intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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When i'm walking a dark road — Neal
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Dim 14 Mai - 1:09

when i'm walking a dark road


(FEAR OF THE DARK ♥)

Fear of the dark, Fear of the dark. I have a phobia that someone's
always there
; La voix rocailleuse du chanteur rythme le tapotement de ton doigt sur ton bureau en chêne massif. Musique rétro comme tu aimes, crépitement authentique du morceau qui donne du cachet d'ancienneté dans ce groupe aussi vieux que le monde. Jambes croisée par-dessus ta cuisse, ton pied se balance à chaque changement de tempo pour marquer la mélodie alors que tu sembles plongée dans la lecture du rapport du jour. Tout semble lointain pour toi. Le bruit environnant, le bruit des basses qui font vibrer ton corps à mesure qu’il se couvre d’une seconde peau, la chair de poule. Tu frissonnes Cleo, tu frissonnes. Appréhendes-tu cet ordre de mission ? Non, au grand jamais. Pas aujourd’hui, pas demain. Jamais. ; Cette journée est une énième journée de travail au Ministère de la Magie. Banalité de la vie, des coups de fils qui s’enchaînent, de la paperasse qui s’entasse. Des sourires qui s’accrochent à tes lèvres, vides de sens et d’intérêt mais qui te vont si bien au teint. Tous pareils, tous vides, tous nuls. Tu te distrais à écouter du Iron Maiden, bien que la lecture de ce dossier accapare ton attention à t’en péter les rétines alors que tu crèves d’envie d’aller faire un tour du côté du bureau d’Abraham, ton binôme de mission. Pour te changer les idées, juste te déconnecter du dossier que tu étudies et avec l’espoir de croiser la route de ton imbécile préféré. T’apaiser les nerfs en te bastonnant avec lui par-dessus son bureau, constater toute la bêtise qui s’amasse dans sa cervelle. Le meilleur moment de ta journée. Tu interromps ta lecture, hésitante. Tu en viens même à espérer qu’il sera là si tu décides de te lever, comme un con à faire le guignol dans son espace de travail. Le piment de ta journée morne, ton petit quart d’heure de fou rire. Et pourtant, il en a toujours été ainsi entre vous. Une complicité optimale, une ambiguïté indéniable et pourtant vous arrosez le tout avec un soupçon de vacheries.

La musique s’achève, tu refermes le dossier avant de t’étirer comme un chat qui émerge du sommeil. Un bref coup d’œil à ta montre et tu te renfrognes car il est temps de rejoindre ce binôme intérimaire avec qui tu dois collaborer, qu’on t’a dit. Enfoiré d’Abe qui n’est pas disponible pour toi, tu l’emmerdes lui et ses obligations de Capitaine, tu n’aimes pas l’idée de faire équipe avec lui, ce semi-inconnu … Neal McGregor. Il est dix-huit heures, et tu toques à sa porte trois fois. McGregor, on se casse. Tu ne rentres pas, tu lui laisses du temps pour se préparer pendant que tu descends en bas de l’immeuble afin de l’y attendre tranquillement. Les mains dans les poches, tu en extirpes ton paquet duquel tu fourres une cigarette entre tes lèvres, que tu allumes à l’aide d’un zippo. Première taffe expirée et tu rejette tes cheveux ondulés en arrière. Ta chevelure noire bouge telle une couronne asservie à sa Reine. Et tu fermes les yeux pour savourer ce bref instant de répit en solitaire. Neal McGregor, un Auror qui bosse dans ton département, un homme à qui tu n’as pas réellement prêté attention au premier regard, toi qui es épuisée par Abraham et le vacarme de ses paroles intarissables.



LET’S HANG THE JURY. YOU SICK JUDGMENTAL FOOLS. I’M SO TIRED OF YOUR RULES. FUCK YOU AND YOUR OPINION ! YOU DON’T KNOW SHIT ABOUT ME. DON’T KNOW A GOD DAMN THING ABOUT ME. —
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Dim 14 Mai - 18:30
Échoué dans l'encadrement de la grande fenêtre du bureau qui donne sur l'avenue, enfoui dans un sommeil profond dû au surmenage qu'il s'inflige à lui-même depuis quelques semaines, il est soudain tiré de son assoupissement lorsqu'il entend toquer nerveusement à sa porte. Les yeux de braise s'ouvrent brusquement devant le dossier qu'il consultait avant de s'endormir, une pile de paperasse en désordre sur ses genoux, quelques feuilles éparpillées sur le sol. D'un rapide coup de baguette, il les rassemble toutes et les dépose proprement sur le bureau à proximité, avant de laisser sa tête basculer en arrière, observer le plafond quelques instants avec une lassitude à peine dissimulée. Il devrait pourtant se réjouir de partir en mission et de pouvoir se dégourdir les jambes à l'extérieur, mais l'idée de collaborer de façon exceptionnelle avec cette femme ne l'enchante pas le moins du monde. Elle comme n'importe qui d'autre, car c'est un indépendant qui a pris l'habitude de faire cavalier seul depuis quelques années. Et il s'est toujours bien débrouillé dans toutes les situations, il est toujours revenu en traînant ses proies par les pieds sans aucune aide extérieure. Nul besoin de s'encombrer d'un subordonné qui ne ferait que lui mettre des bâtons dans les roues, le gêner dans ses manœuvres. Mais il sait aussi se plier aux décisions d'en haut, comme il l'a toujours fait depuis sa naissance. Comme le chien de chasse du ministère bien dressé qu'il est supposé incarner.

Ses prunelles brunes, alourdies par les cernes creusées sous ses yeux, s'accrochent à l'horloge murale annonçant déjà dix-huit heures. Il s'extirpe brusquement du creux de la fenêtre, se penche sur le bureau pour survoler l'ordre de mission et se remémorer les grandes lignes. Un fou qui avait déjà été suspecté il y a quelques années de cela, et qui aujourd'hui s'amusait régulièrement à s'exercer aux sorts impardonnables sur des moldus pour aiguiser ses talents de mage noir à l'abri des regards. Des pratiques naturellement proscrites, mais l'homme en question avait déjà échappé plusieurs fois à la justice pour d'obscures raisons, et il était du devoir de Neal d'attraper ce malfrat pour l'enfermer une bonne fois pour toutes. D'une gestuelle nonchalante, il referme le dossier et enfile sa veste pour quitter le bureau, traverse les couloirs du ministère d'un pas pressé jusqu'à atteindre la sortie, où il trouve immédiatement la jeune femme qui l'attend. Le genre de fille qui ne passe pas inaperçu, avec sa tenue débraillée et les innombrables tatouages qui recouvrent sa peau. Il ne sait rien d'elle, en dehors de cette image négative qu'elle entretient éhontément. Il ne ressent pas expressément le besoin d'en apprendre plus à son sujet, cependant. La seule chose qu'il retient d'elle, c'est cette proximité apparente avec Lancaster, faisant d'elle officiellement un parasite à éliminer.

- Tu t'es lassée de cirer les pompes de Lancaster ? laisse-t-il échapper avec une légère pointe de sarcasme, en même temps qu'il apparaît au côté de la brune. Il la toise du haut de son mètre quatre-vingt, arborant l'habituel regard hautain qu'il réserve aux ennemis des McGregor et aux traîtres. Il s'abstient cependant d'aller plus loin dans ses propos pour rester un minimum professionnel, éviter de trop remettre sur le tapis les querelles familiales durant une mission nécessitant une totale neutralité de sa part pour être menée à bien. Un sourire énigmatique accroché aux lèvres, ses doigts se glissent jusqu'à la cigarette coincée entre les dents de Cleo, qu'il saisit d'un geste vif pour la jeter à terre et étouffer la braise sous sa semelle, sans se soucier de son avis.

- La cible se trouve tout près d'ici, il a été vu dans un hôtel du coin, affirme-t-il d'un ton plus impartial, tandis qu'il se débarrasse de sa cravate gênante d'un geste légèrement teinté d'agacement, pour l'abandonner au fond de sa poche. Ses doigts agrippent la baguette rangée dans sa veste, sa seule véritable et infaillible coéquipière, et avant de passer aux choses sérieuses, il la pointe dans la direction de la jeune femme pour la mettre en garde et lui rappeler combien sa compagnie est indésirable. Tu n'as pas intérêt à me gêner, Shafiq. Contente-toi de me suivre et de faire la potiche décorative, si tu ne veux pas avoir de problèmes. Ça ne devrait pas être trop compliqué pour toi, achève-t-il la voix teintée d'un brin de moquerie, avant de lancer le sort de transplannage qui les envoie alors directement devant l'entrée de l'hôtel en question.
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Jeu 18 Mai - 20:35

when i'm walking a dark road


(FEAR OF THE DARK ♥)

