intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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Le sang appelle le sang (avec Eithne)
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Lun 5 Juin - 10:33
Le sang appelle le sang
avec Eithne Grierson

Neve passe, de son humble avis, beaucoup trop de temps à Gardner's House pour sa propre sanité. Tout semble tellement parfait, tellement millimétré, tellement agréable, qu'il lui paraît justifié de se méfier de n'importe quoi, et de n'importe qui. C'est qu'à force des semaines passées à leur service, la peinture s'écaille et l'image se nuance. Derrière leurs sourires altruistes et bien vernis, les Gardner sont moins candides et fédérateurs qu'on veut bien le croire. Il n'est d'ailleurs plus question de savoir si, mais bien de savoir jusqu'à quel point.
Quoi qu'il en soit, ce malgré sa méfiance naturelle, les Gardner l'ont accueillie, elle et son fils bâtard, là où probablement aucune autre famille ne l'aurait fait. A ce titre, ils méritent au minima sa loyauté temporaire. Et c'est précisément ce qu'elle leur offre, à défaut d'avoir quelque chose de concret à leur reprocher.

Il est près de deux heures du matin quand Neve s'engouffre sur les sentiers qui mènent à la sortie arrière de la propriété. Elle devait absolument voir Elliot, et il n'a daigné la recevoir que tard dans la nuit. Une histoire de gala de charité, ou de bal, apparemment. Elle s'en fiche. Il n'a pas besoin de se justifier, et elle n'a pas besoin de savoir ce qu'il fait. D'autant que naviguer la nuit ne la dérange pas, c'est même plus commode : moins d'accostages, moins d'yeux indiscrets. Et contrairement à elle, Sloan, son fils, a le sommeil lourd et imperturbable. Elle peut donc se permettre de l'abandonner quelques heures, une fois le ciel sombre. Elle ne s'est pas planquée aussi loin dans la crasse du district huit pour rien.

Ses pas s'arrêtent quand une silhouette traverse furtivement l'autre côté des jardins. Par pur réflexe, emprunte d'une suspicion maladive, Neve rebrousse chemin pour intercepter l'indésirable. D'expérience, ceux qui furètent à deux heures du matin n'ont jamais bonne conscience ou/et bonnes intentions.

A sa grande surprise, c'est Eithne Grierson qu'elle croise à l'ombre des arbres. La lumière de la lune met en valeur le rouge qui imbibe les vêtements et les phalanges abîmées. Les sourcils de Neve se froncent alors qu'elle attrape l'avant-bras de l'impure pour l'empêcher de partir. Eithne a beau être revêche et tenace, dans cet état, la McGregor n'en ferait sans doute qu'une bouchée. Loin d'elle l'intention de la battre. A vrai dire, l'état de la brune l'inquiète davantage qu'il ne l'exaspère. Les raisons ne sont pas aussi désintéressées qu'elles ne le paraissent : c'est qu'Eithne Grierson est le seul lien qu'elle ait, jusqu'à présent, réussi à nouer avec la Légion. Il serait malavisé de le perdre après l'avoir si difficilement noué. D'autant que malgré leur passif houleux à Poudlard, la brune semble l'avoir à la bonne. Et qu'accessoirement, cette confiance renouvelée, même si Neve ne l'admettra jamais, lui fait du bien à l'âme (et à la conscience).

Les pupilles fixent les pupilles. Le regard est dur, aussi froid que le métal. On sent que la réprobation n'est pas loin dans les mots qui s'apprêtent à émerger.

« Tu peux m'expliquer, peut-être ? »

Ça n'a pas trop les allures d'une question, ça tient même plus de l'ordre. Dans le silence de la nuit, Neve n'articule pas, garde la voix particulièrement basse. Si Eithne emprunte ce chemin à une heure pareille, c'est qu'elle n'a pas envie que ça se sache. Dans son propre intérêt, la rousse comprend qu'elle ferait mieux d'aller dans ce sens.  

« Qui est-ce qui t'as mise dans un état pareil ? »

Ça veut surtout dire quelque chose comme donne-moi un nom et j'irai lui casser la gueule. Il n'y a pas besoin d'y mettre des formes, ou pas plus que ça. C'est qu'elles n'ont pas exactement le temps ou les conditions idéales pour prendre le thé. Il s'agit d'aller droit au but et de régler les problèmes de la façon dont elle les a toujours réglés : par la violence et l'intimidation. Si Neve est une piètre McGregor, c'est en tous les cas un bon soldat. Elle exécutera les ordres, et elle les exécutera bien.

