intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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Ce que l'on aime avec violence finit toujours par vous tuer. (& Moïra)
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Dim 21 Mai - 13:36

& Moïra
Ce que l'on aime avec violence finit toujours par vous tuer.

Clyde. On peut te demander de vaincre le moindre mystère, de défier n'importe quel sorcier pour ta famille, d'affronter le néant même. On peut te demander de briser ton masque, de plonger dans la chaleur d'un volcan. Tout semble si réalisable à tes yeux, et pourtant... Moïra. Quand tu la regardes, ton cœur d'acier s'éveille en une mélodie sourde. Devant le moindre éclat de son corps, tu n'es plus qu'un être de poussière. Que ne serais-tu pas prêt à faire pour elle ? Clyde. Tes rêves vous unissent. Tes réveils vous séparent. Tu aimerais savoir si tu lui manques, si elle pense à toi. C'est de ce silence dont tu souffres. Le silence des sentiments. Aujourd'hui, encore une fois, vous allez peut-être vous voir. Peut-être. Tu l'espères. Encore une fois, amer, tu vas accepter son imprudence, sa brutalité. Tu t'en veux de te laisser aller ainsi. Ce n'est plus même de la faiblesse, mais le besoin de te faire mal. Sans cesse, tes pensées sont assaillies par sa présence. Lors qu’enfin, tu sembles repousser ce démon loin de ton être, tes obligations te rappellent à elle. Clyde, si tu arrêtes ces lamentations, si tu appuies là où tu souffres... Peut-être verras-tu cet amas douloureux repartir tout seul. Cependant, cela te va si bien à l'âme de te sentir seul au monde, malheureux comme une vulgaire pierre. Voila ce qui compte effectivement : le rêve s'est envolé, et lorsqu'il s'en va... Tout se débine.

La vieille bâtisse t'affronte, et tu portes sur ton visage des traces de lassitude, de cette lassitude qu'on éprouve à marcher vers un but trop éloigné et sans joie, lassitude et commencement de flétrissure, angoisse encore dissimulée, qu'on n'ose s'avouer, dont on se rend peut-être pas encore compte soi-même et qui s'appelle la peur. La peur de cette journée, la peur de devoir perdre. Tu observes la nature, profitant encore un instant de ta solitude au pied des lierres. Elle est toujours en retard. Le conflit résonne déjà dans ton cœur, faisant pulser ton sang si vite à travers ton être. Un certain plaisir vient l'inonder, la même adrénaline que celle d'une découverte incroyable. Enfin un peu d'amusement, il est seulement sous l'ombre de Moïra. Tu t'accroches au spectacle naturel comme à ta solitude, mais le chant des oiseaux ne durent qu'un temps, et aujourd'hui il semble se mourir particulièrement vite dans le vent. Il allait t'abandonner là à un moment ou à un autre. La vie n'est-elle pas plus amusante quand il y a un peu de bordel ? Tu souris légèrement, faisant apparaître ton ordre de mission d'un coup de baguette. Tu marches vers le chagrin comme d'autres courent après le bonheur. Tu connais le destin de cette journée, comme tous les autres. Tu entends déjà l'équipe murmurer à propos de divers paris. Mais où est-elle encore ? Petit à petit, tu t'approches de l'échéance. Peut-être n'est-elle pas assignée à cette mission.

