intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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drink up, me jollies, yoho ! (r. zachariah shafiq & elliot gardner)
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Lun 8 Mai - 14:03

drink up, me jollies, yoho !
et une bouteille de rhum !
Camden. Le quartier le plus coloré et le plus vivant de la Capitale enfilait ses habits de nuit, et comme à son habitude, il y faisait la même clarté qu'en plein jour. Dans les rues où les lumières lançaient des ombres mouvantes sur les trottoirs, les pavés, gorgés de bleu ou de jaune au rythme des tambours que quelque groupe de musique frappaient à l'allure des hanches venues se trémousser sur leur tempo, raisonnaient des pas dansant et saccadés des premiers fêtards partis pour durer jusqu'au petit matin. L'air était empli d'odeurs épicées, de grillades et de fritures, et on se pressait dans les bars, parfois déjà une chope bien remplie à la main. Les visages présents n'étaient que joie, d'insouciance et parfois, premiers signes d'ivresse. On profitait des instants de jeunesse dont on ne savait pas quand ils s'arrêteraient. Une brise légère filait à travers le quartier, et Edward, passant devant les masses enjouées, rabattait autour de son cou le col de sa veste en cuir. Contre sa poitrine, dans l'intérieur droit et caché de sa veste, sa baguette. Même s'il ne s'agissait pas de l'endroit de plus mal famé de Londres, on n'était jamais trop prudent. De temps en temps, il levait la tête pour adresser un sourire ou une main à une connaissance, mais il était visiblement pressé. Pressé de retrouver la chaleur du pub situé quelques rues plus loin, où un bon shot de whisky pur feu l'attendait sans doute déjà. Habitué de l'endroit, le patron de l'établissement leur réservait toujours une table, dans un coin reculé du bar monté sur deux étages. Il pourrait à loisir se laisser aller contre le banc qui jouxtait le mur de pierre, et permettre à ses sens tendus d'échapper aux circonstances qui le crispaient. 

Deux jours. Deux jours qu'avait eu lieu le repas de famille, et Edward ne décolérait pas. A la seule pensée de ses parents et de ses sœurs, son estomac se tournait et il avait une furieuse envie de vomir. Il n'y avait rien de pire que d'être traité en ennemi dans sa propre maison. Encore que depuis qu'il avait décidé d'habiter de façon permanente dans le District 8, loin des frasques de la Cour et de ses dorures menaçantes, on ne pouvait plus vraiment considérer Buckingham Palace comme sa résidence principale. Mais les murs du Palais l'avaient vu grandir, avaient longtemps été les frontières de son univers, et même si ce monde lui faisait à présent horreur au vue de ce qu'il représentait, il lui était impossible de ne pas porter le deuil de ces années de douceur. Or, ils lui avaient bien fait comprendre qu'il n'était désormais plus le bienvenu. Si ce n'était, ben entendu, qu'il renonce à sa vie de dépravé, se plie aux exigences de son rang et de sa condition, et abandonne celle qu'il avait choisie pour future épouse. Des conditions inacceptables, selon lui, et dont il soupçonnait son père de les avoir établies ainsi pour qu'il n'ait pas d'autre choix que de les refuser et ainsi, s'exclure de lui-même du cocon familial. Le sourire un rien sadique que George lui avait adressé, avant qu'il ne se retire dans son cabinet de travail, avait achevé de lui soulever le cœur, et il était rentré chez lui sans même un mot pour les présents. Il avait pu sentir le regard douloureux de sa mère lui brûler la nuque, mais c'était un mal avec lequel il devait à présent vivre. Mais, par Merlin, comme c'était compliqué ! Ce pourquoi, il avait demandé à ses amis, via MTTP, de le rejoindre ce soir. Il avait besoin de penser à autre chose. Et il avait besoin de leurs conseils.  

