intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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and i'm sorry i couldn't get to you ∞ maiev
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Lun 15 Mai - 12:34
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maiev & zaveid

Pas un bruit chez les Rosebury; les déments retournés dans les bras de Morphée. Le pavillon encore plongé dans l'obscurité, les âmes des défunts s'y promènent. Les victimes des Sombral bleus, celles à qui l'on a ôté la vie trop tôt, celles qui ne connaîtront jamais le repos éternel. Seul l'Ifrinn attend ceux qui osent se dresser face aux Rosebury. Il ne dort plus, Zaveid. Morphée l'a déjà libéré de son emprise. Alors il erre dans les couloirs désert de la résidence pour se changer les idées, pour profiter de la quiétude présente. Une nuit sans rêve, un instant de répit. Il n'aime pas rêver, Zaveid. Visions irréelles que son esprit détraqué confond avec le réel. Ce qu'il voit lorsqu'il est éveillé est suffisant, peut-être même déjà trop pour le faible homme qu'il est. Il s'installe dans l'un des fauteuil du séjour, épuisé, fatigué. Il aurait apprécié rester au lit plus longtemps, mais les dieux sont rarement cléments avec leur fidèle serviteur. Un geste de la baguette et la pièce s'éclaire doucement. L'horloge indique seulement quatre heures ; encore de longues heures avant que la maisonnée ne prenne vie, avant de croiser Aloy ou Maiev. Un soupir. Il s'empare de l'ouvrage posé sur la table basse - les écrits de Merlin - et décide de s'y plonger, une fois de plus. Au moins, ça l'occupera. Et peut-être découvrira-t-il enfin la localisation de l'une des sept baguettes en relisant les textes officiels.

Il se trouve déjà dans le séjour depuis un moment, lorsqu'il entend un bruit derrière lui. Chevelure platinée qui apparaît dans l'encadrement de la porte, les yeux encore à moitié fermée. Il se raidit dans son fauteuil lorsque ses yeux se posent sur la benjamine. La petite soeur devenue harpie. Celle dont le chemin s'est séparé du sien en grandissant. Les relations tendues, loin de la complicité qu'ils avaient lorsqu'ils étaient enfants. Une tolérance pas même acquise, l'air difficilement partagé. Sourire forcé qui s'installe sur les lèvres de Zaveid. « Maiev. » Et puis le blanc. Parce qu'ils n'ont plus rien à se dire, parce qu'ils ne sont plus comme ça. Des années qu'ils n'ont pas eu une vraie conversation, dénuée d'insultes. Il se gratte la tête, le voyant. Presque mal à l'aise. Ils n'ont plus l'habitude de se retrouver seuls les deux ; il ne sait pas quoi dire - peut-être ferait-il même mieux de se taire. Avant qu'elle ne lui saute à la gorge. « Elles étaient bonnes les moules l'autre soir? » Le repas de famille raté à causes d'obligations, les restes du festin aperçues en rentrant au pavillon. Question innocente, trop ambigüe. Il ne se rend pas encore compte de ce qu'il vient de déclencher, Zaveid.
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Lun 15 Mai - 17:36
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maiev & zaveid

La chaleur des draps est confortable, rassurante. Tu t’y enroules, encore et encore, perdue dans une torpeur félicitée. Hors du temps. Douceur des tissus, soie glissant contre ta peau. Au début, tu ne remarques pas vraiment, qu’il fait de plus en plus chaud. Qu’en fait, rapidement, tu étouffes. Les draps tentaculaires qui t’empêchent de respirer, de bouger. Tu te débats, doucement d’abord, puis frénétiquement, paniquée. La température continue de grimper, et tes paupières closes ne t’empêchent pas de voir la fumée. Elle emplie tes poumons, te brûle la gorge. Le matelas n’est plus qu’un lit de braises qui s’accrochent à ton épiderme, qui fond, se couvre de cloques boursoufflées. Les flammes lèchent maintenant les draps dont tu es prisonnière, les calcinant, s’attaquant à la porcelaine de ta peau.