Clyde. Tu es sûr de l'aimer lorsque lui ne t'aime pas. Cependant, tu ne peux échapper à ta condition de fils. Tu ne peux t'effacer devant la puissance de ton père. Tu vas t'oublier dans la foule d'enfants délaissés, craignant sans doute de ne pouvoir te supporter toi-même. Encore. Ou peut-être... Non. Cela fait bien longtemps que tu t'es écarté des histoires de clan, profitant simplement d'une existence normale. Tu as parcouru les territoires pour le simple plaisir de sentir le vent caresser ta peau. Bien loin des rumeurs urbaines. Bien loin des conflits aristocratiques. Toi, sans personne d'autre mise à part Moïra. Le bruit caractéristique d'un transplanage résonne dans la lande. Un soupire t'échappe. Clyde. Tout le monde s'habitue. C'est dans la nature humaine n'est-ce pas ? On s'habitue à voir l'inhabituel, on s'habitue à vivre des choses dérangeantes, on s'habitue à voir des gens souffrir, on s'habitue nous-même à la souffrance et à la monotonie. On s'habitue à être prisonnier de... Non. Tu ne t'habitudes pas au rougeoiement de sa présence. Si. Non. Tu ne sais pas. Tu ne veux pas savoir. Tu t'y habitueras, et peut-être que cela te sauveras. Tu es bien trop occupé par les aléas familiaux pour t'occuper d'une idiotie pareille... Et pourtant tu tournes vers l'origine du bruit. Ton regard scrute le paysage, passant des divers sorciers présents sur le site. Sait-elle ce qu'est la mélancolie ? A-t-elle déjà vu une éclipse ? C'est la vision même qu'elle offre à tes yeux. La lune se glisse lentement devant ton cœur, et le cœur ne donne plus aucune lumière. Tu avances vers elle, silencieux. La vulgarité du cœur, quel indicible atrocité. L'amour n'est qu'une perte de temps, et il est préférable que tu continues de tout en ignorer. Peut-être est-ce pour cela que tu es damné à une existence difficile Clyde. Tu n'aimes pas, et tu n'aimeras jamais. Moïra....  Si c'est être amoureux que de ne pouvoir vivre sans posséder ce qu'on désire, d'y sacrifier son temps, ses plaisir, sa vie... Non. Tu secoues la tête, chassant la moindre pensée amère de ton esprit. Tes pieds s’enfoncent dans la mousse alors que tu parcours la maigre distance qui vous sépare. Tu ne remarques même pas les autres personnes autour de toi. Non, tes yeux ont rencontré les siens. Tu sens sur ton passage le souffle brûlant d'une passion silencieuse, d'une activité destructrice, d'un impitoyablement détachement de toi-même vers son être tout entier. Tu as senti que ta haine allait finir sa course, comme le soleil, ou plutôt tu as senti que tu l'aimais toujours plus. Ton cœur aimerait lui hurler de le garder son petit sourire de merde, que tu ne le désire plus. Que c'est tout ce qu'elle sait donner de toute façon. Néanmoins, tu livre un combat constant contre chacun des muscles de ton corps qui, lui, ne demande qu'à s'écrouler à ses pieds. Tu souhaites tellement que quelqu'un vienne te sauver d'elle. Ton regard pourra alors lui hurler combien elle t'indiffère. Combien tu ne te préoccupes pas d'elle. Tu ne l'aimes pas, non. Tu ne l'aimes pas. Elle n'est pas... Malheureusement, tu sais très bien, Clyde, que la réponse du sien t'anéantira un peu plus : Regarde comme tu n'es qu'un insecte à mes yeux. C'est pourquoi tu ne peux l'aimer.

Tous les aristocrates sont des menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels. Les femmes quant à elles sont perfides, vaniteuses, curieuses et dépravées. Votre monde n'est qu'un égout sans fond où les démons les plus informes rampent, se tordent et se battent dans la fange avec des anges déchus et stupides. Cependant, il y a au monde une chose sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux. Mais on aime. Et ce même si on as presque envie de se dire que l'on a souvent souffert, que quelquefois on s'est trompé, mais qu'on a aimé malgré tout. Nous avons vécu véritablement, non pas un être factice crée par un orgueil et un ennui. Tu te refuses ce plaisir Clyde. Ta condition te le refuse. Une âme soeur, un amour. Un seul, et cela ne sera jamais Moïra. Le piège dans son regard, c'est de croire que tu pourrais peut-être être heureux. Non. Il est vain d'entretenir de pareilles croyances. Elle n'est qu'une arme supplémentaire à ton malheur. Une illusion d'un amour faux. Elle est une tentation du corps, un désir physique insoutenable qui pourtant n'éveille rien en ton coeur. Rien du tout. Tu aimerais fuir, cependant tu as beau croire que tu n'as rien à perdre, puisque tu n'as rien, c'est ici que demeure ta place. Ici, dans cette lande perdue en Angleterre, des spectateurs admirant le spectacle et elle. Surtout elle. " J'ignorais qu'on m'envoyait une fois de plus une incompétente. . Tu passes une main dans tes cheveux en reculant. " Incompétente et en retard. Félicitation McGregor, votre famille doit être particulièrement fière.

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Lun 22 Mai - 17:51

     
Clyde & Moira
C'est dans le malheur, que l'on rencontre les plus beaux moments de bonheur.

