intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


Partagez | 
 
③ ☇ ô monstre colossal qui, en étant victorieux. | pv deirdre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité

s'adresse au peuple

Invité
Ven 5 Mai - 15:05

Ô MONSTRE COLOSSAL QUI, EN ÉTANT VICTORIEUX.
peux montrer les crocs et froncer la paupière
L'humeur apaisée, je m'étais placé dans l'un des cafés du coin afin de savourer un thé à l'odeur agréable. Tout avait été mis en oeuvre pour réveiller les papilles. Tout qui puissent une nouvelle fois satisfaire mon appétit en sortant de chez moi. Bien évidemment, je n'étais pas à l'abri de rencontrer à nouveau une personnalité royale alors que ma dernière rencontre dans un lieu comme celui-là c'était résolu en un échec cuisant, les créatures au cruor pur n'hésitant jamais une seule seconde à vous rappeler quelle était votre place dans ce bas-monde. Si leurs humiliations quotidiennes avaient le don de rendre docile quelques créatures impures qui avaient commencé à croire en leur déchéance, moi, je les trouvais, par moment, un tant soit peu pitoyable. Leurs actions ne faisaient que de révéler la crainte qui les hantait. La crainte de voir un jour leur pouvoir se faire arracher de force par leur condition minable. Après tout, ils avaient beau raconter des histoires sur leurs veines, il n'empêche qu'ils restaient des êtres humains comme tout le monde, capable de saigner comme le plus misérable des mortels qui s'écorchent la peau par la souffrance du travail qu'il exécute chaque jours. Ils pensent ainsi que c'est grâce à eux si cette société est ainsi dressée, mais ils se trompent. Ils ne sont que le navire transporté et mis en avant par le ressac de la plèbe. Il suffit simplement d'une tempête pour que l'embarcation finisse par chavirer ; une révolution. Heureusement pour leur petite personne, ils restaient des individus savants, capables de scinder la populace et créer des opinions divergentes afin que même notre semblable puisse devenir un potentiel ennemi. Pour ma part, il y a bien longtemps que l'idée d'insurrection m'a séduit, si ce n'est qu'elle ne m'a jamais réellement touchée. En effet, je vois cette guerre comme étant perdue d'avance. Et que s'il y a un changement qui devrait se produire, cela ne devrait sans doute pas arriver de sitôt. Il vaut donc mieux pour nous d'accepter notre position présente et espérer un avenir meilleur, se faire remarquer par les monarques pour s'extraire de la piétaille.

Les doigts enroulant la tasse, je perdais peu à peu mon regard dans le vide du sol à la texture insolite. Jamais je me poussais à boire expressivement la boisson chaude même lorsque le quatre heure finissait par passer. Non. C'était un instant sacré qu'il fallait ritualiser comme la prière du petit matin et du soir. On avait alors le sentiment que le temps s'était arrêté pendant quelques secondes, plusieurs minutes voir des heures. Bien évidemment, je ne m'attardais pas trop longtemps avant de m'occuper également l'esprit en travaillant sur l'un des bouquins que j'allais bientôt sortir, écrivant des mots, des phrases... Tout ce qui pouvait quitter mon esprit. Conter la vie d'une sorcière tirant ses origines d'une princesse exotique au cruor parfait et au tempérament de feu. Cela restait délicat lorsque l'endroit était peuplé d'inconnus venus de toutes parts pour faire un bruit terrible, mais heureusement que le breuvage de feuille était là pour me pousser à la concentration. Oui. Avec ce thé comblé par un nuage de lait, cela changeait du tout au tout. Hélas, parmi la foule qui ne daigne à me piquer par leur curiosité, une personne s'extraie du lot. Un visage que je connais bien.

