intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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And way down we go (ft Neve, la morue salée)
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Invité

s'adresse au peuple

Invité
Jeu 18 Mai - 23:59
Neve & Moira
You let your feet run wild Time has come as we all oh, go down Yeah but for the fall oh, my Do you dare to look him right in the eyes?
" Moira, tu peux m'accompagner ? S'il te plait.. " La demande avait été si plaintive, si craintive qu'elle n'avait pas su quoi répondre, la furie. Ramassant la serviette pour s'éponger le front après l'entrainement matinal, elle avait alors acquiescé d'un hochement de tête, prise au dépourvu. La requête n'était ni dangereuse, ni compliquée. Il lui suffirait d'accompagner le petit Mordred jusqu'à Croydon, dans le district 8 afin qu'il puisse faire rapiécer les morceaux de bois fendus qu'il tenait entre ses mains. La vieille flûte de son paternel d'après l'histoire, le gamin l'ayant prise pour jouer avec et ayant fini par la briser en s'asseyant dessus. Une histoire des plus tristes et stupides qu'elle n'avait entendu depuis de longs mois. Pourtant, face à ce visage poupon rempli de larmes, elle avait cédé la guerrière. Damned children !

La voilà dans le district 8, en train de déambuler au côté d'un gamin impur, les mains enfouis dans les poches de sa cape alors qu'il l’entraînait dans les dédales. Le coin semblait agréable où il faisait bon de vivre et elle ne comprit pas sur le coup pourquoi est-ce qu'il avait besoin d'elle, de journée, pour venir par ici. Elle lui aurait bien posé la question mais la boule de nerf qui lui servait de guide était tellement en alerte qu'elle avait peur qu'un rien ne le fasse tomber en larmes. Ce qu'elle aurait été incapable de gérer. Et elle l'avouait sans confession : baffer un gamin pour faire stopper ses larmes n'était pas une technique qui marchait miraculeusement. Bien au contraire et elle en savait quelque chose, les sentiments étant proscrits dans le code des mcgregor, jugé trop nocifs et faibles pour des guerriers de leur stature. Mais ils tournent déjà au coin d'une nouvelle ruelle, s'enfonçant de plus en plus au cœur du sud de la capitale, en plein Croydon. L'air semble plus vicié, le souffre des anciennes usines restant ancrés dans les briques rouges et la population bien plus nombreuse. Si nombreuse qu'elle finit par heurter quelqu'un de plein fouet pour se rendre finalement compte que son inconnu était plus coupable qu'elle, souhaitant forcer le passage.

Sa main se contracte alors que ses doigts agiles se resserrent le long du bois de vigne de sa baguette sans que ses yeux ne lâchent le sorcier offusqué. Confrontation visuelle, dissuasion de la teigne face à la brute épaisse. Sa rousseur devant surement en être pour quelque chose, comme ce symbole qu'elle porte au creux du cou, pendu à une chaîne dorée. Qu'importe, qu'il ne devine son patronyme ou non, elle ne compte pas baisser les yeux et encore moins être la première à sourciller, la walkyrie. Et finalement, il finit par s'éloigner, laissant la guerrière en manque d'adrénaline, nerveuse de ne pas avoir reçu ce qu'elle escomptait tant. Elle comprend mieux le gamin. Cette nécessité de ne pas avoir voulu venir seul, ayant besoin de sa compagnie en tant que dissuasion, que barrière même. Ne pouvant demander à un autre sous peine d'être trahi, dénoncé, blâmé. Car les McGregor n'ont jamais été sorciers de faiblesse. Il l'a mène jusqu'à une échoppe où elle le suit à l'intérieur. L'ébéniste est un vieux sorcier qui semble aussi ravi qu'ennuyé de les voir. Pourtant, il accepte la commande, lui aussi désarçonné face au visage pantois du gamin. Damned children !

Mais au bout de quelques minutes à compter les battements de l'horloge, elle s’ennuie ferme, la furie. Observant les sculptures de l’ébéniste de plus près, comprenant à travers les formes et les moulures enchantées pourquoi Mordred était venu jusqu'ici pour un vulgaire morceau de bout de bois. Ses yeux épousent les courbes, faisant naître un sourire sur ses lippes lorsqu'elles s'animent. Se figeant dans le temps alors que toute couleur s'évapore de son visage diaphane. Comme si elle avait vu un spectre. Sa main sort de sa poche pour l'aider à retrouver son équilibre alors qu'elle se rapproche de la fenêtre de l'échoppe. Là, derrière les petits carreaux, la chevelure rousse flamboyante illumine la grisaille de l'extérieure. Le temps semble s'être brutalement arrêté, l'enchaînant dans le supplice de la découverte déroutante et déconcertante. " ... Neve ?! " Sa gorge est sèche et la tiraille autant que son palpitant ne s'affole, pompant trop de sang, responsable de son état léthargique qu'elle déteste tant. Pourtant, elle se reprend rapidement la furie, agrippant la poignée de l'échoppe afin d'en sortir en trombe. Guettant sur le paleron de porte surplombant la rue de quelques marches, elle recherche sa proie, prête à lui fendre dessus, l'incompréhension, la colère, la peine rejaillissant après toutes ses années. La chasse à la sorcière reprenait !