Tu te redresses d’un bond, yeux écarquillés, haletante. La pénombre de ta chambre remplace la luminosité dangereuse des flammes. Pellicule de sueur sur ta peau, ta poitrine qui se soulève frénétiquement, tes mèches platines qui collent à ton front, à ta nuque douloureuse. Il te faut quelques secondes pour reprendre tes esprits, envoyer valser les draps d’un mouvement rageur de la main. Hagarde, tu ne prends même pas la peine d’enfiler tes chaussons, ni ta robe de chambre, rien que ta chemise de nuit légère est désagréable au contact de ta peau. Souvenir encore trop marquant des flammes de ton mauvais rêve.

L’objectif est simple, passer à la salle de bain, prendre une douche fraiche, et retourner tant bien que mal terminer ta nuit. Le sol frais sous la plante de tes pieds nus est presque divin alors que tu traverses le pavillon familial, les paupières lourdes. Tu as encore beaucoup trop sommeil. Mais la lumière qui provient du salon en contrebas attire ton attention, et machinalement, tu te détournes de ta trajectoire. Peut-être est-ce Aloy, qui n’arrive pas à dormir, qui s’est plongée dans les écrits de Merlin.

Manqué. C’est la vision de ton frère qui s’offre à tes iris fatigués. Il ne s’attendait visiblement pas à te voir non plus, surpris, et ton prénom sonne étrangement au sortir de ses lèvres. Un hochement de tête, voilà tout ce que tu arrives à répondre à cette salutation concise. Vos relations sont ternes, presque inexistantes. Sauf quand il s’agit de lui cracher ton venin. Mais là, tu n’en as même pas la force, ni le courage au fond. Il paraît gêné, tu l’es aussi, croisant les bras machinalement sur ta poitrine et détournant tes yeux clairs. Tu pourrais dire quelque chose de gentil. Tu pourrais demander si il va bien. Tu pourrais agir comme la petite sœur que tu as autrefois été, admirative de son aîné, des étoiles dans les yeux et le sourire malicieux. Tendre. Les mots restent, comme d’habitude, bloqués au fond de ta gorge. Ne dépassent jamais le stade de la pensée. Tu mets d’ailleurs ces idées de gentillesse sur le compte de la fatigue, de la lassitude, parce qu’il te déçoit toujours. L’ange déchu. Faire demi-tour semble l’option la plus raisonnable, mais les quelques secondes passées à réfléchir, le regard dans le vide, ont finalement été fatales.

Sa question, elle te pique à vif, les nerfs déjà éprouvés par ton cauchemar. Tu perçois un sous-entendu qui n’existe pas, entend un ton vicieux qui n’est pas autre part que dans ton esprit fatigué. Tes sourcils se froncent, ta mâchoire se crispe, et tes bras se décroisent pour se poser sur tes hanches d’un air accusateur. « Tu n’as rien trouvé de mieux ? » Voix froide, cassante, effort surhumain pour qu’elle ne tremble pas sous la panique. « Les allusions salaces, c’est tout ce dont tu es capable ? » Tu ripostes, sur la défensive à l’excès, sans te rendre compte que ce n’était nullement nécessaire. « Je ne sais pas qui a bien pu te raconter ces inepties, mais tu devrais apprendre à ne pas écouter n’importe qui. » Nier, en bloc. Tout nier. Le déni profond que tu as envers toi-même, comment faire autrement. Il n’y a pas d’issues, pas d’échappatoire. Tu te sens comme un animal sauvage pris au piège. Les barreaux de la cage se referment sur toi, t’oppressent au fur et à mesure que les secondes passent.

Où est passé l’oxygène ?