« Tu as des problèmes ?... »

Il y a une réelle préoccupation dans la voix. A y repenser, il est vrai qu'elle a déjà surpris la Grierson entrain de boiter légèrement ou avec des bleus. Avant de la voir ce soir, ces observations n'avaient aucune connexion logique entre elles. Mais maintenant, les pièces paraissent s'imbriquer d'elles-mêmes. La rousse ne préfère pas tirer de conclusions hâtives, alors elle se contente de jauger sans juger.
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Mar 6 Juin - 14:19
Dans la cave enfumée du bouge, l’odeur est atroce pour le nez : un mélange de sueur rance, d’alcool et de sang empeste chaque recoin. Ca excite les gars entassés autour du ring improvisé, qui gueulent des encouragements et des paris. L’argent et l’alcool circulent librement de mains en mains. Dans le cercle, les adversaires se défient et s’attaquent, les phalanges pour percuter la chair. Ici, les baguettes sont interdites, c’est à l’ancienne qu’on s’affronte et que le meilleur gagne… La clameur encourage les combattants comme des chiens enragés. Dans son coin, Eithne attend avec une impatience mal contenue son tour. C’est qu’elle a hâte, elle aussi, de pouvoir se libérer de ses démons qui lui rongent l’esprit et les poings. Alors pour passer le temps, elle s’enivre, de fureur et du tord-boyaux qu’on sert et qu’ils appellent bière ici. Et quand enfin la clameur beugle son nom, elle flotte dans un état second et parfait. Elle s’oublie, oublie la foule, oublie tout. Elle ne fait que darder ses yeux sur le type d’en face. La faim de sang et la soif de violence enflent en elle, prend la place dans chaque recoin de son esprit et pompe l’adrénaline depuis le cœur dans tout le corps. Le premier coup qu’elle ramasse l’ancre bien plus sûrement dans la réalité. Elle ne sait rien du type en face d’elle, et veut rien connaitre. Juste frapper et cogner, jusqu’à la défaite de l’un ou de l’autre. Alors elle ajuste sa garde et sa bouche se tord en un sale sourire crasse et pleins de promesses violentes.

Le souffle passe du nez aux poumons et il lui semble à chaque inspiration qu’elle peut dénombrer et sentir chacune de ses côtes. Ses flancs la brûlent à chaque respiration, et elle sait que si elle soulève son chandail, elle ne verra à la place de sa peau pâle qu’un mélange de bleu, de rouge et de violet. Eithne se sent foutue à chaque pas qu’elle fait et par cela même, vivante. Chaque membre douloureux lui rappelle le sang qui pulse encore dans ses veines et l’oxygène qui nourrit ses poumons et surtout, l’espace d’un instant, le tapage de son crane qui s’est tu, uniquement concentré sur le gars en face d’elle. En clair, elle a salement dérouillé et ses vêtements tâchés de rouge ne sont qu’une mince preuve. Jack, un magicomage peu scrupuleux, l’a raccommodée rapidement, suffisamment pour qu’elle puisse transplaner sans risque. Le reste des soins, Eithne se les appliquera elle-même : quelques fioles qu’elle achète au marché noir et qui la remettront sur pieds le temps d’assurer son service dans la journée. Ensuite, elle pourra s’oublier au fond de son lit et se concentrer sur tous les points douloureux de son corps jusqu’à ce que le sommeil l’emporte, enfin.

En attendant, elle déguste salement et chaque pas lui tire une grimace. Par chance, elle connait les chemins de traverse des jardins Gardner et sait comment regagner l’aile des domestiques sans jamais se faire voir. Puis, à cette heure-ci, il ne reste que les lucioles pour veiller si tard. Pourtant, un bruit la fait se figer. Elle reconnait le froissement de pas sur l’herbe. La brune ravale un juron alors qu’elle s’apprête à tourner les talons, la silhouette apparaît devant elle sous les traits de Neve McGregor. Un feulement mécontent s’échappe de sa gorge quand la pure se permet de lui attraper le bras et elle lui renvoie deux billes furieuses quand elle demande – exige – une explication. Eithne déteste tout ça : être prise sur le faits par la putain qui erre chez les Gardner en quête de protection. Peut-être est-ce l’habitude, sûrement est-ce inconscient, mais Neve ordonne et ça braque immédiatement l’impure. « Lâche-moi ! elle siffle en se libérant d’un vif geste de l’emprise. Et mêles-toi de tes affaires, on s’doit rien. » Méfiante, elle recule d’un pas et continue de braquer ses yeux mauvais vers Neve. Oh, Eithne sait qu’elle ne lui fait pas peur et dans son état, McGregor pourrait bien lui faire ce qu’il lui plait, elle ne serait pas en état de réagir. Mais c’est l’orgueil mauvais qui parle à la place de la raison et de la prudence. « C’est rien, elle fait finalement après quelques secondes de silence, bien consciente que ça ne suffira pas à calmer la curiosité de Neve. Mais elle sait aussi quelle corde sensible tirer et un sourire mauvais lui décore brièvement le visage quand elle reprend. C’est rien qui te concerne pour l’instant. » Elle laisse ces quelques mots libre d’interprétation et un instant, ça fait plaisir à la sauvageonne d’appuyer sur ce qui fait mal. Elle sait tout des appétences de Neve pour la Légion et la cour effrontée que lui fait la rousse pour espérer y faire, à son tour, ses premiers pas. « On peut savoir c’que tu fous là ? »
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Mer 7 Juin - 1:05
Le sang appelle le sang
avec Eithne Grierson

Le geste de dégagement est brutal, autant que les premiers mots qui traversent les lèvres. L'étau se dévisse presque automatiquement. Les yeux bleus lacèrent la silhouette d'Eithne. Le menton se baisse un peu. Neve se mord l'intérieur de la joue pour ravaler toute la haine qui se bouscule à la lisière du son. C'est qu'elle n'aime pas l'impertinence, surtout lorsqu'elle vient d'une impure. Les valeurs du sang ont beau s'être dissoutes dans ses années à côtoyer la fange, Neve n'en demeure pas moins une McGregor. Les dragons sont destinés à régner, non à plier genou devant d'autres. Pourtant, la voila, à faire exactement ça devant les Gardner. Devant la Grierson. Ça lui fait quelque chose en dedans. Quelque chose de néfaste, et de profondément dégradant.