La sorcière traînait le pas depuis qu'elle était sortie du ministère. Son nouvel ordre de mission fraîchement plié dans sa poche interne, elle fulminait intérieurement. Ravie pourtant d'avoir enfin une mission nécessitant ses aptitudes au-dehors, loin de la ville et de son tumulte mais surtout de son air vicié. Moins quand on lui avait laissé sous-entendre son équipe. Les technimages l'importaient peu, s'entendant avec la plupart à cause de son bagou et de son empressement à vouloir entrer la première au cœur de l'aventure qui les attendaient, prenant ainsi leur place là où le danger pouvait se loger. Non, c'était plus son coéquipier provenant du département des mystères qui posait problème. Si depuis quelques missions, son supérieur avait pris l'habitude de ne plus lui dire avec qui elle faisait équipe pour éviter le tapage auditif, ses collègues se passaient le mot pour pouvoir voir sa mine déconfite.. pendant que big boss refermait hâtivement les volets de son antre. Lâche ! Elle était donc partie la tête haute mais les poings serraient, ne ralentissant le pas qu'une fois sortie du ministère. Elle aurait bien le temps pour s'arrêter prendre un café - histoire de rester éveillée pendant les longs discours réprobateurs du langue-de-plomb - ainsi que faire un tour du côté de son historiomage préférée. Glaner des indices sur les sites sur lesquels elle allait intervenir faisait toujours partie de son rituel de préparation. Car au final, elle n'accordait qu'une confiance limitée en ceux dépêchés par le ministère.

Avec une énorme demi-heure (semblable à une petite heure pour le commun des mortels) de retard, elle finit par transplaner en pleine campagne, atterrissant directement au nord de l'Angleterre. La brise qu'elle sentit alors sur son visage calma ses nerfs de futures retrouvailles piquantes et d'agréables aventures rocambolesques. Elle profite de ce petit instant de paix alors que le vent portait également le brouhaha des conversations de l'équipe technique devant s'atteler depuis déjà de longues minutes. En ouvrant les yeux, elle tomba directement sur la silhouette élancée et musclée qui vient à son encontre. La brise avant la tempête. Le visage fermé et les pupilles luisantes. Inconsciemment, elle sourit, la furie. Consciente d'avoir provoqué son effet en arrivant comme une fleur, décidant de le punir lui, ne pouvant atteindre son supérieur directement. Elle aime emmerder son monde, plus encore les petits prétentieux se permettant de la juger et de la critiquer à tout bout de champs. Il lui avait semblé pourtant charmant et attirant la première fois qu'elle l'avait rencontré, attaquant une nouvelle mission d'archéomagie au sud du Sahara. Néanmoins, l'aventure avait prit des ascensions périlleuses, heurtant les deux caractères forts comme l’abîme sur les rochers en contrebas de la campagne, non loin du site où ils se trouvaient. Le fracas avait surpris puis s'était installé comme une vieille rengaine rayée, déployant une fureur coulant dans ses veines au point d'en brouiller son esprit à de nombreuses reprises. Auquel les dons de demi-vélane du sorcier n'aidaient en rien, ce en quoi la walkyrie le blâmait intérieurement, refusant de voir plus loin que l'évidence. Ce dont elle n'avait sans contexte, pas besoin puisque dès que le brun ouvrait la bouche, tout charme s'effaçait, faisant bouillir son sang d'une nouvelle manière, plus féroce et guerrière. 

Et aujourd'hui, elle ne fut pas la première à attaquer, lui laissant un goût amer en arrière-bouche. Elle ravale sa rancœur alors que son regard se noircit contrairement à ses lippes qui s’étirent en un fin sourire provocateur. Cette remarque, elle allait la lui faire payer. Comme toutes les autres qui s’en suivront surement, le sorcier n’était guère aimable et habile de compliments. Mot inconnu de son propre vocabulaire. « Très fière même ! Surtout quand il s’agit de traiter affaire avec un Irvine. Vous êtes habitués à attendre, après tout.. » scande-t-elle en relevant la tête avec arrogance et orgueil, continuant son chemin en passant à ses côtés sans outre mesure. Ni attention quelconque. Pourtant, son coeur battait la chamade, le sang affluant trop vite pour finir par venir picoter ses mains qui la démangeaient. Si les piques entre le langue-de-plomb et la briseuse étaient fréquentes, elle ne l'avait encore jamais réellement frappé. Les convenances le lui empêchant. Par contre, au vu du petit sourire figé en coin des technimages, c'était à parier que les enjeux étaient déjà faits parmi les employés.