Et son visage d'homme que tu voudrais lacérer de tes ongles.
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Jeu 18 Mai - 22:35
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maiev & zaveid

Enfants aux cheveux blonds comme le blé rieurs. Il la porte dans les bras, il lui parle de Poudlard et lui promet de lui faire découvrir le monde. Elle, elle est persuadé qu'un jour elle l'épousera. Parce que c'est ce que papa et maman ont fait ; parce que Merlin les a unis malgré les liens de sang. Mais les années sont passées et leurs chemins ont divergé. Les doigts qui cessent de s'entrelacer. Ils se sont perdus en route, Maiev et Zaveid. L'amour devenu haine ; séparés par le temps qui s'écoule. Jonglant entre ignorance et remarques sarcastiques, se complaisant dans le malaise qui s'est installé entre eux. Il ne sait même plus à quel moment il a arrêté d'être le grand frère idéal, Zaveid. Ignore toujours les raisons du changement de la benjamine. Ils n'en ont jamais parlé, se parlent à peine. Première fois depuis une éternité qu'ils se retrouvent seuls, sans l'aînée pour les surveiller. La question de trop, et Maiev qui explose. La surprise.

Il dévisage la benjamine, Zaveid, incertain de ce que celle-ci essaie de lui dire. L'atmosphère déjà tendue se fait plus lourde, le silence s'installe alors que le feu crépite toujours dans la cheminée. Le démon aux airs d'ange, le masque sur son visage si parfait qui se brise. Mais il n'arrive pas à être satisfait de la situation, à se réjouir de voir les murs construits par sa soeur s'effondrer. Et pourtant, les dieux savent combien il rêvait de voir ce moment arriver. Jolie poupée de porcelaine qui se brise entre ses doigts ; l'ange trompeur remplacé par le démon Rosebury. Sa vraie nature, celle qu'il connait, celle qu'il voit par dessous ses mensonges, révélée. Le silence se prolonge, les mots de Maiev qui résonnent toujours dans son oreille. Et peu à peu, les pièces du puzzle qui s'assemblent. « Et puis-je savoir à quelles inepties tu fais référence? » La voix glaciale, la voix de celui qui se doute de quelque chose, de celui qui commence doucement à comprendre d'où vient le malaise. Et il espère se tromper, Zaveid, parce qu'il n'est pas sûr de savoir lui pardonner son humiliation. Le regard planté dans les prunelles azur de la benjamine attend un réponse. Attend qu'elle nie en bloc, qu'elle vienne soulager les doutes que sa réaction a soulevés. Les bras qui se croisent sur sa poitrine, alors que les prières sont envoyées à Merlin. Tout mais pas ça. Les fruits de mer trop souvent associés aux organes féminins, l'ambiguïté de ses propos pas même relevée. Parce qu'une telle situation est impensable ; elle a bien des défauts, Maiev mais celui-ci ? Ca n'a jamais été une option. « Raconte-moi ta version à toi dans ce cas-là. » La voix pressante, la supplique tant bien que mal cachée. Qu'elle mette fin à tout cela, par l'un de ces horribles sourires dont elle seule a le secret, qui lui donne à chaque fois envie de l'étrangler à mains nues. L'impatience grandissante, il ricane nerveusement. Il n'ose plus regarder sa soeur lorsqu'il lâche finalement la bombe. « C'est quoi ton problème, Maiev? Par Merlin, me dit pas que t'as été explorer le jardin de la voisine. » Un nouveau rire. Parce qu'il refuse cette réponse, parce qu'il préfère croire qu'il devient fou, qu'il se fait des idées plutôt que de croire que sa soeur se livre à ces pratiques impies. Gerber. Cette simple idée lui donne tout bonnement envie de gerber.
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Sam 20 Mai - 9:11
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Comment faire quand le sol se dérobe sous tes pas, Maiev ? Que même le marbre froid qui te faisais tellement de bien quelques instants auparavant, semble s’effriter, se désagréger, pour laisser place au gouffre ? La fuite n’est pas une option. Parce que tu es une Rosebury, parce que la fuite marquerait un point de non-retour qu’il ne faut surtout pas atteindre, encore moins dépasser.  Alors tu fais face, Maiev, avec tout l’aplomb dont tu es capable, au regard d’abord un peu étonné puis suspicieux de ton frère ainé. Tu le soutiens, le bleu dans le bleu. Océan infini d’une teinte étrangement glaciale, presque terne, translucide. Mais pas aussi glaciale que sa voix. Et toi qui avait chaud jusqu’à maintenant, Maiev, tu tremblerais presque de froid. Tu te sens nue, dans cette chemise de nuit bien trop légère, vulnérable. Aucune armure, à part ton épiderme qui se hérisse sensiblement sous une chair de poule. Comme un souffle vicieux et putride sur ta nuque tendue.

