intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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Lun 22 Mai - 23:55
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Vega O'Hara & Lachlan Irvine
Violence. Mots durs. Fierté ravalée. Cet oiseau précieux venant lui apprendre le comportement qu'il aurait dû avoir. Oiseau précieux venant abattre sa foudre sur un homme réfléchissant aux derniers mots qu'il avait pu entendre. « Et il est toujours tellement plus facile de prendre la fuite, n'est-ce pas ? Eh bien, si jamais le doute s'était imposé en moi, maintenant, j'ai ma réponse. Je ne regrette vraiment pas d'être partie. » Résonance cruelle dans ses oreilles. Souvenir d'une période où les rires venaient ponctués leurs échanges, passé d'une enfance qu'on lui rappelait finie. Son souffle encore coupé, elle était revenue, cette précieuse amitié qu'il avait perdu il y a dix ans de cela. Un abcès à crever. Relation devenue conflictuelle, deux automates n'arrivant plus à rentrer en phase. Symbiose disparue. Ils n'étaient plus que des échos d'eux-même. Un Labyrinthe les séparant de cette enfance sans soucis, plus qu'une personne en commun venant les réunir. Une ? Plutôt deux. Cet oisillon du tonnerre n'ayant pas hésité à le gifler alors qu'il ne faisait que raconter les dernières nouvelles. Traîtrise de son propre sang, l'une des deux princesses régnant sur sa misérable existence. O'Hara, cette vile enfant d'Aphrodite lui ayant volé la loyauté de sa Iseabail. Vega. Etoile de tous ses derniers soucis. Point culminant de ses problèmes. Elle n'était que la fautive dans cette histoire, aucune raison pour le Irvine de venir s'excuser et pourtant on lui avait bien fait comprendre que si il n'allait pas illico, il pourrait y avoir des répercussions plus grave que la trace de la main de sa cousine sur sa peau halée. Excuses à une parfaite étrangère. Son cerveau n'arrivant même pas à mettre le bon prénom sur ce visage ayant emprunté les traits d'un ange pour y cacher le diable personnifié. Mot trop fort. Il n'y avait qu'un diable et c'était chez les Gardner qu'il s'y trouvait. Une dynastie de souvenirs s'effondrant pour ne devenir qu'un unique souvenir de leur dernier échange. Quelque chose qu'il pensait d'inébranlable que leur amitié et qui s'était pourtant brisée par la distance. Cicatrice venant s'ancrer dans son âme, il aurait dû se battre pour qu'elle reste mais qui était-il pour la convaincre ? Lui, un Irvine n'ayant jamais compris ce concept d'âme-soeur ? Celui qui pouvait pas contracter de mariage par intérêt ? Malédiction venant brûler son âme pour le laisser derrière alors que sa génération avançait dans la vie, rare était ses camarades encore célibataires. Comme si il avait choisi son sort. Partageant ses nuits avec une bonne bouteille d'alcool et Rhea plutôt que de réfléchir à si il trouverait cette femme un jour. Iris océans s'abattant sur cette porte le séparant d'une dignité envolée. Iris océans venant se dilater par l'obscurité de la nuit, il ne savait pas si son poing allait se décider à frapper. Que pouvait-il dire ? Désolé ? Qu'il avait agi comme un con de première ? Vega n'était pas blanche colombe dans l'histoire. Il aurait pu accuser l'alcool imaginaire d'avoir causer ce comportement tellement peu Irvine. Enfants ayant grandi trop vite. Irvine voulant cette O'Hara du passé, celle avec qui il pouvait discuter des heures entières sans voir les étoiles commençaient à apparaître dans le ciel obscur. Un bruit sourd. Plusieurs bruits sourds. Son poing contre l'imposante porte. Des secondes où un blanc détruit par un environnement plus bruyant s'installa. La batteur se demandant si il ne valait mieux pas faire demi-tour. Rentrer au chaud dans son cocon à Camden Town. Rentrer et éviter ou mentir à Iseabail. Fichue vélane s'incrustant dans sa tête avec des mots percutants. Son propre sang prenant le parti d'une autre. Il aurait peut-être dû envoyer une beuglante pour rappeler les bons vieux temps où causer une scène en plein Poudlard les amusaient encore. Beuglante pour dire quoi ? Aucune idée. La brise venant le chatouiller, son manteau resserré contre lui, les températures anglaises baissant une fois la nuit tombée.
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Ven 26 Mai - 23:35
Dynasty
Lachlan Irvine ∞ Vega O'Hara

Les coups, de puissants battements sur le battant en bois sombre de la porte, lui donnèrent envie de rétrécir, de disparaître d'un coup de baguette magique, juste pour ne plus être dans ce manoir aux recoins mangés par les ténèbres. Son cœur s'affola, ses pensées s'éparpillèrent, oisillons terrifiés incapables de réagir de manière coordonné. Il est revenu pour moi. Avery. Je vais ouvrir la porte et il sera là, planté avec un bouquet d'excuses en main, les phalanges encore humides de mon sang. Il est revenu et, cette fois, il n'acceptera plus de rébellion. Ses mains se mirent à trembler, de la sueur froide à couler le long de son échine ; la peur brutale qu'elle ressentit la paralysa et elle fut incapable de faire bouger ses pieds pour qu'ils la mènent jusqu'au hall. Elle ne voulait – ne pouvait – pas l'affronter. Pas alors qu'il se retrouvait chez lui, en territoire connu, pas alors qu'il faisait nuit, que l'orage menaçait, grondant au loin, pas alors qu'elle était seule.

