intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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family portrait. (r. george, jezabel, elizabeth, amelia & elijah lancaster)
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Ven 5 Mai - 11:41

Family Portrait
can we work it out ? can we be a family ?
Le soleil se couchait doucement sur Londres. Les derniers rayons faisaient scintiller les eaux de la Tamise, tandis que Big Ben ressortait fièrement contre l'horizon rouge sanguin. Bientôt, la ville enfilerait ses habits de nuit. Les devantures de magasins commençaient à être fermées une à une, tandis que dans les résidences huppées, les premières lumières étaient allumées aux fenêtres. Dans les rues, on se pressait de rentrer chez soit ou dans le pub le plus proche, et quelque part, on pouvait entendre la sonnette du vélo d'un policeman qui entamait une ronde. Bientôt, l'air serait empli de notes de musique, et de la joie généralisée de retrouver ses proches, amis ou familiers. Mais depuis la fenêtre de son appartement de South Corner, le front collé à la fenêtre et le regard rivé de l'autre côté du fleuve, où les lumières trahissaient la haute architecture du palais royal, Edward sentait son estomac son contracter. Machinalement, il serra plus fort le parchemin arrivé le matin même par hibou, le réduisant plus encore à l'état de boule déstructurée. Il était convoqué ce soir, à Buckingham Palace. Pour un dîner de famille. Une perspective qui aurait enchanté n'importe quel autre jeune aristocrate de son rang. Mais à ses yeux, ces retrouvailles avaient déjà un goût de sang. Jetant la boule de papier de côté d'un geste rageur, il passa une main dans ses cheveux et ferma les yeux. Il n'y avait aucune possibilité d'y échapper. Alors, il irait. Il laissa échapper un grognement. Dire qu'il n'en avait aucune envie relevait de l'euphémisme le plus grinçant ! 

Il n'avait pas remis les pieds au Palais Royal depuis le jour où, en grande pompe et devant toute le gratin de la bonne société magique, il avait présenté sa compagne et annoncé, sans crier garde, qu'il l'avait demandée en mariage et qu'il était donc, fiancé. Il se souviendrait toujours du silence glacé qui avait figé l'assistance, cependant que dans les yeux de George Lancaster, une lueur infime mais qui en disait plus que de raison, commençait à briller. D'une manière peu cérémonieuse, et qui ne lui ressemblait guère, le Roi avait alors congédié l'ensemble des invités et explosé d'une colère sans précédent à l'égard de son fils ainé et héritier. Quoi ? Non content de manquer à toutes les règles de l'Etiquette, en choisissant lui-même son épouse, il la choisissait parmi les servantes du palais. Une Impure. Avec un Lancaster. Avec le futur Roi ! Etait-il fou ? Souhait-il réduire à néant la dynastie du Lion ? Ou n'était-ce qu'une tentative de rébellion contre l'autorité paternelle, comme quand il s'était opposé à lui au Conseil des Finances en refusant tout simplement d'y assister ? Etait-ce pour lui une énième manière de fuir ses responsabilités ? Non. Il s'agissait ni plus ni moins d'une décision personnelle, née d'un amour qu'il nourrissait depuis de longs mois pour la jeune fille. Peu lui importait de savoir si elle était Impure. Il l'aimait, à en crever. Il savait pertinemment que George, en dehors de la couronne, n'aimait personne. Alors il ne s'était pas attendu à beaucoup de compréhension de sa part. Ni même d'une quelconque bénédiction. D'ailleurs, il s'en moquait. Il avait décidé qu'il épouserait Tamsyn, et c'était tout. Edward se mit alors à trembler. Le souvenir de leur face à face le mettait dans une telle rage qu'il n'en fallait pas beaucoup plus pour qu'il casse quelque chose.