Heureusement, il ne bouge pas du canapé, l’adversaire. L’ennemi. Celui pour qui autrefois, tu courrais vers la porte d’entrée au début des vacances pour qu’il te parle de l’école. Pour qu’il te serre dans ses bras, pour que tu embrasses ses joues. « Tu piques ! » que tu avais un jour lancé d’un air enfantin et outré à la fois. « C’est parce qu’il devient un homme, » que votre père avait répliqué, et tu avais fait une moue un peu sceptique. Aujourd’hui, il est là, l’homme. Représentant quelque part, tout ce que tu détestes. Tout ce que tu hais, du plus profond de ton être, dans le corps du frère que tu as un jour aimé plus que n’importe qui en ce monde. Plus que Merlin lui-même.

C’est lui qui finit par détourner le regard, lâchant des mots qui crispent ta mâchoire. Mais son rire, lui, il te fait vaciller. Tant le corps, que le cœur. Jusqu’à ce jour, il n’avait rien de concret à utiliser contre toi, Zaveid. C’était toi qui menait la danse passionnée de votre haine, maitresse des mots et des sarcasmes. Tu as l’impression que tout vient de basculer. Et cette douleur qui te lance au creux de la poitrine. Est-ce que c’est ça que tu ressens, Zaveid ? Qu’importe, l’heure n’est pas à l’empathie, encore moins aux regrets ou aux excuses. Il faut te défendre, Maiev, reprendre tes esprits. Nier, nier tout en bloc. Parce que c’est ce qu’il espère, c’est ce qu’il attend, et tout pourra rentrer dans l’ordre. Plus ou moins.

Alors tu fais mine de lever les yeux au plafond d’un air exaspéré. Tu es bonne actrice, Maiev, tu l’as toujours été, mais quelque part tu n’as jamais su mentir directement à ta famille. Omission, ce n’est pas un problème. Mais là, c’est déjà autre chose. « Tu as vraiment l’esprit abîmé, pour oser penser à ça, » que tu lâches en détournant à ton tour le regard. Essayer de reprendre du terrain, d’avancer là où tu sais où mettre les pieds. Prétendre qu’il est fou, encore une fois. Jouer sur sa folie récurrente. « Je ne sais même pas comment tu peux envisager ce genre de choses et me regarder dans les yeux ensuite, » sifflement, une pointe de déception dans la voix, « je pensais que tu me connaissais mieux que cela, Zaveid. » Déception non feinte, au final, parce que ces mots que tu inventes, ces phrases que tu brodes… Merlin, qu’est-ce que tu aimerais les penser réellement. Qu’il s’agisse d’un fait, et non d’un mensonge. Qu’est-ce que tu aimerais ne pas être ainsi, impie, souillée. Être comme celle que tu prétends : sans faille, sans faiblesse. Sans erreur. Sans cette folie qui semble lier vos gênes et votre sang.

Mais ce n’est pas le cas. A la lumière du jour, ce ne serait guère Zaveid la honte familiale, mais bien toi. Sans équivoque, et tu te servais de lui pour oublier tes propres pêchés. Tant que personne ne semblait au courant, cela semblait moins grave. Comme si Merlin lui-même regardait ailleurs. Mais désormais, la vérité est encore plus effrayante. Parce qu’elle est réelle. Tangible. Comme les marques qui lézardent ton dos. Une autre raison de ne pas faire volte-face. La preuve de la punition d’un pêché que tu nies de toutes tes forces. « Peut-être qu’il faudrait balayer devant ta porte avant de t’intéresser à celle des autres, » dernière tentative de dévier l’attention, parler de sa honte à lui, de ses égarements, de l’ange déchu et de sa folie indomptable. Tu ne sais pas si tu es assez convaincante, Maiev, toi qui ne doute jamais d’ordinaire, il te submerge. Tu es toujours debout, dans l’entrée de la pièce, tu ne sais pas quoi faire de ton cœur. De ton corps. L’arme et la scène du crime à la fois, porcelaine souillée exposée à travers un voile de satin bleuté. C’est comme si chaque parcelle de ta peau hurlait qu’elle était coupable. Coupable du pire. Et tes bras pendant le long du corps, ongles enfoncés dans la paume des mains sans que tu ne t’en rendes compte, trop obnubilée par ton cœur qui bat la chamade à s’en extirper de ta poitrine. A en briser tes côtes pour prendre la fuite. Et la cheminée qui crépite, tout feu tout flamme, réminiscence trop réelle de tes songes récents.

« Pitié. »

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Dim 4 Juin - 14:36
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maiev & zaveid

Les mots acerbes, la langue piquante. L'agressivité à peine teinté ne fait que redoubler sa colère. Un instant, il imagine fracasser le crâne de sa petite soeur contre les murs de la pièce, Zaveid. La faire taire pour ne plus entendre le son de sa voix. Insupportable mélodie qui lui filait la migraine lorsqu'elle résonnait dans les limbes de son esprit. L'ennuyeuse benjamine surjoue ses gestes, comme une mauvaise actrice répétant un rôle pour lequel elle n'est pas faite. Mais il connait sa soeur, Zaveid, et trop de fois, il a assisté à ses manipulations, à ses mensonges. Alors, il n'avale pas sa tirade, bouillonnant au fur et à mesure que les mots s'échappent de ses lèvres carmins. Fou. Le mot resté coincé dans la gorge de Maiev, le sous-entendu qui flotte entre les deux Rosebury. La faute rejetée sur l'unique mâle de la fratrie, celui qui attire déjà murmures et mépris. Celui dont on parle déjà comme d'une honte, une tâche qu'on ne parvient pas à effacer sur l'arbre généalogique. Fratrie déchirée aux cerveaux abîmés. Corrompus par la consanguinité qui souille leurs veines.

Dernières accusations de la benjamine, et le cadet cadet n'est plus capable de contenir la rage accumulée un instant de plus. Son corps semble ne plus lui appartenir lorsqu'il se lève du fauteuil d'un bond pour fondre sur Maiev. Le Sombral ne lui laisse pas le temps de réagir : déjà, sa main vient agripper sa chevelure d'or, tirant dessus pour forcer ses yeux bleus à rencontrer les siens. « Balayer devant ma porte? Ne me fais pas rire, Maiev. Il y a bien longtemps que j'ai accepté mes tares et que j'ai appris à vivre avec. » Parce qu'il n'a pas eu le choix. Parce qu'on lui a trop rapidement fait comprendre qu'il était détraqué, qu'il était une déception pour la famille. L'héritier raté de Merlin. Celui qui aurait pu mener les siens aux sept baguettes mais qui a été incapable de remplir la mission investie. « Mais tout le monde ne peut pas en dire autant, pas vrai ? » La voix basse, comme s'il se parlait à lui même. Douce folie. Cette même folie qui pourrait bien le pousser à commettre l'irréparable. La soeur traînée derrière lui par sa chevelure. Si elle se débat, si elle crie, il ne l'entend pas, rendu sourd par sa rage. Il s'arrête devant la cheminée, amène le visage de poupée de Maiev proche du feu qui crépite.

Les flammes qui lèchent son visage, qui dansent sous ses yeux d'un air menaçant. Semblables au flammes de l'Ifrinn que le Sombral Bleus redoutaient, rappelants le sombre destin qui les attendaient s'ils osaient s'égarer. À trop jouer avec le feu, on finit par se brûler. Il le sait bien ; les flammes sont des alliées qu'il faut manier avec soin pour éviter de vilaines brûlures. Contre toutes attentes, ils ne sont pas si stupides, les Rosebury. Un rire éclate dans sa gorge alors qu'il maintient toujours le visage de sa cadette dans la cheminée. Un rire nerveux, un rire jaune. Peut-être est-il fou. Peut-être a-t-il perdu l'esprit, comme ils veulent tous le faire croire. Fantasmes absurdes qui se sont insinués dans son esprit, images infectes qu'il n'arrive plus à effacer. La honte qui s'abat sur une famille déjà moquée. Le rire qui meurt entre ses lèvres alors qu'il reprend finalement la parole, Zaveid. La voix tremblante mais douce. Comme pour lui assurer qu'il ne lui arrivera rien. Mais si ses doutes sont confirmés, il se fera un plaisir de l'envoyer rejoindre l'Ifrinn lui-même. « Tu es beaucoup trop sur la défensive, petite soeur. Raconte-moi donc ce qui te tracasse. » Le gentil grand frère de son enfance réapparu. Avant que tout ne s'effondre. Des années qu'il ne s'est plus adressé ainsi à sa cadette, et il sait qu'elle n'est pas dupe. Mâle pervertis, profitant d'un instant de faiblesse de sa soeur, qui n'a que sa langue bien pendue pour rétorquer. Plus grand, plus fort qu'elle. Elle peut se débattre tant qu'elle veut Maiev, il ne la laissera pas s'enfuir avant d'avoir eu le fin mot de l'histoire. « Que Merlin m'en soit témoin : je ne m'énerverai pas. » Mensonge. La rage difficilement contenue menace d'éclater à tout moment. Traînée. L'enfant qui a perdu son innocence trop tôt, écartant les cuisses aux premiers venus. Traîtresse. L'héritique qui enfreint les préceptes de Merlin comme elle respire, trouvant un réconfort malsain dans les courbes féminines. « Il serait dommage de devoir annoncer à Aloy quel malheureux accident il t'est arrivé. » Nulle honte, les hurlements de douleurs de la benjamine immolée vécus comme un réconfort. Misérable vestuta, héritière indigne de Merlin. Son esprit a déjà prononcé la culpabilité de l'accusée. Le Sombral s'est égaré du troupeau.
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Mer 14 Juin - 10:04
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maiev & zaveid

Tu te sens déjà piégée, Maiev. Tu aurais dû rester dans ton lit, ne jamais sortir de cette chambre, mieux encore ne jamais te réveiller de ce cauchemar dont l’horreur n’arrive pas à la cheville de la scène qui est en train de se dérouler.
Est-ce que c’est vraiment en train d’arriver ?
Oui, te hurle la douleur de tes ongles entamant la paume de tes mains.
Oui, te hurle le carrelage froid sous tes pieds nus.
Oui, te hurle le crépitement des flammes soudainement menaçantes.

Tu ne le vois pas venir, Zaveid, qui se lève d’un bond et en l’espace d’une demi-seconde, fond sur toi comme un prédateur sur sa proie. La serre qui lui fait office de main agrippe tes cheveux et tu éteins une protestation au fond de ta gorge, bien trop serrée par l’angoisse pour laisser échapper quoi que ce soit d’audible et compréhensible. Vos yeux s’accrochent, animés de lueurs bien différentes, bien que la haine flambe dans chacune des paires d’iris océanides. Des mots crachés, que tu entends à peine, comme si un voile de coton couvrait tes tympans. Tu voudrais hurler, ameuter toute la maison, mais c’est bien trop risqué. Pour toi. Pour lui.

Mais tu te débats quand même, frénétiquement, Maiev, quand la poigne de ton aîné sur ta chevelure lui sert à te trainer derrière comme une vulgaire paysanne. Comme si vous n’aviez pas exactement le même sang. Déjà, les larmes menacent, car ce contact physique avec Zaveid est le premier depuis des années. Et il est violent, douloureux, tant physiquement que pour ce cœur que tu fais mine de ne pas avoir.