Quelque chose frôla ses jambes nues et elle sursauta sur place, resserrant le peignoir en soie rouge autour de sa taille, comme pour se protéger, avant de remarquer que ce n'était que King, un des chats qui avaient trouvé refuge dans sa maison. Elle soupira, puis se pencha pour le ramasser, encore tremblante. « Crapule, on a déjà parlé de ça, toi et moi. Tu m'évites les crises cardiaques et je te le repaye en croquettes. ». L'animal se mit à ronronner en se lovant davantage contre elle et elle trouva cette occasion de réconfort trop parfaite pour le laisser s'échapper.

Avec King serré dans ses bras, elle se dirigea à pas lents vers les doubles-portes qui la conduiraient peut-être jusqu'à l'Ifrinn. Inspirant profondément, elle reposa l'animal à ses pieds, puis sortit sa baguette. Qui d'autre que lui pourrait bien s'aventurer ici, à une heure aussi tardive ? Les jambes en coton, une main cachée derrière le dos, elle finit par déverrouiller et ouvrir la porte d'un sec. Lorsque la silhouette de Lachlan apparut sur son paillasson, le visage fermé, elle manqua d'éclater de rire tant le soulagement lui coupa le souffle. Elle se rattrapa de justesse mais ne réussit pas à dissimuler un sourire tranchant. Comme il ne se décidait toujours pas à prendre la parole – bon sang, pourquoi venir se planter sous son porche, si c'était pour devenir aussi silencieux qu'une tombe ? – elle finit par le saluer d'un ton impersonnel, trauma d'une vengeance bien personnelle : « Bonsoir. Et vous êtes ? ». Très bien. Voilà qui n'avait rien de très mature, surtout pour celui qui semblait avoir pris mille ans en seulement dix ans. Elle leva alors un sourcil, perdit tout sourire et ajouta : « Je te préviens, Irvine, si tu comptes squatter mon palier toute la nuit, je te fais payer un loyer. ». Sur ce, elle referma la porte d'un claquement sec, laissant dehors l'importun. Voilà qui lui apprendrait à bien se comporter en sa présence.
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Sam 27 Mai - 1:00
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Vega O'Hara & Lachlan Irvine
Maudite faim, faim de renouer ce contact perdu depuis de si longues années, gamins devenant adultes, gamins s'échappant d'une destinée dans les fin fonds de la galaxie pour n'être que de simples fourmis sur cette terre. Sentiment de puissance futile venant résonner dans ses oreilles pour être tue par sa conscience, simple fourmi attendant les ordres du plus fort, de l'aîné venant brimer son épanouissement. Ces années sans nouvelles, années passées à oublier le simple fait qu'ils avaient pu être amis un jour, oubli d'une femme faisant de l'ombre à Aphrodite même, oubli de soi dans une vie passée à être simple spectateur. Sirène du passé chantant mélodieusement pour un accostage brutal, aucune délicatesse souhaitée. Sirène l'envoutant, sirène mécanique ne cherchant que la fuite avec des mots pouvant s'avérer blessant voir glacés. Courant dans cette rue le menant vers les réminiscences, courant vers une colline à franchir pour obtenir ce pardon si important pour sa cousine, le fil directeur de ses pensées fatigué de devoir toujours courir, abandon de ce comportement une décennie précédant aujourd'hui. Vega, étoile embrasant sa vie avec de l'adrénaline telle la parfaite O'Hara qu'elle avait pu être, sentiment mort, enterré le jour de son départ. Douleur traversant son esprit, amie précieuse qu'il avait laissé à la charge d'un monde qu'il avait aussi envie de découvrir pour revenir des années après en ayant trop changé. Cynisme, était-ce donc là le visage de la liberté ? Finalement pour le mieux, il n'aurait pas pu lui offrir grand chose en lui demandant de rester, ce Irvine maudit par les dieux pour une erreur inconnue, patrimoine génétique dont on ne pouvait pas fuir. Que pouvait-il dire à la blonde occupant ses pensées depuis leur dernière rencontre ? Désolé ? Il ne recommencerait plus ? Tellement banal, tellement peu lui. Silence le bernant dans une phase de statue, aucun bruit ne sortant de ses lèvres si ce n'était que pour ses expirations bruyantes. Porte claquant devant lui. Inhabituel, elles le laissaient toujours entrer, espérant toutes devenir cette âme reliée à la sienne, espérant plus qu'il ne pouvait biologiquement offrir. Stérilité et solitude étaient devenus des mots clefs dans ses cauchemars, il le savait, il était effrayé, petit garçon prenant le pas dans ces moments de panique. Petit garçon perdu par des attentes parentales impossible à obtenir de si tôt, incapable de voir ce qu'il pourrait changer.