Je la vois se rapprocher de moi, ressemblant à une nymphe dansante, la face mutine d'une gosse des bois, ses longs cheveux blonds tombant en un trait de cascade lisse. Je relève mon nez de mes documents pour la juger de mon regard froid, semblable à un reptile squalide sans patte et sifflotant, prêt à lui bondir dessus pour me défendre. Si j'ai osé insulter même l'une des princesse Lancaster, je sais que je ne serais aucunement inquiet de m'en prendre à une créature tout aussi noble mais loin de là princier. D'ailleurs, je me demande bien comment les Irvine ont prétendu à la pureté du sang quand on sait d'où ils tirent leurs origines. Presque le fruit d'une expérience malsaine, ils ne sont que des hybrides ; ces gens se sont accouplés avec des monstres. C'est encore plus répugnant que les progénitures au sang mêlé. Méfiant, je me retiens également pour cracher quelques mots vipérins à son égard. Après tout, elle ne m'a encore rien fait et il ne vaut mieux pas perdre son temps à s'attirer des ennuis pour une maladresse aussi stupide que celle-là. Mais après tout, ce n'est pas comme si je la découvrais pour la première fois. Je me souviens parfaitement de notre relation à Poudlard. Nous nous apprécions aucunement. J'étais chez les fauves et elle chez les reptiles. J'étais un impur et elle une soit-disant pure. Elle avait un avenir devant elle tandis que j'ai dû me battre pour avoir une place un minimum correct. Tout était dit. ≪ - Que me vaut l'honneur de notre rencontre ? ≫. Je lui affichais finalement un sourire amical, polis. Il y a bien longtemps que les règles établis m'ont obligé à me montrer courtois envers plus majestueux que moi. Néanmoins, dans mon ton faussement agréable, on ne pouvait nier le côté mielleux qui devait en ressortir. peu importe si elle le relevait.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

s'adresse au peuple

Invité
Ven 5 Mai - 16:12
belle et bête
il existe deux mondes. celui des faibles et celui des forts. deirdre se dit dans le second, mais depuis quelques temps elle traîne avec les misérables. elle se sent faible, démunie, oubliée, mais surtout seule.

c'est un monde malsain.
effrayant.
où la haine est maîtresse des cœurs.

elle est rabaissée à l'état de pantin, d'objet d'amour incontrôlable étant incapable de contrôler ses émotions. elle découvre la sensation d'avoir quelqu'un au-dessus de soi qui, d'un regard, peut chambouler et détruire votre vie qui semblait si parfaite. c'est ce qu'ils vivent tous les jours. eux, les faibles, les impurs. car il existe un roi. un roi tyrannique qui gouverne et qui, d'un mouvement nonchalant de la main, peut couper une tête. deirdre se pose des questions. pourquoi les purs ne vivent pas aussi aisément qu'ils le prétendent ? pourquoi la vie se veut-elle aussi compliquée ? les impurs n'ont-ils, pour finir, pas une vie bien meilleure que la sienne ? eux, les miséreux, ceux dont le sang est un fardeau, n'est-ce pas un avantage ? les questions défilent dans sa tête. mais dans le fond, elle veut simplement se changer les idées et oublier la cause de son malheur. devenir, pour un instant, une autre personne. dans un roman, elle ne serait qu'une simple bouseuse qui rêve d'un prince tous les soirs, telle une cendrillon dont la marraine la bonne fée n'existe pas. elle n'arrive plus à se sentir reine de sa vie, reine de son monde, des autres. elle n'arrive plus à s'imaginer l'avenir sauf aux bras d'un monstre. mais cette vie ne serait-elle donc pas plus agréable ? vivre comme bon lui semble sans s'occuper du regard des autres. ne pas avoir l’inconvénient de sa particularité, ne pas avoir à chercher l'amour de sa vie à tous les coins de rue mais laisser ce sentiment naître doucement au creux de son estomac suite aux sourires d'un beau garçon, vivre de cette manière serait tellement plaisant et reposant. vivre comme eux. comme lui, comme cet homme qui s'enfile un café mélangé à un liquide qu'il vient de rajouter depuis sa poche. elle aimerait être libre, tout simplement.

deirdre observe les quelques clients, mais perdue dans ses pensées elle ne fait pas vraiment attention à eux. sont-ils impurs, sont-ils moldus, sont-ils réels ? elle ne pourrait certainement pas répondre si on vient à lui poser la question. boire une boisson chaude, c'est ce qu'elle désire le plus alors si son cerveau décide de lui inventer un rêve de la sorte, pourquoi pas. mais elle chavire, deirdre, quand ses iris se posent sur le dos de cet inconnu. sur cette tignasse qu'elle ne connaît que trop bien tellement les critiques ont coulées sur ses pointes. c'est lui, elle ne doute pas. nessie nightfury, ce garçon gringalet transformé en chimère lors de leurs années à poudlard. elle qui marchait sans but dehors avant d'entrer dans la bâtisse était loin, très loin, de s'imaginer recroiser un jour son regard.