« Monty ! Alors qu’avons-nous de beau par ici ? En-dehors du vieux ronchon qui ramène la brume. Donnes-moi de bonnes nouvelles » Clame-t-elle gaiement en s’adressant au contremaître tout en le rejoignant en quelques enjambées alors qu’une fine pluie commençait à tomber. Un temps typique des landes de l’Angleterre du Nord. Devant eux, la vieille bâtisse qu’était autrefois une église romane avait attiré l’attention du département de la justice magique lorsque des moldus s’étaient plaints du tapage nocturne qui s’y déployait. On avait crié aux monstres et les chasseurs de créatures magiques ainsi que les oubliateurs étaient venus faire le travail. Sans succès. Aucune trace de monstre ou de spectre. « On a trouvé des runes germaines. Surement du vieux futhark derrière ce qui semblait être l’autel. » répond le vieil homme, le nez se relevant de derrière un calepin où quelques dessins étaient gribouillés rapidement. Une fois qu’elle fut plus prête de lui, il rajouta néanmoins avec plus de tact après lui avoir hoché la tête avec le respect qu’il donnait envers tous les sang-purs. « Vous ne devriez pas lui parler comme çà, miss. Ce n’est pas convenable et cela va vous jouer des tours. » Gentil Monty. Avec sa vieille barbe de cinq jours et son petit chapeau melon, il s’affaissait devant la gamine qui n’avait que la moitié de son âge tout en cachant son sourire amusé. Elle avait débuté avec lui alors qu’elle était encore en formation auprès de son mentor. Ayant une fille de son âge, il l’avait de suite prise en affection, et réciproquement. Si bien qu’il avait parfois des conseils de père qui s’échappaient de sa bouche et que la furie rousse écoutait… sans pour autant suivre. Un sorcier qu’elle appréciait et respecté pour sa sympathie envers le plus tyran des hommes. Un homme qui savait toujours rester humble sans pour autant perdre la face. Et il n'avait pas tord, peut-être n'aurait-elle due pas faire référence à cette soit-disant malédiction qui courrait sur les demi-vélanes. Peut-être. Ou peut-être pas. Mais c'était si bon. « Mais que serait la vie sans tour de magie, Monty ?! » badine-t-elle avec le responsable tout en jetant un coup d’œil concentré sur les plans qu’il lui avait tendu. Elle aime rire et vivre, la furie et c’était ce goût de l’aventure qui l’avait conduise sur le chemin des briseurs de sortilèges, foulant monts et dunes verdoyantes ou arides pour découvrir ce que la magie voulait cacher. Cette liberté de vivre et de pouvoir apposer ses propres choix sur son existence, son destin. Ne plus être seulement un bras armé parmi tant d'autres, perdue dans une foule de guerriers pour qui elle serait toujours que la dernière. L'exclue. La fragile. Glissant une main dans la poche extérieure de son pantalon, elle en ressort un vieux parchemin plié qu'elle tend au contremage. Parchemin emprunté à l'historiomage en échange de vérification d'informations sur les légendes locales, si tant est qu'elle les trouve. " On devrait pouvoir trouver une corrélation avec çà." Tandis qu'il déplie le papier sur la table de fortune qu'ils avaient improvisé sur une pierre, elle jette un coup d’œil plus concentré sur les runes et leur emplacement dans l'actuelle église. Car de prime abord, elle semble des plus normales avec son clocher quelque peu dépareillé, n'ayant surement pas été entretenu depuis longtemps. Les ruines ne semblaient pas être dangereuses non plus, à peine quelques nids d'oiseaux s'étant formés entre les pierres. Ce qui n'était jamais bon signe sur un site archéomagique. Au bout d'une dizaine de minutes, l'emplacement des runes s'avérait révéler le début d'un étroit corridor sur l'antique parchemin. A moins que ce dernier n'ait été détruit avec les années, rien ne le laissait apparaître de l’extérieur, faisant croître le sourire sur les lippes de la sorcière. Enfin un peu de mystère. Enfin, un peu d'action. "  Vous voyez, Mr Irvine. Rien ne sert d'arriver en avance. Il faut juste avoir les bons outils, avant." Et les bons outils, elle les avait : sa baguette, son courage et ses poings. Elle n'avait besoin de rien d'autres, si ce n'était du bâton qui ne quittait jamais sa poche, rapetissé par une rune de réduction, présent de son ancien mentor ayant connu les goûts des mcgregor. Narguant le sorcier de son sourire assuré, elle s'avance vers la bâtisse avec la même ardeur et impulsivité que n'est la sienne, souhaitant rapidement en découdre afin de pouvoir satisfaire sa curiosité grandissante des lieux.



black pumpkin
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Mar 23 Mai - 15:44

& Moïra
Ce que l'on aime avec violence finit toujours par vous tuer.

Moïra. Cet unique amour dont les méandres les plus profondes plonge ton coeur dans la plus sombre haine. Prodigieux amour auquel ton être ne peut échapper. Ton coeur de pierre, froissé comme un papier éclate dans un terrible glas. Clyde, tu te consumes en une fumée opaque d'illusion. Ton visage est un masque d'indifférence alors que ton sang bouillonne de fureur. Un vent de voix s'agitent dans ton esprit, plus violent que n'importe quelle bourrasque ou tempête. Tes lèvres sont ivres des siennes. Elles réclament sa peau, son cou et d'autres parties de son corps indicible. Aucun mot ne saurait rendre justice à sa beauté, et c'est seulement cette brise torturée qui sait faire fleurir ses charmes dans ton âme. Un goût d'interdit flotte sur ta bouche... Elle t'ensorcelle en un horrible enchantement qui te pousse de plus en plus vers elle. Tout paraît si fade et inintéressant en dehors d'elle. Mais tout n'est qu'absolument éphémère et impossible. Quelle facilité à souffrir, Clyde. Tu sens en ton âme une faille abyssale fendre ton être en deux. Le long de ce gouffre défilent tous les esprits torturés et toutes ces voix hésitant entre ta famille et tes désirs. L'un d'entre eux espère néanmoins encore que Moïra va te sauver, te tirer des griffes acérées de tes démons intérieurs. Souvent, tu sens cette crevasse tomber en ruine au fond de toi lorsqu'elle n'est pas là. Moïra. L'air devient de plus en plus rude, oppressant tes poumons. Elle est seulement quelque centimètre de toi et pourtant son absence contre toi t'étouffe. Une incendie te brûle au coeur, parcourant tes veines alors qu'un sourire vient étirer ses lèvres. « Très fière même ! Surtout quand il s’agit de traiter affaire avec un Irvine. Vous êtes habitués à attendre, après tout.. » Un sang chaud vibre dans ton corps alors que ton coeur reste froid. Il l'appelle au secours, mais tu ne peux pas. Tu ne dois pas. L'ignoble sentiment qui te pousse vers elle... Tu ne peux pas succomber à ce horreur. C'est là un véritable baptême à la douleur. Un désir contre nature, un ridicule caprice. Tu te sens partagé entre la personne que tu es et celui que tu voudrais être, avec elle. Tes doigts se resserrent légèrement, enfonçant tes ongles dans ta chaire meurtrie. Tu ne peux pas, cependant arrêter serait impossible dorénavant. Ses yeux s'attardent sur toi, aussi orageux que les tiens. Les secondes ont un parfum d'éternité... La tension est douloureuse, pourtant tu ne peux t'empêcher de la laisser s'éloigner de toi. Ton regard ne lâche pas le sien. Tu te noies lentement dans ce désir funeste, tu t'arraches à cet existence morbide. Tu serres les dents à sa remarque, immobile, faisant face à l'immensité verdoyante. « Contrairement à vous apparemment. ».

Moïra. Non. Oui. Une envie brutale se fracasse dans ton esprit, fulgurant plaisir prenant possession de ton corps dans sa bestialité la plus primaire. Tu ne peux que dissimuler ta joie de la voir. L'infinité naturelle semble bien dérisoire face à Moïra. Tu respires encore son doux parfum alors qu'elle est déjà bien loin.Pourtant, il te semble que son souffle chatouille ton visage. Tu te retournes suivant sa silhouette se mêlant aux autres employés. Ton regard ne la quitte pas et tu hais ce que tu vois. Tu hais ce que tu es. Elle n'est pas l'antidote de tes souffrances, seulement le poison qui les fait naître. La douleur parcours ton être, aussi violent que le plaisir et l'envie dans tes veines. Pourquoi dont cet amour passionnel, querelleur, obsessionnel qui te pousse dans ces bras ? Ton hurlement se cache dans ta gorge, assombrit par ton indifférence. Une sensation étrange naît en toi, un fatal paradoxe dont ton esprit ne peut se défaire. La lueur cramoisie discute avec le contremaître alors que tu sors de ta veste de costume tes différences informations à propos de la bâtisse. Elle ne semble pas avoir de qualités quelconque, rien pour éveiller ton intérêt si ce n'est les runes inscrites dans la pierre. Tu laisses tes doigts caresser le parchemin avant de redresser la tête. Moïra. Cette envie viscérale qui lacèrent, qui ne se tait jamais. Sa beauté parée d'une torpeur vive. Ton corps réclame le sien ardemment et pourtant, tu gardes une lointaine froideur au plus profond de ton coeur déchiré. Elle murmure à ton oreille un doux quantique aux airs apocalyptique. Tu sens déjà galoper librement ton amour, qui lentement se libère de tes entrailles. Tu ne peux pas Clyde. Sa présence n'est qu'un rappel de cette terrible fatalité, écrasé sous ce poids, tu sens la faille austère qui vous sépare. Oui, tu as le mal d'elle, Clyde. L'envie brûlante d'entendre sa douleur à l'unisson de la tienne donne à ta violence un goût d'enterrement. Holocauste des écorchures qui transperce ton coeur. Tu redécouvre l'obscurité qui te plonge dans une solitude terrifiante. Cependant, tu ne peux pas t'empêcher de plonger dedans, respirant à plein poumons les effluves de son parfum. Sa présence est une punition incroyablement douloureuse. Tu sens l'urgence, un puissant besoin tirailler ton coeur, te poussant de plus en plus vers elle. Et ce même si c'est pas un cynisme cruel. En un regard, ta vie se réduit désormais à cet instant d'une grâce brutale, un vide absolu qui t'aspire à elle. «  Vous voyez, Mr Irvine. Rien ne sert d'arriver en avance. Il faut juste avoir les bons outils, avant.» Tu soupires légèrement, le froid venant se coller à ta peau, ombre pâle de son absence lorsqu'elle s'éloigne à nouveau de toi. Sous la pudeur de tes sentiments est maquillée d'un ton éclatant toute la passion que ton être peut abriter. Néanmoins, un masque efface de ton visage toute trace d'émotions. Fantôme laissant un drôle de goût dans ta bouche. Ce brusque échange de mots plante son étendard dans la plaie béante de ton coeur, agitant en toi un terrible démon. « Je me demande bien comment vous obtenez ces bons outils. Mais il est vrai que les McGregor ont des méthodes particulièrement... Novatrices » Tu ris légèrement, en rangeant des notes dans ta veste. Il est mesquin de faire une remarque quant à la réputation volage des McGregor. Néanmoins, c'est elle qui a commencé à jouer en parlant de ta malédiction. Si seulement elle savait que.. Non. Elle n'est pas l'objet de ton amour, tout ceci n'est qu'un terrible malentendu.

Tu soupires en la voyant se rapprocher de plus en plus de l'église. Un flot incessant de sensation gronde en toi, une pesante légèreté, un innommable chaos qui pourtant satisfait ton coeur et ton corps entier. L’inquiétude brûle ton être entier Sait-elle seulement ô combien elle agit dangereusement ? Sans prendre aucune mesure de sécurité ? Tu finis par la suivre à l'intérieur de la bâtisse quittant l'air sauvage pour une atmosphère saturée par la poussière et l'humidité. L'obscurité règne à l'intérieur, seuls des rayons lumineux viennent danser sur le sol. Les dalles sont par ailleurs chassées par la végétations. L'herbe et le lierres poussent l'architecture pour reprendre sa place. Un froid désagréable vient pénétrer ta chaire alors que tu suis encore Moïra qui marche devant toi. « Dois-je m'attendre à votre incompétence une fois de plus ? Ou allez-vous m'étonner d'un comportement réfléchi ? »

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