J'étais blessé. Un cri sortant de ses lèvres gercées par le froid ambiant, la tempête s'annonçant proche et pourtant si lointaine, ovation spectaculaire dû à une stupidité inhérente. Porte fermée, connexion brisée sûrement à jamais, impossible d'emprunter un retourneur de temps pour revenir à une époque où il aurait encore été capable de la retenir dans leur pays. La vérité ? J'étais jaloux. Jaloux que tu puisses partir loin de ta famille. Jaloux parce que je reste bloquer ici en attendant une femme qui ne viendra sûrement jamais, avec ma chance légendaire, elle doit être déjà dans le ciel sous forme d'étoile. Jaloux des autres pour être capable de retenir une amie en leur prétextant amour éternel imaginaire alors que je suis sujet à une putain de malédiction m'empêchant tout ça, empêchant de te priver de déployer tes ailes vers des contrées plus féériques qu'ici. Excuse directe évitée, même pas le quart de ce que son coeur assombri portait en lambeaux depuis des années, une vérité qu'il essayait d'échapper malgré lui, la menace d'une mort prématurée de celle supposée partager sa vie. Métier de rêve, relations familiales capables de s'améliorer, argent à souhait et pourtant le plus important n'était même pas au rendez-vous, même pas prêt de lui arriver devant les yeux. Incapable de trouver cette personne, incapable de retenir cette amie après Poudlard, incapable d'empêcher ses soeurs de tomber sous le charme d'un sorcier indigne. Incapable de choses élémentaires et pourtant les plus difficiles.
@Vega O'Hara


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Sam 27 Mai - 16:42
Dynasty
Lachlan Irvine ∞ Vega O'Hara

De son rejet, Lachlan n'avait pas simplement surpris Vega et heurté sa sensibilité mal avisée, non, il avait également déclaré qu'il ne rentrerait pas dans son jeu du rien n'a changé et, plus que tout autre mot blessant, c'était cette attitude qu'elle condamnait. C'était ce refus catégorique de ne pas changer ce qu'il était devenu, l'espace de quelques minutes, qui l'enrageait et qui lui avait donné cette impulsion mesquine : refermer la porte, ignorer l'être amer et tranchant qui avait pris la place de Lachlan et retourner à ses basses occupations auprès de King et du reste de sa petite famille animale. Même si la douleur d'avoir perdu une amitié qu'elle s'était imaginée éternelle demeurait, coincée entre deux côtes. Visiblement, dix années impactaient même le meilleur des Hommes et si elle ne pouvait pas changer ce fait, elle l'ignorerait.

C'était sans compter la ténacité de l'Irvine, piégé sur ce palier, de cet Autre Côté. Bien entendu. Elle aurait dû s'en douter ; il n'était pas venu jusque chez elle à une heure si tardive pour le simple plaisir de se voir envoyer promener avant même d'avoir dit une seule syllabe. Toutefois, elle s'attendait à ce qu'il tambourine plus fort contre sa porte ou qu'il lui fasse un scandale quant à ses manières. Au lieu de quoi, il avoua soudain dans un cri : « J'étais blessé. ». Elle se figea dans ses pas, le dos tourné à la porte. Blessé ? Fronçant les sourcils, l'incompréhension la frappa. Les seules paroles blessantes qu'elle avait eu l'occasion de prononcer étaient sorties quand le mal était déjà fait, à la toute fin de leur conversation, alors quoi ? Parlait-il de son départ ? « La vérité ? J'étais jaloux. Jaloux que tu puisses partir loin de ta famille. Jaloux parce que je reste bloquer ici en attendant une femme qui ne viendra sûrement jamais, avec ma chance légendaire, elle doit être déjà dans le ciel sous forme d'étoile. Jaloux des autres pour être capable de retenir une amie en leur prétextant amour éternel imaginaire alors que je suis sujet à une putain de malédiction m'empêchant tout ça, empêchant de te priver de déployer tes ailes vers des contrées plus féériques qu'ici. ». Jaloux. Ses mots sonnaient creux, tant ils semblaient déplacés pour elle. Jaloux d'un départ qui lui avait coûté liberté, dignité et sa capacité de femme à procréer ? Il était peut-être grand temps qu'il ouvre un journal, qu'il se fasse une idée de ce merveilleux voyage qu'il lui imaginait.

Sans savoir ce qu'elle faisait, elle fit volte-face, retournant sur ses pas et rouvrit la porte d'un coup sec. « Il faut savoir, tu étais blessé ou jaloux ? », claqua-t-elle comme réponse, alors que le feu de sa colère asséchait le peu de compassion qu'il lui restait. Elle eut un petit rire jaune. « Reprenons les choses dans le bon sens. Blessé ? Je peux essayer de comprendre, mais si tu avais pensé que ton âme sœur t'attendait dans un autre pays, voilà bien longtemps que tu serais parti sans un regard en arrière. Est-ce que je me trompe ? ». Alors, oui, elle était partie, n'avait pas donné de nouvelles, si ce n'est un bonjour de temps en temps mais elle n'avait pas idée que les choses se dérouleraient ainsi. Et si la situation s'était inversée, oui, elle en aurait peut-être été blessée mais elle aurait compris. Aurait essayé de comprendre, tout du moins.