« Ne joue pas avec mes nerfs, Eithne. »

Chaque syllabe du prénom claque sous et sur la langue. Neve prévient déjà. Ce sourire, elle l'attraperait bien pour l'étrangler avec. Si obéir les yeux fermés ne lui pose aucun cas de conscience, la McGregor supporte mal qu'on la titille. La frustration et l'impatience sont bridées, tout de suite étouffées pour ne pas laisser de mauvaises idées proliférer. Le pour l'instant, néanmoins, flotte désagréablement en suspension. Ça colle partout, à la peau, dans l'air. Pour l'instant. Elle voit bien, dans les yeux, qu'on prend plaisir à torturer. Mais quelque chose, l'espoir, ou plutôt le désespoir, force sa confiance envers Eithne. Les mâchoires se serrent.

« Et on peut savoir ce que toi, tu fous là ? »

Neve répond à la question par la question. Elle n'a rien à se reprocher, et pas grand chose à justifier, elle estime. Chacun de ses passages à Gardner's House est obligé et planifié. Elle n'y prend aucun plaisir, et ça se voit à chaque fois qu'elle franchit les grilles. Oui, à chaque fois, on peut apercevoir, dans le fond de ses pupilles, les résidus de cet égo égratigné, les morceaux éclatés de sa dignité.
Malgré tout, et puisque ça n'aura aucune incidence sur leur relation immédiate, Neve croit bon de coopérer. Il n'y a qu'en montrant de la bonne volonté qu'on daignera presser une future rencontre avec la Légion. A défaut d'en être totalement convaincue, elle n'a rien à y perdre de plus qu'un autre fragment de sa fierté. C'est une carte qui vaut la peine d'être jouée. Et une défaite de plus dans son incroyable palmarès de courbette d'échine.

« J'avais besoin de parler à Elliot Gardner à propos de son jeune frère, Jaden. »

Neve évite sciemment de mentionner le mot maîtres et tout signe distinctif entre les classes. Elle n'a jamais vu Eithne tiquer en public, mais elle devine sans mal que ça ne lui plaît pas. Pas plus qu'à un autre laquais. Elle le sait, puisque c'est un sentiment qui lui est familier. En dehors du sang et des origines, Eithne Grierson et Neve McGregor sont plus similaires qu'on ne voudrait bien le croire. Leur haine est ce qui les caractérise le mieux. La seule différence, c'est que Neve a réussi à lui donner une forme, un but. Précis. Que sait-elle, jusqu'à présent, des intentions d'Eithne ? Rien. C'est aussi un problème. Elle ne sait jamais dire ce qui se trame dans l'esprit Grierson. Encore moins dissocier le vrai et le faux qui serpentent, dans les mots, d'un tracé commun. Puisqu'on ne lui a donné aucune raison de penser le contraire, tout ce qui sort de la bouche d'Eithne est, pour l'instant, gratifié du bénéfice du doute. Et c'est déjà bien plus que ce que Neve offre en général.

Eithne doit sentir ce pouvoir qu'elle exerce. Parce qu'elle en joue de trop et que Neve la laisse faire. On voit le dragon gronder en silence, se retenir, composer. Chaque effort balafre la figure d'un rictus de dégoût pénible et mal caché derrière l'inquiétude, vraie mais toujours pas désintéressée.

« Tu as vu dans quel état tu es ? »

Elle fait comme si ça la concernait parce que ça la concerne. Dans aucun monde, réel, parallèle ou alternatif, Neve ne laissera Eithne lui filer entre les doigts. Elle comble le pas qu'on a pris soin de mettre entre elles. Ses yeux inspectent le corps, les bras, les jambes, le cou, le visage. C'est intrusif et discourtois, mais qui s'en soucie ? La McGregor agrippe la mâchoire d'une main et le poignet de l'autre. Elle ne laisse aucune place à la résistance. Ça sert comme un étau. Elle soulève, tourne, manipule, sans se soucier de ce qui fait mal ou de ce qui ne le fait pas. Les pupilles dévisagent chaque blessure découverte, jauge l'étendue des dégâts.

« Tu as ce qu'il faut pour te repatcher ? Pour la douleur ? »

La douleur est la pire. Tout le monde la ressent, même ceux qui feignent que non. Neve serait disposée à faire les courses pour Eithne. Elle serait disposée à l'aider et à la couvrir même. Mais pour ça, il faudrait d'abord que Grierson réalise une simple vérité : dans une bataille, un McGregor est un atout qu'on préfère avoir dans son camp plutôt que dans celui de l'adversaire.
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