« Bonsoir, Tom ! » fit-il, en poussant la porte du bar et s'adressant au colosse derrière le comptoir. Celui-ci, occupé à nettoyer un vieux chaudron où il avait sans doute concocté une fraiche fournée de Bières au Beurre, se retourna vivement à l'écoute de son prénom. C'était un homme qui devait avoisiner les deux mètres de haut, aux cheveux inexistant si ce n'était une espèce de crête où moussaient quelques épis d'une couleur oscillant entre le blanc et le mauvais jaune. En revanche, un large mono sourcil barrait son visage, sous lesquels les petits yeux vert pétillaient de joie. La vue du nouvel arrivait lui plaisait et, contournant le comptoir en dodelinant de toute sa masse grasse qui semblait s'être méchamment accumulée autour des hanches et du ventre, frappa plus qu'il ne tapa amicalement l'épaule du jeune homme. « Hé ben, ça fait plaisir de t'voir ici, mon garçon ! Ca f'sait un bail ! » La voix grave raisonnant dans tout le bar, tandis qu'Edward se rattrapait à une des quelques dizaines de poutres en bois qui jonchaient l'établissement : bien qu'extrêmement bien bâti et musclé, la force de Tom avait manqué de le faire tomber au sol. « Oui...  » articula-t-il enfin, en se redressant et en lui adressant un sourire où il espérait que la douleur qui le lançait désormais à l'épaule ne se faisait pas trop ressentir. « Du boulot... Des affaires à gérer... La vie ! Mais je ne pouvais pas te faire des infidélités bien longtemps. La table du haut est vide ? » « Vas, mon p'tit gars. J'ramène trois verres. »

Avec un clin d’œil, Edward monta quatre à quatre le petit escalier qui menait à la salle du haut. Ce qu'il y avait de bien avec Tom, c'est qu'il n'était pas curieux. Il aurait pu, comme d'autres, harceler de questions sur sa nouvelle vie. Mais le patron du "Dragon Sans Queue" se fichait pas mal de savoir si ses clients étaient les plus hauts dignitaires du royaume ou les pires crapules des mauvais quartiers. Du reste, il connaissait Edward, Zchariah et Elliot depuis leur sortie de Poudlard, son bar étant devenu leur QG. Il l'avait vu devenir l'homme qu'il était aujourd'hui, et le considérait tout comme les deux autres, comme les fils qu'il n'avait jamais eu : à 75 ans, le bougre n'avait hélas connu d'autre amour que celui que ses habitués lui prodiguaient avec le temps. Edward retira sa veste, l'accrocha au porte-manteau près de la table et alla s'assoir sur le banc. La tête en arrière, il laissa la pierre froide refroidir ses tempes en feu. Vivement que ses deux compères arrivent, ainsi que le premier shot de whisky !
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Elliot Gardner

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Mar 9 Mai - 15:11
Lorsqu'il transplane et se retrouve plongé au beau milieu de l'ambiance festive de Camdem, Elliot esquisse un léger sourire et contemple un instant les lieux qui l'entourent. Devant lui s'étire une allée de pavés cabossés, alors que se profilent à sa droite une rangée de bars plus bruyants les uns que les autres. Dans les airs s'entremêlent des senteurs diverses, venant emplir ses narines d'odeurs de bière et de viande grillée. Les sons qui parviennent à ses oreilles sont festifs, rires, voix fortes et musiques formant une étonnante cacophonie. Décidément, l'atmosphère délurée qui règne en permanence au sein du district cinq contraste délicieusement avec les allures rigides du sorcier, et c'est probablement ce qui le séduit autant. Alors qu'il se met en marche vers un bar qu'il ne connait que trop bien, Elliot savoure ce bref instant de liberté. Sa journée a été longue, trop longue, passée entre les quatre murs du ministère après une réunion du conseil des finances. Des chiffres, de la politique entre familles alliées, et encore des chiffres. Seule la perspective de s'échapper enfin en un lieu dépourvu de règles et codes a permis au sorcier de ne pas perdre patience. Et il marche encore, Elliot, il se délecte silencieusement de cette bouffée d'air frais dont il manquait cruellement ces derniers jours. Enfin, il respire.

Alors que ses pas le guident dans une ruelle familière, le Gardner songe à ceux qu'il s'apprête à retrouver. Ils ne se sont vus que deux longues journées auparavant, et pourtant, il lui semble que des années se sont écoulées depuis. Edward Lancaster et Zachariah Shafiq. Ses alliés, ses comparses de toujours, ceux avec qui il formait entre les murs de l'école de magie un trio qui ne laissait personne indifférent. Dès le début, leur amitié avait été hautement improbable, puisque profondément désapprouvée par leurs familles, notamment celles des Lancaster et des Gardner, qui voyaient en leur mésentente profonde l'impossibilité que leurs enfants s'entendent. Dès le début, Edward avait été l'exception d'Elliot, le lion admirable malgré son nom et son rang, celui qui valait la peine de transcender les divergences fondamentales qui opposaient depuis toujours leurs deux familles. Aujourd'hui encore, Elliot réalise qu'il ne regrette pas le moins du monde de s'être lié au prince héritier. Il se force à ignorer ce pressentiment au coeur, cette amère impression que leur amitié aura toujours une date de péremption et ne pourra pas subsister éternellement. Au final, le sorcier désire encore ardemment ce trône dont le prince ne veut pas, mais qu'il devra tout de même arracher de force aux lions d'or, un jour. Edward sera alors son seul remord, l'unique chose qu'il craindra de perdre, bien que le jeu en ait toujours valu la chandelle. Ce soir, le Gardner chasse pourtant toutes ces préoccupations de ses pensées, et ne se focalise que sur l'immédiat. Deux jours que le trio ne s'est pas réuni, et surtout deux jours que ses yeux se sont écarquillés alors qu'Edward lâchait un énorme pavé dans la précieuse mare des Lancaster. Dans son esprit, les images défilent encore en un balai incessant de couleurs et de sons confus. L'annonce, les mots qui quittent la bouche du prince, le verdict qui tombe. Il épousera une impure, et il ne se soumettra plus au règles que lui imposent sa famille et son rang. La réaction des lions, enfin, et surtout celle du Roi, teintée d'une rage folle et d'amertume. La dispute, les cris, le scandale et les murmures qui ne cessent d'agiter la cour royale depuis. Si la nouvelle ne le surprend guère, puisqu'il connait Edward et son affection pour une impure depuis bien longtemps, Elliot reste admiratif de l'audace dont son ami a su faire preuve. Alors qu'il atteint enfin la porte de leur bar favori, le Gardner s'interroge, brûle de savoir si son ami va bien. Après tout, même si le chaos qui règne chez les Lancaster l'amuse énormément, le sorcier se soucie également du bien-être du prince héritier, et il se doute que ce dernier ne doit pas être au beau fixe après une telle annonce.

D'un geste vif, le Gardner pousse la porte et se laisse happer par la chaleur d'un bar qu'il ne connait que trop bien, pour y avoir passé de nombreuses heures en compagnie de ses amis de toujours. « Salut Tom » lâche-t-il en se défaisant de son masque de glace habituel, et en esquissant un sourire à l'intention du barman. En ces lieux, le sorcier se sait à l'abri de la cour et de ses intrigues, et il se permet enfin d'être lui-même. « Ne tarde pas trop avec le whisky » se contente-t-il d'ajouter, légèrement taquin et bien moins rigide que d'ordinaire. Traversant la salle, Elliot jette un regard interrogateur au colosse, qui lui indique sans surprise les escaliers de bois abîmés se trouvant au fond du bar. Pressé, l'héritier s'y engouffre sans plus attendre, et ne met que quelques secondes à apercevoir Edward, seul, déjà installé à leur table habituelle au fond de la petite salle aux murs de pierre brute. Réduisant en quelques enjambées la distance les séparant, le Gardner salue le prince en une poignée de main chaleureuse, et se laisse glisser sur le banc lui faisant face. « T'es toujours vivant » lance-t-il sur le ton de la plaisanterie tout en se défaisant du vêtement sombre qui lui sert de manteau. « J'avais peur que ton père ne t'étrangle à mains nues pour lui avoir fait un tel affront ». Et le pire, c'est que le Gardner reste persuadé que le Roi, l'intégrité de sa précieuse famille menacée, serait presque capable de commettre un tel geste. Il est de notoriété publique que son propre père, le patriarche Gardner, tient George Lancaster en horreur, et ne se prive pas pour l'exprimer à longueur de temps lors des dîners de familles. Elliot, lui, se contente de lui rétorquer que le fils n'a rien à voir avec le père, et les évènements récents achèvent une fois encore de lui donner raison. « Plus sérieusement » reprend-il en baissant légèrement la voix, bien que cela ne soit pas nécessaire au vu de la salle vide s'étendant devant eux. « J'espère que tu vas bien ». Et il le pense sincèrement, le Gardner. Il attend désormais avec impatience sa réponse, ainsi que l'arrive de Zachariah et celle du whisky. La soirée promet d'être intéressante.


FIRE AND BLOOD.

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