intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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LES ROIS DU MONDE. [pv : Braam & Jeyne]
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Sam 13 Mai - 22:32
LES ROIS DU MONDE
Les monarques de ce monde se battent entre-eux; c'est qu'il n'y a de place que pour un, pas pour deux.

England, London, present days.

De tous les appartements de la résidence Archer, le leur était certainement le plus douillet et le plus confortable ; il était rarement nécessaire d'y faire un feu, même au cœur du plus rigoureux des hivers, puisqu'il y régnait en permanence une doucereuse humidité tempérée par les sources d'eau chaudes souterraines sur lesquelles les bâtisseurs avaient érigés les premières fondations de pierre de l'ancestrale demeure. Ainsi, l'eau bouillante embuait-elle avec pérennité les bains de l'épouse étrangère, et les murs de leur chambre avaient sous la main le moelleux d'une chair. Cette ambiance douce lui rappelait le sud de son Écosse natale, le soleil et les jours enfuis, Elliot, Erin, Jaden et les cris de joie que tous poussaient, badins, tandis que, avec toute la vitesse de leurs si courtes jambes, galopaient sans trêve en tout sens... c'est qu'elle était née Gardner et là-bas, loin vers le sud, dans la capitale d'Edimbourg, la vie vous avait des airs riants et ouverts de jardins. De grands rubecs y dispensaient une ombre diaprée sur l'argent sonore d'eaux vives, mille chants cascadaient de nids invisibles et l’atmosphère toute entière était épicée du parfum des fleurs.

« L'eau vous convient-elle, madame ? » anone la vieille discrètement, lorgnant chastement à revers d'omoplates l'anatomie noblesse enveloppée pudiquement dans un drap de lin. En guise de réponse, l'épouse jase d'un ultime phonème, affrontant pensivement la nuit, les yeux perdus dans les ténèbres de la forteresse consignataire. « C'est parfait. » flatte la maronne iris jusqu'ici atones s'avivant d'une ostensible gratitude à la perception de ce qui au-delà de la tenture l'attend. La tignasse est dénouée avec hâte, laissant librement ses longs crins d'ébène couler au creux de ses reins comme l'eau d'un ruisseau sur pennage immaculé de cygne. En silence, la chambrière s'efface et c'est une fois son ombre décharnée tout à fait volatilisée que, dans l'intimité recouvrée, l'anatomie féminine se révèle. C'est un râle béat dont se fend le poitrail dénudé lorsqu'en un gerbe dartres constellés, plonge dans l'eau fumante la sylphide de marbre, marbrée par endroits de corolles cyanosés. Aux larcins mystiques en fond de baignoire se substitue néanmoins bientôt la langueur des assouvis. Caboche dodelinant sur l'orle forgée, l'esprit embué et séduit par la sereine pavane des hélices vaporeuses, c'est à la dormition que corps et âmes, peu à peu, s'abandonnent. Les paupières ne s'obstinent même plus à endiguer l'inéluctable et, enfin, le souffle torpide témoigne à son tour d'une quiétude dont se serait satisfait le ronronnement félins de grands carnivores.





England, London, past months.

À pas feutrés, la mariée remonta l'impasse et, tout en s'appliquant à surveiller le rythme de ses pulsations, non sans s'astreindre à inspirer, largement..., souffler..., posément, oscilla imperceptiblement sur la demi-pointe de ses pieds. Sur ses gongs, le battant piaule. Une ombre s'en évade, avant que, condamné par la ventosité, il ne réintègre son cadre à grands fracas. Bordant le seuil, jonché d'un dallage incendiaire de marbre, elle marque une halte. Silencieuse comme une ombre se répétait-elle, matras axiome de ses motivation,tandis qu'elle se laissait s'affaler contre une paroi souveraine. L'infidèle tendit l'oreille, ne percevant qu'à sa propre chamade, le suintement des gouttes contre la vitre. Il faisait vraiment très noir ici, s’apercevait-elle subitement. Grelottante, et la dégaine hirsute imbibée par la pluie, elle remonta ses genoux drapés de tissu contre sa poitrine. Du calme. Elle allait attendre et compter jusqu'à dix mille, et seulement là se risquerait-elle peut-être sans dommage de quitter sa résilience et retrouver les appartements que lui avait indiqué son nouvel époux. Les yeux fermés, elle se remémorait sa nudité, ses mains vacantes qui le faisaient paraître moins grands et plus vulnérable qu'il ne l'eût jamais été. Les reins encore endoloris, mais non sans agrément, par la frénésie de l'assaut, elle se surprit à en rougir. La puritaine se mâchouilla impunément la lippe.

Elle en était à quatre-vingt-neuf quand ses yeux s'accoutumant à l'obscurité laissèrent les lieux s'entr'apercevoir et s’esquisser de formes et de couleurs. Sans bruit, sans hâte, elle se leva ; mais où pouvait-elle bien se trouver? Sa mère lui avait confessé, plus tôt ce soir-là au cours du mariage, qu'à son arrivée à Edimbourg, le cauchemar l'avait tourmenté qu'elle s'égarait en sa nouvelle demeure. Et Père avait beau répéter que le fief des Archer était moins vaste que le leur, à cette instant, elle n'en trouvait pas moins un monstre colossal de couloirs et de portes. Elle se voyait, errant de salle en salle, en cette touffeur glauque, maquillée de tapisseries délavées et descendant d'interminables escaliers, où l'écho de ses appels demeuraient sans réponses. De quelques parts, soudainement, montaient des bruits lointains, dont la distance lui semblait indéfinissable. Puis le craquement de bottes, une rumeur de voix. Une vague lueur, presque imperceptible, grimpa vacillante le long des teintures et, se sentant prise au piège, pirouetta. Ses mains affolée trouvèrent un pesant anneau de fer scellé dans le bois qui, jusque là, avait été dérobé à son regard. Menottes fermement agrippées, elles tirèrent, la massive poterne résista, puis céda peu à peu, dans un tel grincement, cependant, que la maisonnée toute entière devait l'entendre. Paniquée, elle se glissa dans l’entrebâillement, pour se recueillir dans une pièce encore plus sombre que celle qu'elle eût tout juste quittée.


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Dim 14 Mai - 4:25
Le feu crépite dans l’âtre, créant des ombres presque terrifiantes sur les murs de la chambre à coucher. Des ombres auxquelles Braam s’est habitué depuis l'enfance. Son coeur tambourine dans sa poitrine tandis qu’il joue avec l’alliance à son doigt. Un anneau symbolique, qui l’enchaîne à une femme dont il ne sait rien, songe-t-il tout en assistant à l’entrée théatrâle de celle qu’il a épousé plusieurs heures auparavant, juste avant qu’elle ne disparaisse mystérieusement dans la nuit. Calmement, il dépose l’ouvrage de psychomagie dans lequel il s’était plongé non loin de lui, et toise la sorcière du regard. “Jeyne, j’ai cru que tu ne reviendrais pas.” dit-il en laissant échapper un rire. Comme la plupart des Archer, Braam a un esprit analytique. Excellent praticien, il aime observer les autres, s’attarder sur des détails de prime abord insignifiants, et déduire toutes sortes de choses à propos de ses sujets d'observation. Dès le premier regard qu’il pose sur sa nouvelle épouse, il remarque ses cheveux en bataille, et le parfum masculin qui se dégage d’elle, un parfum à mille lieux du sien. Aussitôt, un sourire narquois s’esquisse sur son visage. À peine mariée voilà qu’elle le trompe. L’irlandais ne peut s’empêcher de voir en elle une possible menace. Ce n’est pas tant le fait qu’elle fréquente un autre homme qui le laisse mal à l’aise, mais plutôt la possibilité que l’affaire puisse être rendue publique. Cermait et Sionann ont choisi avec soin celle que Braam devait épouser, et avoir une femme infidèle n’est en rien un élément que l’on veut publier dans les journaux, surtout lorsqu’on vient à peine d’annoncer son mariage. Avec une délicatesse toute masculine, Braam approche d’elle et l’aide à retirer la robe de mariée dont elle est encore affublée. Si la tâche est réservée à l’époux, il frisonne plusieurs fois en découvrant son corps nu, qu’il ne peut se résoudre à toucher sans se sentir lui-même coupable. C’est comme si le regard ambre d’Hera se trouvait juste derrière eux, et les jugeait. Il pense alors à sa mère et à ses espoirs, et subitement la robe blanche tombe de la sorcière, dévoilant ses hanches et la courbure délicieuse de ses seins. Archer pousse un soupir et recule de quelques pas. “Eh bien madame Archer, combien de mains ont-elles touché ton corps ce soir ?” Il lui lance un regard de défiance avant d’ajouter : “La réponse m’importe peu, mais j’ose espérer que tu saches garder ton honneur.” Replaçant ses lunettes rondes sur son nez, il s’éloigne d’elle et regagne l’immense couche qu’ils doivent, il le sait, partager. Un lit à baldaquin sur lequel il accueillait autrefois sa sang-mêlée. Le silence s’installe à nouveau dans la pièce, coupé par le bruit sonore d’un service à thé qui flotte dans les airs et se pose délicatement sur leurs draps de soie. “Du Earl grey ?” demande-t-il avec une légèreté mesurée, qui contraste avec la conversation aux allures irréelles qu’ils viennent d’entretenir. Il verse d’un coup de baguette le liquide chaud et retourne à sa lecture, attendant qu’elle le rejoigne. Puis, après une dizaine de minutes sans prononcer le moindre mot, dissimulant tant bien que mal un bâillement. Lui d’habitude si avenant auprès des femmes est déstabilisé face à celle qui lui a été vendue comme une vulgaire commodité. Un évènement qui le laisse encore sceptique. “Je suis désolé - pour toute cette situation. J'ai toujours aimé les Gardner, et tu connais mes sentiments pour Alexander et Erin. Nous les reverrons, n'est-ce pas ? Tu peux les inviter ici, c'est chez toi. J’espère tout de même que tu parviendras à trouver ton bonheur avec ton nouveau nom.
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Dim 14 Mai - 17:31
D'un bond et à coups de longues enjambées, son nouvel époux l'avait rejointe et avait entreprit de lui retirer sa robe de mariage, trempée et imbibée d'humidité, sans plus attendre ni piper mots. D'une dextérité étrangère, il la dépouilla de chacune des soieries qui l’enveloppaient, alors que dans la honte méprisante de n'être qu'un objet vendu, la nouvelle Archer lorgnait le sol et le marbre. La sentence de sa mère résonnaient encore en son crâne, phonation qui lui sonnait plus encore au terme du devoir que du maternage habituel que la progéniture lui connaissait. Tandis que la sorcière-épouse maudissait intérieurement les dieux de l'avoir fait femme et non héritier, elle sentit l'air glacial de ses lieux lui mordre la chair comme un chien s'accroche à un os ; elle serait faite épouse ce soir, à tout de moins l'avait espéré sa procréatrice, qui s'était surprise verbalement à y souhaiter voir lever une graine de postérité. Son derme lui granulait douloureusement et entièrement toute sa carcasse, alors que flanquée là, elle tremblait comme une feuille malmenée par les vents d'automne. Entre ses paluches masculines, elle se sentait d'une fragilité de verre et ses membres lui semblaient avoir la consistance de l'eau. Et elle attendait, debout, misérable et peureuse en ses atours d'épouse, les dérisoires condamnations qui déferlent, elle se plonge plus encore dans un mutisme arrogant.

Sa question laissée en suspens, ce disant, le menton féminin se guinde comme pour inciter le suspicieux à l'acte, livrant à la sentence mandée la gorge diaphane, tuméfiée d'une jugulaire palpitant à tout rompre. C'est qu'elle n'y répondrait pas, la farouche, pas plus que ne satisferait cet ego outrancier d'héritier couronné ; [...] ici, c'est chez toi... Ces mots avaient un goût amer en bouche, alors que l'épouse assimilait cruellement encore qu'elle ne se délecterait plus jamais des doux jardins printaniers des Gardner et du relent de leur parfum sucré en automne. Qu'elle n'entendrait plus à travers monts et vallées les inflexions autoritaires, mais ô combien réconfortantes, de son père à l'adresse de sa vigoureuse portée qu'il fallait, sans cesse, rappeler à l'ordre. Jeyne n'était plus cette enfant qui, échevelée jadis, allait se blottir contre les corps chauds de ses géniteurs au cœur de l'hiver, même si en cet instant, elle tenait plus de la fillette effrayée que de la tempétueuse épouse. Nue comme au jour de sa naissance, l'air de la nuit contre sa chair la fit frissonner, son enveloppe se sporer et se faire hérisser les poils blonds sur ses jambes et la nuque. L'angoisse la prit de ce qui allait suivre, alors que pudiquement effarouchée, la mariée voilà ses seins de ses deux bras croisés. Mais quel qu’en fut plus encore son incompréhension, mandibule éboulée de sidération, alors qu'elle le lorgnait s'éloigner, sans qu'il n'eut même essayer de la toucher.
Elle remarque alors tous ses biens, ses valises et ses boîtes, entassés dans un coin de la pièce et l'image lui enserre cruellement le cœur ; sa vie chez les Gardner s'en tenait-elle donc à ses quelques boîtes ridicules et dépersonnalisées? N'avait-elle était une fille et une sœur à les yeux, ou un trophée dont on cherche à offrir aux plus offrants? À cette idée, ses paluches se resserrent, violemment, sans toutefois qu'elle n'en laisser déferler toute la colère. Se contenir et obéir, c'est ce qu'on lui avait toujours appris à faire...

Le thé offert apaise un tant soit peu ses colères sourdes, sans pourtant qu'il ne l'eut deviner, et la brunette acquiesça simplement d'un battement de cil, ne sachant toujours ses véritables prétentions. À pas mesurés, l'épouse s'avança vers ce lit majestueux qu'elle devinait être le leur, pour le meilleur et pour le pire, y grimpa et remonta les draps chauds jusqu'à son menton avant de s'emparer de la tasse qui lui tendait négligemment. « Mon jeune frère m'a fait promettre de l'inviter très bientôt... se rappelait-elle plutôt qu'elle lui avait fait jurer de ne jamais l'en abandonner, Jaden, le seul qui saurait peut-être panser son chagrin, c'est qu'il est impatient de visiter... notre demeure ça lui semble grotesque en bouche, pourtant l'adjectif lui est une piqûre de rappel, encore. Elle soulagea sa voix tremblante d'une longue lampée de thé fumant, avant de reprendre, réchauffer : ... le bonheur ne dépend pas que d'un nom, malheureusement... nous étions jeunes lorsque nos parents nous engagèrent l'un à l'autre ; il y a longtemps qu'on m'y conditionne et j'ai toujours su que je partagerais ton nom et que ton sang serait le mien. Dispose-en, puisqu'il n'est rien de plus que je pourrais ajouter. » L'insolence n'est pas défiante, pourtant, elle est condamnatoire puisque d'office, il est vrai que tout lui revenait ; la demeure des Archer, elle et tout le reste. Il était né héritier, comme pour engendrer des reines et des rois et vider ces souveraines coupes que pas un instant, elle ne songerait lui disputer véritablement. Que le veuilles ou non, force t'est qu'elle devrait y boire, elle aussi.


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Lun 15 Mai - 23:14
Un sourire distrait de balade sur les lèvres de l’éphèbe, qui s’efforce d’éluder les questions qui lui viennent à l’esprit. Ses yeux se promènent sur le corps de son épouse, cherchant une envie inconnue, absente. Lui qui est si friand des femmes peine à accepter la simple présence de celle qui est sienne, une ironie pour le psychomage qui rencontre pour la première fois la résistance de son esprit. Je le veux. Les mots retentissent encore en son crâne comme une sirène folle. Voeux arrachés à sa bouche par une mère trop exigeante, ambitieuse. Les alliances sont les alliances, se répète-t-il quand bien même il observe le bout de métal ballotté à son annulaire. Jeyne fait son entrée et il est au bord du gouffre, son coeur l’assenant de coups plus douloureux les uns des autres. Jusqu’à ce que la mort nous sépare, se répète-t-il silencieusement. C’est auprès d’elle que se joue son avenir, une Gardner que Merlin aura fait souveraine, femme idéale pour un héritier. Embaumée par l’odeur d’un autre, Braam se décide enfin à l’assister, la déshabillant comme le ferait tout époux, s’il la connaissait un tant soit peu. Il la met à nu mais la sent toujours chétive, couverte. Son sourire s’étire, mais de celui-là n’émane que bienveillance, et un malaise certain. Elle ne répond pas à ses suppositions et le laisse un instant songeur. Elle lui semble être une poupée de chiffon avec laquelle il peut jouer, une position de force qui ne lui plaît guère. Un jeu de rôle qu’il veut abolir. Elle mentionne son frère et il s’esclaffe soudainement. “Impatient de visiter notre demeure ? Il vient voir si on ne te tient pas en laisse ?” L’irlandais réalise soudainement la force des paroles employées, et cesse soudainement de rire, le regard compatissant. Tandis qu’il lui verse le thé, il poursuit sur un ton plus posé : “Si nous sommes condamnés l’un à l’autre, cessons donc ces façons. Nous savons tous deux que le hasard ne nous a pas assortis, et je n’ai pas peur des vérités qui entourent notre union.” Il dépose une tasse de porcelaine entre ses mains et plante soudainement son regard émeraude dans le sien, passant la jeune femme au rayons x comme il le fait avec ses patients. Gardant le silence, il l’écoute dans un respect peut-être inhabituel pour une Gardner, buvant chacune de ses paroles seconde après seconde, minute après minute. Il sent son désarroi, et aussitôt l’expression sur son visage change. Il voit en la Lavinia qui se tient face à lui une victime. La victime de son sexe qu’avait annoncé Sionann, un concept qu’il ne comprenait jusqu’à présent pas. “Tu t’y conditionnes.” Répète-t-il, interloqué par la formulation. Puis il prend une pause, replongeant sans peine dans un silence épais comme une dalle. C’est donc ainsi que se perçoivent les femmes chez les Gardner. Le tableau n’est pas bien glorieux. “Pour que je dispose de ton bonheur, il faudrait avant tout que je sois celui qui l'ait volé. Tout comme toi, j’ai promis allégeance à une parfaite inconnue pas plus tard que cet après-midi. Je comprends ton chagrin, mais je n’adhère pas à la teneur de tes paroles. Les Gardner t’ont-ils appris à n’être rien de plus qu’un fief ?” Il porte l’eau tiède à ses lèvres, mettant le doigt sur une évidence peut-être blessante. “Quelles sont tes ambitions, Jeyne ? Mis à part porter la croix des épouses soumises et infidèles, y’a-t-il quelque chose en ce monde qui te fasse vibrer ?” Calmement, il reprend son ouvrage. “Personne ne s'agenouille face aux pleureuses. Tu dois saisir ta liberté, rendre ton sexe fort. Ne blâme pas ton auditoire, domine-le.
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Mer 17 Mai - 17:51
« Il n'en est rien, anone-t-elle, ironiquement scandalisée de telles odieuses remarques. mon frère est d'un naturel entrain ; il se réjouie seulement pour moi et du filon d'un si fortuit mariage. » La voix usuellement doucereuse est acrimonieuse, éprouvée par l'assujettissante situation. Ce disant, l'épouse ajuste les draps fuyants tout en le lorgnant, sourcil haussé. Voilà donc ce qu'il adviendrait véritablement du couple régalien, sinon, que des draps qui grelottaient déjà tant la froidure de l’inanité sclérose les étoffe. Chacun embusqué sous un carcan rondache, critique et morgue pour elle, indolente et gouaille pour lui. Car il la lui crache, cette dérision, dont la répugnante bigamie profane la carnation calcite de fêlures requérantes ; Jeyne déprécie, sent ses tripes rudoyées des flammèches d'une ire qu'elle rêverait de mollarder à la dégaine du mari. Les mandibules se contractent, les ratiches grincent au revers des babines à chaque mornifle que le vocable assène. Le port de tête hausse son orgueil, le juche aux cimes d'en menton dressé. « Écoute-moi bien, mon époux. » La psaume prend des aspects de serment et roulant sur le ventre, l'infidèle mire la carcasse, les prunelles plongeant dans leurs gémeaux hyalins. « Je ne supporte déjà plus d'être tout oreilles à tes accusatrices allégations. Mais nous devons assurément parler. De cette situation. » Confesser son impair en reviendrait à octroyer une vraisemblance aux inculpations du prodige à laquelle il ne vaut mieux pas trancher tête, au risque de s'en retrouver répudiée épouse à la spume encore plus foisonnante. Séant arrogamment vautrée entre étoffes et chabraques, la sorcière redresse les guibolles qu'elle laisse se balancer indolemment dans les airs. « J'imagine que mes ambitions seront les mêmes que les tiennent ; non que je n'ai mes propres fantaisies, mais je doute qu'elles trouvent un jour leur place dans ce monde. De coquetterie de bonne femme, comme l'aurait dit mon père. » Et d'en rajouter une couche en le toisant mauvaisement, elle renâcle dédaigneusement, les nasaux dilatés à l'onde de soufre.

« Aux pleureuse. » répète-t-elle, joignant geste à la parole, s’assaillant sur ses talons, telle qu'halée par cet élan indigné, la nudité déployée enfin, sans plus l'once d'une réticence et non plus donc parée dans son arrogance liliale qu'elle lui fait face. Repoussant finalement les fourrures, après une jouxtes silencieuses d’œillades cauteleuses, elle se glissa hors du lit, traversa la chambre. Sur sa peau nue, le froid de la nuit lui fit l'effet d'une pierre tombale ; ou était-ce tout simplement cette discussion qui refrénait ses ardeurs du sud? « C'est donc ainsi que tu me conçois? Une pleureuse? » D'un soubresaut de baguette, toutes les valises lévitent, et tout chavire dans un branle-bas infernal. Les bagages dégueulent leur contenance, que l'épouse trifouille des doigts, avant qu'elle ne s'apaise au contact d,un tissu particulier. Et, de fait, après avoir enfilé une robe de chambre, elle s'accroupit devant le foyer. Postée paumes en avant, dos à son nouvel époux, la sorcière fait alors mine de s'y dégeler, en se fendant d'un soupir d'aise grandiloquent. « Et toi, mon époux, qu'est-ce qui te fait vibrer, sinon que ce maudit livre que tu n'as pas quitter des yeux depuis mon arrivée? » demandait-elle, caboche obliquant sur son essieu puisque bien qu'en apparence frivole, la question se teintait d'inflexions indifférées, ne concédant aucun doute quant à son intrinsèque gravité. Tout, du reste, tant dans la posture de l'Infidèle, que dans son illusoire désinvolture, pue l’amertume, pourtant d'un ego blessé. « Peut-être y trouverons-nous une affinité? » qu'elle risque alors, aux aguets, rivant cette fois à revers d'omoplates une prunelle inquisitrice vers le jeune homme.


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