« Jaloux ? Tu ne sais pas de quoi tu parles. », reprit-elle sèchement. « Tu sais, quand je suis partie, je n'avais absolument aucune garantie que ce que je faisais marcherait. Je n'ai pas attendu d'avoir de la chance, je n'ai pas attendu que le destin frappe à ma porte, j'ai pris ma baguette et je me suis lancée. Alors, jaloux de quoi, de mon audace ? ». Qu'il ne vienne pas lui parler de sa chance légendaire, ni de malédiction. Si les gênes leur procuraient une base solide pour construire leur avenir, le reste ne dépendait que d'eux ; il fallait se battre pour obtenir ce qu'on voulait, ne pas se résigner à attendre. Sortir les crocs et essayer autant de fois qu'il le faudrait. C'est ce qu'elle avait fait et si ce temps était à présent révolu pour elle, celui de Lachlan n'était pas encore passé. « Mais qu'est-ce qui t'empêche de partir ? Qu'est-ce qui t'enchaîne à cette capitale du brouillard ? Ta famille ? Ils comprendraient et il y a des dizaines de moyens de communication de nos jours, alors épargne-moi ce couplet. ». Questions et arguments se mêlaient férocement et Vega ne comptait pas en démordre. La colère brûlait toujours, éclairant de l'intérieur ses yeux brûlants. « Ne me fais pas payer tes états d'âme et surtout, n'aie pas de regrets, Lachlan, aucun mot n'aurait pu me retenir ici. ». Elle avait voulu partir et elle en avait payé le prix. Point à la ligne.
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Dim 28 Mai - 19:14
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Vega O'Hara & Lachlan Irvine
Passé s’infiltrant dans les crevasses abandonnées par une douleur superficielle, douleur n’existant qu’avec cette jalousie, entrelacement de deux phénomènes lui rongeant cette connexion pourtant si fusionnelle, rejet de l’autre enfonçant leu lien dans les abîmes profondes du Styx. Oubli d’une manière si naturelle de se comporter avec elle, oubli d’un passé en commun, la mort les guettant plus qu’à l’époque où l’innocence enveloppait leur coeur. Dernière chanson pour deux âmes sanctifiaient par des histoires communes, mort figurative venant les éteindre avant de passer à autre chose, il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même, incapable de pouvoir garder le contact avec une femme partant chercher une liberté, incapable de supporter sa propre jalouse mêlée aux regrets, protection de sa petite-soeur et sa cousine, incapable de les voir manipuler par leurs parents pour trouver cette personne si importante dans des alliances pouvant leur permettre meilleure réputation dans le milieu des sang-purs. Douce mélodie d’ambiance venant laisser place à une mélodie généralement utilisé pour les combats dans les films moldus. Romantique comme approche. Futile. Stupide surtout. « Il faut savoir, tu étais blessé ou jaloux ? » Comme si l’un et l’autre ne pouvaient coexister dans son existence, il était les deux, le gamin blessé qu’on le laisse derrière, le gamin jaloux d’un devoir inhérent qu’il s’était mis sur les épaules. Son visage de porcelaine devant le sien, souffle s’accélérant, colère presque montante, torture que de ne pas pouvoir exploser, ne pas la faire fuir face à une facette de lui s’exprimant de plus en plus, il n’était que feu menaçant de s’étendre à la première contrariété. Il explosait tout seul, jamais violent sur les autres, préférant laisser sa voix s’échapper dans les ténèbres pour se soulager. « Reprenons les choses dans le bon sens. Blessé ? Je peux essayer de comprendre, mais si tu avais pensé que ton âme sœur t'attendait dans un autre pays, voilà bien longtemps que tu serais parti sans un regard en arrière. Est-ce que je me trompe ? ». Silence bannissant l’audace de ses mots, silence venant l’envahir pour le plonger dans ses pensées les plus profondes, des mots flous venant intégrer son esprit, des simples morceaux de phrase ne faisant pas sens. Mots brûlant dans son subconscient, mots implosant dans son système.

 « Tu crois que j’ai le pouvoir de partir d’ici ? Que ça me dérangerait pas de laisser ma petite-soeur à la merci d’une malédiction qui nous frappe depuis des générations ? Qu’on a pas peur de tomber sur un impur en âme-soeur même à l’autre bout du monde. Tu comprends pas pourquoi on préfère la sécurité au déshonneur ? Angleterre ou bien pays de l’Est, c’est la même politique. Tomber amoureux c’est dangereux, tellement dangereux qu’on risque notre propre peau dans ce phénomène stupide alors oui, on a tous choisi la sécurité pour pas mourir. La seule raison me bloquant dans un pays où mon opinion ne comptera jamais, où je suis née pour suivre les ordres de mon père et de mon frère. Je suis juste venu ce soir par demande de ma cousine. » Monologue futile, monologue porté par les demandes inhérentes d’une gamine prête à tout pour réconcilier deux personnes lui étant cher, venant obliger son cousin à s’excuser. Pathétique le pouvoir qu’elle pouvait avoir sur lui, batteur pour les Canons de Chudley qui se pliait aux exigences impossibles d’une gamine au cheveux d’or. Faiblesse. Des rêves d’enfants se fracturant pour tomber dans les profondeurs du néant, rêves de rires partagés avec son amie, rêve d’une vie sans soucis pour faire face à une réalité tout autre. Photographies impossible à s’imaginer à présent, deux êtres que les années et la distance avaient séparé sûrement pour toujours. Deux gamins cherchant les ennuis ayant disparu avec le monde extérieur, incapable de protéger cette facette d’eux-même. Une page déchirée du livre de leur vie, détruite par le temps. Une dynastie ils avaient dit, une dynastie inébranlable qui pourtant avait été secouée sévèrement par les Dieux de ce monde. Religion des sept baguettes en faute ? Ou simplement la leur. Faute incapable à déterminer, deux êtres dont la fierté aveuglaient, une partie de lui-même disparaissant, partie ayant encore l’espoir de revenir à l’ancien temps sans séquelles graves, innocence qui n’était que stupidité.
@Vega O'Hara


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Jeu 1 Juin - 19:47
Dynasty
Lachlan Irvine ∞ Vega O'Hara

Elle ne parvenait pas à l'atteindre. Les mots se succédaient, s'enchaînaient et se déployaient tout autour d'eux dans une atmosphère aussi électrique que vaine ; il l'entendait mais ne l'écoutait pas. Peut-être même plus borné qu'elle, il mettait sans s'en rendre compte un point final à ce passé qui les avait tous deux récemment tourmenté. À cette amitié qui s'était diluée dans les vapeurs de temps et d'espace.

Vipère, peut-être, mais vipère sensée. Son venin n'était que vérité et questions qu'il se plaisait à ignorer – consciemment ou non. Elle lui jetait pour une fois de l'honnêteté brute au visage et il lui répondait par une tirade essoufflée qu'il ne devait avoir eu de cesse de se répéter, au cours de ces dernières années. « Tu crois que j’ai le pouvoir de partir d’ici ? Que ça me dérangerait pas de laisser ma petite-soeur à la merci d’une malédiction qui nous frappe depuis des générations ? Qu’on a pas peur de tomber sur un impur en âme-soeur même à l’autre bout du monde. Tu comprends pas pourquoi on préfère la sécurité au déshonneur ? Angleterre ou bien pays de l’Est, c’est la même politique. Tomber amoureux c’est dangereux, tellement dangereux qu’on risque notre propre peau dans ce phénomène stupide alors oui, on a tous choisi la sécurité pour pas mourir. La seule raison me bloquant dans un pays où mon opinion ne comptera jamais, où je suis née pour suivre les ordres de mon père et de mon frère. Je suis juste venu ce soir par demande de ma cousine.  ». Tu te crées des problèmes qui n'existent pas encore. Tu anticipes un futur incertain et bancal. Tu te noies dans des excuses qui t'empêchent de vivre et qui te servent de bouclier face aux autres. Tu perds pied et tu es incapable de te l'admettre, eut-elle envie de lui dire, mais les paroles qu'elle laissa lui échapper furent encore moins douces.

Un rire dur et mauvais sortit d'entre ses lèvres et elle attaqua avec un sarcasme prononcé : « Ah, vous, les Irvine, toujours à dramatiser ; les damnés de naissance. Quoique ta cousine prenne sa condition avec beaucoup plus de grâce et bien moins de pleurnicheries. ». En réalité, elle n'en voulait pas aux Irvines, juste à lui, pour venir pleurer ses tourments quand il aurait dû essayer de rabibocher leur amitié décousue. Juste à lui pour se montrer d'un tel aveuglement. Elle essayerait une dernière fois de lui dire les choses, de le pousser à avancer dans son problème, mais ensuite, elle arrêterait. Elle n'avait rien d'une Mère Teresa et encore moins d'une âme décente. S'il voulait parler de ses problèmes, qu'il se trouve un ami, un vrai, qui ne l'aurait pas trahi et qu'il n'aurait pas blessé. « Je sais que t'as vraiment très envie de jouer au grand frère macho qui pense que ses sœurs sont incapables de se gérer seules, mais les faits sont là : elles sont majeures et victimes de quelque chose que tu ne pourras jamais contrôler, présent ou pas. Alors, soit tu pars découvrir ailleurs ce qui te retient vraiment ici et il sera toujours temps de revenir si jamais l'une de tes sœurs découvre que son âme sœur est un impur, soit tu restes planté là à gémir. A te demander ce que t'aurais pu faire pour vivre, au lieu de te laisser mourir à petit feu. ».

Elle ne lui accorda aucun répit, martelant ses accusations au rythme de leur colère mutuelle. « Parce que, le truc, Lachlan, c'est qu'en choisissant la sécurité, tu choisis de t'enterrer six pieds sous terre. Parce que ça revient à ça pour vous, de ne pas tomber amoureux, n'est-ce pas ? ». Elle haussa un sourcil, puis se recula d'un pas, la main posée sur le battant de la porte. Sa voix se durcit davantage quand elle ajouta : « Grandis, Lachlan, chacun a sa croix à porter et tout le monde n'en fait pas un drame public. De même, je te rappelle que ma maison n'est pas un bureau des plaintes et que je commence à être lasse de parler à une personne qui n'a aucune envie d'être là. ». Elle y était arrivée, elle avait fini par vider son stock de patience. Ne lui en restait plus une goutte pour cet inconnu culotté qui pensait que déverser ses peines valait mieux que renouer le contact. Elle avait fait sa bonne-action, prodigué son ultime conseil. Maintenant, ils en avaient terminé. Peut-être n'aurait-elle pas dû être si blessée par le fait qu'il ne soit pas venu de sa propre initiative, par l'idée que Bail avait dû lui forcer la main pour qu'il se pointe à sa porte, mais le mal était fait et elle n'avait plus aucune envie de se battre pour eux. Pas quand lui-même avait déjà baissé les bras. « Maintenant, je vais refermer cette porte. Si tu as encore d'autres semblants d'excuses forcées à me faire part, ne te gêne pas, c'est maintenant ou jamais. Sinon, tu pourras dire à ta cousine que cette fois, c'est moi qui t'ai demandé de partir. ». Finalement, peut-être qu'un dialogue avec Avery aurait été plus fructueux que cette conversation stérile.
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Jeu 8 Juin - 17:32
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Vega O'Hara & Lachlan Irvine
Dialogue sourd, dialogue n’arrivant pas dans les oreilles des deux participants, chacun trop obstiné pour garder ses positions, connexion brisée, deux entêtés incapable de se comprendre après des années d’absence, douleur imaginaire se braquant contre la frustration de ne plus la comprendre en un seul mot comme auparavant. Les étoiles choisissant leurs amants, Vega partie au loin, vision encore présente dans son esprit quand il y pensait, celle qui avait découvert le monde extérieur, celle échappant à une monarchie inégale. Gamin ne voulant pas connaître l’autre facette du monde seul, incapable de se détacher d’une famille qu’il trouve pourtant trop nombreuse, incapable de faire face à une destinée pouvant s’avérer enflammée, risquer son statut pour l’amour. Injustice envers cette blonde à la beauté interstellaire, cette blonde se prenant ses mots presque sans sens à la figure.


Inepties sorties de la bouche d’un ignorant, inepties s’enchaînant pour l’enfoncer dans la destruction totale d’un lien passé, complètement futile de sa part de partir dans ce chemin, il avait connu Vega, il avait connu cette vipère au coeur glacé avec une beauté capable d’ensorceler. Passé, ce mot clef qu’il aurait du prendre plus à coeur avant de se lancer dans une tirade trop précipitée, victime de son impulsivité inhérente à la situation, il était destiné à échouer par manque de réflexion, de calme. Serbie, hiver dur influençant sûrement celle qu’il pouvait encore appeler amie, il y a dix ans de cela. Futilité. Il se murait dans le silence, incapable de répondre à cela, il était tombé dans le piège, celui qui avait été élevé par un père capable de dire tais-toi et à genoux femme, père incapable de voir ses autres enfants, amour pour sa femme pourtant présent d’une certaine manière, préférant probablement posséder son corps plutôt que son coeur. Ce fils, ni l’aîné et encore moins le dernier qui avait hérité de l’inverse, se fichant des corps mais incapable de gérer un coeur encore moins le sien qu’il aveuglait pas un regard flou sur le monde. « Alors quoi ? C’est toi qui est parti mais c’est à moi de me taire et faire comme avant ? C’est à moi d’oublier les dix années sans contact alors que j’étais à un endroit que tu connaissais par coeur ? Je me cache peut-être derrière ces tirades futiles pour éviter d’affronter ce phénomène mais tu te caches derrière quoi toi ? Pour ne pas être revenu dans ta famille avec ton mari ? Pour avoir disparu dix ans ? » Que c’était-il passé dans ce pays pour les éloigner autant, cette incompréhension entre deux êtres venant les tirer dans un gouffre de l’oubli. Etoiles entrelacées du passé venant offrir leurs éclats à des constellations différentes, un pauvre sorcier et cette étoile, un ciel les séparant. Lumière tamisée, vision changée, ouvrant les yeux sur ce masque de sarcasme. Dix années, laps de temps pourtant pas décadent mais insurmontable sans aucunes nouvelles, insurmontable pour quelqu’un qui attendait que l’heure finale, le glas de l’épée venant s’abattre sur son cou. Décapitation royale pour un Irvine qui n’apporterait de toute manière que déshonneur à la lignée, autant en finir avec lui avant même de commencer. Celui gardant le silence durant les conseils de sa famille, n’ayant aucun pouvoir, aucune parole contre l’héritier et le roi maudit. « Je me plains peut-être Vega mais contrairement à toi, je vais pas attendre une décennie pour te montrer que je reviens dans ta vie. On a peut-être changé durant ce temps là, c’est peut-être futile de perdre patience pour un truc qu’on avait gamin mais tu vois contrairement aux idées reçues qu’on me met sur le dos à cause de mon aîné, je change pas d’avis comme de dragées de Bertie Crochue mais j’ai déclaré à Poudlard que Altaïr et Vega seraient éternels, ce n’était pas pour y revenir dessus des années plus tard. Bail m’a peut-être forcé à venir mais il y avait une part d’envie également dans cette démarche. Maintenant, je m’en vais mourir à petit feu donc si tu veux refermer cette porte, je t’en pris. Ce ne sera que temporaire Vega. » Petite cerbère venant sauver cet oisillon du tonnerre pris dans les filets d’une obéissance à un patriarche, jeu innocent n’ayant même pas l’étoile en cible, jeu innocent les amenant à des rires, des sourires secrets, des regards échangés au tournant d’un couloir à Poudlard. Social et pourtant gardant ses distances à la moindre notion d’intimité avec une connaissance, les filles O’Hara, ces deux blondes venant l’amener dans des recoins inexplorés des relations amicales. Il n’abandonnerait pas le blond, il n’abandonnerait pas l’idée qu’un jour les deux étoiles pourraient revenir au firmament, se sourire l’un à l’autre sans une once de froideur parcourant leurs lèvres. Pathétique de s’accrocher autant, pourtant il ne démordrait point cette promesse personnelle, celle capable d’être mise de côté pour un simple jeu de mot, un mythe éternel déjà, pourquoi vouloir le recréer sans cet amour les transperçant ? Pouvait-il pas simplement être Vega et Lachlan ? Jouer un jeu plutôt qu’être eux-même ? Ces prétentions venant les engouffrer dans les bras de la discorde, manipulation capable d’effondrer un quelconque passé en commun, manipulation invisible capable d’empirer une situation.
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Ven 9 Juin - 11:41
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Lachlan Irvine ∞ Vega O'Hara

Ce fut la lassitude qui gagna le pas. Elle devança la colère, les peines et l’amertume. Elle embauma l’atmosphère lourde et chargée d’électricité comme un parfum d’automne. Un parfum de feuilles mortes et de déceptions passées. « Alors quoi ? C’est toi qui est parti mais c’est à moi de me taire et faire comme avant ? ». Une question légitime, mais Vega n’avait pas envie de lui accorder un seul point. Elle n’avait pas envie de se montrer de bonne foi : la tempête qui saccageait son esprit lui ordonnait de mettre à feu et à sang ce qui restait d’eux, puis de rentrer retrouver ce rien sinistre qui l’attendait. « C’est à moi d’oublier les dix années sans contact alors que j’étais à un endroit que tu connaissais par coeur ? Je me cache peut-être derrière ces tirades futiles pour éviter d’affronter ce phénomène mais tu te caches derrière quoi toi ? Pour ne pas être revenu dans ta famille avec ton mari ? Pour avoir disparu dix ans ? ». Ah, la voilà, sa vérité qui blessait. Elle avait attaqué et ce faisant, elle s’était doutée qu’elle y aurait droit à son tour. Pourtant, les deux dernières questions la déstabilisèrent assez pour que la flamme de sa rancœur vacille. Deux secondes durant. Soufflée par un vent de douleur qui la laissa tremblante. Oui, Vee, explique-lui pourquoi tu n’es pas revenue au bras de ton charmant époux. Explique-lui pourquoi tu ne vis pas avec ta famille ? Explique-lui l’insoutenable et plus encore. Les lèvres pincées, elle fit mine de ne pas dérailler. « Je n’ai pas disparu. », protesta la blonde entre ses dents serrées, « J’ai construit une nouvelle vie, à laquelle tu n’étais pas inclus. Qu’il t’en déplaise ou non, peu m'importe. ». L’honnêteté lui faisait défaut, les demi-mensonges pleuvaient sur la terre aride de leur amitié : pluie acide, malheureusement pour eux. « Et si je suis revenue seule vivre dans un manoir qui n’est pas celui de ma famille, c’est tout simplement pour garder mon indépendance. Penses-tu vraiment que j’ai envie de retourner sous la coupe de mes parents à mon âge ? ». Elle en parlait comme si elle avait dix, voire vingt ans de plus. Et sa peau n’en détenait peut-être aucun signe, mais elle éprouvait sur ses épaules et dans son crâne le poids de ces années fantômes.

« Je me plains peut-être Vega mais contrairement à toi, je vais pas attendre une décennie pour te montrer que je reviens dans ta vie. ».  Pas hasard, la première fois. Par obligation, la seconde, eut-elle envie de répondre, mais il ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin. Il n’en avait pas fini avec elle. « On a peut-être changé durant ce temps là, c’est peut-être futile de perdre patience pour un truc qu’on avait gamin mais tu vois contrairement aux idées reçues qu’on me met sur le dos à cause de mon aîné, je change pas d’avis comme de dragées de Bertie Crochue mais j’ai déclaré à Poudlard que Altaïr et Vega seraient éternels, ce n’était pas pour y revenir dessus des années plus tard. ». L’équilibriste cruelle tomba de son fil, l’habile jeune femme bousculée par un souvenir étrange. Une promesse tirée d’un jeu qu’il y avait toujours eu entre eux. Une promesse, venue de loin, d’un conte astrologique, qui les dépassait tous deux. « Bail m’a peut-être forcé à venir mais il y avait une part d’envie également dans cette démarche. Maintenant, je m’en vais mourir à petit feu donc si tu veux refermer cette porte, je t’en pris. Ce ne sera que temporaire Vega. ». Son acharnement forçait à l’admiration, Vega devait le reconnaître, et elle ne put contenir un léger sourire, une caresse éphémère un peu triste sur ses lèvres, avant qu’elle ne réponde faiblement : « Malheureusement, ce n’est pas une promesse que tu peux tenir, Lachlan. ». Elle leva un sourcil, la lasse évidence peinte dans son regard. « Rien n’est éternel. Ni le chagrin, ni les sentiments, ni le destin, pas même les étoiles. Elles finissent toutes par s’éteindre. On ne le voit que trop tard mais nos yeux ne se brûlent jamais qu’à leurs reflets morts. ». Sa colère glacée, elle émit un autre de ses sourires faiblards et ajouta : « Et si je m’appelle Vega, tu n’es qu’un Allistair. ». Subtile différence ou importance capitale ? Elle n’en restait pas moins la fille de l’empereur céleste et lui, l’humain inconscient. Et tout un océan de ténèbres les séparait à présent. « Je suis désolée. », souffla-t-elle. Trois mots qu’elle ne prononçait jamais, mais qu’elle avait tout de même envie de confesser aujourd’hui. Pour sa dureté, pour ses mots crûs, pour cette porte qu’elle refermait déjà.  
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FIN ?


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Mar 20 Juin - 1:45
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Vega O'Hara & Lachlan Irvine
Mort instantanée, brûlure d’un lien n’étant plus que cendres, son regard océan vagabondant sur une personne qu’il pensait connaître, connaissance relative d’une évolution des mentalités de chacun, contrôle perdu sur cette connexion, sur ces rires. Cette peau porcelaine venant habiter ses iris à chacune de leurs rencontres de collège, ces cheveux blonds qu’il n’aurait pu comparer à l’or de Gringotts par leur rareté extrême. Corps mature, douces courbes ancrées dans sa mémoire, souvenirs défaillants pour être remplacer mais cette image brisée d’un miroir, femme essayant de s’inviter de nouveau dans leurs vies, retrouvant le même caractère pour s’échouer au premier rocher.  « Je n’ai pas disparu. » Simplement de l’empire anglais, simplement de sa vie, simplement des mémoires pour réapparaître tel une fleur une décennie plus tard. Où était ce fameux époux l’emmenant si loin de sa patrie ? Où était l’unité des O’Hara quand sa propre mère n’avait pas été au courant du retour d’une des siennes. « J’ai construit une nouvelle vie, à laquelle tu n’étais pas inclus. Qu’il t’en déplaise ou non, peu m'importe. » Douleur. Déception. Blasphème ? L’incertitude venant le guetter pour l’emporter dans les tréfonds du doute sanglant, doute vacillant toute la confiance qu’il avait pu réunir pour l’affronter aussi tard, courage liquide précédant la rencontre, léger liquide, un fond pour garder le pas sur l’image qu’il pouvait refléter. « Si c’est tellement ton souhait d’avoir une nouvelle vie sans ma présence, je ferais en sorte que ça se produise Vega. » Organe primordial se contractant dans sa poitrine, rejet de cette amitié ayant participé à son évolution durant toute la puberté sorcière. Rejet de son statut dans une famille trop nombreuse, cette peur venant s’installer en permanence dans son âme prenant ancrage pour finir par le rendre sénile un de ces jours. Rejet de son amie, celui qui brûlait le plus, visage impassible, ses pensées et souvenirs se décomposant à ses mots durs mais tellement juste. « Et si je suis revenue seule vivre dans un manoir qui n’est pas celui de ma famille, c’est tout simplement pour garder mon indépendance. Penses-tu vraiment que j’ai envie de retourner sous la coupe de mes parents à mon âge ? » Question venant s’imposer à son esprit, le joueur de quidditch incompétent pour comprendre des affaires qu’il n’avait jamais cherché à s’intéresser, la localisation de ce fameux mari devant le point le plus brûlant, question inhérente, question qu’il garderait pour lui, du moins pour ce soir. Laissant passer l’occasion de lui en poser des milliers, comprendre pourquoi celle qu’il avait pu porter dans son coeur était devenu comme… Comme quoi exactement ? Le masque de froideur qu’il observait dans toute cette famille d’opportuniste ? Le masque qu’il voyait au quotidien sur le visage de sa pauvre mère sûrement déçue d’avoir pour âme-soeur un Irvine plutôt qu’un roi ? Aurait-il pu vraiment croire qu’elle deviendrait un jour miséricordieuse ? Pathétique espoir éteint.

« Malheureusement, ce n’est pas une promesse que tu peux tenir, Lachlan. » Promesse qu’il ne pouvait tenir. Balivernes. Par Merlin, le demi-vélane ne s’arrêterait pas de si tôt, à moins que, non pourrait-il vraiment lui dire ça ou bien se cacherait-il derrière des mots sans aucun sens comme on lui avait appris. « Rien n’est éternel. Ni le chagrin, ni les sentiments, ni le destin, pas même les étoiles. Elles finissent toutes par s’éteindre. On ne le voit que trop tard mais nos yeux ne se brûlent jamais qu’à leurs reflets morts. Et si je m’appelle Vega, tu n’es qu’un Allistair. » Cendres de son esprit, tout un pan de sa vie venant à décéder en même temps que leur conversation. Désespoir inhérent, son père lui avait mieux appris, la fermeté de son visage ne laissant apparaître que le minimum. « Une chose que je n’aurais jamais cru entendre de ta propre bouche mais finalement la cruauté des O’Hara n’aura pas sauté une génération. Cruauté sûrement un mot trop fort plutôt froideur, nonchalance. » Porte se fermant sûrement à jamais, c’était fini pour de bon, des années de patience pour ce moment unique. Mensonge. Deux rencontres. Deux de plus qu’il n’aurait imaginé, lui qui la voyait finir ses jours auprès de son serbe dans ce pays maudit. « Je suis désolée. » Faiblesse d’une voix qu’il pensait imaginé, parole qu’il ne pouvait placer dans la bouche de cette cerbère, elle n’était que leur parfait exemple finalement, cette gamine qu’il avait pu connaître n’appartenait plus qu’au passé, il s’en remettrait sûrement, rien que le quidditch ne pourrait arranger. Routine d’une vie reprenant son chemin, oubliant ces deux obstacles pour recommencer à n’être qu’une pâle illusion dans la société magique. Stupidité masculine que de confronter le passé, pathétique excuse qu’il avait pris en amenant le prénom de sa cousine dans la conversation, l’écossais qui aurait du aller voir ses aînés plutôt pour des vrais conseils sur comment gérer ce genre de situation. Papillon de la société s’étant brûlé les ailes. Brûlure glacée le laissant comme un idiot sur le palier d’un manoir inconnu. « Je pourrais jamais te détester malgré tout Vega. » Souffle presque inaudible, souffle se perdant dans la brise de la nuit tombée une bonne fois pour toute. Faible lueur d’espoir sous la forme de lumière projetée par les réverbères, son chemin tracé pour retourner dans son appartement, loin des complications, loin des discussions stériles qu’il pouvait avoir.
@Vega O'Hara



END.


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