Être seule, le silence. Son absence, une plénitude jouissive. Fumer en toute tranquillité, un loisir qui t’inspires, si ce n’est pas pour dire qui te plonge dans le ravissement. Un engouement qui semble enivrer tes sens, provoquant en toi un florilège de sensation fougueux. Exaltation palpable par l’apparition d’une chair de poule, seconde peau, qui recouvre délicatement ton épiderme halée, issue de tes origines arabes. La fumée qui s’éjecte de tes poumons, une valse acrobatique dans la brise printanière. Un vice nocif, qui a pour faculté d’annihiler tout discernement chez l’être humain enfumé. Tes pupilles chocolatées se dilatent, comme pour canaliser toute la noirceur du ciel, afin de venir peindre d’un noir d’encre la pupille impériale qui surplombe ton regard. ; Dans l’obscurité tiède, alors que le ciel étoilé te fait face, tu ne peux t’empêcher de respirer à pleins poumons, tu serres dents et poings. Et alors il se passe quelque chose : tu te laisses aller dans un total oubli de toi-même, envahie par la nuit, le silence et la relaxation. Ce sentiment de satisfaction après avoir relâché ta première latte de fumée avalée, apporte une réaction proche de la réjouissance totale, si bien que tu tires une seconde fois sur ta cigarette pour pousser le vice plus loin. Et c’est à son paroxysme que tes yeux s’ouvrent grand sur des néants que tu n’as jamais soupçonné. Imprégnée dans cette rafale constante, l’élection de ce lieu comme refuge aurait été une condition alléchante, mais quoi que de plus dégradant que de vivre soi-même dans un rêve éveillé ?

Et la réalité te rappelle bien plus vite que tu ne le désires. Sa voix railleuse bourdonne dans tes oreilles comme un sifflement incessant. Un truc à te flinguer la cervelle, petite Cleo. Alors tu relatives, tu relatives car c’est ce qu’il y’a de mieux à faire avec ce genre d’énergumène. C’est ce que tu as trouvé de mieux pour le moment, l’ignorance. Tu n’as clairement pas envie de faire équipe avec lui parce que tu ne lui fais absolument pas confiance – au combien même il porte la magnifique mention de Capitaine -, tu es bien trop habituée à Abe pour pouvoir changer de méthodes de travail en toute sérénité. Alors tu le jauges du coin de l’œil sans pour autant desserrer tes lèvres charnues, qui épousent avec délice ta cigarette fumante qui se consume doucement pour ton plus grand plaisir. Plaisir écourté, plaisir avorté par cet avorton sur pattes, Enfant de Satan … Tare visuelle avec sa rousseur dégueulasse qui s’imprime sur sa tronche laiteuse à l’épiderme bien trop sensible. Un vrai corps de fragile … ! Ouais voilà c’est ça, mais on a atteint un cap supérieur, tu vois le genre. Un sourire moqueur sur les lèvres, tu lèves les yeux au ciel pour bien souligner la médiocrité de sa remarque tout en soufflant une petite volute de fumée. Il te surplombe de sa haute stature, et pour autant tu ne recroquevilles pas, oh non petite Cleo. Ton regard se perd dans le vide, tu t’évades sans prêter attention à sa présence intrusive dans ton espace vital, durant ton petit instant de détente. Car tu as dans l’intention de finir ta cigarette en chemin, si bien que tu amorces un premier pas quand soudain tu sens ton précieux trésor s’échapper de tes lèvres. Piquée à vif, tu te stoppes net mais tu n’as pas le temps de réagir que le bien fumant se meurt sous la semelle du rouquin. Quel petit con, songes-tu alors que ton regard s’éteint sur ce pied qui piétine impunément ta propriété. Fils de p*te, conclues-tu alors que tu relèves ton visage stoïque vers lui. Est-il fier de lui, se sent-il puissant ? Un vrai gamin. Tu hausses les épaules en soupirant alors que tu détournes le regard avec lassitude. Pourvu que le temps passe vite.

