intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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Ven 5 Mai - 19:24

addicted to you
hooked on your love, like a powerful drug
Dans un embrasement sec et puissant, il surgit des flammes. Entre les reflets de lueur verte, ses yeux lançaient des éclairs, et sa poitrine se soulevait à un rythme décousu, tant et si bien qu'il respirait mal. Durant quelques secondes, il resta au milieu des braises, sa chemise tâchée de cendres, la main fermement enroulée autour de sa baguette. De celle-ci jaillissaient ça et là quelques étincelles d'un rouge vif, comme celui qui empourprait ses joues. Une légère perle de sueur descendait le long de sa tempe droite, et il pinçait les lèvres pour se retenir de hurler de rage. Pourtant, aucun son ne sortait de sa bouche. Le salon était plongé dans une demi obscurité ; seule une unique bougie flottait près de la fenêtre qui donnait sur la Tamise. C'était le signe dont ils avaient convenu. Elle était restée à l'appartement. Cherchant à reprendre son souffle et à calmer les battements de son palpitant, Edward sortit finalement de l'âtre, le regard vitreux, une expression de profond vide sur le visage. Il fallait s'y attendre. Il savait que ce dîner, tôt ou tard, aurait tourné à la catastrophe. Et pourtant. L'impatience avait fini par prendre le dessus sur son pragmatisme. D'un mouvement brusque et vif, il arracha ses vêtements qui valsèrent de l'autre côté de la pièce et parcouru le salon jusqu'à la salle de bain. Il entra dans la douche et actionna le mécanisme ; un jet d'eau glacé l'enveloppa alors tout entier. Reposant son front contre le carrelage immaculé, Edward laissa le froid gagner ses membres, un à un, comme pour anesthésier l'extraordinaire envie de casser un objet. Ce n'était pas la solution, il lui fallait simplement se calmer. Il ferma alors les yeux, laissant les gouttes d'eau ruisseler sur sa peau et le son de la douche bercer son esprit échauffer.

Famille de fous. Voilà ce qu'ils étaient. Bien droits, parés de leurs plus beaux atours et dans un phrasé châtié, ils n'avaient pas pu empêcher la soirée de tourner au pugilat. A quoi bon, dans ce cas alors, l'avoir invité ? Ou devait-il plutôt dire convoquer ? Il revoyait encore le regard froid de son père, la douleur dans ceux de sa mère. La sévérité d'Elizabeth, l'arrogance d'Amelia. Seul Elijah avait lâché un sourire, mais un sourire navré. Navrant. Voilà comme on pouvait au mieux décrire la situation. Navrant qu'il ait à devoir se justifier. Navrant que le désaccord sur ses choix doive irrémédiablement se solder par la discorde. L'eau s'engouffrait dans sa bouche et vivement, il en recracha une gorgée ; il se rendit compte qu'elle était mouchetée de sang. Il regarda les minces trainées vermeil se fonde à la transparence, tourbillonner un instant dans le siphon bleu avant de disparaitre dans la tuyauterie. Il eut un rictus mauvais, teinté de dégoût. Tout ça pour une histoire de sang. Pur. Impur. Souillé ou non. « Ridicule » souffla-t-il contre la paroi, tandis que le clapotis de l'eau étouffait sa voix. Mais il se battait contre des croyances millénaires, des convictions qui avaient façonné le monde magique tel qu'on le connaissait aujourd'hui. Son mariage ne changerait pas la face de ce monde ; une simple bague n'effacerait pas aussi rapidement des pages entières d'Histoire. Et pourtant, il y croyait. Il était persuadé qu'à force de cogner contre le mur de verre, ce dernier finirait pas céder. Il se l'était promis. A lui, à Tamsyn, et à l'enfant qu'elle portait. Il ouvrit soudain les yeux. L'enfant. Tamsyn. Elle l'attendait très certainement. Tournant le robinet pour arrêter le flot de la douche, il attrapa une serviette, se sécha rapidement et passa la tissu autour de sa taille. Après quoi, il quitta la salle de bain pour la chambre à coucher, plongée dans l'obscurité.

Ses yeux étaient trop entrainés pour ne pas distinguer la silhouette gracile et voluptueuse, qui se soulevait au rythme d'un souffle paisible entre les raps. Il était à peu près certain qu'elle ne dormait pas. Mais par précaution, il contourna le lit et se glissa auprès d'elle, sans pour autant la toucher. Appuyer sur un coude replié, la tête légèrement penchée, son regard se fixa un instant sur la nuque dénudée de la jeune femme, que la masse soyeuse de ses cheveux noirs laissaient apparaitre avec une sensualité qui lui était toute propre. Sans aucun doute, Tamsyn était de loin la créature la plus féminine qu'il lui avait été donnée de voir. Dès les premiers instants de leur rencontre, alors qu'elle était vêtue d'un uniforme de domestique stricte, un tablier blanc cintrant sa taille et ses cheveux dégagés de son visage, il avait été frappé par autant de maintien, et autant de grâce. Et des yeux. Il s'y était perdu, incapable de prononcer le moindre mot, happé par leur intensité incandescente, qui appelaient à des envies si vives qu'au moment où il l'avait touchée, il avait senti un feu brûlant naitre au creux de ses reins. Jamais il n'avait autant désiré une femme, et il l'avait prise avec un besoin d'affamé. Il ne s'était pas reconnu lui-même, tant la faim qu'il avait eue d'elle l'avait consumé. Et si aujourd'hui, la tendresse irradiait chacun de ses gestes envers elle, elle possédait encore ce pouvoir de créer en lui le besoin vital de les faire fusionner. Ce pourquoi, avec une extrême prudence, il finit par effleurer délicatement cette nuque découverte d'un doigt, bientôt accompagné de sa paume entière qui traçait la courbe onctueuse de son dos vers ses hanches où il arrêta son geste. Il maintenait encore une distance suffisante entre leurs deux corps mais déjà, sa paume se resserrait autour de son bassin, le faisant frisonner tout entier. 

Plusieurs minutes s'écoulèrent ainsi, sans qu'Edward ne pipe un traitre mot. Il sentait encore les restes de sa colère planer au dessus de son cœur attendrit, et seule sa présence pouvait définitivement chasser les nuages de la soirée qu'il venait de passer. Lorsqu'enfin elle bougea, s'étirant longuement puis se retournant pour lui faire face, Edward sourit. « Tu ne dors pas. » C'était une constatation, et non une question. Dans le fond, il le savait. Sa main avait glissé de sa hanche pour remonter caresser le doux visage, et replacer une mèche rebelle derrière son oreille. « J'ai passé une charmante soirée. Et toi ? » L'ironie faisait grincer ses dents, et le regard moqueur cachait mal la tension qui continuait de lui crisper ses muscles.
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Uriel Vaugirard

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Mer 10 Mai - 20:20
addicted to you
TAMSWARD
l'eau coule sous ta peau. chair meurtrie par le froid printanier. londres ne suffisait pas comme rempart au vent, qui s'aventuraient au travers des buildings et des pierres romaines pour venir suffoquer les quelques courageux passants. le corps dénudée, allongée contre les parois de cette baignoire. bougies parfumés de part et d'autres les comptoirs. tu t'offrais ce petit plaisir délicieux pour compenser cette solitude amenée par l'absence de ton fiancée. edward lancaster. le contrôle paraissait s'échapper de tes doigts flétries par l'eau. perdue dans tes pensées. perdue dans les traits divins de ton amant. ton objectif semblait se couvrir d'un voile léger alimentait par les caresses d'une symphonie charnel que cet homme s'acharnait à te faire aimer. sentiments illusoires, sourires trompés, nourris pas la colère d'un passé détruit par les actes de cette famille. un sang royal que tu désirais voir couler, abandonner dans les ruelles londoniennes, piétiné comme simples misérables. une haine désormais ensevelie sous l'attirance que tu portais au jeune homme qui malgré sa place au sein de la société avait su te montrer des valeurs bien différentes de celles qu'on aurait pu te conter, de celles de son paternel. l'amour berçait le nouveau couple scandale et tu te nourrissais de cette polémique, petit sourire diable à l'idée de déchirer cette famille, euphorie à demi-feint, dont les traditions puristes alimentaient la haine de beaucoup de sorciers. tu n'étais que la dernière fissure d'un verre brisé. craquelé par des querelles de pacotilles.

la serviette autour de la poitrine, contraste de ta peau basanée dont quelques frissons venaient s'y parsemer. t'apprêtant quelques instants en face de ce miroir pour parfaire ta chevelure. aussi distinguée qu'une noble, rôle dont tu avais pris l'habitude. atout de charme. avec élégance tu enfilas cette nuisette d'un bleu cobalt contre ton corps. une charmante parure de soie légère à laquelle les courbes de ton corps vénusté se percevaient à la dérobé. quelques douceurs crémeuses sur ta peau, avant de quitter la salle d'eau pour te couver dans les drapés de ton lit. doucereux et suave ta chair appréciait les caresses se profilant le long de ton corps à mesure que tu te recouvrais de ce tissus parme. d'un coup de baguette tu éteignis les lumières avant de déposer cette dernière à ton chevet. éprise de morphée, tes paupières descendirent jusqu'à leur abside. laissant le sommeil t'emportait dans ses courants rassurants.

des minutes, presque des heures s'étaient défilées avant que le bruit d'un filé d'eau claquant contre la paroi vienne t'extirper de tes rêves. edward était rentré. ton ventre se tortillait d'une explosion de saveur, mélange de bonheur mais aussi d'anxiété. dîner guindé avec les lions, auquel tu n'y avais pas été invitée pourtant fiancée de l'héritier. soulagée d'avoir échappé aux regards terrifiants d'un père déçu des choix de son fils aîné sûrement. paradoxe incontrôlable, l'amant avait tourmenté le monde d'une seule annonce appliquant avec soin un fardeau involontaire sur tes épaules. ignorant de tes intentions primaires au sein de la légion. des fiançailles à périls que tu n'avais pu refusés au risque de dévoiler ton identité. à la fois terrifiée à l'idée de donner ta vie à ceux que tu maudissais. mais également effrayée à l'idée de l'aimer. prisonnière de mensonges et de sentiments que tu ne parvenais à oublier. ton palpitant s'accéléra lorsqu'il vint effleurer ta peau de ses doigts liquoreux. les yeux toujours clos tu apprécias l'instant concevant au sein de ton être un feu qui naissait. à la fois agréable et passionné, son touché te procurant divines sensations, auxquelles tu ne pouvais résister. il était épris de toi, comme tu t'éprenais de lui à cet instant. une caresse délicate s'aventurant jusqu'à tes hanches. tu en désirais plus encore laissant apparaître une sourire au coin de tes lèvres.

avide d'une proximité plus intime, tu t'étiras quelques instants avant finalement de lui faire face pour le regarder. le contempler. il était beau. un bellâtre dont l'acquisition paraissait impossible. et pourtant. sa main à nouveau sur ta joue. tout son corps semblait sous tension, incapable de se détendre. petit sourire, regard attendrissant, tu amenas ta main sur son bras, faisant des allés retours du bout de tes doigts. à l'instant où tu finis, tu te redressas, la nuisette se relevant davantage pour apercevoir un peu plus ta peau. j'ai laissé mon corps dans l'eau chaude afin de me consoler de cette solitude, il manquait quelqu'un dans cette grande baignoire. regard mutin, presque provocateur. tu cherchais en vain à le détendre. doucement, tu approchas ton visage du jeune homme pour venir y déposer un doux baiser le long de sa mâchoire. ton corps frémit de cette proximité et de ce désir inattendu.  
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