intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


Partagez | 
 
pride and prejudice (ft. heraam)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité

s'adresse au peuple

Invité
Lun 8 Mai - 23:04

PRIDE AND PREJUDICE
ft. heraam
Londres, Hiver 2016.

Le psychomage sort du manoir des Archer et, affublé de son éternel manteau en tweed, il s’engouffre dans l’air glacé. L’étrange atmosphère qui règne sur Londres fait écho à son état d’esprit ; brumeux, torturé. Mêlé à la plèbe, son pas se veut rapide, pressé. Il s’efforce de faire abstraction de la morsure du froid, mais il ne peut retenir un frisson qui le traverse sans qu’il ne puisse le contrôler. Le temps s’étiole et le chemin jusqu’à Sainte Mangouste lui semble interminable. Cela fait des jours qu’il est plongé dans le silence. Un silence qu’il ne supporte plus. Jouant nerveusement avec le cuir de sa sacoche, le prince redoute la confrontation avec sa muse, autant qu’il se languit de la retrouver. Enfin. Après toutes ces années, Hera reste l’objet de sa convoitise. L’être le plus désirable de toutes, celle qu’il aime appeler son âme soeur. Mais pour la toute première fois depuis la fin de leurs études à Poudlard, la culpabilité le ronge. Ses lettres se multiplient mais ne trouvent pas réponse. Une situation qui perdure et l’inquiète, tant et si bien que l’irlandais se décide enfin à la rejoindre. Arrivé au pied de Sainte Mangouste, il soupire. “Toutes mes félicitations, docteur Archer.” Le voilà qui sursaute, surpris par l’accolade d’une guérisseuse qui s’adresse à lui. En d’autres circonstances, il l’aurait remerciée, mais Braam est lui-même encore sonné par la nouvelle. Le moment qu’il redoute depuis son enfance est arrivé ; il est fiancé à une inconnue. Doucement, il voit ses rêves se dissoudre sous lui, emportés dans la mer de visages qui le félicite lorsqu’il se déplace dans la bâtisse. Service des empoisonnements par potions et plantes, demande-t-il en pénétrant l’ascenseur qu’il arrête brusquement en apercevant une silhouette familière. “Hera, attends !” s’écrie-t-il en s’extirpant de la machine ensorcelée. La médicomage se retourne et il se précipite auprès d’elle, lui agrippant le bras et les emportant tous deux dans un tourbillon allant à toute allure, risquant le désartibulement de leurs corps dans son élan.

Il y a longtemps que le transplanage d’escorte n’a plus de secret pour Braam, qui les propulse tous deux sur le divan de son bureau sans trop de difficulté. Atterrissant juste au-dessus de sa sylphide, il lui offre un baiser attendu depuis trop longtemps. Le premier d’une interminable série. Passant un bras dans son dos, il la ramène contre lui avec une délicatesse toute masculine. Il la veut. Le sorcier dégrafe son soutien-gorge d’un bref coup de baguette, avant de laisser tomber l’objet au sol dans un fracas sourd. Tu m’as manqué, a-t-il envie de lui murmurer à l’oreille. Je veux te garder près de moi. Un mensonge auquel il veut croire, et qui lui enserre la gorge tel un filet du diable. C’est elle à qu'il voulait offrir son nom. Elle qu’il voulait faire sa reine. La reine des impurs et des opprimés, un fantasme qui s’essouffle. Au milieu de son bureau, Archer s’apprête enfouir amoureusement son visage dans le décolleté de sa maîtresse, lorsqu’elle le repousse avec une violence peut-être trop attendue. Sans voix plusieurs secondes durant, il fait alors face à la dure réalité à laquelle leur couple doit faire face. Une réalité choisis pour eux par un régime qu’ils ne soutiennent pas. Si seulement les Archer avaient été capables de conserver les droits du peuple. Il aurait fait d'elle sa femme, la seule qui mérite pareil titre. La seule avec laquelle il souhaite partager sa couche. Sa vie. Du haut de ses trente ans, vieillir à ses côtés lui semble être un rêve fabuleux. Intouchable.