mais deirdre se souvient,
elle se souvient des larmes qui étaient tombées à cause d'elle.
elle se souvient de son malheur, de son chagrin.
elle se souvient de la faiblesse du garçon.

nessie aurait dû en jouer. il aurait dû jouer de cette improbable transformation, il aurait dû s'amuser avec ses camarades plutôt que de fuir. deirdre ne s'en veut clairement pas. elle voulait assister à toute la grandeur d'un gryffondor, elle fut bien rapidement déçue. mais deirdre n'est plus la même, deirdre est devenue grande, petite chipie devenue harpie. la blonde s'avance, sourire installé sur ses lèvres sans même qu'elle ne s'en rende compte. contente de retrouver quelqu'un de son enfance, elle oublie le passé, ne retrouve qu'un ancien camarade qui pouvait être à la fois ennemi ou allié, deirdre vient de trouver quelqu'un à qui parler. qu'elle soit écoutée ou pas, elle s'en fout. les mots vont claquer à son visage et monsieur en fera ce qu'il veut ensuite. « oh nessie, tu as bien changé. mais tes cheveux sont les mêmes qu'avant, c'est pour ça que je t'ai reconnu... » sans le vouloir, elle touche un point qui pourrait s'avérer sensible. sa crinière chimérique venait bien d'un endroit, non ? « tu viens souvent ici ? » des cernes sous ses yeux, elle s'empresse de mettre l'une de ses mèches derrière son oreille avant de s’asseoir face à lui. elle aborde un sourire on ne peut plus sincère, un sourire un peu vide, un sourire un peu faible mais un sourire qui cherche, d'une certaine manière, à trouver son jumeau. « oh, désolée, mais je ne sais pas si tu te souviens de moi. tu me reconnais, quand même ? » une tasse de thé se glisse devant elle. le serveur s'éloigne, ils ne sont plus que deux, deux personnes qui se regardent dans les yeux, deux anciens camarades dont l'entente n'existait pas, deux inconnus autour d'un bon verre de thé.


(c) AMIANTE
Revenir en haut Aller en bas
Invité

s'adresse au peuple

Invité
Mar 9 Mai - 0:48

Ô MONSTRE COLOSSAL QUI, EN ÉTANT VICTORIEUX.
peux montrer les crocs et froncer la paupière
Je reste sur mes gardes, la regardant s'approcher peu à peu. Je me demande bien ce qu'elle attend de moi alors que je l'ai connu moins agréable que cela lors de notre scolarité à Poudlard. Peut-être qu'elle venait dorénavant à ma table pour se repentir, s'excuser des mots qu'elle avait eu à mon égard. À quoi bon. C'était une chose faite. À la rigueur, on pourrait prendre cela pour des chamailleries de gamin, même si cela fut pire que ça, en réalité. Ce furent des injures enseignés par leurs géniteurs. Si la jeune Deirdre s'était montrée méprisable envers ma petite personne, c'est parce qu'on lui avait appris à l'être ainsi. Qu'au-dessus ces enfantillages, il y avait la vérité. Celle que le monde était victime chaque jours, les purs n'hésitant plus à humilier quotidiennement ses impurs en les arrêtant dans leurs occupations... D'ailleurs, pourquoi avais-je cru m'attendre à un quelconque pardon ? Elle devait certainement être présente pour continuer sa tourmente envers ma personne. Continuer à cracher que je ne vaudrais rien, à jamais. Que dans ma vie d'adulte, je devais encore être un minable impure en quête d'un avenir meilleur. Si seulement elle savait. Certes, je n'avais pas eu accès à un poste en tant que médicomage ou même au Ministère, mais je restais un écrivain, libre d'écrire ce qu'il voulait. Cela aurait pu être pire. J'aurais pu être un pauvre hère errant dans la rue. Fricotant avec l'illégalité. Vendant de la drogue, vendant son corps, pour un minable croûton de pain. Je pourrais me tuer à la tâche, je pourrais laver les affaires sales des princes et des princesses. Au lieu de cela, je peux manger et m'habiller convenablement. Être un homme de condition modeste même si j'aurais préféré viser plus haut.

