intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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Jeu 11 Mai - 21:36
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Iseabail Irvine ∞ Vega O'Hara

Depuis toujours, la vanité demeurait une des caractéristiques typiques des O'Hara. De cette façon, Vega savait parfaitement que, comme pour le reste de sa famille, une fée gracieuse s'était penchée sur son berceau à sa naissance pour lui faire don de traits harmonieux et de cheveux filés d'or. Du moins, la version contée des O'Hara se résumait principalement à cela ; entre ses pages jaunies, on ne parlait ni de l'orgueil, ni de la perversion, ni même de la cruauté sans égale dont ils pouvaient tous faire preuve sans sourciller. On ne mentionnait pas que leur beauté n'était que le pétale de rose dissimulant l'épine empoisonnée, que le laid était volontairement omis du livre familial, voilé par un arbre généalogique des plus visuellement généreux. Tout le monde en avait connaissance, pourtant aucun ne pipait mot – tout du moins, pas publiquement.

Aussi, Vega se rappelait n'avoir été qu'à moitié étonnée quand Iseabail Irvine était venue la trouver pour qu'elle devienne son modèle. Une part d'elle s'était même retrouvée flattée, enorgueillie de voir qu'après des années passées à se persuader qu'elle n'était pas assez bien aux yeux de son époux, elle le restait néanmoins peut-être aux yeux d'autres personnes. L'autre part s'était demandée pourquoi moi et pas une autre O'Hara ? Après tout, Aisling ou Lorna auraient parfaitement convenues dans le rôle de muse épanouie et sublime. Enfin, elle s'imaginait que Bail avait peut-être une idée très précise de ce qu'elle souhaitait peindre et que cela l'incluait, elle et pas une autre. Après tout, elle-même ne choisissait pas n'importe quel inconnu du coin de la rue pour crayonner ses portraits affreusement réalistes dans son carnet à croquis défraîchi. Il fallait qu'il y ait un choc dans son esprit, qu'un déclic se fasse, pour qu'elle ait envie d'ancrer sur papier épais les ondes que dégageaient son modèle, parfois involontaire.

Iseabail avait déclenché ce clac sonore et secoué ses pensées les plus abstraites, quand elle était venue la trouver, dotée de sa singulière demande, à la fois profondément candide dans sa démarche et dangereuse enchanteresse, drapée de cette fierté si particulière aux Irvine. Pour cette raison, elle se souvenait lui avoir rétorqué qu'elle ne poserait que si Iseabail consentait à se prêter également au jeu. Marché conclu ; la réponse avait été d'une évidence déconcertante.

Elle s'était rendue compte, plus tard, que Bail ressemblait énormément à cette version d'elle-même, celle de dix-huit ans, celle à la fois vénéneuse et charmeuse. Elle s'était aperçue que la relève se trouvait déjà là, au garde à vous, prête à commettre de nouvelles erreurs, à tracer son chemin dans les pas de leurs aînés. Sauf que Vega n'avait aucune envie que Bail tourne un jour au vinaigre comme elle l'avait fait, elle méritait mieux que des miettes de c'est comme ça, il faut bien s'y résoudre. Et si elle pouvait lui glisser quelques conseils bien avisés – peut-être parfois amers – pendant leurs séances, elle le ferait sans hésiter.

Aujourd'hui se trouvait être le jour béni de l'une de leurs séances. Parfois silencieuses, quelques fois chaotiques ; l'imprévu était le bienvenu au sein de leur cocon créatif, source quotidienne d'inspiration gratuite. Dans tous les cas, d'une quelconque manière, elle en ressortait toujours apaisée, comme si vouer du temps à ses passions calmaient les obsessions sous lesquelles croulaient son cœur exsangue.

Lorsque la porte de l'appartement de Bail pivota pour laisser apparaître la jeune femme, elle releva lentement les yeux – une seconde de décalage – et son masque heureux se referma sur ses traits, peut-être une seconde trop tard. Elle sourit et rejeta d'un mouvement nonchalant ses longs cheveux blonds derrière son épaule. « Bonsoir, Bail. Ton inspiration est enfin arrivée. », roucoula-t-elle dans un murmure sucré. « Et j'espère que tu as de nouveaux tableaux à lui vendre, car sa chambre est toujours désespérément vide d’œuvres d'art qui en valent le coup. ». Parler d'elle-même à la troisième personne était d'une arrogance familière et elle se retint de soupirer de soulagement. Comme avant était une expression délicieuse, quand on savait en faire bon usage.
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Dim 14 Mai - 21:34
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Iseabail & Vega
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La toile est soigneusement installée sur le chevalet. Blanche. Vide. Pure. Un canvas vierge qui n’attend que d’être utilisé. A ses côtés sont étalés pinceaux et pigments, parfaitement organisés, parfaitement arrangés. Comme d’habitude. Pour l’œil inattentif tout paraitrait exactement semblable à chaque séance qu’Iseabail a jamais partagé avec Vega. Une peintre attendant impatiemment sa muse. Mais le verre de vin posé sur la table basse raconte une autre histoire. Un cercle de tannin rouge, incrusté contre le bois précieux témoigne du moment où sa main a tremblé. Un mouchoir sec, mais froissé de la colère qui l’a saisie et qu’elle n’a su réprimer. Des traces d’ongles au creux de ses paumes. Et puis il y a son visage. Parfait. Posé. Une expression d’attente sereine placardée sur ses traits. Un mensonge pour ceux qui savent observer. Son maquillage impeccable cache des cernes profonds, résultat de nuit d’angoisses sans sommeil.

Elle est perdue. Et incapable de retrouver son chemin.

Iseabail a passé une vie dans l’attente. Dans l’attente du jour où elle trouverait son âme sœur. Ou sa vie pourrait véritablement commencer. Mais aujourd’hui elle a trouvé. Et seuls les tourments sont venus. Parce qu’elle brûle pour lui sans le vouloir vraiment. Parce qu’elle peut presque toucher du doigt l’obscurité qui l’entoure. Parce qu’elle veut fuir mais qu’elle en est incapable. Chaque fois qu’elle jure de partir elle se retrouve à avancer. Parce qu’elle crève de peur Iseabail. La blonde est terrifiée de ne pas réussir. De n’avoir une fois de plus que l’obscurité et la solitude pour toute compagnie. Elle manque d’amour. En a toujours manqué. Elle tente de compenser avec l’admiration qu’on lui porte. Ne devient qu’un corps puisque nul ne semble vouloir de son âme. Et s’il était pareil ? Elle n’est pas assez Iseabail. Ne l’a jamais été. Pour personne. Mais elle refuse de changer. Enlace ses défauts et ses souffrances comme les seuls amis sur lesquels elle peut compter. Seulement le doute commence à la ronger. Elle veut quelqu’un. Et pourtant elle ne le veut pas. Constamment elle murmure qu’il n’est pas assez bien pour elle. Mais son refus la briserait.

Pleine de contradiction. De mensonges. De secrets qu’elle refuse d’avouer. Paradoxale Iseabail. Dans ses forces comme dans ses faiblesses. C’est ce qui la rend belle. C’est ce qui la rend laide. Assise sur sa chaise, les yeux fixés sur un point au loin elle ressemble presque à poupée. Une statue dans son immobilité. Mais il y a quelque chose qui passe dans ses yeux. Entre douleur, colère et avidité. Quelque chose de sombre. De blessé. De dangereux. Elle entend un bruit et automatiquement la blonde se lève. L’obscurité un instant oublié même si les traces de son tourment restent derrière elle. Vega. Vega la belle. La sublime. Lorsqu’elle l’a vue Iseabail a été stoppée net. Pas seulement par la défiante beauté de la sang-pure. Mais parce ce qui était caché derrière. Quoi ? Elle ne savait pas le dire. Mais elle devait le peindre. Le capturer. Il y a ce lien avec Vega. Si particulier. Parfois Iseabail a l’impression de voir un reflet d’elle-même. Parfois elle veut s’accrocher à ce mélange de force et de vulnérabilité. Dans tous les cas, elle ne peut jamais détourner les yeux.

Elle ouvre la porte. Trop rapidement peut-être. Assez pour apercevoir cette expression sur le visage de Vega. Celle qui bloque sa respiration pendant un instant. Qui lui donne envie de saisir ces pinceaux pour peindre cette souffrance qui est autant la sienne que celle de Vega. Elle se retient. La sang-pure s’en irait si jamais elle le faisait. Pas encore assez confiante. Au lieu elle attend qu’un masque se remette sur les traits parfait et sourit. « Merlin merci je commençais justement à en manquer ! Que ferais-je donc sans toi ?» Le ton est chaleureux, notamment parce qu’Iseabail sait que les tableaux qu’elle fait de Vega, qu’ils soient réalistes ou penchant d’avantages vers l’abstrait, sont ceux qu’elle fait de mieux. Une pause avant qu’elle ne réponde de nouveau « Et bien sa chambre sera bientôt remplie car j’ai de nombreux petits trésors en préparation » Souvenirs de l’expédition menée au cœur de l’opiumerie avec Nessie.

« Assieds-toi donc, nous avons du travail devant nous ». Iseabail ne sait pas si ce soir elle peindra d’avantage Vega ou sa propre angoisse. Sans doute un doux mélange des deux. Elle voit le regard de l’O’hara se poser sur la bouteille de vin entamée. Iseabail la regarde droit dans les yeux. Etrangement elle ne ressent pas le besoin de faire semblant. De sa cacher. C’est de la franchise dans ses yeux clairs. Une mise à nue. « Un verre de vin ? Comme tu vois je me suis déjà laissée aller. Mais il en reste suffisamment pour toi ». Elle se déplace devant les pinceaux, caresse l’un deux du bout des doigts. « Il sera toujours temps de commencer après ». Les derniers mots sont un murmure. Elle est pensive. Presque rêveuse. Un peu absente. L’esprit occupé par sa vie qui semble soudainement lui filer entre les doigts.
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But the horror? The horror was for love. The things we do for love like this are ugly, mad, full of sweat and regret. This love burns you, maims you, twists you inside out. It is a monstrous love, and it makes monsters of us all.


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Mar 16 Mai - 21:18
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Iseabail Irvine ∞ Vega O'Hara

Iseabail était le genre de femme que toute petite fille regardait avec une admiration non dissimulée et, le soir, quand venait l'heure de retourner se blottir sous les draps, chacune annonçait à sa mère avec une cruauté inconsciente : Plus tard, je veux devenir comme elle. Parce que Bail ne possédait pas seulement un visage d'ange déchu. Lorsque ses doigts se refermaient autour d'un pinceau, elle devenait également la plus talentueuse personne qu'elle ait jamais rencontrée dans le domaine de l'art. Chaque fois que Vega la contemplait – parce qu'elle ne pouvait pas juste la regarder – elle aussi ressentait le besoin d'affirmer je voudrais être comme elle. Arrêter d'être moi ne suffira pas. Des pensées teintées d'une honte cuisante qui ne traverseraient jamais le seuil de ses lèvres, des secrets qu'elle garderait enfouis sous la tonne d'autres cachotteries futiles, mais leur dissimulation n'empêchait en rien leur vérité.

 « Merlin merci je commençais justement à en manquer ! Que ferais-je donc sans toi ?», s'exclama Bail, en se jetant aussitôt tête la première dans le jeu que Vega venait de lancer. Un sourire en coin vint étirer sa bouche taquine et elle rétorqua à cette dernière rhétorique ; « Sans moi, le monde serait probablement déjà à tes pieds. Mais pour le moment, il m'appartient. ». Elle haussa une épaule, moue désolée sur les lippes, l'air de dire c'est rien, ton tour viendra, mais son sourire devint franchement allègre quand la peintre lui annonça ; « Et bien sa chambre sera bientôt remplie car j’ai de nombreux petits trésors en préparation ». Les tableaux de Bail, éclatantes créations – ses plaisirs pas si coupables que cela – lui murmuraient toujours des histoires fabuleuses, parfois terribles mais irrémédiablement magnifiques. Ils parsemaient les murs de sa maison, tel un puzzle éclaté, et chaque pièce apportait quelque chose de nouveau à la précédente. Elle était donc impatiente de voir ce que lui réservait Bail, même si elle ne doutait pas un seul instant qu'elle en serait parfaitement comblée.

