intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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Perfect Illusion || Iseabail & Artur
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Lun 15 Mai - 12:56
Out of the Black
Iseabail & Artur


Finesse. Tout résidait dans le tracé volubile des traits qu'on lui présentait, touches de couleurs infimes et pourtant affirmées qui en faisait ressortir les affres d'une mélancolie avancée. Iris tristes perdus dans le vague d'une vision fugitive que l'on avait figé, gravés à coup de pinceaux sur une toile naguère immaculée, gardés à jamais ainsi délaissés aux yeux de tous. Exposée ainsi, à cœur ouvert, elle était ce que l'on faisait de plus beau et de plus dévastateur à la fois. Capable sans un mot de retourner le cœur de quiconque osait la regarder dans les yeux, d'étreindre les ventres et d'en faire tourner les têtes. C'était une beauté, une splendeur, à laquelle on avait retiré toute perversion humaine pour mieux en déifier les contours autant que les ombres qui n'en noircissaient aucunement le tableau.

Lui. Lui face à un telle beauté, restait quelque peu pensif. Il se demandait, planté là, s'il fallait réellement y reconnaître quelqu'un où s'il s'agissait à peine d'une esquisse impersonnelle d'un portrait trop flatteur. S'il eut été, en de nombreux instants, tout fait de finesse, il n'en restait pas moins intrigué par le trop plein de sentiments et de sensations qui découlait de cette œuvre. Critique à ses heures, il arrivait à se trouver au bord d'une étrange nausée de sentimentalisme à force de scruter les détails d'une toile qui aurait dû le charmer. Le problème, peut être, était ce trop plein d'un besoin, d'une envie, de plaire au travers d'une beauté diaphane et mélancolique. Un peu comme un jeu de ficelles et de poulies bien trop usées à force de servir.

Pourtant, l'homme ne semble pas décrier la toile, il lui trouver quelque chose de personnel, peut être même de perfide. Il ose penser que derrière ce trop plein de beauté se cache une métaphore scellée entre les pigments de couleurs pâles, une énigme dont il ne tient pas encore la réelle teneur mais qui le laisse encore penseur. Parce que lui, comme bien d'autres, est de ces amateurs qui se veulent un peu éclairés, et qui osent imaginer au sein d'une toile un véritable mystère qu'il soit ou non. Pourtant, ce n'est pas un souvenir impérissable qu'il en gardera, et déjà son regard s'en détourne pour n'en n'avoir bientôt plus qu'un parfum doux-amer sur le bout de la langue. Moment agréable sans qu'il y en ai plus à en retenir.

Dès lors, l'homme satisfait sans vraiment l'être de cette excursion en dehors des sentiers qu'il a pour habitude de fouler du pied, se prépare déjà à se retirer, à retourner au cœur de ses quartiers. Ses gardes ainsi rangées, il ne prête pas attention à ce regard qui le suit entre les murs dressés, et les tableaux élevés. Comme un instant délivré de ses entraves qui l’enchaînent à ces devoirs, absent de ces prisons dans lesquelles il se trouve avoir été jeté par une destinée bien malheureuse. Il respire d'une certaine langueur, s'apaise de quelques bouffée d'un air qui ne lui semble pas empoisonné par les retenues qui l'astreignent à une réserve constante, à un sourire faussé, à une vie égarée parmi tant d'autres. Liberté éphémère à laquelle il s'abandonne sans jamais en avoir l'air, et qu'il quitte déjà.

Seulement, le regard lui ne scille pas, et continue à le fixer, cherchant presque au travers des affres du temps le souvenir qui leur appartient à tout deux. Puis c'est un corps qui fend la foule, le pas déterminé, frappant le sol comme le ferait un animal furieux et vient jaillir face à l'homme. « Vous ! », c'est la voix d'une femme. Une voix âcre, coléreuse et pleine d'amertume, qui se fait entendre au cœur d'un silence, naguère, religieux. « Comment osez-vous venir parader ici?! Comment osez-vous vous montrer à visage découvert ! »,  ses accusations éructées s'accompagnent de mouvements saccadés et d'un tic qui vient faire vriller son œil. Lui, ne scille pas, comme habitué à ce genre de ruade, il esquisse même un sourire fin. Trop poli. C'est une esclandre qui vient rompre la tranquillité de son escapade. C'est une brisure qui, pourtant, ne fend pas le masque de ce calme apparent. Elle rentre, néanmoins, davantage dans le cercle d'intimité, vient frapper son torse d'un doigt accusateur sous la stupeur de la foule. « Vous l'avez fait condamné ! Vous l'avez envoyer en enfer ! Il était innocent. », c'est la circonspection qui bientôt le prend, et lui fait lever un sourcil interrogateur.

Assurément y a t-il du vrai dans ce qu'elle dit, l'homme n'est pas de ceux qui osent la pitié et le pardon au sein de sa cour, mais il n'en reste pas moins d'une justesse irréprochable en ce qui concerne l'innocence et la culpabilité. Un rire, léger, s'échappe alors de sa gorge révulsant un peu plus les yeux de cette femme qui trouve cela, certainement, outrageant au point de lever la main et de lui assener une gifle  retentissante. Si la brûlure de cet affront lui marque la joue, il garde contenance, et finit enfin par desserrer les dents. « Je vous prie madame de tempérer vos ardeurs, je ne suis en rien fautif quant aux actes de votre ami. S'il en est un qui se doit de subir une telle colère c'est bien celui qui est aujourd'hui puni et, non pas celui qui a prononcé la sentence. », le ton employé est sans appel, froid comme l'a été son regard depuis que son anonymat s'est trouvé être bafoué.

Il part non pas, néanmoins, sans un regret tant cet instant ce sera montré être éphémère. Finalement, il n'est jamais mieux que chez lui, au cœur du fief des McGregor, car chez eux rien de tout cela n'aurait pu arriver, rien de tout cela n'aurait eu à se dérouler. Et tout ce qui découle, déjà, de cet instant c'est qu'il n'y a d'ordre ailleurs qu'au sein de ce qu'ils ont su construire, qu'il n'y a de justice qu'au cœur de ce qu'il ont pu bâtir. Alors, sur la perron de la battisse qu'il vient de quitter sous les regards et les murmures sarcastiques, grondeurs ou moqueurs, il fait crépiter une allumette pour mieux allumer la cigarette qu'il a coincé entre ses lèvres. Il a au moins besoin de cela pour récupérer ce calme qu'il a su maintenir en apparence. Il a besoin de ça pour pouvoir repartir l'air de rien.  





the bloody throne - toute copie interdite


L'enfer est pavé de bonnes intentions
Et leurs pas, ébranlant les arches colossales, troublent les morts couches sous le pavé des salles. L’aube pâle a blanchi les arches colossales. Il fuit, l’essaim confus des démons dispersés ! Et les morts, rendormis sous le pavé des salles, sur leurs chevets poudreux posent leurs fronts glacés. Victor Hugo

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Dim 21 Mai - 13:42
Perfect illusion
Iseabail & Artur
You made a fool out of me And took the skin off my back running So don’t breathe when I talk Cos you haven’t been spoken to

Iseabail pavoise au milieu de la foule, plus radieuse que jamais. Elle est dans son élément. Autour d’elle se presse une foule admirative, qui contemple ses œuvres avec intérêt, parfois avec passions. Quant à ceux qui critiquent, elle préfère simplement les ignorer. Elle écoute discrètement les commentaires, se rengorge à chaque aveu de son talent. La blonde rayonne. Pour elle, c’est à que ressemble le bonheur. Car après les œuvres c’est l’artiste qu’ils viennent complimenter et elle se gorge de leurs paroles comme une fleur des rayons du soleil. Ce soir, elle est plus charmante que jamais, dénuée de son sarcasme habituel et de son agressivité. Iseabail sourit. Iseabail rit, lançant quelques jeux d’esprits par-ci par-là comme pour appâter la meute qu’elle garde sous son contrôle. Elle est la définition de sophistication avec ses lèvres peintes d’un rouge écarlate, contrastant violemment avec la robe crème qui couvre son corps juvénile.

Ce soir elle vit. Ce soir elle oublie. Plus heureuse que jamais.

L’exposition est un triomphe. Non pas qu’elle en doutait. Ou peut-être simplement un tantinet. Mais la voilà décidément rassurée. Et pour la première depuis des semaines elle sent normale, de nouveau complète. Comme si elle n’avait jamais trouvée son âme sœur. Comme s’il ne l’avait jamais détruite. Et l’espoir fou perce l’obscurité qui l’entourait jusqu’à présent. Peut-être n’a-t-elle pas besoin de lui. Peut-être la douleur peut-elle être apaisée. Peut-être que l’éternelle solitude pourra être plus légère. Elle l’espère. Car elle n’est pas sûre d’obtenir un jour ce qu’elle veut. Et pourtant il lui faudra survivre. Quoi qu’il arrive. Faire semblant. Elle se dit trop fière pour supplier Iseabail. Trop fière pour se briser. Et pourtant elle se demande si c’est bien vrai. Parfois le doute pernicieux s’engouffre dans ses veines, menaçant de la faire craquer. D’autres soirs comme celui-ci, elle le balaie d’un mouvement d’épaule. Simplement ravie de vivre. De briller. De se gaver d’une admiration dont elle n’a toujours que trop manqué.

Un verre de champagne à la main, elle parcourt la foule. Salue ici et là ceux qui sont venus. Un pincement au cœur quand elle se rend compte qu’aucun de ceux qui lui sont proches ne sont ici. Vite oublié après quelques mots charmants d’une inconnue. Elle sourit de nouveau comme si la solitude ne lui avait jamais pesé et s’apprête à attirer l’attention de la foule pour prendre la parole quand un évènement des plus inattendus lui coupe la parole. Elle est trop loin pour vraiment avoir une bonne vue. Mais si elle ne s’abuse un homme vient de se faire gifler par une femme et des éclats de voix parviennent jusqu’à elle. Ses yeux se lèvent au ciel et la blonde est soudainement exaspérée. C’est sa soirée. Qu’a-t-elle donc fait pour que des imbéciles viennent la ruiner en décidant de commencer une querelle ? Elle s’apprête à traverser la foule pour leur faire part de sa pensée mais aussi vite que l’altercation a commencée, la voilà terminée par la voix froide de l’homme qui sort rapidement de la pièce.

Iseabail penche sa tête sur le côté pince ses lèvres écarlates un instant. Juste avant de sortir après lui, curieuse. Dehors ses traits ne sont rendus visibles au milieu de l’obscurité que par la faible lumière venant de l’extérieur et la flamme de sa cigarette. Elle observe un instant ses yeux perçants en silence avant de prendre la parole. «  Je vous en veux. Vous avez dérangé mon exposition parfaitement arrangée avec votre petite querelle. » Sa voix est légèrement rauque. Charmeuse. « Puis-je au moins vous demander sur quel sujet les griefs de cette femme portait ? » Un sourire accompagné en suite d’un léger rire presque dénué de toute moquerie. « Après tout il est rare de voir quelqu’un se faire gifler de cette manière … quelque chose qui vous arrive souvent ? » Et lentement elle s’appuie contre le porche, savourant la sensation du bois froid contre son dos.
Made by Neon Demon


Terrible Love
But the horror? The horror was for love. The things we do for love like this are ugly, mad, full of sweat and regret. This love burns you, maims you, twists you inside out. It is a monstrous love, and it makes monsters of us all.


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