≪ - Oh Nessie, tu as bien changé. Mais tes cheveux sont les mêmes qu'avant, c'est pour ça que je t'ai reconnu... ≫. À l'évocation de ma tignasse, je passe une main dedans. Une précieuse crinière que j'entretiens chaque jours. Une coiffure toute particulière qui me définit bien. Pas étonnant qu'elle m'ait reconnu à sa vue. ≪ - Tu viens souvent ici ? ≫. Elle change rapidement de sujet et je la regarde d'abord, fronçant les sourcils, incertain de devoir lui répondre ou non. Après tout, qu'est-ce que cela pouvait bien lui faire ? N'avait-elle pas d'autres choses à faire en tant que pur ? Des choses qu'ils faisaient entre eux ? D'ailleurs, je remarque ses traits tirés, son regard violacé d'un halo prouvant une fatigue certaine. Alors c'était aussi difficile que ça, une vie de petite princesse ? Je retiens la remarque pour moi-même, souriant intérieurement. ≪ - Et bien, ça dépend des fois. ≫ finis-je par lui avouer, à demi-mot, en gardant mon petit rictus que j'affichais depuis que je l'avais accosté. Elle s’assoit finalement en face de moi, prouvant qu'elle ne comptait pas repartir de sitôt. Pouvais-je seulement l'empêcher de s'éterniser à mes côtés ? Non. Par contre, elle, elle avait tout les droits de m'éjecter si l'envie lui prenait. ≪ - Oh, désolée, mais je ne sais pas si tu te souviens de moi. Tu me reconnais, quand même ? ≫. J'ose un petit rire amusé face à sa demande. Si je la reconnaissais ? C'est moi qui aurait dû l'interroger dessus alors que j'avais maintenant le sentiment de faire face à une amnésique qui avait balayé de ses réminiscences tout ce qu'elle m'avait dit, les paroles blessantes qu'un autre jeune impur, plus sensible, n'aurait pas supporté.

≪ - Bien sûr, tu es Deirdre Irvine. ≫fis-je avant d'avaler une petite gorgée de ma boisson chaude, cachant le sourire malicieux qui vint remplacer le rictus hypocrite. ≪ - À dire vrai, tu as beaucoup changé aussi. ≫. Je m'engageai à mon tour sur les révélations, ne pouvant affirmer le contraire alors que des années nous avaient séparé avant nos nouvelles retrouvailles. Quand je l'ai vu la dernière fois, elle n'était qu'une jeune élève à Poudlard, comme moi. Aujourd'hui, elle était une adulte, bien que ses traits soient presque inchangés, comme si la pureté l'avait préservé de la dégradation de son corps et de son âme pour la conduire vers une immortalité certaine. Mais il ne fallait pas oublier que cela n'était rien de plus qu'une façade. Sa situation, sa richesse, doublé par sa nature de semi-vélane avait permis à cette magnifique préservation. Elle aurait été dans les champs, dans les mines ou même simplement domestique et elle aurait été quelqu'un d'autre. Les mains usées, le visage transformée. Sa simple fatigue de passage n'était rien comparée à toutes celles accumulées d'années en années par un simple impur qui devait travailler dur pour gagner un travail de misère. ≪ - Que deviennent tes paroles impérieuses depuis tout ce temps ? ≫. Simple pique pour lui rappeler qu'elle ne pouvait se présenter tout sourire et faire comme si de rien n'était. Une moquerie qui, selon moi, méritait d'être balancée alors qu'elle avait déjà fait pire par le passé. Bien sûr, cela serait bien dommage de se dire que cela pourrait ranimer les tensions entre nous pour si peu, mais qu'importe.
Revenir en haut Aller en bas
Invité

s'adresse au peuple

Invité
Lun 15 Mai - 11:08
le pardon n'existe pas dans la bouche de la blonde. elle n'oublie pas ses actes, non, elle passe seulement outre. à quoi bon s'attacher au passé alors que le présent regorge de nouvelles folies ? qui dit que sa boisson ne regorge pas d'une autre catastrophe ? le regard qui parle tout seul.