Ses iris émeraude la toisent, suppliants et emplis d’une tristesse accablante. Lui qui lui a promis fidélité plus d’une fois a brisé sa promesse. “Mon amour, je…” Honteux, celui qui sait toujours quoi dire cherche à présent ses mots, lui-même incertain de sa trajectoire. Puis finalement, il dit enfin : “Je suis désolé.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

s'adresse au peuple
in town since : 01/05/2017
howlers : 33
silver sickles : 168
two way mirror : not yet
avatar : ashley moore
credits : vinyles idylles
Voir le profil de l'utilisateur http://bloodtournament.forumactif.com/t562-this-won-t-get-any-easier-now-hera-t-cahillhttp://bloodtournament.forumactif.com/t320-there-s-no-use-crying
grade 0

grade 0
Mar 9 Mai - 19:00
I hate you I love you
Braam & Hera

I hate that I love you
Don't want to, but I can't put
Nobody else above you
I hate you I love you
I hate that I want you
You want her, you need her
And I'll never be her
••••

Dans son monde assombrit, elle se perd. Des jours se sont écoulés depuis que la nouvelle lui est parvenu. Evènement inéluctable dont elle connaissait tout depuis longtemps, mais qui surprend l’idiote. L’esprit sait, se prépare depuis toujours, tente de rationaliser, de se détacher de la prochaine souffrance, mais l’esprit est un leurre car c’est le cœur qui domine et c’est lui qui se brise le moment venu. Obligations. Devoirs. Et elle sur le bas-côté avec les restes qu’on lui accorde. Dehors la pluie glisse dans une plainte lascive contre les vitres de l’hôpital qu’elle ne reconnait que vaguement. L’averse comme pour parachever sa mélancolie. Imbécile. Ses pieds glissent sur le sol trempé par les pieds mal essuyés. Elle traîne dans les couloirs, cherchant à s’occuper, décidant de se barricader derrière des heures de travail à rallonges, elle évite de croiser celui qui bientôt passera un anneau à son doigt. S’ils doivent être séparés, autant prendre les devants et s’assurer de ne pas raviver des choses qui ne feront que rendre la situation plus compliquer qu’elle ne l’avait encore jamais été. Résolue elle s’apprête à retourner à son bureau quant au loin elle entend qu’on l’appel. Un poing dans sa poitrine, une main sur sa gorge, elle n’a pas le temps de tourner à demi son visage que déjà on enserre son bras d’une main ferme et c’est dans un fracas que le couloir fait place au bureau familier. Son bureau. Celui où il accueil ceux souffrent dans l’âme. Celui où eux laissent parfois leurs cœurs et leurs corps s’emballer. Sous elle, le tissu rouge de son canapé. Sensation familière qu’il attise en venant lui voler un baiser. Ses résolutions elle les oublie un instant car quand il pose ses lèvres sur les siennes elle n’arrive plus à raisonner. Ses mains, trop adroites, brûle son corps et sa poitrine n’est plus qu’un brasier. La respiration haletante, elle se mord la lèvre pour se retenir de laisser s’échapper ce qui pourrait l’inciter à continuer. Elle recule, pause ses mains sur son torse qu’elle se maudit de vouloir agripper un instant. Elle recule sous lui et tente de récupérer ses facultés en lui faisant comprendre d’un regard qu’elle ne veut pas le laisser la conquérir un instant de plus. “Mon amour, je…” Sa tête se tourne, lorsque son regard croise la peine dans le regard de celui qu’elle aime. Qu’elle aime au point d’en souffrir aujourd’hui et de l’aimer encore demain. “Je suis désolé.” Lentement elle déglutit. Elle mouille sa lèvre inférieure, avant de plonger dans son regard, s’accrochant à sa raison comme à une bouée car ces yeux là on vite fait de l’emporter et alors elle n’est plus sûr de vouloir y échapper, de chercher à nouveau la rive. Ses lèvres s’ouvrent un instant mais rien ne sort. Les yeux papillonnent, elle s’apprête à dire une chose, mais en dit une autre « Félicitation » comme un pique, comme un poignard. Elle crispe sa mâchoire une fois sa voix envolée. Comme une malédiction lancée. Elle cherche à entailler son cœur, pour qu’il lui en veuille, pour qu’il la repousse, comme elle veut qu’il le fasse depuis longtemps. Lentement elle se redresse, glisse ses jambes et avec maintien s’assoit sans plus le regarder. Son odeur, sa chaleur, prêts d’elle. Elle ferme les yeux un instant essayant de pas y penser, de ne pas les savourer. « C’est le moment non ? Tu es sensé me dire que maintenant on ne doit plus se voir et que même si tu le regrettes, les choses sont mieux ainsi » Son regard au loin, droit devant elle sans ciller. Chaque fibres de son être cherchant à exprimer autant de froideur que ses mots. Elle se voulait ferme, elle se voulait brutale, alors qu’à l’intérieur elle tremblait de ce qui pourrait suivre. S’il achevait réellement ce qui est eux, elle n’arrivait pas imaginer ce qui serait ensuite car il était tellement, il était trop. Un océan sans fin, des sables mouvants, il l’engloutissait et elle se laissait enliser en souriant. Aujourd’hui pourtant le glas devait sonner car bientôt des alliances seraient échangés et si leurs sentiments avaient transgresser les lois, ils ne pouvaient continuer indéfiniment, encore moins face à cette nouvelle barrière devant eux.

••••

by Wiise


.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

s'adresse au peuple

Invité
Ven 12 Mai - 0:47

PRIDE AND PREJUDICE
ft. heraam
Londres, Hiver 2016.

Sa marche accélère et en un instant, le supplice prend fin. Là, au milieu de Sainte Mangouste et de son éternel chaos, se tient la sublime. Hera. Déesse parmi les femmes, fille des titans qui hante ses pensées les plus intimes. Si une profonde tristesse s’est emparée de lui il y a déjà plusieurs jours, à la vision de la sirène, son visage s’illumine. Tout prince d’Irlande qu’il est, il vénère le doux regard de la sang-mêlée. Il n’y a qu’elle qui soit parvenue à le conquérir, et qu’elle à qui il songe, dès lors qu’il se sait condamné à partager sa couche avec une autre. Son coeur palpite à une allure étourdissante et, au contact de sa peau suave, un soupir lui échappe. Le psychomage approche et s’empare d’elle avec une aisance familière. Il connait chaque parcelle du corps qu’il agrippe, pour l’avoir admiré à d’innombrables reprises, au cours de leurs ébats. Déjà à Serdaigle, ils s’assoupissaient délibérément au milieu de la salle commune, choisissant de passer la nuit l’un près de l’autre, plutôt que de rejoindre leurs dortoirs respectifs. Leurs études de médecine ont, elles, marqué le début d’une nouvelle ère. Puis les au revoir se sont faits plus difficiles. Rares sont les nuits passées seuls, les réveils sans baiser. Obsession compulsive, coeur qui implose. Pourquoi se priver de la présence d’un être qui vous étreint l’âme de son parfum toujours plus euphorisant que la veille ?

Le calvaire prend fin alors qu’il l’emporte avec lui jusqu’au divan, témoin de plus d’une caresse entre eux. L’irlandais peine à croire l’insoutenable semaine passée sans sa compagnie. Elle qui par son sang définit sa perception du monde d’un revers de la baguette. Cachés de la plèbe acide, c’est derrière une porte close que Braam et Hera se sont aimés et qu’ils s’aiment encore, ou du moins il l’espère. Car l’espoir diminue avec la terrible annonce de ces fiançailles. Un évènement buttoir, dont il n’avait pas saisi la teneur jusqu’au vendredi précédant. Enchaîné à Jeyne Gardner, l’héritier des hippogriffes est prêt à honorer sa famille, mais pas à renoncer à l’histoire d’amour la plus palpitante de sa vie à peine commencée. Égoïste, gourmand, il se raccroche à la métisse sans vergogne. S’il le pouvait, c’est elle qu’il choisirait pour reine, pense-t-il en attardant son regard sur la courbure féline de son dos et le dessin délicat de ses lèvres. Félicitations. Le mot lui entaille l’âme, et fait écho aux paroles creuses de son entourage. Tel Orphée, il se précipite dans les tréfonds du styx, mais manque Eurydice et finit noyé. Ses poumons manquent d’air, poussant Braam à se relèver pour retirer sa veste en gesticulant nerveusement, visiblement irrité. La frustration les frappe tous les deux. Ce n’est qu’après plusieurs minutes qu’il parvient à parler, les traits et les poings encore crispés : “Nous en sommes donc là. C’est vraiment ce que tu veux entendre ?” La culpabilité lui plombe l’aile, et il s’effondre face à elle, enfouissant la tête entre ses cuisses, s’enivrant de sa chaleur, de son odeur qui ne manque pas de tenir ses sens en éveil. Il lève la tête et ses iris émeraude se perdent un instant dans la contemplation de la sorcière. À chaque regard elle le prend dans ses filets. Il pourrait la repousser, mais il ne peut renoncer à elle. Il ne peut renoncer à eux et à tout ce qu’ils ont vécu. À ce qui fait son bonheur lors de chaque étreinte, et chaque coup de hanches. Du haut de ses trente-et-un ans il se sait fou d’amour pour Hera Cahill. De sa force et de son ambition. De son esprit et de sa beauté irradiante. Encore aucune sang pur n’est parvenue à l’éblouir comme elle le fait, jour après jour. Un prodigue. “La souffrance que tu éprouves, je la partage. Mais j'appartiens à la dame du lac depuis trop longtemps pour m'en défaire. Ces fiançailles ne sont qu'une formalité. Un prix à payer à mon père pour m'avoir donné la vie.” Et dire que son père le sait. Il sait que Hera a marqué chaque parcelle de son être au fer rouge, et il ne lui en tient pas rigueur, mais les alliances sont les alliances. Cherchant à éviter son regard, lui se baisse et embrasse ses cuisses et multiplie rapidement ses baisers. Puis, Braam rapproche lentement ses lippes de son entre-jambe et, avec une douceur insolente, il lui effleure la peau de sa barbe brune, insufflant en elle un frisson lancinant. Consumé par le désir brûlant, fatal, il faufile ses doigts derrière son dos et place son menton sous elle dans un va-et-vient constant, infernal, ne s’arrêtant qu’après les spasmes et hoquets de la jeune femme. Un Sonata dont il se délecte vicieusement.

Bouillonnant après une quinzaine de minutes, il s’étend prés d’elle : “Si tu ne veux plus de moi, de nous, aide-moi à t’oublier.” Les yeux gonflés, il se refuse à pleurer. Il ne peut pas. Pas devant elle. Pas comme ça. Il lui tend sa baguette, au bois similaire à la sienne. Un signe, pensait-il encore, enfant. À présent il s'attend à ce qu'il lui lance un Oubliette. Solution amère et lâche pour un coeur brisé. Il n'existe pourtant aucun autre moyen. “Je suis honteux, jaloux, égoïste, et je n’ai d’yeux que pour toi. J'aimerais que le monde entier te voit tel que je te vois. Qu'ils s'extasient face à toi et à la nature exceptionnelle de ton sang. Que tu puisses ne serait-ce que m'interrompre en plein jour sans que l'on nous juge. Par-dessus tout, je ne veux pas te condamner. Après tout tu es libre, et tu trouveras bien d’autres hommes. Des sang-mêlés qui sauront t’offrir une vie digne de toi, plus que je ne le pourrais jamais.” L’émotion lui monte à la tête. Sang pur qui envie les insectes. À bout de souffle, son expression faciale trahit soudainement un malaise. ”C’est ce que tu veux entendre, n’est-ce pas ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

s'adresse au peuple
in town since : 01/05/2017
howlers : 33
silver sickles : 168
two way mirror : not yet
avatar : ashley moore
credits : vinyles idylles
Voir le profil de l'utilisateur http://bloodtournament.forumactif.com/t562-this-won-t-get-any-easier-now-hera-t-cahillhttp://bloodtournament.forumactif.com/t320-there-s-no-use-crying
grade 0

grade 0
Lun 15 Mai - 23:11
I hate you I love you
Braam & Hera

I hate that I love you
Don't want to, but I can't put
Nobody else above you
I hate you I love you
I hate that I want you
You want her, you need her
And I'll never be her
••••



Nous en sommes donc là. C’est vraiment ce que tu veux entendre ?Oui. Le mot ne sort pas. L’envie absente, la force de sa raison s’effrite sous son regard. L’homme pur sait se faire aimer. Elle le maudit pour ça. Femme de fer, qui fait tomber le tonnerre quand sa colère se libère, redevient douceur agaçante quand l’océan se mêle à la terre. La tête de la Valkyrie se tourne de moitié, cherchant à feinter l’accroche azur qui la fait se perdre. Elle en était persuadée encore un instant, elle ne céderait pas. Sa logique était imparable, il ne pouvait s’entêter. Il risquait de perdre plus qu’il n’avait à donner et elle ne voulait pas que cela puisse un jour lui arriver.