Une main douce et apaisante vint alors se poser sur son épaule et instantanément, il pouvait sentir ses muscles crispés se détendre. Un sourire apparu sur ses lèvres, alors qu'il se retournait et croisait le regard tendre de sa fiancée. Pris de pulsion, il fondit sur sa bouche qu'il ravagea à s'en brûler la langue, enfermant le corps aux courbes exquises entre ses bras. « Viens avec moi... » souffla-t-il enfin, nichant sa tête dans son cou pour y respirer son parfum. Il savait pertinemment que ce n'était pas possible, et qu'après les réactions à leurs fiançailles, la confronter à nouveau au rejet et au dédain serait cruel. Mais la savoir seule, chez eux, alors que toute la conversation tournerait autour d'elle lui était plus insupportable encore. Pour toute réponse, elle laissa échapper un petit rire qui fit trembler sa gorge où il était occupé à déposer baiser après baiser. La peau douce et délicate se tendait, et à sa seule vue, il eut toutes les peines du monde à se détacher enfin de la douce emprise. « Je ne rentrerai pas tard. Et à mon retour... » ajouta-t-il, en portant une main à son ventre, « je veux que tu me racontes ta visite chez le médicomage ! » La lueur d’orgueil qui brillait dans les yeux du futur père eut le don de chasser quelque peu ses pensées moroses. Tamsyn était enceinte. C'était encore un secret, et un secret qu'ils avaient décidé de garder pour eux. Les fiançailles avaient été annonce suffisante, et il n'était pas prudent de jeter de l'huile sur le feu. Aussi, après un dernier baiser, Edward entra dans l'âtre, pris une pincée de poudre de cheminette et articula : « Buckingham Palace ! » Dans l'instant qui suivait, son corps s'embrasait dans un tourbillon de flammes verte.

La cheminée du Palais était, comme tous les meubles de la résidence royale, teintée de dorures. Aussi, lorsqu'il apparut d'entre les flammes, il prit une posture digne, et sortit avec élégance des braises. Après quoi, tirant sa baguette de sa veste, il l'agita d'un geste élégant vers sa personne pour nettoyer les quelques restes de cendres qui tâchaient sa chemise blanche, son pantalon de costume et la robe d'apparat semi formelle revêtue pour l'occasion. Après tout, ce n'était pas parce que les Lancaster se retrouvaient en petit comité qu'il fallait manquer de tenue ! Il traversa alors la salle d'entrée, en faisant signe aux domestiques qui passaient par là, gagna l'étage en enjambant quatre à quatre les marches du grand escalier pour se rendre dans l'Aile Nord. A l'entrée de la salle à manger privée, il aperçut alors Elijah. Sa bouche, quelque peu crispée, se détendit alors en un sourire franc. Il remerciait le hasard de ne pas avoir croisé Elizabeth ou pire, Amelia, en premier. La vue de son benjamin avait quelque chose de rassurant, comme s'il représentait un bon feu de cheminée dans une nuitée noire. Il le rejoignit en quelques pas et ébouriffa ses cheveux d'un geste affectueux. « Bonsoir, petit Frère ! C'est gentil d'être venu m’accueillir, on voit que les leçons de maintien commencent à payer ! » fit-il, rieur.  
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Sam 6 Mai - 15:23

family portrait
George, Jezabel, Edward, Amelia, Elijah Lancaster
L’horloge sonnait 6 heures lorsque Elizabeth finit sa paperasse du jour. Posant sa plume sur le bureau, elle s’avachit dans son siège et ferma les yeux. Merlin emporte la bureaucratie. Était-il vraiment utile d’avoir à remplir autant de formulaires pour avoir retransformé un homme dont les membres inférieurs avaient été transformés en ceux d’une poule ? N’ayant plus de rendez-vous et étant parti plus tôt aujourd’hui, Elizabeth avait commencé sa paperasse vers 16 heures et venait tout juste de finir. La jeune femme fit craquer son dos avant de se masser les tempes, sentant une migraine approcher. Entre son métier qui occupait la plupart de ses journées, sa vie sociale à maintenir, et ses devoirs de princesse à exercer, elle n’avait pas le temps de s’occuper de ça, vraiment pas le temps. Une secrétaire devenait urgente, particulièrement depuis la dernière frasque de son frère ainé, et rien que d’y penser son mal de tête empirait. Pourquoi, pourquoi avait-il fallu qu’il choisisse de faire une demande en mariage avec sa catin devant toute la noblesse ?! Il ne se rendait donc pas compte des répercussions que ça allait avoir. De la honte qu’il apportait à sa famille. Ou alors il s’en fichait, perdu entre ses amis et les cuisses de sa maîtresse, ce n’était pas comme s’il s’en occupait beaucoup de sa famille de toute façon.

Serrant les dents, Elizabeth se leva brusquement de son bureau avant de commencer à ranger ses papiers. La rupture de sa relation avec Edward lui laissait encore un gout amer dans la bouche. Pourtant ils étaient si proches étant enfants. Presque des jumeaux malgré la différence d’âge. Et puis son frère était allé à Poudlard, s’était fait des amis qui lui avaient fait bafouer tout ce que leurs parents leur avaient appris. Ses idées changeaient, sa vision des choses changeait, et cela créa un fossé qui ne fit que grandir avec le temps. Ils étaient différents maintenant, trop différents peut-être. Mais plus que déçus par les choix de son frère, Elizabeth s’était sentie trahit, abandonné. Trahit parce qu’il avait osé briser l’image de ce frère parfait, de ce héros qu’elle avait de lui étant enfant. Abandonnée car il avait préféré des étrangers à sa propre famille, et ça, elle ne pouvait pas pardonner, ni à lui, ni à ses supposés « amis », et certainement pas au sang de bourbe qui partageait sa couche.

Pourtant, lorsque des rumeurs sur Edward parvenaient à ses oreilles, elle les détruisait, elles et ses colporteurs. On ne trainait pas le nom de la famille Lancaster dans la boue impunément. Et scandale ou pas scandale, Edward portait ce nom. Du moins, jusqu’à ce que leur père décide de son sort.

Son dernier dossier rangé, la jeune noble ferma les yeux un instant, avant de commencer à se préparer pour la soirée. Et quelle magnifique soirée cela allait être, car le fils prodigue rentrait à la demeure familiale pour la première fois depuis son dernier acte de rébellion. Comme elle avait hâte d’y être. Elizabeth enfila sa robe choisie pour l’occasion, refit sa coiffure avant de s’examiner dans le miroir. Même dans une tenue semi-formel, elle était impeccable, comme toujours. Elle jeta un rapide coup d’œil à l’horloge de sa chambre qui lui confirma qu’il était temps de se rendre dans l’Aile Nord, là où se dérouleront les réjouissances. La jeune femme sortit de sa chambre et se dirigea gracieusement et la tête haute vers l’endroit convenu. Ses pas résonnaient sur le marbre du sol, ne trouvant d’échos que dans ceux des domestiques qui la saluaient en la croisant. Bien trop vite à son gout, elle arriva en bas des escaliers, et fut accueillie par la vue d’Edward saluant joyeusement leur jeune frère. Son cœur se pinça légèrement. Fut un temps où elle était à la place d’Elijah, et peut-être que cette visible complicité lui manquait, mais c’était du passé maintenant, et il était inutile de se complaire dans ce qui n’était plus. Redressant la tête, la jeune femme se dirigea droit vers ses frères. « Elijah. Edward. » Elle les salua d’un simple signe de la tête, avec pour seule expression, un masque froid sur le visage. « Ravie que tu es pu te libérer te tes nombreuses occupations pour te joindre à nous, Edward. Cependant je suis assez étonnée : ta … fiancée ne se joindra pas à nous ce soir ? Voilà qui est regrettable. » Elle qui se faisait une joie de la détruire mentalement, voilà qu’elle allait devoir attendre encore un peu. Oh elle avait tellement d’idées pour cette salope … « Enfin, ne faisons pas attendre Père. Sa patience n’a que trop diminué ces derniers jours. » Sans attendre leur réponse, Elizabeth les dépassa et entra dans le bureau de leur royal père. Le Roi et la Reine étaient déjà là lorsqu’elle entra. « Père. Mère. » Elle les salua selon les convenance, avec peut-être un léger sourire en direction de sa mère, avant de s’assoir dans l’un des sièges et d’attendre que commence les hostilités.
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Dim 21 Mai - 16:15
Regarder par la fenêtre est l'une des choses les plus apaisantes à faire dans ce palais. Les mouvements de foule sont peu attrayants pour les personnes qui n'aiment pas se mélanger. Le masque noir et les sous-sols sont les outils de prédilections de ces personnes-là. Mais une Reine ne peut se permettre de se cacher. Elle doit se pavaner, être fière, gouverner aux côtés d'un homme qu'elle doit idolâtrer au même titre que les autres. Seulement, les choses que l'on aime en général, nous paraissent au moins jolies. Elles nous paraissent importantes, pleines de sens. Mais que doit-on penser d'un homme que l'on n'aime pas ? L'étiquette dit qu'une femme doit être une bonne maitresse de maison. Mais où se place le rôle de la femme lorsqu'elle n'a rien à maîtriser dans sa maison ? Les gens sont là pour faire les choses à sa place. On lui tire sa chaise, on lui coupe sa viande, on lui sert son vin. C'est ce que l'on demande à une futur Reine depuis ses 5 ans, attendre que les choses viennent d'elle-même. On lui apprend à réclamer s'il y a besoin. Oh, mais on lui inculque les notions de cuisine et de ménage : on lui inculque la théorie. Sa baguette peut en témoigner, elle n'a jamais eu à lancer un sortilège pour ranger sa chambre. Jamais.

Alors regarder par la fenêtre reste l'une des occupations qui ne lui sont pas interdites. Le dîner de ce soir lui donne des frissons. Elle est parfaitement consciente des inimités naissantes entre ses enfants, causées par le mariage stupide de son fils aîné. S'il y a bien une chose qu’elle ne pensait pas avoir ratée, c'est ses enfants. L'annonce lui a fait mal, bien plus mal qu'elle ne le laisse entendre. Si Edward avait eu un peu plus de jugeote, il n'aurait pas été jusqu'à fricoter avec une impure. Et pourtant, c'est l'une des plus mal placées pour juger son fils. Elle a fait les mêmes erreurs plus jeunes. De grosses erreurs qu'elle n'a partagé à personne. Même les médicomages qui l'ont assistés n'en savent plus rien. Envolés. Effacés. Les souvenirs ne sont que des notions abstraites, éphémères. Ils ne sont pas voués à être éternels. Mais le secret lui, est éternel. Oh, son fils n'a surement pas déjà engrossé sa promise. Elle en est convaincue. Il le lui aurait dit. Elle aurait été heureuse pour lui. Elle l'aurait soutenu discrètement. Mais elle aurait aussi glissé quelques galions dans une poche bien venue. Pour retirer cette chose du ventre d'une impur, cette infamie de donner naissance à un sang-mélé, elle aurait négocié une fausse couche pour la demoiselle. Grand bien lui en fasse.

Lorsque ses premiers enfants entrent dans la salle à manger, Jezabel se retourne avec grâce. Elijah, Edward, Elizabeth. Où est passée Amelia ? « Père. Mère. » La voix de la jeune femme brise le silence de la pièce. Jezabel a tenu à être là à l'avance, avant ses enfants. Son mari, peut importe quand il arrive. Elle tient difficilement cas de lui. Dans la silence, la mère avance vers la table, et se poste devant sa chaise. « Mes enfants. » Elle glisse ses yeux sur chacun d'entre-eux. Il ne manque que la petite Amelia pour que le repas commence.
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