laisses ta rage te contrôler, tu les tueras, tous. T’sais pas vraiment ce qui te retient. Avant tu t’disais que ça te réconfortait de savoir qu’ils pleuraient ta sœur. Maintenant, tu ne sais plus. Tu ne sais plus, mais les larmes coulent le long de tes joues. Et tu détestes ça. Alors t’arrives  pas à faire face à Skevo. T’arrives pas à trouver le courage de le regarder. Et tu fixes ce putain de plafond inintéressant. Tout plutôt que de faire face à celui en qui tu as le plus confiance. Au point de lui avoir déballé les ombres qui t’enroulent silencieusement. Au point d’avoir oser lui confier un passé que tu tentes d’oublier. T’oublieras jamais, Siân. Son visage te hantera jusqu’à la fin. Tu le sais, mais tu préfères espérer que de te plonger dans un désespoir qui ne te correspondrait pas.

T’as pas vu Skevo se lever. T’as pas vu l’effet que tes révélation ont eu sur lui. C’est mieux comme ça. Tu veux pas qu’il te prenne en pitié. Tu veux pas qu’il change à cause de ça. Tu veux qu’il reste le même. Et s’il ne dit rien, s’il ne réagit pas, ça te conviendra tout à fait. Il a demandé. T’as répondu. Affaire classée. C’est tout du moins ce que tu voudrais. Pas lui. Tu laisses échapper un léger cri de surprise quand tu sens ses bras te soulever. Et tu ne te débats pas. Poupée de chiffon. Tu ne crois pas Skevo capable de te faire du mal, de toutes façons. Avec lui, t’as pas peur. Confiance absolue. Prends garde, c’est comme ça que tu te retrouves brisée, Siân, tu te souviens? Oui, tu sais. Mais Skevo a aussi ses ombres. Tu le sais, tu les vois parfois. Tu demandes pas, toi. Tu ne cherches pas la confession qu’il ne serait pas prêt à te faire. Mais tu sais. Et s’il avait envie de te parler, tu serais là pour écouter. Toujours.

Petit sursaut quand tes pieds touchent de nouveau le sol et que l’eau froide tombe sur ta peau. Tu fermes les yeux. T’es presque déçue que l’eau se réchauffe petit à petit. T’as l’habitude de te réfugier sous le jet d’eau glacée dans tes pires moment. T’aimes à sentir le froid mordre ta peau. Ça te rappelle que t’es toujours en vie.  « Donne-moi un nom, s'il te plaît. » Tu ouvres de nouveau les yeux. Pour la première fois depuis un moment, tu laisses ton regard se poser sur le visage de ton ami. Tu sais qu’il est sérieux. Donnes-lui, Siân. Il saura t’accorder cette douce vengeance que tu désires. Non. Tu t’y refuses. Tu ne permettras pas qu’il ait du sang sur les mains par ta faute. « Juste un seul. » Non. Tu refuses. Et tu exprimes ta négation d’un signe de tête. Skevo ne tueras pas pour toi. P’t’être que tu pourrais le laisser les torturer, mais tu sais que ça ne serait pas suffisant à ton goût. Tu sais que la violence qui se cache en toi te forcerait à réclamer plus. Parce qu’il n’y a que leur mort qui saura me calmer, Siân, n’est-ce pas? C’est en tout cas ce que tu crois. Que la voix disparaîtra quand ils auront payés. Et t’es pas sûre de vouloir qu’elle s’en aille.

Tu le laisses te serrer dans ses bras. T’enroules même les tiens autour de lui. T’as besoin de ça. De ce contact physique. Tu t’accroches à lui comme à une bouée. T’as besoin de sa chaleur, de son odeur. De sa présence. Tu demandes pas plus. T’as pas besoin de plus. Juste de ses bras autour de toi. « Désolé. J'ai pas les mots. Et quoi que je dise, ça n'effacera pas ce qui t'est arrivé. Mais désolé. J'aurais pas dû en parler. Et t'aurais pas dû tomber entre les mains de ces pourris. » Tu fermes de nouveau les yeux, colles ta tête tout contre son torse.

T’aurais voulu un frère comme lui. T’aurais voulu qu’il soit là depuis le début. Quelqu’un sur qui compter. Quelqu’un pour t’empêcher de sombrer, de craquer. Mais t’avais personne, Siân. Personne pour te prendre dans tes bras. Personne pour te dire qu’ils avaient tort. Et t’as fini par les croire. T’aurais voulu qu’il soit ton frère. Et il l’est dans ton cœur. Les tiens n’ont jamais su te mériter. Et tu donnes à Skevo tout cet amour qu’ils auraient dû avoir. « Je t’aime. » C’est brut. C’est presque violent. Mais c’est pur et sincère. Tu l’aimes comme un frère. « Sois pas désolé. J’aurais pu me taire. T’envoyer chier et juste m’endormir. Sois pas désolé. » T’aurais pu te taire. T’aurais sans doute dû te taire. Peut-être, mais il est trop tard maintenant. T’affronteras les conséquences, c’est pas grave. « J’ai pas besoin d’tes mots, t’sais. Juste que tu me serres dans tes bras. ». C’est con, mais si vrai. Alors tu restes tout contre lui, l’eau chaude continuant de couler sur vous. Et tu fermes les yeux. Tu fermes les yeux et tu laisses tes larmes couler librement, sachant qu’elles seront effacée par l’eau.

Tu t’es jamais montrée aussi vulnérable avec quelqu’un, Siân. P’t’être ta sœur, quelque fois. Mais t’était pas si endommagée à l’époque. Tes peines étaient futiles. Alors non, tu t’es jamais montrée aussi vulnérable. Tu vas le regretter quand il va te jeter comme une malpropre. Tu refuses de croire que Skevo te fasses ça. Tu refuses de t’imaginer qu’il te laisseras. Il le fera. Ils le font tous. Et t’as ce nœud au creux de l’estomac. Cette crainte qu’il s’échappe. Alors tu t’accroches un peu plus à lui. « M’Laisses pas. C’est tout ce dont j’ai besoin. ». Vérité crue. T’as besoin de rien d’autre. Ni de sa pitié. Ni de ses mots. Ni de sa générosité. Juste de sa présence.
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Jeu 3 Aoû - 15:45
We Cut The Night
Skiân

Skevo se retrouvait piégé, comme un chien enchaîné à qui on foutrait un morceau de barbaque sous les yeux, sans qu'il ne puisse toutefois l'attraper. Il voulait un nom, des noms, et ses poings frémissaient sous la violence de ces envies. Mais sa belle entêtée continuait de secouer ses cheveux blonds, négation silencieuse. Peut-être n'était-elle encore pas prête. Ou ne voulait-elle pas s'attaquer à ses parents. Ou c'était lui, le problème ; elle ne voulait pas qu'il s'en mêle. Il n'en savait rien. Et il respecterait son choix, pour l'instant. Mais un jour, la colère à la vue des cicatrices multiples, sa rage au souvenir de cette nuit, ressurgirait et il serait incapable de l'étancher autrement qu'en ayant le sang des responsables incrusté sous les ongles.

Les bras musclés de Siân se refermèrent dans son dos, son front se posa contre son torse, et ces contacts apaisèrent quelque peu le monstre de vengeance qui continuait de rugir sous sa peau. Il la serra plus fort contre lui, enfouit son visage dans la chevelure dorée, inspira le parfum familier de celle qu'il respectait plus que toute autre personne. « Je t’aime. ». Il le savait, quelque part. Du moins, son inconscient en avait vaguement conscience, qui était vraiment une foutue ironie.

Pourtant, l'entendre le dire l'ébranla plus qu'il ne l'aurait cru. Un peu comme une mine ; on connaissait son emplacement, ses effets et le meilleur moyen de la déclencher. Pourtant, quand elle vous explosait à la gueule, vous restiez surpris, étourdi et parfois vous finissiez en pièces détachées. Skevo se sentait un peu tout ça à la fois, parce qu'il n'avait plus l'habitude d'entre de telles paroles à son intention. Et que Siân, lui aussi, il l'aimait. Elle était cette petite sœur qu'il n'avait jamais pu avoir. Elle comblait certains manques qu'il n'avait même pas eu conscience de posséder, jusqu'à son arrivée. Elle ne remplaçait pas Damen, n'emplissait pas de sa présence le trou créé dans sa poitrine par son absence, ça n'avait rien à voir, elle n'était pas un vulgaire bouche-trou ; elle s'était simplement intégrée à sa famille dont il était le seul rescapé, avait creusé son chemin jusqu'à lui et s'était fait une place dans ses pensées, dans son cœur, dans tout ce qui faisait de lui Skevo Damasio. Et il ne pouvait imaginer que les choses en soient autrement. Plus maintenant.

« Sois pas désolé. J’aurais pu me taire. T’envoyer chier et juste m’endormir. Sois pas désolé. ». Ouais, peut-être, mais n'empêche qu'il avait demandé alors qu'elle était alcoolisée. Il avait juste été assez con pour pas s'imaginer à quel point ce qu'elle lui raconterait serait grave. Et que ces aveux empoisonneraient son esprit, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus se débarrasser du venin que par la vengeance. « J’ai pas besoin d’tes mots, t’sais. Juste que tu me serres dans tes bras. ». Accédant aussitôt à sa requête, il referma plus fermement ses bras sur sa silhouette menue. « M’Laisses pas. C’est tout ce dont j’ai besoin. ». Il eut un rire bref, rauque, et la réponse qui s'échappa de sa bouche fut étranglée par l'émotion qu'il peinait à contenir. « Pourquoi je te laisserais ? T'es ici chez toi. Avec moi. Et aucun de nous n'ira nulle part. ». En temps normaux, elle aurait probablement protesté. C'est ton appart', Ske. Pas le mien. Blablabla. Des réclamations qu'il ne voulait pas entendre, pas ce soir, et dont elle semblait de toute façon trop exténuée pour pouvoir les prononcer. Tant mieux. Il était sincère, il l'était toujours. Le mensonge, très peu pour lui. Si elle l'avait voulu, elle n'aurait eu qu'un mot ridicule de trois lettres à dire pour qu'il lui fasse la place nécessaire dans son loft – oui.

Skevo soupira, furieux, impuissant. Même si elle lui avait dit qu'elle ne voulait pas de ses mots, ce soir, il semblait ne posséder que ça. « Ces fumiers t'ont dit que personne ne pourrait jamais t'aimer ? Ils se trompaient. ». Et sous l'eau qui continuait de s'abattre sur eux en une chaude pluie de réconfort illusoire, Skevo posa ses lèvres sur le haut de son crâne et murmura gravement : « Je t'aime aussi, Sorcière. Et ça, ils pourront jamais l'empêcher. ».

Plus tard, quand leurs peaux deviendraient fripées et leurs pensées assez molles et malléables pour que le sommeil les rattrape à nouveau, Skevo porterait une fois de plus Siân jusqu'au lit. Ils se glisseraient sous les draps et s'endormiraient sans se lâcher. Le matin, ils se réveilleraient, en proie à une gueule de bois des plus violentes et ils rigoleraient probablement, parce que leur concours aurait dégénéré. Encore.

Pourtant, malgré l'alcool, malgré les débuts un peu brouillés de cette conversation, ils se souviendraient des mots échangés, des aveux confessés.

Plus encore, Skevo se souviendrait de sa promesse. Il retrouverait les bourreaux de Siân.
Contre son gré, s'il le fallait.
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THE END.


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