 
the bloody throne - toute copie interdite
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Invité

s'adresse au peuple

Invité
Mer 24 Mai - 9:28
and way down we go
avec la morue sucrée

Neve descend adroitement les rues crasses et encombrées de Croydon. Ses phalanges tiennent fermement celles de son fils, qui marche à son côté. Ses yeux traînent partout, dans tous les coins et toutes les crevasses. Ses sens demeurent aux aguets, à cran, prêts à la faire bondir à la moindre main qui se poserait sur son épaule. C'est qu'elle n'apprécie pas d'avoir à sortir en pleine journée, à l'improviste, de manière si exposée. Elle pourrait croiser n'importe qui, là, au cœur du district huit. Un fantôme du passé, un bourreau du présent, qu'importe. Cinq ans n'ont pas suffit à la rendre méconnaissable, et ces fausses lunettes de vue n'y changeront absolument rien. Ni le gamin pendu au bout de son bras, d'ailleurs. Il aura au moins le mérite de la rendre moins suspicieuse, elle qui détonne dans toute la rue avec sa chevelure de feu. Qui irait pointer du doigt une mère ?

Elle peste intérieurement. Faire les sales petites courses des Gardner l'insupporte. Mais elle devait, de toute façon, elle-même se fournir, notamment en bouquins et en produits capillaires. Sloan, son fils, a renversé ses dernières bouteilles de potion dans les toilettes, pour s'amuser de la couleur que prendrait l'eau. Mauvais timing, puisque ça faisait déjà quelques jours que ses cheveux commençaient, fatalement, à reprendre ce roux si caractéristique.

Alors qu'elle lève les yeux vers la vitrine d'un ébéniste, ses pires cauchemars prennent des formes bien trop réelles. Son cœur manque de trébucher dans sa course et l'air ne parvient plus correctement aux poumons. Moira. C'est Moira... Pourquoi maintenant, pourquoi ici ? Il devait y avoir une chance sur un bon millier pour que deux dragons verts se croisent fortuitement en plein Croydon...
Ses yeux jonglent rapidement entre son fils et sa cousine. L'instinct de survie finit par l'envahir et la force à prendre Sloan dans ses bras pour commencer à courir. Vite. Très vite. Comme jamais encore elle n'avait couru. L'adrénaline pulse à travers l'organisme. Plusieurs fois, elle bifurque, ou emprunte des allées particulièrement abruptes ou serrées. Ce n'est pas tant pour lui échapper que pour se donner du temps à réfléchir. Neve sait pertinemment que sa cousine finira par la rattraper. En temps normal, elle aurait déjà eu du mal à la semer, alors avec son fils dans les bras... Autant dire que chaque minute de sprint lui coûte beaucoup. Beaucoup trop. Elle ne peut, pourtant, pas se résoudre à le cacher dans les rues torves et dangereuses de Croydon pour échapper à sa poursuivante. Il ne parle même pas bien l'anglais, ça serait insensé.

Dans ce dédale de rues jumelles, Neve perd ses repères et termine sa course dans un cul de sac. Son erreur aura été de fuir les gens pour éviter les potentielles collisions.

« Putain ! »

Ses yeux inspectent le mur de briques et les alentours de façon désespérée. Rapidement, avant que Moira ne pointe au bout de l'angle, Neve dépose son fils derrière les bennes à ordures qui trônent en maîtresses incontestées, sur le côté de l'allée.

« Ce n'est rien, maman est là... On va jouer à un jeu, d'accord ? Tu devras rester caché ici et fermer les yeux fort fort fort jusqu'à ce que maman revienne te chercher. Et si tu as été sage, mais seulement si tu es sage, on ira voir Oz. »

Les mots se précipitent dans la bouche, mais elle prend soin d'agrémenter le tout d'un sourire. Elle ébouriffe les cheveux roux du garçonnet qui hoche la tête et retourne un peu sur ses pas pour dépasser les bennes. A chaque battement, son cœur manque de s’extirper des voûtes de la cage thoracique. Les mains en l'air en signe de reddition, Neve attend son heure. Elle veut parler. Seulement parler. Il y a peut-être un moyen de raisonner Moira. Ses phalanges droites blanchissent néanmoins autour de sa baguette. Sa prise est ferme, stable. Au cas où. Puisqu'il n'y a plus d'autres options que la confrontation...
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