Mônsieur Neal résume l’objet de votre mission sous ton air dédaigneux. C’est bien, tu connais ta leçon, bravo. Coco veut un gâteau ? Tu retires tes mains qui caressent doucement tes bras tatoués puis tu noues tes longs cheveux noirs et ondulés en une queue de cheval bien nette. Une meilleure visibilité, c’est la garantie de n’avoir aucun risque d’obstruction visuelle ; C’est ton instinct de bagarreuse qui te pousse à vouloir mettre toutes les chances de ton côté. Habillée d’un slim noir, un débardeur gris avec une veste en cuir noir par-dessus, tu as opté pour une tenue sombre pour mieux te fondre dans l’obscurité. Alors que tu réajustes ta veste correctement sur tes épaules, tu vois ce petit bout de bois, artéfact magique qui véhicule votre magie, pointé vers toi. Tu arques un sourcil alors que ton regard se fait mauvais et se darde en direction du jeune homme. Mais quelle plaie celui-là ! Ou sinon quoi McGrosGroin ? Fermes-la un peu et va manger des carottes. Une grosse fessée sur le derrière, et tu lui passe la main aux fesses avant de conclure à bout de lèvres : Il paraît que ça rend aimable, et les fesses roses. Un petit clin d’œil, et tu te laisses transplaner devant l’hôtel. Piouuuh. Tu laisses échapper un léger soupir avant de retirer ta main – sans avoir manqué de lui palper le derrière, c’est qu’il a un bon derrière pour un coincé du cul – puis tu te redresses pour observer les environs. Désert, bâtisse quelconque et pourtant, votre homme est là. Allez suis-moi Princesse ! Petite pique et allusion àson ancien statut royal, tu glisses tes mains dans les poches alors que tu te diriges vers l’entrée de l’hôtel.



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Dim 21 Mai - 23:59
Face à l'immense porte vitrée de l'hôtel, des traits crispés et agacés définissent son propre reflet, et son regard s'embrase de contrariété. Il reste stoïque, devant l'attaque grossière de l'impudente. Il glisse sa baguette entre ses dents et joint ses mains à la hauteur de la naissance de son cou pour faire craquer sèchement ses phalanges, sans aucune intention derrière ce geste autre que de se retenir de frapper cette femme. Un calme olympien qu'il parvient à conserver intact sans avoir à fournir d'effort conséquent, même si elle aurait certainement mérité une bonne châtaigne pour son insolence. Sourire énigmatique accroché aux lèvres qui lâchent la baguette, rattrapée habilement par sa main assurée. Il est bien loin de s'abaisser à de la violence gratuite entre collègues, il ne perdrait ni son temps ni son énergie pour cela au cours d'une mission qui nécessite un maximum de concentration de sa part. La balle est dans son camp, brûlante et explosive, il n'aurait qu'à décider d'enfermer la fille dans l'ascenseur et venir la récupérer une fois le travail accompli, si seulement les choses pouvaient fonctionner d'une manière aussi simple.

En même temps qu'il pénètre dans le hall de l'hôtel, il s'applique à se débarrasser du poison qui lui râpe la langue pour tenter de lui servir une réponse nettement plus édulcorée que le coup de poing imaginaire qui lui éclate violemment la tronche contre le bitume, dans les méandres de son esprit tordu. Le regard de braise parcourt l'entièreté du lieu d'un air distrait, analyse rapidement l'état anormal dans lequel il se trouve. Personne à l'accueil, des rangées de fauteuils soigneusement agencés, tous vides, aucune âme qui vive. Pourtant, son visage se couvre d'impassibilité, et il profite du calme pour semer quelques crachats de venin sur son sillage, poudre toxique subtilement dosée dans chacune de ses paroles, pendant qu'il traverse le grand hall pour se diriger vers les escaliers menant aux étages supérieurs – là où il peut supposer dénicher l'homme qu'il recherche activement, avec la légère angoisse de retrouver la chambre qu'il occupe jonchée des cadavres des employés qui auraient dû les accueillir à l'entrée, en temps normal.

- Laisse-moi deviner, je parie que c'est une mauvaise blague de ma sœur, ça ne m'étonnerait même pas qu'elle trouve divertissant de me coller une cruche comme toi dans les basques. Je suis étonné que nos critères de recrutement aient été revus à la baisse à ce point-là cela dit... articule-t-il en ajoutant une légère teinte de fausse compassion à ses propos, partagé entre l'agacement et la désagréable impression, indescriptible, provoquée par ce vide étrange qui règne sur les lieux. Par la froideur inhabituelle qui serpente sur les murs à peine éclairés d'une légère lueur tamisée, le spectre du monstre dont son imaginaire dessine vaguement la silhouette en haut des marches, un de ceux qui le font tant vibrer dans l'ombre. Mais le fil de sa réflexion déraille, ses yeux de braise se posent sur la jolie jeune femme qui l'accompagne, il la dévisage durant de longues secondes, la mine renfrognée, l'amertume à peine dissimulée. Alors d'un geste vif, sans prévenir, il abat une main sur l'épaule tatouée de sa collègue et la plaque contre un mur sans aucune retenue, la limite de sa patience étant déjà dépassée depuis longtemps, bien avant qu'elle ait eu l'audace d'ouvrir la bouche à un moment où elle aurait simplement dû se taire.

- Mais quelle que soit la raison, comme je suppose que tu n'as pas envie de terminer ta carrière ici et maintenant pour cause de non respect flagrant de la hiérarchie – et également parce qu'il ne souhaite pas réellement qu'il devienne de notoriété publique que cette petite pimbêche s'est octroyé la permission de filer une fessée à son auguste postérieur en toute impunité – je vais faire comme si je n'avais rien vu, rien entendu, et ce petit jeu stupide va cesser immédiatement, n'est-ce pas Cleo ? achève-t-il avec la fermeté et l'impartialité qui s'imposent, la menace glissée dans les règles de l'art, dans l'attente de la voir s'écraser comme tant d'autres le feraient.
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Jeu 25 Mai - 15:51

when i'm walking a dark road


(FEAR OF THE DARK ♥)

Ton sarcasme est cinglant. Et ton allusion, plus qu’évidente. Accompagnée d’un clin d’œil désinvolte pour bien enfoncer le clou. Ta rangée de dents adamantines se plante doucement dans l’épaisseur moelleuse de ta lèvre inférieure, alors que ton esprit se met en réflexion. Dois-tu encore caresser cet irrespect tangible pour pouvoir t’engouffrer sur le chemin que trace le jeune homme doucement du bout des cils. Tu comprends là où il veut et va en venir, mais tu n’en feras rien. Ce qu’il compte faire devient d’autant plus secondaire puisque tu ignores toi-même ce que tu vas accomplir dans les minutes suivantes. Rétablir la priorité de la mission, t’enchaîner à d’autres joutes pour palier à cet éboulement involontaire et prémédité pourtant de sa part, devient nécessaire mais le silence raisonne toujours plus car l’importance de ton rôle te préserve d’une autre boutade amère à son encontre pour abolir ces brèches. Tu lui épargne cette épreuve en prenant les devants  lorsque tu franchis le hall d’entrée de l’hôtel et qu’il consume votre atmosphère de sa voix pour cracher ses glaires, sécrétion visqueuse. Égale à toi-même, l’orgueil sera ta perte, et tu mourras sans doute plutôt que de changer ta ligne de mire. Tu as sans conteste du miel sur la langue, et la belle tournure que prend ta raillerie ne manifeste aucune honte ou gêne vis-à-vis de ton interlocuteur. Neal McGregor, ou Capitaine Auror, peu importe. Il te mord, alors tu mords en retour, et plus fort si possible. Un sourire qui se perche et se dilue aussitôt sur tes traits, ne témoigne que de cette attitude blasée que tu lui renvoies allégrement par les yeux alors que sa remarque sur les modalités –médiocre selon lui–  de ton recrutement glisse sur toi, mais sans t’atteindre. Pas aujourd’hui Neal, pas aujourd’hui. Le coin de tes paupières se plisse à mesure que ton regard caramel examine et balaye la pièce avec minutie. Atmosphère froide, lieu désert, ambiance suspecte à tes yeux. Tu arques un sourcil interrogateur lorsque tu jettes un coup d’œil à ta montre et que l’affichage de l’heure confirme ton sentiment. Il est bien tôt pour déserter son poste à l’accueil, et en pleine heure de pointe où le potentiel client est le plus rentable pour réserver une chambre, tu ne peux qu’imaginer un scénario pessimiste.

Un profond soupir s’échappe de tes lèvres alors que tu avances aux côtés de ton binôme en direction des escaliers. Tes pieds s’approchent des premières marches lorsque soudain, tu ressens une pression sur ton épaule. Le sol semble se dérober sous tes pieds, tu perds l’équilibre un bref instant, mais tu le retrouves rapidement lorsque le rouquin te plaque sans ménagement contre un mur. Mais quelle plaie, ma parole, songes-tu avec agacement. Il a mordu, elle a mordu en retour, ne peut-il pas passer à autre chose maintenant qu’ils sont quittes ? Le regard absent de la scène principale, s’évadant en coulisse en direction des escaliers que tu aimerais bien grimper,  tu t’octroies le droit de ne plus soudoyer visuellement de ton binôme avec tes yeux trop apprêtés taisant tes propos insultants, alors que tu t’approches à pas feutrés des premières marches. Il est proche de toi, Neal. Trop proche. Si proche que tu peux en humer et séparer chaque composante du parfum qui émane vicieusement et adroitement de son épiderme. Cet arôme se perd dans tes poumons, t’intoxique de l’intérieur. Poison et remède, il détériore et rapièce. Invoquez les démons et dénichez le Roi. Délit insondable qu’est celui de froisser un mystère vivant par simple riposte, par simple provocation. Tu n’aurais jamais pensé pouvoir atteindre puis craqueler les remparts d’indifférence qui recouvrent d’ordinaire si férocement les pupilles de ce jeune homme. Face à son geste, tu restes confuse. Sa violence te cloue dans un mutisme grossier se pavanant avec délice entre tes cordes vocales, débarquant à l’improviste sans autorisation, sans offrandes quelconques pour combler à ton manquement de politesse envers lui. Et pourtant, et pourtant ! Son attitude t’agace au plus haut point, ses propos aussi. Ta joue tressaute – sourire ou grimace ? Tu sembles hésiter, avant de s’immobiliser sur la même expression – celle de l’indifférence faussée. Le sarcasme t’accueille sous cette forme particulière qui te met autant en beauté qu’en perspective sur tes lèvres adroitement dessinées. Une mise en bouche que tu contemples avec le même dédain et la même fascination. Neal McGregor, c’est une réelle passion de l’emmerder. Parce qu’il ne sait pas quand s’arrêter dans sa raillerie, si bien qu’il ne cesse de piétiner et de repousser toujours plus les limites quand tu sais quand mettre un terme à ce petit jeu. Voilà la raison de ce rictus. Te moques-tu de lui ? Bien entendu. N’est-il pas risible d’observer ton binôme s’énerver sur l’existence d’un jeu qu’il a lui-même amorcé antérieurement dès ton arrivée ? Cette forme d’ironie n’est pas la seule qui doit aimer animer les traits du jeune homme. Tu connais son mépris pour toi, ta coopération avec Abraham Lancaster et tu en puises un soupçon d’hilarité malsaine. Tes yeux caramel effleurent très prudemment le visage de Neal, alors que ta main se lève, que tes phalanges craquent.

Un pli soucieux se creuse au milieu de ton front pendant que tu plonges ton regard dans celui de Neal. Puis soudainement, tu glisses rapidement ton index dans sa bouche que tu fais tourner dans le sens des aiguilles d’une montre avant d’entamer des mouvements de va et viens avec ton doigt. Tout est dans la rapidité petite Cleo, dans ton efficacité et dans ton avidité à combler de bonheur ton rouquin préféré. Oh oui c’est bon, encore encore oh oui ! Hm oui Cleo, vas-y, give it to meeeee ! Ta fascination et ta satisfaction te submergent quelques instants. C’est si soudain, si rapide, que cela n’a duré que quelques secondes. Dès que tu réalises ton propre engouement au carnage, tu ôtes ton doigt humide de sa bouche avant qu’il n’ait pu réagir, dans un souci de sécurité envers ton index. Adossée au mur, après cet instant de foutage de gueule massif, tu le détaille avec austérité avant de conclure d’une voix sèche : C’est bon, Neal get over it. Tu as voulu joué, j'ai répondu, point barre. Maintenant on fait notre mission, et on se casse chacun de notre côté, promis. Dans un râle, tu te dégages de son emprise avant de grimper les premières marches. Homenum Revelio, chuchotes-tu. Un sort de révélation de présence humaine, il y’a personne. Lumos ! Un faible halo de lumière brille au-dessus de ta baguette, et sans un regard envers le jeune homme, tu te laisses porter par l’escalier en colimaçon qui mène droit aux étages de l’hôtel. Et dans l’un ces étages, dans l’une de ces chambres se trouve votre homme, l’objet de votre mission.




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Lun 29 Mai - 19:38
Les pupilles de braise tremblent dans un foudroiement soudain, remuées à la fois par l'impatience et la surprise lorsque le subalterne se permet un geste irrévérencieux qu'aucune personne saine d'esprit ne se serait autorisé à l'égard d'un McGregor digne de ce nom. Une fureur poivrée s'embrase dans son regard, seul signe de vie sur son visage glacial et imperturbable. Contrairement à ce qu'elle semble penser, il n'est absolument pas d'humeur à plaisanter. Il ne l'est jamais lors d'une mission, quelles que soient son importance et sa dangerosité. La fessée, ou tout autre blague de ce genre, qui lui aurait certainement arraché une vague grimace d'hilarité à un autre moment de la journée, le laisse de marbre dès l'instant où il enfile son veston de capitaine. Courtoisie et facétie passent à la trappe pour laisser place à une attitude nettement plus austère et intransigeante – parfois acerbe, sans doute plus qu'il ne le devrait – en présence de ses collègues, même les plus chevronnés. Tous ont déjà subi ses remarques dévalorisantes n'ayant guère d'autre but que de les motiver à se surpasser, et Shafiq ne fait pas exception à la règle, d'aucune façon, et peu importe le mépris qu'il peut éprouver à son égard. Même sans tenir compte de son attitude déroutante qui se détache beaucoup trop de celle qu'il attend de la part d'un subordonné, au point de lui arracher un bref haussement de sourcil d'étonnement. Sa paralysie momentanée provoquée par l'absurdité de la situation n'est pourtant que de courte durée, la mâchoire féroce se referme brusquement, frôle le doigt insolent qui s'extirpe de sa bouche assez rapidement pour éviter les conséquences de la morsure meurtrière. Un sourire énigmatique, pavé de dents blanches parfaitement alignées, étire ses lèvres pâles furtivement avant de s'éclipser aussi vite qu'il est apparu. Jouer ? Tu crois sincèrement que je suis là pour m'amuser ? lâche-t-il en même temps qu'il ravale péniblement le poison nocif imprégné sur chaque parcelle de sa langue, se contentant de laisser s'installer un silence pesant face à ce comportement indécent auquel il n'est pas habitué. Cette sale peste a bien de la chance que le succès de la mission soit la seule priorité de Neal, à l'heure actuelle. Malgré l'offense, il parvient à rester maître de lui-même et s'efforce de s'en tenir au discours qu'il vient d'énoncer. Rien vu, rien entendu.

C'est parfait, nous sommes donc d'accord, chère partenaire. Les mots s'échappent spontanément, portés par une voix mielleuse et un sarcasme à peine palpable, presque totalement imperceptible tant il est devenu inhérent à sa manière de s'exprimer. Il ôte sa main de son épaule et la libère de son emprise, la suit du regard en observant curieusement sa dégaine de mec, en décalage total avec l'idée que l'on se fait normalement d'un représentant féminin d'une famille si puissante, si fascinante. Et si antipathique aux yeux du rouquin. Non, ils ne sont pas d'accord, ils ne le seront probablement jamais, d'ailleurs. Difficile de se placer sur la même longueur d'onde que Neal lorsque l'on prête allégeance aux usurpateurs qu'il exècre, bien qu'il sache se détacher de ses opinions et rester neutre quand il le faut, même si cette collaboration l'indispose – mais pas nécessairement pour les raisons que l'on soupçonnerait au premier abord. Un partenaire, quel ennui, agaçante futilité qui lui impose de faire preuve de davantage de modération dans ses méthodes d'arrestation. Brider ses habitudes, pour contenir les quelques pulsions malsaines et inavouables qui s'agitent dans les ténèbres de son esprit brumeux, et qu'il laisse parfois s'exprimer violemment malgré lui. Rien de plus efficace que de combattre le mal par le mal.

L'obscurité se dissipe soudain, le regard sombre se laisse attirer par la légère lueur émise par la baguette de la jeune femme, qui se glisse contre les parois immaculées de l'escalier à mesure qu'ils grimpent les marches, en silence, le pas pourtant pressé. Sans jamais apercevoir le moindre éclat de lumière sur leur chemin, l'hôtel engorgé d'une noirceur plutôt inhabituelle pour un lieu supposé accueillir de nombreux clients, notamment à cette heure-ci. C'est une allure de maison hantée que revêt le bâtiment pourtant réputé comme chaleureux et accueillant, sensation accentuée lorsqu'il arrive à la dernière marche de l'escalier et aperçoit l'esquisse d'un large couloir vide, sinistre, donnant sur d'innombrables portes de bois ancien, toutes closes à première vue. Sans prononcer de quelconque formule, il lève sa baguette d'un geste vif et ouvre toutes les portes simultanément avec fracas, libérant une nuée de petites étincelles. L'inquiétude monte tandis que ses sens aiguisés perçoivent une présence furtive à proximité, qui disparaît aussitôt, mais l'attire immédiatement vers une chambre en particulier dans laquelle il s'engouffre avec empressement. Pour découvrir le massacre, au moment d'allumer à son tour une lumière à l'extrémité de sa baguette. J'espère que t'as pas peur des cadavres, Shafiq. La voix résonne froidement devant la scène macabre. Des carcasses vides éparpillées sur le sol comme de vulgaires outils expérimentaux, marionnettes d'un spectacle dramatique qui confirmera définitivement la dangerosité de ce malade en liberté. Un brusque retour à la réalité qui avorte immédiatement tout embryon de querelle futile entre les deux Aurors. Plus aucune trace de présence humaine dans le bâtiment en dehors de Cleo et lui-même, il en est certain. Alors il se fraie un chemin sinueux entre les corps sans vie, lentement, jusqu'à la fenêtre grand ouverte qui donne sur une petite rue étroite et sombre, passage idéal pour s'enfuir discrètement lorsque nécessaire, malgré la hauteur. Rien d'insurmontable pour un sorcier aussi expérimenté que cette sinistre crapule. Il s'en mord la langue d'agacement, frappe légèrement du poing contre le mur, l'amertume à peine dissimulée.
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Sam 10 Juin - 20:36

when i'm walking a dark road


(FEAR OF THE DARK ♥)

Tu ne possèdes pas le moindre respect pour lui, pas une once, si bien qu’il te fait regretter l’existence de cette collaboration à ses côtés. Il t’agace, tu n’as qu’une seule envie : c’est de lui tordre le cou, dans tes rêves les plus fous. Et à défaut de pouvoir laisser libre court à tes pulsions les plus primitives, tu lui parles salement avec nonchalance, tu écrabouilles son égo surdimensionné et son prestige déchu sous ta semelle. Et tu aimes ça petite Cleo, tu aimes tant le malmener que tu en salives, trépignes sur place comme une petite gamine comblée par un cadeau sucré. Du bout de tes lèvres, tu pourrais psalmodier une malédiction pour l’expédier six pieds sous terre. Mais la réalité te fait une piqûre de rappel, et c’est en sentant sa présence derrière toi que tu soupires avant de recentrer ton attention sur l’objet de votre mission. Attraper un voyou, un autre sale type –comme si tu ne t’en coltinais pas déjà un –, afin de lui faire cracher les tripes sur ses sales magouilles. Du bout de ta baguette, tu t’es assurée que dans la pénombre anormale des couloirs, aucuns pièges n’aient été posés afin de vous plonger dans une situation désastreuse. Pour ne pas dire, humiliante pour deux Aurors aguerris. Couloir désert, ambiance morbide aux allures d’une maison hantée, cette absence de personnels ou de clients te laisse perplexe. Et ces innombrables portes t’incommode, mais là où Neal sait se rendre utile à tes yeux –quand il veut, quand ça t’arranges – en ouvrant simultanément les portes, avec fracas. Pour la discrétion vous repasserez, mais cela a le mérite d’être rapide et expéditif.

Un bruit furtif attire ton attention, et c’est à la suite du rouquin que tu t’empresses de rentrer dans une pièce. Sous la lumière fébrile de la baguette de Neal, tu découvres une scène chaotique dans laquelle des cadavres froids et exsangues jonchent à même le sol, tels des cochons avariés. Sous ton air ahuri, tu observes silencieusement la catastrophe qui s’est éclaboussée sur les murs. Sang pourpre, rouge sang dégouline sur les murs, s’amasse au sol dans une mare écarlate. Pas la peine de toucher leur jugulaire pour savoir que le pouls s’est éteint, que plus aucun souffle de vie ne s’échappe de leurs lèvres violacées. Ton regard s’assombrit alors que tu sens un léger courant d’air qui passe sur ton visage, la fenêtre entrouverte ne peut pas être plus explicite : votre cible a filé à l’anglaise. Quand, et surtout comment a-t-il pu anticiper votre descente surprise ? Tes pupilles accusatrices se posent sur la silhouette du jeune homme qui te tourne le dos alors que tu le blâmes silencieusement d’être le responsable de l’échec de votre mission. A trop prendre son temps pour te rejoindre, à gaspiller sa salive et son énergie pour te balancer des piques, puis à te coincer contre un mur en espérant te faire la moral alors qu’il est loin d’être irréprochable. Tssss ! Tu tchipes ton agacement dans ta barbe, alors que tu te mords méchamment la lèvre pour ne pas répondre à sa pique sur la présence des cadavres. Tu recules de quelques pas avant de suggérer d’une voix calme : On peut faire le tour des autres pièces pour voir s’il n’a pas laissé quelques indices dans sa précipitation. A commencer par ici. Et comme pour illustrer tes propos, tu ouvres un premier tiroir afin de retourner à une main la paperasse qui s’entasse, alors que l’autre main tient ta baguette qui illumine le meuble.





LET’S HANG THE JURY. YOU SICK JUDGMENTAL FOOLS. I’M SO TIRED OF YOUR RULES. FUCK YOU AND YOUR OPINION ! YOU DON’T KNOW SHIT ABOUT ME. DON’T KNOW A GOD DAMN THING ABOUT ME. —
FEAR THE JUDGEMENT.
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When i'm walking a dark road — Neal
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