Il t’approche de la cheminée et tu te débats de plus belle, frêle créature, animal farouche, mais en vain. La chaleur des flammes bien trop proches rougis ta peau, leur luminosité te fait fermer les paupières. Et ce n’est pas la fumée qui commence à te faire suffoquer, mais bien la panique. La panique alors qu’il rit, ton frère, de ce qu’il est en train de faire. Il rit, et tu laisses échapper un sanglot nerveux sans pour qu’autant des larmes ne coulent de tes yeux clos. Pitié. Faites que ça s’arrête.
Il est peut-être temps de hurler, Maiev. D’appeler quelqu’un, n’importe qui, qui pourrait arrêter le cauchemar. Tu penses à Aloy, et tu te mords la lèvre. Elle est déjà bien assez déchirée entre vos querelles. Et que ferais-t-elle face à une scène de la sorte ? Rien de bon. Alors tu te tais, Maiev, résignée -en tout cas tu l’espères- à ce qu’il va se passer.

Tu t’attends à de la violence, encore plus, peut-être qu’il va fourrer ton visage dans les braises incandescentes. Pourquoi ne le ferait-il pas. Dans un réflexe, tes mains tentent de repousser Zaveid, paumes contre son torse avec le peu de force qu’il te reste en cet instant. Mais sa voix l’interrompt. Sa voix, de telle façon que tu ne l’as pas entendue depuis des années. Bien trop longtemps. Sa voix qui te fait ouvrir les yeux, finalement embués généreusement. Bouche entrouverte sur un souffle court, erratique. L’espace d’un instant, tu y crois.
Une seconde.
Rien qu’une.

Un seule qui allume une faible lueur d’espoir dans tes yeux iodés. Une de trop. Parce que déjà, les menaces reviennent, font exploser ce qu’il reste de ton cœur. Si tes larmes coulent le long de tes joues pour finir crépitant en évaporation sur le bois en train de brûler, tu n’émets aucun son. Pas de sanglots, pas de cris, pas de hurlements. Parce que ça lui ferait trop plaisir, à Zaveid. Parce qu’il en serait bien trop satisfait.
Parce que tu n’as pas la force.

Ni de te débattre davantage, même si tes mains sont toujours accrochées à lui, doigts crochetés sur son tee-shirt par la force du désespoir seulement. Tu as peur, tellement peur Maiev. Tu trembles, qu’importe les flammes, tu trembles de froid. Qu’importe leur lumière, tout est noir. « Qu’est-ce que tu attends, Zaveid ? » Ta voix, éteinte, soupirante, essoufflée et tremblante. Tu fiches son regard dans le sien, lâchant son tee-shirt pour mettre les mains en l’air, signe de soumission. D’abandon. Mais pas seulement, parce qu’elles viennent finalement attraper celle, libre, de ton frère. Qu’importe s’il a un mouvement de recul, tu plantes tes ongles dans sa peau. Porte la main masculine sur ta gorge gracile. « Qu’est-ce que tu attends pour me brûler vive ? » On dirait de la provocation, l’espace d’un instant. Cela te ressemblerait, Maiev, la harpie sous le masque de l’ange.

Ce n’en est pas.
C’est la supplique au fond de ta voix. Au fond de tes yeux. Et tes mains qui tremblent contre celle de Zaveid. « Vas-y, tu en meurs d’envie. » Simple constat, qui forme une boule dans ta gorge. « S’il te plait, Zaveid. Libère moi. » Parce que la peur n’est rien, en fin de compte. Parce que la douleur n’est que superficielle. Parce que tu ne mérites rien de plus. Parce qu’il a raison, quoi que tu essaies de te dire. Parce que seul le feu sera capable de te purifier.

Te laver de ta seule erreur, alors qu’elle n’est qu’inconsciente. Non désirée. Non voulue. Erreur reniée, pourtant, autant que tu le peux. Autant que tu peux laisser le dard des mâles en chaleur s’enfoncer entre tes cuisses et de labourer de l’intérieur, comme si cela t’empêcherait de penser aux corps que tu aimes vraiment. Tu as bien essayé, Maiev, de ne pas être ainsi.
Mais tu n’es sans doute pas assez forte.


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Dim 18 Juin - 15:46
sorry i couldn't get to you
maiev & zaveid

(partie alternative)


Tue-la. Les voix qui murmurent au creux de son oreille. Celle de Maiev, qui le supplie de mettre fin à ses souffrances. Celle de son esprit détraqué qui en est venu à haïr la benjamine de la famille, soufflée par la folie qui se glisse progressivement sous sa peau. Tue-la. Le même sang coule dans leur veine, ce sang carmin, bleu, trésor inestimable des Rosebury. Il ne songe pas à Aloy, à ce que la perte de sa soeur lui ferait. Parce qu'elle est forte Aloy, parce qu'elle l'aime plus que n'importe qui au monde. Parce qu'il sait que jamais elle ne pourrait le soupçonner d'avoir commis le pire.

Mais ils résonnent dans son crâne, les sanglots de Maiev. Ramenant à la surface les souvenirs oubliés, ceux dont il ne veut pas se rappeler, pas maintenant. Souvenirs d'une époque où ils s'aimaient, où il était celui qui la consolait lorsqu'elle n'allait pas bien. Où elle se glissait dans son lit au milieu de la nuit, à la suite d'un mauvais cauchemar. Pourquoi ? La petite voix d'enfant dans ses oreilles, qui tente de se faire une place parmi ses envies meurtrières. Pourquoi avons-nous changé ? Les cauchemars de Zaveid ignorés par Maiev, moqués par la benjamine. Comme si leur enfance n'avait été qu'un songe rapidement oublié. Le coeur qui saigne, l'adulte qui ne comprend pas le comportement de sa soeur. Qui finit par la mépriser comme elle le méprise. Qui lui en veut d'être aussi stupide que les autres. Les Dieux l'ont fait tomber de son piédestal sans prévenir. Les monts et merveilles promis à présent hors de portée. Le fidèle trop faible pour être digne des desseins qu'Ils lui ont promis.

Sans même qu'il s'en rende compte, ses doigts lâchent la prise qu'ils exerçaient sur sa chevelure d'or. Il la hait, Zaveid, et pourtant, il est incapable d'aller jusqu'au bout. Le sang jamais versé, même dans ses excès de violence les plus brutaux. Ils avaient raison, les sept. Le Sombral est trop faible pour endosser un tel fardeau. « On va trouver un remède, d'accord? » La voix calme, presque absente. S'il continue de croire après toutes ces années à un remède pouvant le libérer de son don, il veut croire qu'il existe une manière de sauver Maiev de sa maladie. D'enlever ces idées abjectes de son crâne. « Il doit bien exister un remède. » La nostalgie qui le pousse à prendre sa benjamine dans les bras. Premier geste affectif depuis bien des années. Il ne se rend même pas compte de ce qu'il fait, Zaveid. Son esprit est ailleurs une fois de plus, comme si son âme avait quitté son corps. La folie qui le frappe une fois de plus. Cette folie qui le fait devenir un autre, qui le fait se comporter comme un enfant. L'enfant qui regrette son geste, à présent.

Ses doigts qui caressent distraitement les cheveux de la benjamine. « Tu vas t'en sortir, je te le promets. » Maiev qui souffre comme lui il souffre. Tous les deux malades, prisonniers de ce qu'ils sont. Peut-être sont-ils plus semblable qu'ils ne le pensaient. Mais il ne songe même pas à s'excuser, Zaveid. Parce que ce ne serait pas honnête, parce qu'il n'est pas le moins du monde désolé pour ce qu'il a fait. Dans son esprit, la voix est toujours présente, lui hurlant de laisser les flammes consumer le corps de la benjamine.
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