Les yeux se ferment alors et les perles d’ambre plongées dans le noir lui laissent entrevoir mille passés des leurs qui enserrent son cœur. Sa voix résonne en elle. Son corps vibre du ténor chaud qui coule en elle délicieusement. Si familier. Si rassurant. Si doux. L’accro se délecte de ce timbre qui lui a manqué, comme symphonie disparue enfin retrouvée. De son contact, qu’elle veut pourtant lui refuser sans même parvenir à lever une main. L’imbécile oublie de tenir ses positions. Devant elle, les images de leur enfance, de leur adolescence, se mêlent à d’autres indécentes quand le souffle chaud caresse la peau ébène.  
                                                                                                                               
La souffrance que tu éprouves, je la partage. Mais j'appartiens à la dame du lac depuis trop longtemps pour m'en défaire. Ces fiançailles ne sont qu'une formalité. Un prix à payer à mon père pour m'avoir donné la vie.” Ses mots elle les sait. Elle les comprend. Elle n’aurait jamais pu empêcher que la chose se fasse. Elle connait son avenir autant que lui. Ils l’on toujours vu en songe, comme fatalité inexorable. Leurs illusions prémonitoires se séparent là où l’anneau se passe car si il voit le même chemin qu’ils empruntent depuis tant d’année dans le noir, elle voit une grille de fer encerclée de ronces. Il rêve et elle aimerait rêver avec lui et chaque fois qu’il en parle elle sent la sincérité et la volonté qui brûle dans ses mots comme dans son cœur. Quel roi il fera. Elle n’en doute pas il sera pas moins que ça. Pas juste pour elle, pas juste pour sa famille. Un moment elle s’apprête à l’éloigner encore d’elle en posant ses mains sur l’épaisse crinière sombre, mais il devance ses envies en lui en imposant d’autres. Plus intenses, plus fugaces, oui, mais suffisamment forts pour la clouer sur place. Les mains se posent bien dans le nid offert, mais c’est pour s’y installer, s’y faire tendre et s’y agripper quand les soubresauts du désir lui donnent envie de hurler. De toutes ses forces elle tente de retenir le moindre mot, le moindre son, mais doucereusement s’envole du plus profond de sa gorge l’expression du feu qu’il attise. Sa silhouette se cambre et sa tête lui tourne. Alors qu’un dernier baiser suffit à l’emporter.

Si tu ne veux plus de moi, de nous, aide-moi à t’oublier.” Ses yeux se posent sur lui. Son cœur encore emballé par le désir et le plaisir. A côté d’elle, elle le regarde, tentant de reprendre une respiration stable. Elle se tourne vers lui, plongeant son regard dans le sien. Il lui fait perdre tout sens commun. Sans arrêt il lui répète qu’elle le rend fou, qu’elle ferait perdre la raison à beaucoup, mais son pouvoir sur elle est tout aussi imparable. Pour toujours son désir est de lui appartenir entièrement, elle en a conscience, mais ce qu’elle veut n’est sans doute bon pour aucun d’eux. Le bout de bois tendu. Son regard se fixe sur l’objet que par réflexe elle récupère avant d’écouter.
Je suis honteux, jaloux, égoïste, et je n’ai d’yeux que pour toi. J'aimerais que le monde entier te voit tel que je te vois. Qu'ils s'extasient face à toi et à la nature exceptionnelle de ton sang. Que tu puisses ne serait-ce que m'interrompre en plein jour sans que l'on nous juge. Par-dessus tout, je ne veux pas te condamner. Après tout tu es libre, et tu trouveras bien d’autres hommes. Des sang-mêlés qui sauront t’offrir une vie digne de toi, plus que je ne le pourrais jamais
Le regard mordoré s’assombrit un instant avant de voir ses supérieurs noirs de jais se croiser, laissant s’exprimer la colère qui envahit leur détentrice à tous. ”C’est ce que tu veux entendre, n’est-ce pas ?” « Je ne… » elle emplit ses poumons et sa poitrine se soulève exagérément avant d’être libéré quand elle pointe la baguette offerte vers son possesseur.  « Ta baguette, imbécile, le jour où je m’en servirais ce sera pour te tuer. » Sa main se crispe et son bras se tend pour enfoncer l’objet de bois dans l’épaule de son amant. Son regard emplit de la foudre familière qu’elle réserve de droit à celui qui seul parvient à la faire à ce point se déchaîner. « Tu me condamnes ? Tu n’es pas assez bien ? » La crinière s’agite, agacée, effarée. « Je… » elle grogne ne sachant pas comment organiser ses pensées sous le joue de sa colère. « Je t’aime plus que tout au monde » Elle lève les yeux en l’air « Tu crois que j’ai envie d’un autre homme que toi ? Que je serais même en mesure de ressentir ce que je ressens pour toi pour un autre ? Tu me crois si futile ? Tu ne comprends pas que je t’aime jusque dans chaque fibre de mon corps et que ce que je ressens est trop fort, trop intense pour trouver un équivalent un jour ? Aucun être au monde ne pourrait… » Elle jette sa baguette au sol en grognant avant de lui asséner une gifle à l’épaule et de croiser les bras. Elle pousse un soupir et lève la tête au plafond, le fixant intensément en ne cessant de secouer la tête. Furie trépignant de voir celui qu’elle aime se méprendre sur les raisons qui l’amène à vouloir mettre fin à quelque chose qui ne pourra sans doute jamais trouver de réel dénouement. « Non… » De nouveau un soupir « Non, ce n’est pas ce que je veux entendre… Je le croyais » Les épaules se soulèvent. Abattue. « Qu’est-ce que ça veut dire alors ? Je suis folle ?... J’ai… » Elle quitte l’accroche de son regard pour plonger de nouveau dans le sien « Tu vas te marier Braam » Ces mots s’extirpent difficilement et sa gorge se serre dangereusement alors que ses maudits yeux sont humides, laissant paraître la menace de laisser bientôt s’écouler l’eau salé. « Tu vas vraiment te marier… on est plus des enfants, des gens vont être impliqués » Elle baisse les yeux « Imagines qu’elle t’aime, pas forcément aujourd’hui, mais un jour… imagines que tu t’habitues à ce mariage… » et moi alors ? les mots restent là, trop puérils trop égoïstes, elle s’en veut.


••••

by Wiise


.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

s'adresse au peuple

Invité
Mer 17 Mai - 23:58

PRIDE AND PREJUDICE
ft. heraam
Londres, Hiver 2016.

A genoux face à elle, par son amour, par son désir, il parvient encore à l’écraser, à se jouer d’elle de la façon la plus honteuse qui soit. Il pose ses mains d’homme sur ses cuisses, et s’introduit dans son entre-jambe avec la dextérité d’un amant. Le corps qu’il parcourt, il le connait par coeur, et après les années ses gestes se font plus précis, plus assurés. Il sait comment la satisfaire, tout comme il sait que son affection n’est autre qu’un cadeau empoisonné. Le prix à payer pour leur idylle est lourd, conséquent. Braam agit en égoïste tandis qu'il s’offre a elle. Et il n’a d’amour que pour elle, sa Walkyrie toute puissante. Elle enfonce sa baguette dans sa chair et il se laisse faire, cherchant à son tour à ressentir la souffrance qu’il lui a intimé. Purgatoire inconstant. Elle le traite de sot et il ne rétorque pas, acceptant l’insulte comme si la distance invisible que forme leurs sangs en société n'avait jamais existé. Il la traite comme il l’a toujours traitée ; comme son égale. Face à elle, derrière des portes closes, il n’est toujours que Braam, son amant, son protecteur dévoué. Contrairement au reste des sang purs, il refuse de se plier à l’Étiquette, d'abaisser Hera de quelque façon que ce soit à ses côtés. Elle mérite qu’on la considère comme ce qu’elle est ; la sienne. Celle qui pourrait être sa femme. La sorcière avec laquelle il voudrait partager sa vie et qui déjà le battait en duels lorsqu'ils étaient enfants. “Je n’ai pas dit cela, Hera.” répond-il soudainement à ses commentaires. “Ouvre les yeux, voyons. Je ne pourrais jamais t’offrir la vie que tu mérites, pas dans le contexte actuel. Si ça ne tenait qu’à moi, je t’aurais déjà demandée en mariage. Nous aurions eu une colonie d’enfants, tous plus beaux les uns des autres, et j’aurais partagé chacun mes biens avec toi.” Puis il lève les yeux vers elle, implorant : “Tout cela n’arrivera pas. Je suis incapable de t’apporter cette vie-là, parce que mon dessein ne m'appartient pas. Il appartient à mes parents.” Il repense brusquement à la triste disparition du père d’Hera, et à l’existence qu’ils auraient pu avoir si elle-même avait été appelée à rejoindre l’arène, et si elle avait remporté le tournoi. Même purifiée, il aurait été incapable de faire d'elle sa femme, Braam le sait. Par son mariage, il demeure le pion de ses parents. Une pièce de plus dans le jeu des alliances dans lequel les Cahill n'ont pas de place. Cette simple idée le consume de l’intérieur.

Il se perd un instant dans la contemplation silencieuse de sa reine, qui lui semble plus belle que la veille. Là à l’heure dorée où se réverbèrent les rayons de l’astre sur eux, il se remémore leur première rencontre. Elle est la sirène de ses nuits depuis plus longtemps qu’il n’ose l’avouer. Il se souvient du naturel avec lequel il l’a prise entre ses bras, cherchant à la protéger de la morsure du froid. En dépit de leurs jeunes âges, quelque chose au fond de son regard l'interpellait déjà. Il en a la certitude, ils ont ensemble vécu d’autres vies. Des vies au cours desquelles elle était une princesse et lui son prince, et dans lesquelles ils étaient libres de s’aimer sans honte, car il existe un lien invisible et merveilleux entre eux, que l'on ne reconnait qu'entre deux âmes soeurs. Soupir lourd de signification. C’est vrai, ils ont grandi, et c'est toujours auprès d’elle qu'il se voit vieillir, à jamais confiné dans une chimère qui leur appartient, le coeur soulevé par l’armée de sensations et de sentiments qu'elle lui intime, virulents, passionnés. “M’habituer à ce mariage ?” Il s’esclaffe. “Hera, comme peux-tu dire cela. Si tu as peur qu’elle te détrône, elle ne le peut pas. Personne ne le peut, pas même la reine des sang purs. Tu es l'amour de ma vie.” Ignorant la baguette qui tombe non loin d’eux, il s’allonge près d’elle, et ramène son bassin contre lui, assenant son crâne de baisers plus tendres les uns des autres, la couvrant de son amour. “Tu n’es pas folle, ma dame du lac. C'est moi qui te fais perdre la tête. Quelle ironie.” Il lui murmure au creux de l’oreille, les yeux embués de larmes qu’il retient encore, à bout de souffle : “Une partie de moi voudrait te rendre ta liberté, et l’autre veut pouvoir être à tes côtés, toujours.” Il mérite la mort, et elle mérite mieux, pourtant le voilà qui joue avec la sorcière, encore une fois. Il l'admire et l'aime, mais dans ses envies il se perd. Jouant avec les boucles de ses cheveux de métisse, il dépose un baiser sincère sur ses lèvres et dit alors : “Hera Cahill, je te promets de ne servir que toi.” Il secoue la tête et continue tout en embrassant sa poitrine avec une délicatesse mesurée, joueuse. "Mon amour, dis-moi ce que tu attends. Ce que tu veux. Tu l'auras. Je veux te voir sourire chaque jour que Merlin fait. Je te promets de toujours faire de toi ma priorité, après les Archer à qui je dois la vie." Voeux sussurés à l'infini. Plus forts encore que ceux d'un mariage arrangé, il s'agit de ceux du coeur. Il lie ses lippes aux siennes dans un langoureux baiser, et il se lève pour rejoindre son bureau, dont il sort une boîte de velours doré, couleur des Archer, qu'il lui apporte. Un cadeau qu'il voulait lui offrir il y a déjà plusieurs jours, maigre consolation face à ses fiançailles. Genoux à terre, il la lui tend. "Ce collier appartenait à mon arrière-grand-mère, Aoife Archer, reine d'Irlande. Je veux qu'il t'appartienne."

hrp: désolée d'avoir écris de la merde, je suis toujours malade comme un chien. ;___;
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

s'adresse au peuple

Revenir en haut Aller en bas
 
pride and prejudice (ft. heraam)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» pride and prejudice (ft. heraam)
» Pride Of nation
» Soirée 2 ♣ Gay Pride
» soirée quatre ∞ gay pride
» Banderole Thiercelieux

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum