intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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les hauts de hurlevent (mcgrarcher, couvrez-vous les yeux)
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Jeu 4 Mai - 0:23


LES HAUTS DE HURLEVENT
ft. mcgrarcher
Poudlard, 2000.

Le manteau de la nuit recouvre l’Écosse, déchiré ça et là par quelques éclairs. Une lueur macabre se profile à l'horizon, et complète le silence de la plaine, brisé ça et là par le souffle haletant d'un adolescent. Il retient un rictus entre ses lèvres, et laisse finalement échapper un rire sombre, empli de ressentiment. Il pourrait froncer les sourcils et se retourner, mais le jeune homme est fait d’un tout autre métal. L’orage gronde, et il récupère au sol les morceaux de son balai et fait quelques pas, boitant une fois sur deux. Il lève la tête, au moment où une averse finit par s’écouler sur lui, produisant un bruit sourd en s’abattant sur les feuilles des conifères qui les entourent. Un mélange de sueur et de pluie se fraie un chemin sur ses joues tandis qu’il pousse un soupir, et secoue ses boucles brunes. Là au milieu des arbres, non loin du lac de Poudlard, il réalise enfin qu’ils sont seuls, à l’abri des regards indiscrets. Son regard émeraude toise la demoiselle durant quelques secondes. La terrible vision de sa chevelure de feu lui intime un frisson ; invariablement, la rouquine lui rappelle le lourd passé qui oppose leurs deux familles. La guerre qui a ravagé leur nation, et la défaite qui les a soumis aux britanniques. Quelque part, leur relation enfantine miroite la tragédie de leur Histoire. Reprenant son souffle, il se demande un instant si la préfète osera se montrer sous son vrai jour, loin de la légendaire acrimonie qu’éprouvent les McGregor pour les véritables héritiers d’Irlande.

Plongé dans la contemplation de son vis-à-vis, il ne prête plus attention au vif d’or qui tournoie autour d’eux. Il y a longtemps que Braam subit le courroux de la poursuiveuse, esquivant ses attaques avec une finesse remarquable pour un garçon de son âge, agissant en digne héritier des Archer, et diminuant davantage la frontière entre le jeu et la réalité, qui se fait déjà vaporeuse, rare. Le temps s’étiole et le sorcier baisse sa garde. Face aux iris d’argent de l’ennemi, sa stratégie se fait plus docile. S’il refuse de l’avouer, la douleur que lui inflige la reine des traitres lui procure du plaisir. Un plaisir malsain qui grandit avec la compétition qui les départage. L’idée que la méduse seule puisse décider de son intégration à l’équipe de Quidditch le répugne et le pétrifie. Le voilà qui s’enlise dans un combat perdu d’avance, songe-t-il en jouant nerveusement avec le manche brisé de son Éclair de feu. “Ta famille s’est déjà appropriée ma couronne, la place d’attrapeur est un bien petit titre à m'accorder.” L’égo parle et les mots jaillissent de sa bouche, éclaboussant subtilement la fierté de la nymphe dans leur élan. Il est de loin le mieux placer pour lui tenir tête. Ma couronne, a-t-il envie de répéter. Mon royaume pour une partie de Quidditch en ta compagnie. Secret inavoué, ambiguïté lancinante. Il remarque la commissure de ses lèvre qui s’étire, et la grimace l’intrigue. Brusquement, Caitlin approche et il recule, au premier abord impassible, avant de brandir sa baguette face à elle. “Mais…” murmure-t-il tout en cherchant ses mots. Écartant les doigts de sa main droite, il laisse tomber les restes de son balai, et se recroqueville sous le déluge, qui semble maintenant prêt à les emporter. L’oeil de la tempête n’est rien comparé à la scène qui se prépare. “Qu’est-ce que tu cherches, McGregor ?” crache-t-il dans sa direction. La coloration dublinoise de son accent retentit dans l’air, et l’Hyperion est entraîné au coeur d’une titanomachie virulente et familière. Accoudé à la princesse illégitime d’un royaume qui lui revient de droit, il tient sa dynastie responsable de la tragédie qui mena l’envahisseur anglais à la perte de leurs terres d’un revers de baguette, bien avant leurs naissances respectives. Au coeur de l'école de magie, un déluge de remontrances les menace tous deux. Au diable les convenances, entre eux il n'existe plus de façons depuis bientôt quatre ans.
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Sam 6 Mai - 19:54
Poudlard, 2000. Les douces lueurs de l'orage éclairent le de la jeune fille. Elle ne saurait pas non plus dire pourquoi elle fait telle ou telle chose. Elle fait ce qui lui plaît. Elle fait ce qu'elle sent. Ces pauvres gamins, voulant monter sur un balai. Le règlement interdit aux premières années de se montrer à la sélection, et pourtant, ils s'y pointent. De stupides gosses. Ils n'ont pas été élevés comme tous ces enfants de McGregor. Tous ceux qui cherchent la gloire et connaissent les chemins pour l'obtenir. Il n'ont pas été élevés comme elle. tous ces petits impurs qui veulent monter en haut d'une chaîne de montagne. Tous sont décevants. Elle comprends les choix de la royauté Lancaster, et bien qu'elle ne l'avouera jamais, elle les approuve.

La cerise sur le gâteau, ce sont les purs qui eux, ont le droit de participer à la sélection. Tous ces corps amorphes montés sur des balais bien trop chers; se sentant capables de venir jouer dans une équipe délite. La crème du gâteau, c'est le petit Archer. Monté sur ses 13, 14 ans, il s'est montré comme l'un des meilleurs. Mais Caitlin ne laisse pas les meilleures places aux ennemis. Caitlin sait forger ses alliances et se méfier des apparences. Celui-là, c'est un pauvre gamin qui croit encore à la ruine d'une famille.

Lorsqu'il s'éloigne du terrain, pour courir après le vif d'or, elle ne réfléchis pas. Ses gestes guident son balai vers le plus jeune. Elle est aux sélections dira-t-on, elle se doit de surveiller les prochaines recrues. Encore s'il arrive à attraper ce pauvre vif d'or. Lorsqu'ils sont bien éloignés de leur sentier, Caitlin s'approche doucement du jeune homme. La foudre n'est qu'à quelques miles d'eux, et pourtant, elle la sent résonner à travers ses veines. Le jeune homme semble bien trop mal diriger son balai dans les arbres, et le vif d'or est bien trop rapide pour lui. Sombre idiot. Il ne l'aura jamais. Lorsqu'elle l'atteint enfin, elle tire sur son épaule, sourire sarcastique aux lèvres. Oh, il est bien trop bas pour attraper du mal. Le seul mal qui l'attrapera, c'est elle.

Tandis qu'elle descend à lui, elle l'entend, lointain : « Ta famille s’est déjà appropriée ma couronne, la place d’attrapeur est un bien petit titre à m'accorder. » Voilà donc. Le loup se réveille et veut revendiquer ses droits. Mais que sont les droits d'un bébé face à la reine ?  Elle descend de son balai, agrippe sa baguette et avance vers le jeune homme. Le voilà, à sa merci. La jeune femme est toute tremblotante de ce qu'elle pourrait en faire. Il semble si faible. La baguette du jeune homme est elle aussi brandie. « Mais… » « Mais quoi, Archer ? Tu as cru que t'allais l'attraper ce vif ? » Bien sûr que non. Elle est convaincue que même lui ne s'en sentait pas capable. « Qu’est-ce que tu cherches, McGregor ? » Le pouvoir. Le contrôle. Assouvir ses envies. Tant de choses qu'elle cherche. Caitlin, elle veut être la puissance. Elle veut qu'on l’idolâtre pour ce qu'elle est.

Elle s'approche, comme une ombre glisse sous le lit d'un bambin. Monstre subtil, elle est trop rapide pour que l'enfant se défende. Elle se saisit de son poignet tenant la baguette et lui fait lâcher l'objet du démon. Il n'aura pas eu le temps de lancer un sort, ce pauvre idiot. Elle avance vers lui, l'obligeant à reculer contre les arbres. Il est pris, le voilà à sa merci. « Et toi, Archer, t'essaie de faire quoi ? » Elle ramasse la baguette du jeune garçon et la fourre dans sa poche. Elle se saisit vivement des cheveux du jeune homme, lui passant une main par dessus la tête. « T'es rien. », lui dit-elle, avec cette hargne surgissant de nulle part. Asservir les autres. Mériter le pouvoir. Et puis, elle le jette plus loin, et se jette sur lui, imposant son corps de jeune femme contre celui du gamin. Ce corps. Ce contact. Lui doit se sentir tellement effrayé. Caitlin, elle est excitée. D'avoir tout ce qu'elle veut de ce pauvre gosse. La maîtrise entière de tout un être, ça, ça la fait vibrer. « Pauvre gosse », dit-elle, resserrant son emprise, ses jambes autour du corps de l'autre. « Je peux faire ce que je veux de toi. ». A ces mots, elle lui tord la nuque en arrière pour venir le mordre jusqu'au sang, briser cette chair infantile si tendre. Elle siffle des mots, serpent de la nuit, elle siffle en apposant tendrement sa marque. Foutue sorcière sifflante, dira-t-il. Puis, elle remonte ses lèvres et vient s'emparer de celles du gamin, douce folie. L'appel des corps.
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Sam 6 Mai - 23:36


LES HAUTS DE HURLEVENT
ft. mcgrarcher
Poudlard, 2000.

La tension est palpable, épaisse comme une dalle. Son être tout entier frémit face à la rouquine, la sueur perlant délicatement sur son front. Ses joues empourprées témoignent de l’émotion qui lui enserre la gorge, et menace de l’étouffer. Malgré la foudre, le serdaigle perçoit par son rythme cardiaque, tandis que son coeur tambourine contre sa cage thoracique. Boom. Il lève le menton et dégage ses cheveux ébène de son visage pour mieux observer la sorcière. Braam a hérité de l’apparence élancée de son père, ainsi que de la taille des Archer. Du haut de ses quatorze ans, il mesure trente centimètres de plus que Caitlin, et plante son regard émeraude au beau milieu de celui de la jeune femme. Un sourire s’esquisse sur ses lippes juvéniles, étirant la commissure de ses lèvres dans un rictus familier. Il s’est habitué à la présence de la préfète, épée de Damoclès qui n’a de cesse de le tourmenter depuis son premier jour parmi les bleu et bronze. Si elle a déjà de nombreuses victimes, Brama est encore le seul assez intelligent pour la contrer.

Il est difficile de croire que leurs familles ont un jour été alliées. Ils partagent une maison commune, mais tant les sépare. La finesse légendaire des rois légitimes d’Irlande aura agacé les McGregor au point de renverser leurs propres monarques, entraînant leur perte dans un désir de domination stérile. L’ambition ne fait pas tout, songe-t-il un instant. Déchéance des liens qui unissaient jadis l’Irlande, et le voilà qui soupire. Les paroles échangées entre le prince et la sylphide sont indigestes, à l’image de l’insolente théogonie de leur royale discorde, lui inspirant admiration et dégoût pour la femme mi-muse mi-guerrière qui se tient face à lui. Ils n’en sont qu’au préambule de leurs vies et les voilà déjà entourés d’un étrange aura, hallucination encéphale qui devient réalité. La réalité, la voilà ; la colère que lui inspire Caitlin n’a d’égale que l’attirance qu’il éprouve pour elle, fascination du pire qui le tient pieds et poings liés. Elle est belle, Caitlin, la prise qu’elle a sur lui l’invite à la rébellion. Silencieusement, elle l’obsède. Braam rêve secrètement d’arracher ses cheveux mordorés, et d’entendre hurler son nom. Il aimerait lui faire subir une douleur plus profonde et sinueuse que celle qu’elle lui afflige au fil des années, et seule l’éducation qu’il a reçue l’empêche de la violenter. Sa stratégie réside toujours dans l’esquive, mais aujourd’hui il ne peut plus lui échapper. “Tu n’as pas idée de ce dont je suis capable.” annonce-t-il avec une froideur insolente.

Brusquement, elle se jette sur lui. Son sifflement retentit dans son crâne et le terrifie, quand bien même la sauvageonne vient le mordre. L’acte le surprend, tant et si bien qu’il reste sans voix durant quelques secondes, ne parvenant pas à émettre le moindre son. En perçant son cou, c’est son âme qu’elle touche, purgatoire sanglant qui le déstabilise. Il entend enfin le frottement du corps de la créature qui approche sur l’herbe, son qui l’envoie tout droit aux portes de l’enfer, où les convenances et les règles viennent mourir. Un serpent. Braam passe une main derrière le dos de la jeune femme et saisit leurs deux baguettes, qu’il plante dans l’animal. Carnage. Les crocs de la bête viennent s’accrocher à son poignet, et il empale à nouveau le reptile jusqu’à ce qu’il ne bouge plus. Son visage couvert de sang et rougit par l’adrénaline, il veut la voir ramper à son tour, l’implorer, trainer son corps à ses pieds. Il attrape la dépouille du serpent qu’il enroule autour du cou de la sorcière, avant de poser ses lèvres sur les siennes, et de lui mordre la langue. Il la plaque au sol. Elle qui manque d’air et délire un moment, sentant contre elle le corps en effervescence du garçon, qui se déploie d’excitation. Il veut la posséder dans un élan immature, arrogant. Sa langue se lie à la sienne et les emporte tous deux dans un tourbillon charnel, et le cygne attaque la vipère, scellant la toute première fois de Braam auprès d’un monstre de haine qu'il bénit. Calfeutré à l'intérieur de la vipère, il assiste au feu d'artifice de sa vie, et ce qui a l'apparence du viol n'est que consentement.
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Dim 7 Mai - 15:51
Le contrôle. C'est l'une des notions les plus abstraites de toutes. A la fois passion et conscience, inconscience et enflammement, Caitlin est ce tourbillon de sensations qu'elles ne contrôle pas. L'adrénaline, ce que beaucoup recherchent. Ce gamin, lui, elle ne sait pas ce qu'il cherche. Tandis qu'elle prend ses lèvres, s'en emparant avec une fougue ravageuse, elle est hors de contrôle d'elle-même. Elle est poussée par ce qui la fait vibrer. Au diable la moralité de baiser un gamin, elle vit.

Serpent. Fureur. Luxure. Les choses s'enchaînent. Brisant ces tabous, brisant ces convenances. Le doux lionceau attrape la lionne. Le tourbillon de couleurs, le tourbillon de sens. L'orage gronde autant que le sang brûle dans leurs veines. Fusion. Elle s'abreuve de la passion, du plaisir. Elle ne recule plus devant ces sensations, plus depuis quelques temps. Elle s'en nourrit. Elle commence à les connaître bien plus que l'étiquette ne lui demande. Les explosions de sensations, la fin. Ce plaisir sans refus. S'il ne lui avait donné, elle l'aurait pris. Parce que la folie douce prends possession  de tout son être. Qu'elle besoin d'être nourrie.



Lorsque les tensions redescendent et que l'orage s'apaise, les deux corps perdent leur ébullition et les esprits quittent leurs hauteurs. Caitlin, imperturbable, reprend ses airs condescendants et récupère sa baguette pour la fourrer dans sa poche. « Tu ferais mieux de ramasser ton balai Archer. » Elle se lève, remets ses vêtements en place et se détourne de lui. « Si tu parles de ça à qui que ce soit, j'te préviens que la prochaine fois, Archer, crois-moi tu ne seras pas consentant et tu le regretteras. »

Elle récupère son propre balai, passe rapidement un coup de baguette dans ses cheveux, et s'envole vers les sélections. Foutu gamin. Mais irrésistible. Cette passion. Elle aime tellement la ressentir qu'elle ne s'en privera jamais. Si on lui as appris la discipline, on ne lui as jamais appris la moralité des actes.
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Dim 7 Mai - 19:44


LES HAUTS DE HURLEVENT
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Palais des Lancaster, 2009

Trois silhouettes s’esquissent au palais des Lancaster, et fendent l’air. Père et fils se déplacent sereinement sur le sol de marbre, rejoignant la plèbe. Les verres s’entrechoquent et les rires fusent dans une atmosphère presque conviviale. En cette nuit sans étoiles, l’étiquette est de mise, et entraine les conversations les plus hypocrites au sujet de la famille royale, qui n’impressionne d’autre que ses courtisans les plus intéressés. Braam balaye la salle du regard et remarque non sans surprise que le gratin au sang pur y est réuni. Des familles millénaires qui, en d’autres circonstances, se battraient en duel jusqu’au sang. Seul Garrett, son petit-frère, manque à l’appel. Il préfère rester éloigner des festivités de leur rang. Une décision que son aîné respecte. Sous sa barbe noir de jais, l’irlandais affiche un sourire de convenance, et prend un instant congé de son père et d’Aodhan pour s’abreuver. Archer a horreur des réceptions superficielles données par les britanniques, le genre d’endroit où sa mêlée de maîtresse ne trouverait jamais sa place. Le temps s'égraine à une lenteur assassine, et ce jusqu'à ce que le brun tourne la tête, et aperçoive ce qu’il pense d’abord être un mirage. Ses sens en éveil, il se frotte les yeux pour mieux admirer le visage familier qui approche du sien. Il reconnait la chevelure flamboyante de la sorcière entre mille. Son coeur s’affole, soigneusement dissimulés par le taffetas immaculé qui recouvre sa poitrine. S’il ne dit rien, il est ébloui par la beauté de son vis-à-vis. Le souvenir de leur dernier baiser ravive en lui une flamme lointaine, qu’il n’a pas effleurée depuis plus de dix ans. Ses lèvres s’étirent cette fois en un sourire amusé et, dans le silence, une pensée fugace traverse son esprit pervers. Ces trente minutes valaient tous les vifs d’or du monde, songe-t-il, rieur. “Tu n’as donc pas fini à Azkaban, McGregor ?” plaisante-t-il, tout en lui tendant une coupe d’hydromel. Après des années de silence, deux âmes amies se retrouvent, leurs corps vieillis par le temps. Un frisson lui parcourt l’échine, et il secoue ses boucles ébènes avant de trinquer, conscient de l’étrange image que Caitlin et lui offrent au convives. Son regard émeraude crois enfin ses iris azurées et le rappelle à l’attirance indéniable qui existe entre eux. Un courant électrique qui le laisse toujours charmé par la plus perfide des sorcières. Dès lors commence un interminable jeu de regards entre eux. “Tu siffles toujours les vipères, ou est-ce que tu es passée au cran au-dessus ?” la taquine-t-il tout en prenant une gorgée de whisky pur feu. Ses yeux se posent sur les lèvres roses de Caitlin et peinent à s’en détacher. Il rougit soudainement, pris d’une folle envie de l’embrasser, mais reste digne et approche davantage son minois du sien. Le tendre souvenir de ses reins ensanglantés le fait silencieusement vibrer. “J’attends toujours la prochaine fois.” ose-t-il murmurer,-t-il avant de sortir de sa poche une fiole verdâtre. Une concoction personnelle. “Je peux te proposer quelque chose d’un peu plus fort que de l’hydromel. De quoi nous faire oublier cette congrégation d'hypogriffes décérébrés et un rien de temps.
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Jeu 11 Mai - 20:38
Palais des Lancaster, 2009 La dentelle lui brûle la poitrine. Ce contact qu'elle arbore, cette tenue qu'elle déteste. Les frivolités ne sont pas de son genre. Mais femme d'honneur et malgré que cette soirée l'oblige à se jeter dans la gueule du loup, Caitlin y est présente. Tous ces Lancaster qui lui tournent autour... Elle a l'impression de voir une protection de plus en plus rapprochée au fil des ans. Oh, en douce, elle en rit. Que croient-ils donc ? Qu'elle s'abaissera à empoisonner l'un des leurs pendant leurs stupides fête ? Elle est bien plus dans l'optique de surveiller son propre verre actuellement. Les coups forts et cérémonieux sont pour les Lancaster, as pour les McGregor. Ils brûlent des maisons, des palais, des familles, mais ils restent à couvert. Toujours. Leur force vient de l'alliage de la discrétion et de la puissance. Ceux-là, dit-elle les pontant du doigt, ils ne sont bons qu'à animer un peuple qui rira pour un rien. Ce sont des guignols.

« Tu n’as donc pas fini à Azkaban, McGregor ? » La voix familière lui tinte aux oreilles, son cœur démarre se remémorant des souvenirs lointains. Voilà donc le minable, le gamin. L'Archer. « Cela t'aurais trop fait plaisir de voir mon nom affiché dans la journal, Archer. » Ses yeux se tournent enfin vers la coupe d'hydromel, qu'elle saisit, puis rencontrent ceux de l'homme. Ainsi donc le petit gamin qui courrait plus après la fille que les vifs d'or a grandi. « Tu siffles toujours les vipères, ou est-ce que tu es passée au cran au-dessus ? » « J'ai trouvé de biens meilleurs serpent à faire siffler. » rétorque-t-elle. Elles regarde passer quelques silhouettes, les joues rosées par la gorgée d'hydromel qu'elle vient de prendre, et glisse un doigt sur ses lèvres pour en essuyer le contour. « J’attends toujours la prochaine fois. » Elle ne réponds pas, sentant ses veines frémir à cette idée. Les années n'ont pas l'air d'avoir fait du mal à Braam, elles semblent lui avoir laissé des traces bien plus matures. Que donnerait-elle pour découvrir ce corps d'homme, loin du corps de gamin qu'elle a autrefois baisé. « Je peux te proposer quelque chose d’un peu plus fort que de l’hydromel. De quoi nous faire oublier cette congrégation d'hippogriffes décérébrés en un rien de temps. » Elle jette un regard intéressé au jeune homme. Approchant lentement son visage du sien, elle lui souffle : « Qu'est-ce donc ? » Elle reprend un gorgée et scrute les environs. « Ce serait mal venu de prendre une telle chose dans un endroit comme celui-ci... Aussi découvert. » Elle lui jette un regard complice, et se lève. Prenant la direction des jardins, elle veille à ne pas être surveillée. Personne d'autre que des pions de la monarchie ne risqueraient de la surveiller ici, de toute manière.
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Sam 13 Mai - 20:48


LES HAUTS DE HURLEVENT
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Palais des Lancaster, 2009

Du temps où il était enfant, Braam osait encore poser la question. Doit-il seulement se rendre à ces réceptions creuses ? Faut-il s’entourer de ces visages superficiels, de ces coeurs transparents qui ne lui inspirent rien ? Les années s’écoulent ; et voilà qu’il s’est habitué à aux conversations creuses, sans saveur. Il se sait entouré d’esprits forts d’une ambition vaine. Une ambition qu’il peine à partager. Il s’éloigne d’Aodhan et leur père, et sent les regards de la plèbe se poser sur lui. S’il n’a rien d’un Lancaster, il n’en reste pas moins un bon parti. À l’approche de ses vingt-quatre ans, tous savent que l’héritier d’Irlande est un coeur à prendre, une carte à jouer. Pourtant devant la horde de célibataires qui le dévisagent, il préfère encore faire l’aveugle. Il ne songe pas à l’avenir qui l’attend. Un avenir sacrifié au nom des Archer, à mille lieux des bras réconfortants de sa sang-mêlée, son impure. À mille lieux de la folle relation qu’il ose construire avec l’ennemi. Caitlin McGregor est de loin l’élément le plus intéressant de cette soirée, et à cette seule pensée Braam frémit d’excitation, étirant la commissure de ses lèvres en un sourire taquin, amusé. Il y a si longtemps qu’il n’avait pas été en sa présence. Il est intrigué. Le désir est là, brûlant. Il lui colore les joues d’un pourpre léger. Il a envie de connaître la jeune femme qu’est devenu son bourreau. Envie de découvrir le corps nouveau de celle qui a scellé sa toute première fois. Un jour qui resterait à jamais gravé en sa mémoire comme l’apogée de son adolescence.

Il est vrai que l’on entend jamais parler de toi, à croire que tu t’es assagie. Tu violes encore les garçons, quand tes parents ont le dos tourné ?” souffle-t-il. L'apprenti-psychomage reprend une gorgée de whisky, savourant le liquide qui descend le long de sa trachée. Son visage s’illumine tandis qu’elle porte l’hydromel à ses lèvres. Ainsi, elle lui fait confiance. “J’aurais du empoisonner ton verre, McGregor.” dit-il en riant à gorge déployée, laissant leur entourage profiter du spectacle dérangeant qui se joue sous leurs yeux. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit un Archer et une McGregor partager un toast. Lui-même se délecte de sa charmante compagnie. Il n’y a que Caitlin qui lui donne l’intime sensation de jouer avec le feu. Il n’y a qu’elle avec qui il aimerait forniquer ce soir, un fait qu’il se garde bien de partager en public. Elle approche son visage du sien et pendant un instant Braam se perd dans la contemplation de son regard, hypnotisé par la beauté insolente de sa comparse. Sublime. Il pose les yeux sur son décolleté et finit par détourner la tête, laissant ses boucles brunes cacher son visage avant de lui confier un de ses petits secrets. Faisant preuve d’un calme olympien, il l’emporte avec lui jusqu’aux jardins, jetant quelques oeillades autour d’eux pour s’assurer que personne ne les suit. Après plusieurs minutes ils s’assoient sur le rebord d’une fontaine, et Braam sort la fiole de sa poche. Il dépose quelques gouttes du breuvage sur sa langue  et embrasse langoureusement la sorcière, partageant avec elle les effets multiples de la boisson. Remplaçant tous les mots du monde par ce qu’ils savent faire le mieux, il passe ses doigts d’homme dans sa chevelure rousse, et descend subtilement jusqu’au bassin qu’il ramène vers lui avec une violence inattendue. Les irlandais ferment les yeux et lorsqu’ils les rouvrent, l’espace qui les entoure semble teinté de diamants scintillants, qui renvoient une lumière presque aveuglante. Euphorisante. Brusquement, leurs préoccupations et inhibitions s’évanouissent pour ne laisser qu’un fort sentiment de félicité, et le doux rire de Braam retentit à nouveau alors qu’il achève leur étourdissant baiser. Lentement, le fantasme prend vie. Plus encore que jamais, son coeur cogne contre sa poitrine et, dans la brume lumineuse qui les encercle, Braam croit voir une couronne se dresser sur leurs têtes. Dans l'obscurité il croit voir des silhouette qui s'agenouillent face à eux. Mensonge illusoire qui miroite un rêve brisé. Mais en cet instant, le brun ne se sent pas monarque, il se sent dieu. Dieu d’une déesse dont il rêve depuis bien trop longtemps pour ne pas la dévêtir. "Nous pourrions tous les dominer, toi et moi." siffle-t-il avant d'introduire ses doigts sous la dentelle de sa robe. 
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