« Assieds-toi donc, nous avons du travail devant nous ». Son regard dérivait autour d'elle, se posant sur des tableaux abstraits accrochés ci et là, quand Bail ouvrit la séance. Élève studieuse, elle trouva une place sur le canapé moderne qui s'étalait, non loin de la toile, puis posa ses mains aux ongles soigneusement vernis de parme sur ses genoux croisés. Étrange comme, soudain, la couleur lui fut familière. Ses paupières papillonnèrent, une fois, deux fois. Elle avait choisi cette teinte un peu plus tôt, sans y prêter attention, principalement parce que sa baguette crachait quelques étincelles violettes à ce moment mais- Elle est face au miroir. Elle n'envisage pas qu'elle puisse vraiment être la personne qui s'y reflète. Le côté droit de son visage, de la pointe de son menton à la courbe légère de son front, est marqué d'ecchymoses vieillissantes. Des bleus qui ne portent plus très bien leur nom. Le sang coagulé sous sa peau trop fine donne aux hématomes des nuances violacées. Elle cilla, une fois, deux fois. Sortit du souvenir vivace, inspira profondément. Ses yeux se relevèrent légèrement et, automatisme flagrant, se portèrent sur la bouteille de vin entamée qui trônait sur la table. Ah, l'inspiration n'est pas une chose facile à attraper, n'est-ce pas ? Ou Bail tente, comme elle, de chasser des démons qu'elle ne peut pas fuir.

« Un verre de vin ? Comme tu vois je me suis déjà laissée aller. Mais il en reste suffisamment pour toi ». Le sourire qui apparut sur son visage était lui aussi semblable à un automatisme. Vega n'avait pas envie de sourire, mais voilà que ses lèvres se retroussaient en une feinte faussement amusée. « Il sera toujours temps de commencer après ». Elle hocha la tête, puis se pencha vers la table. Sous son panneau en bois coûtant, se glissaient quelques verres d'autant plus coûtant, sagement rangés en lignes. Une information dont elle avait eu vent, grâce à l'une de leurs dernières séances. Elle en prit un, puis s'empara de la bouteille. Avant qu'aucun mot n'ait pu sortir de sa bouche sèche, elle versa une portion généreuse dans chacun des verres – une portion qui dépassait les conventions, mais puisque c'était cartes sur table ce soir, elle s'en moquait.

« Je te remercie pour le verre. », lui dit-elle sobrement en le levant légèrement, comme pour trinquer avec elle. Ce n'était pas grand-chose, mais c'était déjà beaucoup pour Vega, elle qui se montrait si avare en merci – ils lui donnaient toujours l'impression d'être redevable. Avec Bail, c'était un peu différent. Et elle avait besoin de ce verre, songea-t-elle avec soulagement, quand le liquide d'un rouge épais coula sur sa langue.

« Tu sembles fatiguée. On peut toujours reporter notre séance, si tu en as envie. ». En réalité, elle semblait ailleurs, perdue dans des pensées qui n'appartenaient qu'à elle, mais puisque Vega était là, peut-être aurait-elle envie de les partager avec elle ? « Ou tu peux me raconter ce qui te tracasse. Je sais me montrer d'excellent conseil. ». Faux. L'amertume avait déjà rongé tout de ses bons conseils, même si elle n'en avait guère conscience.
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Lun 22 Mai - 16:03
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Iseabail & Vega
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Inexplicablement Iseabail se sent plus calme depuis l’arrivée de Vega. La somptueuse blonde lui fait toujours cet effet. Un mélange de tranquillité, d’admiration de compréhension saupoudré d’un peu de mélancolie et d’un soupçon d’envie. Elle se voit dans Vega. Elle voit celle qu’elle est dans son arrogance, dans sa beauté insolente, dans son port de tête élégant. Elle voit derrière le visage aux traits parfait de fines craquelures, semblables à celles qui parcourent son âme. Elle voit une force impitoyable et une immense fragilité. Elle voit ce qu’elle veut être et ce qu’elle craint de devenir. Elle voit dans les yeux de Vega le tourment, les mensonges et la sincérité tous mélangés. Il ne lui en faut pas plus pour être fascinée, Iseabail. Pour tomber sous le charme de Vega comme un papillon attiré par la lumière. S'il s'était s'agit n’importe qui d’autre Iseabail se serait tancée pour sa faiblesse.

Mais Vega est différente. Digne d’une admiration qu’Iseabail ne se savait pas capable de ressentir.

La blonde a su dès le premier jour que la sang-pure serait sa muse. Incapable de l’imaginer autrement. Il y a un lien qui se tissent entre elles et qu’Iseabail ne comprends pas vraiment. Peut-être parce que la o’hara est la seule personne qu’Iseabail ait jamais placé sur un piédestal. Peut-être simplement car c’est quelque chose que les mots ne sauraient expliquer. C’est peut-être pour cela que son sourire se fait soudainement si doux aux paroles de la jeune femme. En temps normal elle n’aurait pas toléré que l’on puisse penser une seule seconde que le monde n’était pas à ses pieds. Mais pour Vega et Vega seulement, elle accepte de le partager. « Peut-être que le monde n’a pas besoin d’appartenir à seulement l’une de nous deux. S’il y a bien une personne avec qui je suis prête à le partager c’est bien toi » Elle penche la tête sur le côté, parfaitement adorable dans ce moment de sincérité aussi rare que surprenant. « Et puis après tout … que serais-je sans ma muse ? Un artiste n’est jamais aussi bon que l’objet qui l’inspire ». Sa propre niaiserie la fait sourire un instant, avant qu’elle n’en profite pour reprendre d’avantage de vin. C’est peut-être celui-ci également qui la fait parler avec tant d’éloquence.

Mais pour le moment, cette légère ébriété est la seule chose qui la fait tenir. Qui lui fait oublier. Un instant de nouveau Iseabail voit le masque de la jeune femme vaciller, un éclat d’obscurité passe dans ses yeux brillant. Une ombre sur son visage. Une laideur née de la noirceur qui vient salir, ne serait-ce que l’espace de quelques secondes, la beauté de la blonde. Elle se permet un geste, sa main venant effleurer celle de Vega en une rapide caresse. Une seconde pas plus, son visage ne dit rien. Pas de pitié sur ces traits, de fausse compassion, ni même de question. Juste une parfaite et totale attention. « Je ne te demanderais pas ou tu es partie ces quelques secondes. L’important étant que tu sois revenue. » Un sourire rapide. Plein de l’arrogance si propre à Iseabail. « Avec moi évidemment ».

Quelques secondes plus tard à peine elle secoue la tête, en signe de dénégation face à la proposition de Vega. « Non. Reporter ne ferait que rendre les choses pires. Et puis il n’y a pas mieux que peindre pour oublier la fatigue. » Surtout quand la fatigue vient de la douleur, de la lassitude et d’une rage sourde. Elle se penche en arrière un moment avant de se relever pour aller se tenir à côté de la toile. Ses lèvres se serrent. Son visage se ferme. « Vraiment ? » L’amertume se fait entendre dans sa voix. « Car pour être franche je pourrais utiliser de bon conseils. » Un muscle tremble légèrement sur son front, ses paupières papillonnent rapidement, ses pupilles s’agrandissent le noir dévorant le mordoré de ses yeux. « Alors dit moi que peut-on faire quand on est certain que quelque finira par nous faire du mal, inévitablement mais sans être capable de s’en éloigner ? » C’est de la panique qui passe un instant sur son visage avant de disparaitre pour de nouveau laisser place à cette lassitude qui la ronge toujours plus profondément.
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Ven 26 Mai - 23:22
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Iseabail Irvine ∞ Vega O'Hara

« Peut-être que le monde n’a pas besoin d’appartenir à seulement l’une de nous deux. S’il y a bien une personne avec qui je suis prête à le partager c’est bien toi ». Voilà une solution qui lui convenait, une conviction à laquelle elle s'associait. Habituellement avide et gourmande, Vega ne partageait rien et encore moins le monde – s'il avait vraiment été à ses pieds. Pourtant, l'idée de le posséder à deux, avec Iseabail, lui apparaissait soudain moins terrible que ce à quoi elle s'était attendue. Peut-être même bien plus agréable ; accrocher les toiles d'une aussi fructueuse artiste tout autour du globe, à chaque recoin de pays, semblait une merveilleuse idée. Mettre quelques touches de lumières pastelles là où les ténèbres l'emportaient, et quelques pointes de noirceur là où tout était un peu trop rose. Oh, comme ce semblant d'utopie lui plaisait. « Et puis après tout … que serais-je sans ma muse ? Un artiste n’est jamais aussi bon que l’objet qui l’inspire ». Après avoir passé des années à recevoir pléthore de mots qui n'avaient rien de compliments, des années à penser qu'elle n'avait plus le potentiel qu'elle avait jadis eu, les paroles d'Iseabail était comme un baume sur son orgueil. Un sourire sincère, doux, tellement inhabituel qu'elle en avait presque oublié les rouages, étira ses lèvres. Elle ne répondit rien ; tout avait déjà été dit dans cet échange muet, à la fois hurlant de vérité et paisible.

Un instant qui ne l'empêcha néanmoins pas de dériver vers des eaux plus troubles. Comme tiré d'un rêve éveillé – d'un cauchemar, plutôt – ses cils papillonnèrent et elle eut peine à s'ancrer de nouveau dans la réalité. Ce n'est que le contact, à la fois frais et léger, des doigts de Bail sur sa main qui lui permit de retrouver le sol tangible sous ses pieds. Elle releva les yeux sur elle, cette fois, s'attendant à y trouver une émotion qui lui donnerait le sentiment d'être faible, mais n'y trouva rien d'autre qu'un regard fort et attentif, qui lui interdit silencieusement de détourner le sien. « Je ne te demanderais pas ou tu es partie ces quelques secondes. L’important étant que tu sois revenue. ». Nulle part, eut-elle envie de répondre par réflexe. Nulle part et à la fois partout dans les débris de ses rêves éparpillés. Sauf que, ce soir, elle n'avait pas envie de forcer les mensonges. Ce soir, son masque qui lui permettait habituellement de se sentir normale lui donnait un peu l'impression d'étouffer. « Avec moi évidemment », ajouta Iseabail avec une délicieuse arrogance, qui permit à l'atmosphère de s'alléger. Vega sourit à son tour et répondit du tac-au-tac : « Je ne partirai plus, tant que tu ne me l'auras pas demandé. Aussi, j'espère que tu as une chambre d'invité. ». Imitant sa cadette, elle porta à son tour le verre de vin à ses lèvres et en avala une gorgée généreuse.

 « Non. Reporter ne ferait que rendre les choses pires. Et puis il n’y a pas mieux que peindre pour oublier la fatigue. », lui répondit-elle finalement. Un concept que Vega pouvait comprendre. Combien de nuits blanches avait-elle passées, le nez plongé dans ses croquis et ses grises esquisses ? Mais si elle s'entêtait à ignorer le fond de son problème, elle n'avait pas la moindre idée de ce que pouvait être celui de sa jolie peintre. « Vraiment ? ». Un mot, une interrogation toute simple, qui parut pourtant éclater dans la quiétude des lieux. Un mot au goût amer. Qu'est-ce qui te tracasse donc, jolie boucle d'or ? Qu'est-ce qui peut bien s'agiter sous ta petite tête couronnée d'or ? « Car pour être franche je pourrais utiliser de bon conseils. ». Vega se pencha légèrement en avant, posa les coudes sur ses cuisses et fronça les sourcils, la mine concentrée, pour lui indiquer implicitement de continuer. « Alors dit moi que peut-on faire quand on est certain que quelque finira par nous faire du mal, inévitablement mais sans être capable de s’en éloigner ? ». Voilà un problème bien compliqué à résoudre, un problème qui, déjà posé, indiquait qu'il n'existait aucune solution possible. Vega comprit rapidement de quoi il retournait vraiment. L'amertume tordit ses lèvres en un sourire un peu cruel et elle demanda : « On parle d'un homme, n'est-ce pas ? ». Du moins, le problème possédait toutes les caractéristiques pour qu'elle en vienne à cette conclusion. Quelqu'un qui finit par vous faire du mal. Le mot fatal, inévitable. Incapable de s'en éloigner. Vega avait vécu ce tourment, s'était heurtée à ce choix de multiples fois. Il va recommencer. Devrais-je fuir ? Oui, mais... Je l'aime. Il va me retrouver. Il va se calmer. Toutes les excuses étaient bonnes pour qu'elle s'enchaîne elle-même et qu'elle se refuse à affronter la réalité de sa situation. « Les hommes sont des sources quotidiennes et inépuisables de problèmes. », soupira-t-elle, avant de répondra pour de bon : « Tu es forte, Iseabail Irvine. Tu es belle, intelligente et talentueuse. Tu te suffis à toi-même. Alors, cet homme, quel qu'il soit, je sais que tu es capable de t'en éloigner si la situation l'exige. ». Dans son regard, une franchise déroutante, une conviction brutale. « Et sache que s'il te fait du mal, il devra répondre de ses actes devant moi. ».
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Avec Vega l’étau qui enserre sa gorge semble soudain se desserrer. Pendant une minute elle peut presque croire que tout ira bien. Qu’elle peut réellement tourner le dos à Zaveid. Qu’être seule sera suffisant. Dans le doux regard de Vega semble s’ouvrir un monde de possibilité. Et elle veut tellement y croire Iseabail. Tellement. Mais la réalité est autre. Ses doigts tremblent légèrement pendant un instant. Elle est si jeune Iseabail. Et elle voudrait pouvoir s’accrocher désespérément à Vega, pleurant ses angoisses et ses doutes dans le creux de son épaule. Mais elle n’en est pas capable. Ne le sera sans doute jamais. Ses pires craintes sont ses secrets les mieux gardés. Parce qu’elle fait de son mieux pour les ignorer. Parce que ce sont autant d’armes qui pourraient plus tard être utilisées contre elle. Une réflexion typiquement sang-pure. Mais elle n’en est pas moins vraie. Ses paupières se ferment un instant contre ses prunelles dorées.

Elle est terriblement fatiguée.

De lutter en vain. De haïr. De détester. De trembler successivement d’espoir et puis de peur. La jeune femme ne réfléchit plus. Elle n’est plus qu’émotions se succédant les unes après les autres, l’entrainant, la déchirant toujours un peu plus. Toujours un peu plus loin. Plus les semaines passent et moins elle se reconnait. Iseabail se fait dévorer vive par ce besoin inextinguible qui la pousse vers Zaveid alors qu’elle ferait mieux de s’enfuir. La malédiction des Irvine a sur elle toute emprise. Peut-être est-elle trop faible. Peut-être l’envie est-elle trop forte. Ou peut-être, plus simplement que l’obscurité était déjà présente. Qu’Iseabail était déjà en train de se déliter. Que trouver son âme sœur a simplement été le déclencheur. Elle pourrait presque hurler. Crier. Au lieu elle tente de garder ce qui lui reste de dignité. Mais pourtant son regard à Vega est simplement un appel à l’aide.

Ses lèvres s’étirent en un simulacre de sourire. « Tu seras toujours la bienvenue ici, j’espère bien que tu le sait. Tu pourrais rester aussi longtemps que tu le souhaite et tu ne me dérangerais jamais. » Au contraire elle serait une présence bienvenue pour celle qui est incapable de vivre avec les siens mais est terrifiée par la solitude. Une petite lumière qui passe dans ses yeux. Un mouvement dédaigneux saisit sa main « Une chambre d’invitée ? Voyons tu vaux mieux qu’un indésirable quelconque … une suite au moins pour toi. Rien que le meilleur. » Elle le pense. D’aucun dirait que Vega, comme son nom l’indique, est une étoile. Mais pour Iseabail elle est le soleil.

Mais un soleil qui, pour le moment, ne parvient pas à chasser l’ombre. « Je ne suis pas forte. Pas vraiment. Certainement pas autant que j’aimerais le penser. » Réaliste en toute circonstance. Mentir aux autres pourquoi pas, mais à elle-même ? Jamais. Sans le vouloir elle se penche en avant. Comme si son corps se courbait, rompait sous le poids de l’angoisse. « Mais je ne peux pas justement. Je suis une Irvine rappelle-toi. Je n’ai pas le luxe de pouvoir m’éloigner » Jamais. Fuir son âme sœur ne peut jamais durer. L’attraction finira toujours pas être la plus forte. « Si je le fait, je serais seule. » Sa voix se casse à ce moment révélant toute sa crainte et sa fragilité. Mais c’est trop tard pour s’en empêcher. Tous les secrets ne peuvent durer. Et peut-être que se dévoiler devant Vega n’est pas la pire des choses. Peut-être que celle-ci pourra l’aider. Il suffira qu’elle soit là. Un sourire amer déforme ses lèvres devant la dernière affirmation de Vega. « Je crains malheureusement que ce ne soit déjà trop tard pour ça. » Il lui a fait du mal. Elle se fait mal à cause de lui.
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Lun 5 Juin - 19:31
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Iseabail Irvine ∞ Vega O'Hara

« Tu seras toujours la bienvenue ici, j’espère bien que tu le sait. Tu pourrais rester aussi longtemps que tu le souhaite et tu ne me dérangerais jamais. ». Durant une seconde, le visage d'Iseabail se fit si semblable au sien qu'elle en eut le souffle coupé. Dès que l'éclat terne apparut dans ses prunelles mordorées, dès que ses lèvres s'étirèrent, voilées d'ombres mensongères, elle se reconnut, comme si elle contemplait son propre reflet. Cette expression, dont elle usait et abusait quotidiennement, cet accablement, cette fatigue qui s'y trouvait, dissimulée derrière des sourires de façade et des voix mielleuses. Sa réponse l'appelait presque à rester, à ne pas la laisser seule dans cet appartement un peu trop grand. « Une chambre d’invitée ? Voyons tu vaux mieux qu’un indésirable quelconque … une suite au moins pour toi. Rien que le meilleur. ». Vega eut un petit rire, sourire en coin et l'avertit : « Prends garde, si tu me prends par les sentiments, tu pourrais bien gagner une colocataire. ». Un peu de fausse légèreté qui ne dura que quelques secondes, le temps que leur conversation reprenne un tour plus sérieux.