sa crinière. une crinière imposante devenue on ne peut plus volumineuse ce jour-là. transformée, modifiée, embellie. il était beau, nessie, beau dans sa laideur animale. là, il n'est plus qu'un sorcier comme les autres, qu'un homme comme tous les autres. une poussière de plus sur cette terre. deridre le regarde passer une main dans ses cheveux, sourire accroché à ses lippes. elle aimerait y glisser ses doigts, ressentir la douceur de cette touffe bien entretenue. si elle n'était pas un minimum soucieuse du bien-être de son interlocuteur, ses doigts seraient déjà en train de le décoiffer. impur ou pas, irvine ne peut nier le charme du garçon. certes ce dernier ne lui fait pas d'effet, le fardeau étant déjà pris par un autre, mais elle ne doute pas de sa réputation auprès des femmes, ou même des hommes. nessie, c'était le genre de garçon au-dessus de beaucoup d'autres. un gamin souriant, moqueur parfois, quelqu'un de grand à sa manière. dire qu'il s'est retrouvé aussi petit qu'un elfe de maison lors de sa transformation, le charme du jeune homme n'était plus perceptible à ce moment. il dégageait autre chose. il donnait envie de rire, de pleurer de rire tandis que lui était en train de se morfondre dans sa honte. c'est mal de se moquer des autres, deirdre le sait, mais c'est tellement jouissif d'avoir les pleins pouvoirs sur autrui qu'elle n'ose pas s'imaginer vivre sans. mais aujourd'hui, le passé est rayé, oublié. elle ne compte pas se moquer de nightfury une nouvelle fois. du moins, pas maintenant.

« bien sûr, tu es deirdre irvine. » elle sourit un peu plus. elle n'est pas oubliée ; il n'a pas oublié sa plus grande persécutrice, elle n'est pas effacée par les années. « à dire vrai, tu as beaucoup changé aussi. » elle se retient de perdre son sourire. elle n'est plus aussi rayonnante qu'il y a deux mois. elle le sait. elle le sent quand ses jambes lui font mal, quand ses tripes hurlent à l'intérieur. certes, ce n'est rien face à la vie des miséreux, mais pour une fille qui ne connaît ni la souffrance, ni la peine, ni l'amour, vivre de cette manière est impensable, insoutenable. elle ne travaille pas dans les mines, elle travaille dans le monde des purs. il ne faut pas croire que les purs ont une vie on ne peut plus parfaite ; ils ne peuvent décider de leur futur, ils doivent procréer pour ne pas faire disparaître leur nom, certains doivent coucher avec leur sœur, leur frère. n'est-ce-pas là plus insoutenable que de travailler dans une mine ? devoir coller ses lèvres contre celles de celui que tu appelais autrefois frère ? la vie n'est-elle pas plus horrible quand ton cœur ne fonctionne qu'envers une seule et unique personne ? la dureté d'une vie se fait ressentir en fonction du fardeau à porter sur ses épaules. le sang fait défaut à n'importe qui.

« que deviennent tes paroles impérieuses depuis tout ce temps ? » elle n'a plus envie de jouer la reine, deirdre. elle veut seulement se cacher dans une tasse de thé et entrer dans le monde d'un auteur capable d'inventer des vies. en apprendre plus sur l'impur qui se trouve en face d'elle, découvrir des choses, ou du moins, parler à quelqu'un. « eh bien, beaucoup de choses se sont passées dernièrement et je n'ai pas trop envie de me prendre la tête. » elle glisse la boisson chaude à ses lèvres avant de reprendre bien sagement, comme si les mots n'étaient rien. « te rabaisser pour des raisons idiotes même si certaines peuvent me faire rire, j'en ai pas trop envie. » elle reste la même. elle reste deirdre, une gamine moqueuse et piquante, une rose rouge attirante et dangereuse. « te voir redevenir aussi fébrile que ce jour-là, non merci. je sais déjà ce que tu vaux au plus profond de toi, tu es quelqu'un de sensible qui se cache derrière un masque un peu trop viril. enfin, c'est ma façon de voir les choses. » elle garde le sourire, boit avant de reposer sa tasse de manière hâtive, comme si elle venait d'oublier de dire quelque chose. « mais je suis sur que tu es différent maintenant, et ça m'intéresse. j'aimerais mieux te connaître, nessie. avoir une autre image que celle d'autrefois, car comme tu le dis si bien, tu as beaucoup changé. »
(c) AMIANTE
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

s'adresse au peuple

Revenir en haut Aller en bas
 
③ ☇ ô monstre colossal qui, en étant victorieux. | pv deirdre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Monstre de la nouvelle map (Ascadia)
» Question monstre !
» Seaux, rateaux & monstre. [Orange Town, Rang C, Chasseur de Prime, Elimination monstrueuse]
» Le Mini-jeu : Comment élever un monstre
» [Mission] Maman, ya un monstre sous mon lit !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum