intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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Blue Neighbourhood (Maiev)
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Sam 27 Mai - 20:56
Maiev & Aloy
Hey, sister, do you still believe in love, I wonder? Oh, if the sky comes falling down for you, There’s nothing in this world I wouldn’t do.
Elle plante fermement son regard dans celui de son paternel. Elle a toujours su que ce jour arriverait. Consciente qu’elle ne pourrait pas sauver sa sœur de ce destin. Ayant choisit, égoïstement, de se sauver elle même. Mariage. Le mot en lui même lui donne la nausée. Si elle avait son mot à dire, elle n’imposerait pas ça à Maiev. Si elle avait son mot à dire, leur lignée s’éteindrait sans doute avec eux. Ou, en tout cas, elle n’imposerait pas à son frère et sa sœur un mariage dénué de sentiments. Quand bien même cette notion lui est elle même bien étrangère. Mais elle n’a pas son mot à dire, Aloy. Pas cette fois-ci. La décision est prise, elle ne peut que l’accepter. Lancaster. Ça aurait pu être pire. Sauf si bien sûr le bougre à les mêmes penchants douteux que le prince. Aloy, elle ne tolérera pas qu’on trompe sa sœur pour une impure. « Laisses-moi le lui annoncer. » Parce qu’elle ne croit pas le patriarche capable de faire preuve de compassion et de tendresse face à une telle nouvelle. Parce qu’elle ne veut pas qu’on annonce ça à sa sœur de la même manière qu’on la giflerait. Peut-être, un peu, parce qu’elle se sent coupable. Coupable d’avoir su éviter la sentence, simplement pour mieux l’infliger aux plus jeunes. On n’attend rien d’elle, on n’attend tout d’eux. Hochement de tête. C’est le seul accord dont elle a besoin. Le remerciement se perd quelque part au fond de sa gorge.

[...]

C’est de la tendresse qui se dégage d’elle quand elle pose son regard sur sa sœur. Aloy, elle peine encore à croire qu’elles en sont déjà là. Refusant presque d’accepter que sa sœur a déjà fêté ses vingt ans. Parce que quand elle y pense, Aloy, elle revoit la petite tête blonde qui s’accrochait à elle. Cette gamine qui refusait de la laisser partir pour Poudlard sans avoir d’abord réclamé sa dose de câlins. Cette petite tête blonde qui se jetait dans ses bras chaque fois qu’elle revenait pour les vacances scolaires. Aloy, parfois elle a du mal à accepter que sa sœur est maintenant une femme. Une femme en âge d’être mariée. Une femme en âge de procréer. Elle refuse, parce que si le temps a légèrement ternis leur relation, aux yeux d’Aloy, Maiev sera toujours un bébé. Elle sera toujours ce bambin au sourire ravageur. Cet enfant pleine d’innocence. Mais ce n’est pas ainsi que le reste du monde la voit. Aloy n’a plus d’autre choix que de le réaliser, quand bien même cela reste difficile. « Maiev. » Elle a chassé la nostalgie de sa voix. A laissé sa tendresse dans un coin mais a gardé son sourire. Maiev est devenue une très jolie jeune femme. Sans doute fait-elle déjà tourner la tête de bon nombre jeune homme. Une vérité à laquelle Aloy n’est pas prête à penser.  L’idée d’un homme dans les bras de sa sœur lui donne la nausée. L’idée qu’un homme puisse faire du mal à sa cadette lui donne des envies de meurtre. C’est peut-être pour ça qu’elle peine tant à accepter que Maiev n’est plus cet enfant dont elle se souvient si bien. « J’ai dû rater quelque chose, hier encore tu mesurais à peine un mètre dix et t’avais encore besoin de moi pour faire tes lacets. Comment t’as fais pour devenir cette jolie jeune femme en une nuit peine? » Le sourire qui fait passer le tout pour de la taquinerie. Ce n’en est pas vraiment. Aloy, elle est en train de comprendre ce que sa mère à du vivre quand elle quitté le doux monde de l’innocence. A la différence peut-être que la matriarche s’extasiait à l’idée de marier sa fille, là où cela répugne Aloy. Elle dépose un baiser sur la joue de sa sœur. Comme l’avait fait sa mère le jour où elle lui avait offert tout un laïus sur les bienfaits du mariage. Cela avait été inutile pour la faire changer d’avis. Elle espérait, cette fois, que sa tendresse aiderait à faire passer la pilule.
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Dim 28 Mai - 11:19
Maiev & Aloy
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Le reflet, l’image que te renvoie le miroir, est parfaite, Maiev. Tout est à sa place, tout est resplendissant. Pourtant, tu ne peux t’empêcher de vouloir corriger des défauts qui ne sont pas. Tes doigts passent inlassablement dans tes courts cheveux clairs, déjà lisses pourtant. Derrière les oreilles ? Non, ça fait trop enfant. Guère de maquillage ou d’artifices sur ton visage, à l’exception écarlate de tes lippes. Tu l’ôtes, pour le remettre encore une fois, mieux qu’avant, le rouge à lèvres. En tout cas, c’est l’impression que tu as. La paume de tes mains vient aplatir le chemisier immaculé, lisser ta jupe crayon du même pourpre que tes lèvres.
Non, tu es parfaite, Maiev, mais il te semble que ta honte est encrée au fer rouge sur ton front en lettres majuscules.
Et si tu te faisais une frange ?
Et si tu t’arrachais le visage ?

Tu te détournes du miroir avant que l’eau iodée s’invite par-dessus tes iris océanides, avant de ne le briser à la force de ton petit poing. Depuis cette entrevue inattendue et mouvementée avec Zaveid au creux de la nuit, ta paranoïa n’as fait que croitre. Et si il avait tout raconté à Aloy ? Et si c’était pour te parler de ça, qu’elle voulait te voir ? Et si tu étais déchue de ton nom, reniée de la famille, balancée à la rue comme une impure ?
Respire, Maiev. Aloy ne ferait jamais quelque chose comme ça. Jamais. Mais c’est aussi ce que tu pensais, malgré tout, de ton frère. Avec qui il semblerait que tout espoir soit définitivement perdu. Mais n’est-ce pas qu’un juste retour de bâton ? Ne l’as-tu pas cherché, Maiev ? Maintenant qu’il peut agir avec toi comme tu agis avec lui depuis des années, pourquoi s’en priverait-il ?
Et si tu prenais la fuite avant la sentence ?

Ce n’est pas dans tes habitudes de fuir, Maiev. En tout cas, de fuir les autres. Te fuir toi-même, tu le fais depuis bien longtemps. Alors c’est avec ton éternelle stature droite que tu viens te présenter face à ta sœur. Sa vision te serre le cœur, sans que tu ne saches vraiment l’expliquer. Aloy a toujours représenté une figure plus maternelle encore que votre génitrice, mère, sœur, et amie à la fois. L’aînée, la femme forte, et ta peur indescriptible de la décevoir, de lui faire honte à ton tour, n’as jamais cessé de tordre tes entrailles.
Ton prénom dans sa bouche résonne, et ses yeux semblent t’examiner, t’observer sous toutes les coutures. Il lui a tout dit. Elle cherche la faille. Tu souris en retour, et ta voix ne tremble pas lorsque tu réponds. « Bonjour Aloy. » Rien de plus, rien de moins. Trop effrayée à l’idée de mettre le feu aux poudres. Alors qu’il n’y a pourtant aucune lueur malveillante ou déçue dans le regard de ton aînée. Alors que les mots qu’elle prononce ensuite, que les phrases qui sortent de ses lèvres, ne sont pas vraiment celles que tu redoutais. Ses mots, ils te font sourire malgré toi. Tant de soulagement, que de surprise. Le baiser sur ta joue te fait respirer à nouveau. L’oxygène retrouve le chemin de tes poumons et tu pousses un soupir imperceptible en remettant machinalement une mèche de cheveux derrière ton oreille.

« Que t’arrives-t-il, chère sœur ? Tu feint la taquinerie mais je ne t’ai pas vu si sentimentale depuis… » Toi aussi, Maiev, tu joues le jeu de la taquinerie en laissant volontairement ta phrase en suspens, l’accompagnant d’un geste d’épaules qui semble terminer  par un « jamais ». Une certaine légèreté te gagne, indéniablement. Le genre de sentiment que tu n’arrives à avoir qu’auprès de ta sœur, modèle et bouclier. Sécurité. Tu t’apaises, mais les ascenseurs émotionnels sont un peu trop fort ces derniers temps.
Plus sereine, tu te permets de t’asseoir dans l’un des deux fauteuils entourent la table basse de la bibliothèque où tu as rejoint ta sœur. A côté de la cheminée. Un frisson s’empare de toi mais tu l’ignores, et croise les jambes en regardant autour de toi. Tu as toujours adoré cette pièce, venant souvent y jouer du violon pour accompagner les lectures de certains membres de la famille. « Comment ça se passe au travail ? »  que tu demandes, Maiev, aussi intéressée par la réponse que dans le but de repousser l’échéance du sujet qu’Aloy voudrait sans doute aborder en te convoquant. Toujours un peu méfiante.
Toujours un peu terrifiée à mort.
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Lun 29 Mai - 14:11
Maiev & Aloy
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Même si elle n’est pas impatiente d’arrivée à ce jour, Aloy sait que Maiev fera une très jolie mariée. Imaginer sa sœur toute de blanc vêtue reste quelque peu perturbant pour elle. Mais elle se doit de se faire à l’idée. Quand bien même son implication dans les préparatifs sera minime. Elle ne voudrait pas priver leur mère du plaisir d’enfin marier une de ses filles. « Que t’arrives-t-il, chère sœur ? Tu feint la taquinerie mais je ne t’ai pas vu si sentimentale depuis… » Elle esquisse un léger sourire, Aloy. Maiev n’a pas tort, le sentimentalisme ne fait très clairement pas partie de ses attributs. On lui prête plutôt la réputation d’avoir le cœur aussi froid que le désert de Sibérie. Ce qui, sans être totalement faux, reste tout de même assez loin de la réalité. Ce n’est pas parce qu’elle ne se montre que très peu bienveillante avec le monde qu’elle n’en est pas capable. La tendresse, l’affection, ça se mérite et ce n’est tout de même pas sa faute à elle si, en dehors de la famille Rosebury, ils sont rares ceux qui méritent qu’elle leur en offre. Délicatement elle prend un livre de la bibliothèque et le feuillette négligemment. « Peut-être que l’âge m’adoucis… Vas savoir. » Elle hausse légèrement les épaules avant de jeter un coup d’œil à sa sœur, le sourire toujours sur les lèvres. Tendresse et douceur ne sont pas constamment maître dans leur relation. Parce qu’il y a toujours une certaine sévérité dans l’attitude d’Aloy. Parce que l’aînée n’est pas familière avec la notion de tolérance et de compassion. Parce qu’à la minute où sa cadette fera un faux pas, elle sera là pour la réprimander. Et que les Dieux viennent en aide à Maiev si celle-ci a le malheur d’enfreindre les règles simples de son aînées. Pas d’hérésie. Pas d’impur. Pas de Shafiq. Trois commandements presque sacrés pour la Rosebury. Mais Aloy est confiante, jamais sa sœur ne lui ferait un tel affront. Jamais Maiev ne ternirait le nom de leur famille de la sorte. Pas vrai ?

« Comment ça se passe au travail ? » Elle referme le livre qu’elle avait prit avant de regarder par la fenêtre. Aloy n’est pas du genre à parler des heures de son travail. Merlin sait qu’elle aime ce qu’elle fait. Mais il sait aussi qu’elle se perd. Doucement, flirtant avec la folie. De quel travail doit-elle parler ? De ses dossiers qui s’entassent à Sainte-Mangouste ? De ces patients pour qui elle ne peut rien faire, ou presque. La mémoire. Sujet sensible. Ou alors, doit-elle parler de ses patients illégaux ? Ceux qu’elle torture plus qu’elle ne soigne. La réponse un semble logique. Plus acceptable. Plus compréhensible. Plus barbante aussi. Mais c’est ainsi qu’est fait le monde. Et elle n’est pas encore prête à révéler au grand jour le sors qu’elle réserve à de pauvres âmes. « Ça se passe. Un jour on trouvera le remède miracle pour redonner la mémoire à ces idiots qui ont joué à des jeux dangereux. Mais pour l’heure, j’ai bien peur de ne pas avoir grand-chose d’intéressant à raconter. ». Et puis, en toute honnêteté, Maiev s’y intéresse-t’elle vraiment ? Ne serait-ce pas là juste un moyen de repousser le sujet qu’elles n’ont visiblement pas très envie d’aborder. « Mais ce n’est pas pour parler de moi que je t’ai fait venir, Maiev. ». Il y a une certaine gravité dans la voix d’Aloy. Pourtant le monde ne va pas s’arrêter de tourner. Mais, à la vérité, elle ne sait pas comment annoncer à sa sœur qu’on a décidé de son destin pour elle. « J’ai malheureusement peur qu’il nous faille aborder un sujet plus… Délicat. ». Ce n’est pas vraiment qu’elle veuille inquiéter Maiev, mais elle se doit de la prévenir tout de même. Elle repose la livre à sa place et se retourne de nouveau vers sa cadette. Comment lui dire?.
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Mer 31 Mai - 9:38
Maiev & Aloy
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Si tu es confortablement installée dans l’un des sièges de la somptueuse bibliothèque, regorgeant d’ouvrages religieux et de divers grimoires, ce n’est guère le cas de ta sœur qui reste toujours campée sur sa position. Elle a quand même souri à ta taquinerie. Parce que tu es l’une des mieux placées pour savoir qu’Aloy n’est pas cette reine des glaces que les gens ont l’habitude de penser. Parce que tu as déjà senti ses bras chaud et réconfortant te soulever du sol après un cauchemar, parce que tu as déjà senti la douceur de ses lèvres sur ton front, et ressenti la fierté d’obtenir son sourire sincère. Non, Aloy n’est ni un glaçon, ni une insensible. Elle est seulement différente, et c’est ainsi que tu l’aimes. Pourquoi faudrait-il qu’elle change ?
Pourquoi faudrait-tu que tu changes ?

Heureusement, Aloy, elle se détourne vers la fenêtre en refermant du livre ôté de son étagère par hasard. Un léger silence s’installe alors qu’elle semble réfléchir à la réponse suivant ta question, te faisant hausser un petit sourcil curieux. L’idée que tu ne sois pas la seule à avoir des petits secrets honteux ou… Non, tu te gifles mentalement en te sermonnant toi-même. Aloy est bien trop… Aloy ? Difficile à expliquer, mais elle est modèle à la fois maternel et sororal, impossible qu’elle ne puisse cacher quoi que ce soit. Ou faire des erreurs. Elle n’est pas Zaveid, tombé du piédestal sur lequel tu les plaçais tous deux.
Elle n’est pas toi.

Et en effet, sa réponse est des plus banales, rassurantes. Satisfaisante, au final. Tu l’accueilles en hochant doucement la tête, menton posé dans la paume de ta main et ton coude appuyé sur le rebord du fauteuil.   « Mais ce n’est pas pour parler de moi que je t’ai fait venir, Maiev. »  Bien, il faut avouer que tu t’en doutais un peu, ce n’est guère une surprise, mais tu comprends bien qu’elle ne compte pas tourner autour du pot, ta grande sœur. Ce n’est pas son genre habituellement, de toute façon, mais tu espérais… Quoi, Maiev ? Du temps ?
Un sursis.
« J’ai malheureusement peur qu’il nous faille aborder un sujet plus… Délicat. »
Un sursis avant la sentence.
Imperceptiblement, ton souffle se fait plus difficile et tu croises les jambes en tailleur sur le large fauteuil pour essayer de te donner une contenance. De garder un calme apparent. De ne pas laisser la peur et la paranoïa s’emparer de toi.

Parce qu’après tout, c’est ce qui t’as vendue auprès de Zaveid. Un malentendu, un quiproquo stupide. Ta fatigue, ta méfiance, et tu es tombée dans le panneau. En silence toujours, tu regardes ta grande sœur d’un air volontairement curieux avant de désigner le fauteuil en face de toi. « Viens au moins t’asseoir, tu me mets mal à l’aise à tourner comme un hippogriffe en cage, » que tu demandes, Maiev, avec un petit sourire.
Et cette envie de prendre la fuite.

Parce qu'à part te parler de ce qu'aurait pu lui raconter Zaveid, tu ne vois vraiment pas ce que pourrait être ce sujet délicat. Mais sans doute aura-t-il oublié de mentionner sa main agrippant tes cheveux, te traînant de sa poigne jusqu'à la cheminée enflammée. Sans doute aura-t-il oublié de mentionner tes larmes séchées à la source par les flammes bien trop proches, mais intarissables, alors crépitant dès leur contact avec les braises. Sans doute aura-t-il oublié de mentionner la haine coulant de son regard, as-t-il jamais autant haït quelqu'un ? Ces pensées retournent ton estomac, serrent ta gorge, torturent ton coeur, et tu dois vite les chasser pour éviter qu'un voile salé ne recouvre tes iris.
Qu'on lui coupe la tête.


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Jeu 1 Juin - 12:36
Maiev & Aloy
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Elle ne veut pas vraiment tourner autour du pot pendant des heures, Aloy. Elle se dit qu’il faut mieux annoncer ça rapidement. Comme un pansement qu’on arrache. Ce qui serait actuellement plus facile si elle avait les mots pour le dire. Certes, techniquement, ce n’est pas si compliqué. Père a décidé qu’il était temps pour toi de te marier. Simple et efficace. Mais froid et distant. Presque hypocrite vu sa situation personnelle. Elle aurait dû être la première. La première a enfilé une robe blanche et à épouser un homme de bonne famille. La première à devoir donner un héritier. La première à devoir jouer les mères de famille parfaite. Alors elle ne peut s’empêcher de ressentir un peu de culpabilité. Celle de remettre cette tâche sur Maiev. Elle relativise, se disant que Lancaster c’est pas si mal. Et vu les déboires d’Edward, qui sait, peut-être que Maiev finira un jour reine. « Viens au moins t’asseoir, tu me mets mal à l’aise à tourner comme un hippogriffe en cage. » Elle regarde sa sœur un instant, comme si elle n’était pas bien sûr que ce soit une idée. Comme si elle ne s’était pas rendu compte, non plus, qu’elle donnait cette impression. Et puis elle abdique. Elle s’installe sur le fauteuil face à sa sœur. Elle regretterait presque d’avoir demander à leur père de lui donner la charge d’annoncer à Maiev ses fiançailles. Presque. Elle remet ses cheveux derrière l’oreille et adresse à sa sœur un sourire de compassion.

Elle hésite. Doit-elle prendre les mains de sa sœur dans les sienne. Doit-elle se montrer tendre à ce point ? Sans doute que non. Elle ne ferait qu’effrayer Maiev et ce n’est pas son but. Du moins, pas pour le moment. Elle n’est pas vraiment familière avec toutes ces normes là, Aloy. C’est souvent ce qui la rend étrange aux yeux des autres. Qu’importe, Maiev la connaît. « Père ma fait part d’une de ses décisions. Elle te concerne. ». Bon, d’accord, tout compte fait elle n’est peut-être pas meilleure que son paternel quand il est question d’annoncer les choses. Elle lui en voudrait presque de le lui avoir dit avant. Regretterait presque d’être celle qui est la plus proche de lui. Mais qu’importe. Elle soupire légèrement. « Je voulais mettre les formes. Essayer de faire passer la pilule plus facilement. Mais je ne crois pas qu’il y ait de bonne manière de t’annoncer ça. » Elle se penche en avant, décide quand même de prendre les mains de sa sœur dans les siennes. Parce que, au final, c’est le seul réconfort qu’elle puisse lui apporter. Parce que ça l’aide à apaiser sa culpabilité aussi. Un peu. Culpabilité presque hypocrite parce que si elle avait vraiment voulu épargner cela à Maiev, alors elle aurait pu choisir de se sacrifier elle, à la place. Mais ça, jamais de la vie. Pour beaucoup d’autre chose, oui. Jamais quand il est question de la lier à un homme. « Il a décidé que tu allais te marier, Maiev. » Et tu n’as pas ton mot à dire dans l’histoire, pauvre enfant. Elle n’est pas vraiment sûre de la réaction de sa sœur, Aloy. Mais elle s’attend à ce qu’elle soit mauvaise. Peut-être parce que la sienne l’a été quand son père lui a évoqué cette possibilité. Peut-être parce qu’elle ne peut pas imaginer que quelqu’un soit heureux à l’idée d’être mariée de force. Mais au fond, qu’est-ce qu’elle en sait vraiment elle ?
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