 « Je ne suis pas forte. Pas vraiment. Certainement pas autant que j’aimerais le penser. ». Elle eut aussitôt envie de lui répliquer qu'elle se trompait, se sous-estimait, mais Iseabail vient éclaircir son point de vue et Vega se maudit de son précédent conseil. « Mais je ne peux pas justement. Je suis une Irvine rappelle-toi. Je n’ai pas le luxe de pouvoir m’éloigner ».  Elle n'aurait pas dû omettre ce détail, oublier cette particularité si caractéristique à chaque Irvine. Les âmes-sœurs. Celles dont ils ne pouvaient se défaire, même si leurs tripes leur hurlaient de fuir, même si leur élu n'avait rien d'un enfant de cœur. Lachlan l'avait déjà mentionné à de nombreuses reprises par le passé, mais si le vin aiguisait sa langue, il émoussait toutefois sa mémoire et ses sens. Malgré cela, quand le regard de la jeune peintre, voilé d'une sorte de désespoir cruel, se porta sur elle, elle reprit une nouvelle gorgée, refoulant ses propres problèmes dans le liquide sirupeux. Cherchant le courage nécessaire pour répondre à Iseabail des paroles qui pourraient lui apporter de l'aide ou du réconfort. Puisant dans les vapeurs désinhibitrices de l'alcool pour tendre une main qu'elle gardait habituellement pour elle, car il n'était pas dans sa nature de venir en aide aux autres.

« Si je le fait, je serais seule. ». Seule. Le mot résonna en elle en un écho familier. Il la transperça, la fusilla sur place. La voix d'Iseabail se brisa et elle eut envie de la serrer contre elle. Parce qu'elle comprenait cette peur et ne supportait pas de la ressentir chez quelqu'un d'autre, surtout pas chez quelqu'un qu'elle appréciait autant. Au lieu de quoi, ses doigts se serrèrent plus fort contre le verre, au point que ses phalanges blanchirent. Il y avait toutefois une différence entre elles. Vega, en cherchant à échapper à la solitude, ne l'avait que mieux enlacer. Elle avait repoussé l'inévitable, mais cette solitude n'était pas gravée dans la pierre. Pour Iseabail, si elle tournait le dos à son âme-sœur, ce qui l'attendait, c'était l'inéluctable et l'indélébile solitude, qui ne trouverait jamais de fin et qui la tourmenterait jusqu'à ces derniers moments. « Alors, ce sont tes options : souffrir avec quelqu'un ou souffrir seule ? », demanda Vega d'une voix blanche, marquée par l'amertume que ce destin injuste lui inspirait. Ses doigts glissant distraitement sur le fin rebord du verre, elle réfléchit. « Il doit exister une issue, une porte de secours à laquelle personne n'aurait encore pensé. ». Rien n'était définitif, si ce n'était la mort. Une parole blessante pouvait être oubliée par le biais d'une potion. Une blessure pouvait être soignée par un sortilège. Alors, pourquoi une malédiction ne pourrait être brisée par une vieille relique ou un livre perdu de civilisations anciennes ? Vega porta sur Iseabail un regard fort, direct et franc. « Je chercherai, Bail. ». Elle ne promit rien, n'expliqua pas qu'elle irait fouiller dans les plus sombres recoins du marché noir, ni qu'elle reprendrait contact avec d'anciens receleurs internationaux, juste qu'elle chercherait.

« Je crains malheureusement que ce ne soit déjà trop tard pour ça. ». Ces paroles explosèrent comme une bombe aux oreilles de Vega. Aussitôt, tout son corps se figea, ses poings devinrent aussi durs que du marbre et son cœur aussi lourd que du plomb. « Je te demande pardon ? », dit-elle d'une voix aussi plate que dangereuse. Elle posa son verre de vin un peu trop brusquement et des gouttes vermillons s'écrasèrent contre la vitre de la table basse. Elle se pencha en avant et s'empara des mains d'Iseabail, peut-être un peu trop brusquement. « Qui est ton âme-sœur, Bail ? Et que t'a-t-il fait ? ». Cette fois, sa voix était empressée et couvait une violence qui ne demandait qu'à jaillir du bout de sa baguette.

Personne ne touchait Iseabail sans en payer le prix.
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Sam 15 Juil - 12:29
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Iseabail & Vega
I look inside myself and see my heart is black I see my red door and must have it painted black Maybe then I'll fade away and not have to face the facts It's not easy facing up when your whole world is black

Elle ne s’était pas rendu compte, Iseabail. De l’importance que pouvait porter certains mots. Du souffle de délivrance qui a quitté ses lèvres au moment où elle a murmuré la vérité. Vega est sans doute la seule avec qui elle ose partager cette blessure, cette douleur. Son incertitude et sa peur. Pas même Deirdre ne le sait. Son propre sang, celle dont elle est la plus proche. Vega est pour elle un reflet à la surface d’un étang. Une image parfois brouillée, parfois brumeuse et dans laquelle, pourtant, elle réussit à se retrouver. Identique. Aujourd’hui plus que jamais elle le découvre. Elle lui fait confiance sans vraiment la connaitre. La comprends sans partager ses secrets. L’aime sans jamais la toucher. Et elle se retrouve attirée, Iseabail. Incapable de s’éloigner de la blonde dont chaque regard semble creuser un peu plus dans son âme.

Au contraire elle voudrait s’y lover.


Les mots que prononcent Vega sont ceux qu’elle n’a jamais entendus. Ceux d’une mère, d’une sœur. Ceux de l’amie bienveillante qu’elle n’avait jamais trouvée. Presque imperceptiblement la douleur se transforme. A elle se mêle quelque chose d’essentiel, une chaleur radiante qui lui donne envie de pleurer. Est-ce issu de la crainte qu’elle lie à son âme-sœur ou simplement d’avoir trouvé en Vega quelque chose qu’elle n’avait eu auparavant ? Impossible à dire et pourtant elle semble presque suffoquer. Submergée. Noyée. Se mettre à nu la déchire, elle qui n’a jamais laissé personne entrer trop profondément dans l’univers de ses secrets. Toujours un masque. Toujours un mur cachant les atroces vérités. Mais maintenant le mur menace de s’effondrer. Déjà il chancelle. Vacille. Comme elle. Ses yeux balayent la pièce. Sautent d’objet en objet, incapable de fixer maintenir une attention plus de quelques secondes mais tout autant incapable de se calmer. Ses paupières se ferment, ses poings se serrent.

Elle veut espérer. Elle veut y croire. Mais une voix mauvaise lui murmure à l’oreille qu’elle ne pourra jamais être délivrée. Que s’y son âme-sœur souhaite l’enfer, Iseabail plongera au cœur des flammes avec bonheur dans le seul espoir de pouvoir être aimé. Elle voit déjà le monstre derrière la femme. La blonde secoue la tête un goût de cendre sur ses lèvres. Un sourire fatigué sur son visage anxieux. « Une colocataire ? Je pense que je serais bien mieux à vivre avec toi que n’importe qui d’autre. «. Elle songe à ses parents indifférents, à Zaveid et sa colère. « Dans le passé comme dans le  futur … » De Vega elle n’a rien à craindre … mais des autres ? Eux, la font trembler.

De nouveau le coup de poignard. La solitude Sa plus grande terreur. Deux choix s’offre à elle pourtant. Etre oubliée par les autres ou se perdre à jamais. Le monstre mangeant la femme, ne laissant derrière lui que des reliefs sanglants. Désespoir dans ses yeux. « C’est la malédiction de notre famille je suppose ». Ils ont la beauté surhumaine, la richesse, l’insouciance. Tout ne peut pas être donné. Il y a toujours un prix à payer. Lueur d’espérance aussitôt disparue, comme la flamme d’une bougie vacillante. « J’aimerais croire que tu pourras trouver quelque chose … mais je ne suis sans doute pas la première que son âme-sœur rejette et si aucune solution n’a été trouvée … » C’est que peut-être il n’en existe pas. La réalité est amère mais elle se doit pourtant de l’accepter.

Soudain le visage de Vega se fissure. Un bref instant. Des gouttes de vin s’écrasent sur la table en une pluie de rubis. Ses mains se serrent autour de celle d’Iseabail. Les sourcils de la blonde se serrent un instant. Doit-elle le dire ? Doit-elle parler ? Le nom n’a encore jamais franchi ses lèvres, comme si, en le gardant pour elle, en le maintenant secret, il ne deviendrait pas réalité. Mais devant elle il y a Vega. Vega et sa confiance. Vega et cette force vengeresse peinte sur son visage et qui fait pour l’instant tant défaut à Iseabail. « Un Rosebury. » Grimace une fois le nom prononcé. « Zaveid. » Les syllabes s’échappent de ses lèvres dans un soupir tremblant. Elle détourne le regard. Gênée sans trop savoir pourquoi. « Rien de très grave » Une pause. Machinalement sa main se lève, ses doigts sur sa peau caressent l’endroit où son crâne à heurté le mur. «Nous avons une discussion … houleuse je suppose. » Tristesse et douleur . « Tu me connais. Je ne me suis pas laissée faire … » Rendant coup pour coup ou presque. « Mais le mal qu’il me fait est plus pernicieux. J’ai l’impression d’oublier qui je suis. De perdre le contrôle. Plus le temps passe et plus je sais que je ferais tout pour lui …et ça m’effraie ! » Une ombre d’angoisse sur son visage. Le monstre qui rugit une dernière fois.
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Sam 22 Juil - 23:12
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Iseabail Irvine ∞ Vega O'Hara

Les pupilles de la blonde demoiselle vagabondaient, heurtaient des murs et rebondissaient sur des meubles ou des tableaux, comme si elles n'avaient aucune idée d'où se poser. Vega suivait la fuite silencieuse et commençait à trouver tant de similarités entre l'appartement de Bail et son manoir qu'elle s'en sentit complètement étourdie. C'est ça ou le vin. La tenue impeccable des lieux ? Ce n'est que pour mieux dissimuler le silence étouffant, mon enfant. Même les toiles savamment travaillées de l'artiste ne suffisaient à éteindre la solitude qui régnait en maître sur le logement. « Une colocataire ? Je pense que je serais bien mieux à vivre avec toi que n’importe qui d’autre. ». Ce qui en disait long sur l'état de ses relations avec les autres. « Dans le passé comme dans le  futur … ». Et ce qui en disait encore plus long sur l'état du lien qu'elle entretenait avec son âme-sœur. Iseabail n'y croyait pas – plus ? – et se condamnait d'ores et déjà à la solitude éternelle.

Le regard de la belle saisit soudain celui de Vega, qui sentit son souffle s'amoindrir dans sa poitrine. Brusquement, elle aurait préféré que Bail reporte son regard ailleurs, n'importe où, pourvu qu'il ne soit pas mêlé au sien et que la cerbère ne se retrouve pas à assister, impuissante, au désespoir qui se propageait soudain dans les prunelles mordorées. « C’est la malédiction de notre famille je suppose ». Que répondre à une telle évidence ? Lui assurer que chaque famille succombait au poids de sa propre malédiction n'atténuerait en rien son chagrin. Quant à la réconforter, Vega ne s'en sentait pas la force : elle ne ferait que mentir en affirmant que certains prendraient cette condition comme une bénédiction. Elle-même, qui possédait un capital compassion proche de zéro, n'enviait le rôle des Irvine et ses obligations. Sans doute parce qu'elle en connaissait au moins deux assez personnellement pour connaître les réelles implications des âmes-sœurs et les plaindre sincèrement. La simple pensée de rester la possession d'un homme jusqu'à la fin de ses jours, incapable d'en aimer ou d'en désirer un autre, la faisait frissonner jusqu'à la moelle.

« J’aimerais croire que tu pourras trouver quelque chose … mais je ne suis sans doute pas la première que son âme-sœur rejette et si aucune solution n’a été trouvée … ». Les mots qu'elle tut furent les plus violents, ils résonnèrent dans son crâne comme une sentence. Il n'y a pas de solution. Ses yeux se décrochèrent de ceux d'Iseabail, s'égarèrent dans les gouttes de son vin pourpre. Elle aurait voulu hurler, s'arracher les cheveux, jeter son verre au sol ; ces derniers temps, toutes les recherches qu'elle avait menées se soldaient par un échec. Et une fois de plus, un vide sans réponse, ni solution l'attendait, ses lèvres noires de gouffre acide, souriantes et méprisantes.

Mais Bail ne semblait pas seulement rejetée. Malmenée. Et voilà une information qui changeait de nouveau la donne. Personne n'aurait dû effleurer, ne serait-ce qu'un peu trop vivement, la crinière d'or de cette créature irréelle. Personne n'aurait dû marquer la peau de nymphe de sa muse. Iseabail était l'incarnation de la beauté à la fois douce et violente, et personne n'aurait dû lui manquer de respect en souillant cela. Elle, qui me ressemble tant, ne peut vivre ce que j'ai déjà vécu.

« Un Rosebury. ». Le nom expulsé avec une moue de dégoût, Bail semblait avoir tout juste croqué dans un citron dont l'amertume lui aurait donné envie de cracher. Ah, voilà un dédain que Vega pouvait aisément comprendre. Rosebury. Les extrêmes, les religieux, les enragés ; tant de noms pour les affubler et si peu pour décrire la réalité même de leur nature. La folie coulait dans leurs veines et leurs cœurs noirs pompaient sans discontinu un sang caillé, rendu trouble par des années de restrictions. Vega ne les estimaient pas beaucoup. Comme toute personne un tant soit peu sensée, cela dit.

« Zaveid. », précisa Iseabail dans un soupir, le regard fuyant. Zaveid. Elle laissa le nom rouler dans ses pensées, prendre écho dans sa mémoire et se jura de lui rendre une visite qu'il n'oublierait pas. « Rien de très grave », ajouta la douce, ce à quoi Vega répondit aussi : « Ne minimise pas ce qu'il t'a fait, Bail. ». Elle aussi avait juré à son subconscient que ce n'était rien de très grave. Elle l'avait même juré de si nombreuses fois qu'il avait fini par intégrer l'information comme une évidence qui n'en était pas une. Ce n'est qu'une gifle. Qu'un coup. Je vais survivre. Ne joue pas les demoiselles en détresse. Ce n'est rien. Rien du tout. Les paupières de Vega se pressèrent contre l'arrondi de ses prunelles et ses doigts glissèrent sur les paumes de la peintre, les serrant cette fois de manière plus douce. «Nous avons une discussion … houleuse je suppose. ». Voilà qu'elle commençait déjà à amoindrir les faits. Houleuse pour remplacer violente. Un mot pour un autre, une excuse pour un coup.  « Tu me connais. Je ne me suis pas laissée faire … ». Oh, de cela, elle n'en doutait pas une seule seconde ; derrière les traits irréels de beauté de la demoiselle, sous ses allures de docile poupée de porcelaine, reposait une femme à la langue acérée et aux prunelles tranchantes. Derrière l'agneau se dissimulait le loup aux babines écumeuses, affamé. Derrière la sorcière, apparaissait dans les élans spontanés de rage, la vélane, prête à croquer tout entier ses adversaires les plus rudes. Est-ce que cela atténuait la colère – bourgeon frétillant prêt à éclore au sein de ses tripes humides – qu'elle éprouvait à l'idée qu'un homme se soit montré violent avec sa peintre et sa muse ? Certainement pas.

« Mais le mal qu’il me fait est plus pernicieux. J’ai l’impression d’oublier qui je suis. De perdre le contrôle. Plus le temps passe et plus je sais que je ferais tout pour lui …et ça m’effraie ! ». Ces dernières paroles aiguisèrent la rage, la rancune, tout ce trop-plein de sentiments toxiques déjà présents bien avant cette conversation et sa langue se fit plus aiguisée quand elle répondit, le regard planté dans celui d'Iseabail ; « Tu dois garder en tête qu'avant d'être ton âme-sœur, l'homme est un Rosebury. ». Un animal intenable, une bête furieuse. « Il est donc capable de bien plus qu'un coup. ». Les rumeurs murmuraient des anecdotes si affreuses les concernant qu'elle était presque certaine de leur véracité : personne n'oserait imaginer de telles immondices. Pourtant, les oreilles de Vega étaient loin d'être chastes et ses mains ? Déjà maculées d'un rouge-coupable. « Tu dois continuer de te défendre, de contre-attaquer. Ce n'est pas parce que tu es prête à tout faire pour lui qu'il faut laisser passer tout ce qu'il est prêt à te faire, lui. ».

Elle serra ses doigts entre les siens, parcourut son visage de ses yeux pour avaler ses traits, les mémoriser entièrement, puis ajouta : « Et si tu oublies qui tu es... compte sur moi pour te le rappeler. ». Vega reprit ses mains pour elle, haussa une épaule négligente, puis humecta ses lèvres d'un peu de vin, avant de conclure fermement : « Je ne l'oublierai pas, moi. ». Pas plus qu'elle n'oublierait le nom de celui qui venait de mettre la cerbère en chasse. Némésis mortelle ; cette colère qu'elle avait si longtemps contenue – envers elle, envers Avery, envers lui à présent – ne demandait plus qu'à être épanchée.
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