intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


Partagez | 
 
Cut from clay and stone - Vega & Leana
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

s'adresse au peuple
in town since : 11/06/2017
howlers : 44
silver sickles : 201
avatar : Rose Leslie
credits : Shiya
Voir le profil de l'utilisateur http://bloodtournament.forumactif.com/t1086-leana-write-it-down#14454http://bloodtournament.forumactif.com/t939-meera-i-gave-you-all-the-high-skies-but-you-gave-me-night#12732http://bloodtournament.forumactif.com/t894-meera-knowledge-is-po
grade 0

grade 0
Sam 5 Aoû - 21:05
Cut from clay and stone
Vega & Leana


Who made you so clear and strong
Cut from clay and stone?
It must be hard, you're being so statuesque
People just wanna look
But you put all these things back to bed when
You kick off your shoes

musique

Cela faisait plusieurs jours que Leana prenait son thé de seize heures dans cet établissement du district trois. Elle ôta le sachet de la tasse en porcelaine ornée de fleurs peintes à la main, et déposa celui-ci sur la petite soucoupe en argent prévue à cet effet. Pas de sucre pour la chevelure de feu, elle appréciait les thés parfumés et plus particulièrement l’Earl Grey de la manière la plus simple qui soit. Légèrement infusés dans l’eau bouillante. Elle souffla sur le breuvage, laissant s’échapper un peu plus de vapeur qui lui réchauffa le visage. Il ne faisait pas beau aujourd’hui à Londres, la pluie était battante et froide, malgré la saison. Cela ne faisait pas peur à l’Écossaise, habituée aux temps froids et aux vents glaciaux, mais il n’était pas moins certain qu’une pause dans un salon de thé confortable pour se réchauffer quelque peu était un luxe qu’aucune famille aisée n’allait se refuser.

Cela faisait plusieurs jours que Leana prenait son thé dans cet établissement aux murs ornés de dorures, revêtant un aspect raffiné, bien éloigné des cafés décorés de balais et de trophées où l’on parlait Quiddich à longueur de journée. Leana n’avait pas choisi cette jolie boutique au hasard. C’était exactement le type d’établissement dans lequel elle pourrait rencontrer une femme aussi élégante que Vega O’Hara. A vrai dire, elle savait de source sûre que Vega finirait par passer la petite porte vitrée et qu’elle s’installerait à une table près de la fenêtre. Elle commanderait un thé fleuri, parfumé, une saveur régressive, quasi enfantine. Une infusion à la réglisse. Une chaleur rassurante, une douceur nécessaire.

On ne pouvait nier que Leana soit une femme tenace. Une fois qu’elle s’accrochait à une histoire, elle décidait de la raconter, coûte que coûte. Peu importait le type d’histoire, Leana voguait sans problème du fiasco judiciaire au scandale politique, des hautes sphères de la société aux bas fonds des mauvaises fréquentations. Une seule motivation : la vérité. Dès lors qu’un sujet était obscur, entouré de rumeurs fallacieuses, sujet à toutes sortes de spéculations, Leana entrait en scène pour y mettre un terme. Rien de tel pour secouer le monde sorcier que de révéler tous les mensonges proférés par les uns et les autres et de laisser chacun comprendre les intérêts en jeu.

Vega O’Hara avait beaucoup fait parler d’elle, depuis son divorce. Même avant cela, elle ne laissait personne indifférent. Vega était fascinante. On se retournait sur son passage, fut-ce pour sa beauté, son aura ou pour chuchoter. Il paraît qu’elle a eu un enfant, mais qu’elle l’a donné à l’adoption. Mais c’est pas ça du tout ! Elle a avorté ! Non bande d’idiots, elle était stérile c’est pour ça que son mari l’a quitté.

Des sornettes. Comment faisait-elle pour supporter autant d’idioties à son sujet ? Elle ne pouvait ignorer les murmures, mais elle ne s’exprimait pas, elle gardait ses distances, froide. C’était sa manière à elle de se reconstruire, de faire une croix sur le passé et Leana comprenait bien cela, mais elle restait intimement convaincue que la vérité était la seule solution. Que pour faire le deuil de son passé, il fallait tout mettre au clair, faire taire les tumultes, et tout recommencer sur des bases saines.

La petite cloche au-dessus de la porte vitrée interrompit Leana dans ses pensées. L’aura de Vega occupa immédiatement l’espace, faisant presque baisser la température ambiante. Elle était seule, comme bien souvent. Le cœur de Leana se serra. Le moment était venu de tenter une approche. Elle gratta du bout des ongles la couverture en cuir rouge de son carnet de notes fétiche. Tout y était, le fruit de plusieurs semaines d’une enquête discrète mais acharnée. Leana avait des pistes, des hypothèses qu’il fallait maintenant confirmer auprès de la principale intéressée. Mais le renard était un animal sauvage, qu’il faudrait apprivoiser avec la plus grande douceur. Une fois sa confiance gagnée, il se révèle être un véritable compagnon. Un seul geste brusque pourrait être suivi d’une morsure profonde, avant que le canidé, fugace, ne disparaisse sous ses yeux.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

s'adresse au peuple
in town since : 29/04/2017
howlers : 427
silver sickles : 1213
two way mirror : la main rouge, Skevo ; la bâtarde McGregor, Séléné.
avatar : amber heard.
credits : Caïn ♥ + class whore stuff.
Voir le profil de l'utilisateur http://bloodtournament.forumactif.com/t290-les-plumes-qui-se-melenthttp://bloodtournament.forumactif.com/t280-the-chosen-oneshttp://bloodtournament.forumactif.com/t229-vega-nuit-noire-etoil
grade 3

grade 3
Jeu 10 Aoû - 13:39
Cut from clay and stone
Leana Irvine ∞ Vega O'Hara


Deux ans étaient passés depuis son retour. Deux longues et pénibles années pendant lesquelles elle avait dû se battre, ne serait-ce que pour garder le droit d'être une O'Hara. Sept-cent-quarante-deux jours. Et pourtant, elle continuait de fuir le manoir, comme durant les premiers mois succédant son retour. Elle avait essayé de s'approprier la bâtisse, de doucement l'apprivoiser pour qu'elle devienne sienne et qu'elle cesse de lui rappeler Avery à chaque pas trop fébrile qu'elle faisait : le malaise qu'elle continuait d'éprouver était le symptôme persistant de son échec lamentable.

Recouvrir de lourdes tentures filées d'or les portraits des ancêtres qui ne lui appartenaient pas, bercer les couloirs silencieux de mélopées au violon et recueillir de la compagnie à fourrure ; rien, tous ses efforts n'avaient absolument rien donné. Elle continuait de percevoir sa présence comme un résidu fantomatique, dès qu'elle montait les marches, dès qu'elle versait un peu trop d'huile dans la poile grésillante ou dès que les vêtements qu'elle enfilait s'avéraient plus découverts que la morale rongée de son ex-époux le tolérait. Elle avait beau lutter ; dans ce manoir, elle continuait d'être sa prisonnière, à sa merci comme si elle ne l'avait jamais quitté. Son influence la recouvrait de son ombre pesante, la dévorait, la faisait suffoquer et tout ce dont elle rêvait, c'était s'échapper.

Alors, quand elle ne croulait pas sous le travail à l'hôpital, quand le parfum crasse de la maladie et de la mort ne recouvrait pas ses chairs comme une seconde peau, elle errait dans Londres. À la recherche de lieux lumineux, calmes ou chaotiques, vivants. À la recherche de douceur et de violence, loin de sa propre vie, de son propre corps, à la recherche de ce passé qu'elle avait trop rapidement délaissé. Méfie-toi, tu sais où ce besoin t'a conduite la dernière fois. En effet. Quelques instants durant, elle avait oublié que dix ans s'étaient écoulés et la course infernale dans laquelle elle s'était lancée avait pris fin dans le creux glacé d'une piscine. Et Thybalt sait, maintenant. Thybalt te méprise.

Son humeur glissa d'un blasement éteint à une morosité frigide mais elle s'évertua à pousser la porte sans l'arracher de ses gonds et à poser un sourire aussi charmant que glacé sur ses lèvres. Elle salua la patronne – une petite bonne femme qui portait sur le haut de son crâne un chignon serré d'un bleu vif – puis lui demanda son habituelle infusion au réglisse. Une sucrerie dont elle exécrait généralement le goût mais qui, entre les mains habiles du personnel, devenait un délice exquis à savourer comme une victoire particulièrement réussie.

On lui affirma qu'elle serait servie dans les plus brefs délais, ce dont Vega lui saurait gré, et la patronne s'inclina légèrement. Sans lui prêter davantage d'attention, Vega se détourna, puis s'avança d'un pas vif vers la table qu'elle occupait habituellement. Près de la fenêtre, là où je pourrais observer le monde tourner sans moi. Inconsciente des regards qui pouvaient piquer sa silhouette moulée d'ivoire, ses enjambées ralentirent pourtant, avant qu'elle ne s'arrête pour de bon. Devant elle, se dressait une barrière de peau diaphane et de cheveux roux qui ne semblait pas vouloir bouger et qui l'empêchait de rejoindre son cocon habituel. Une rouquine aux traits finement ciselés et au regard de biche affamée, qui évoquait des souvenirs oubliés, comme si cette rencontre n'était finalement que des retrouvailles.

Elle leva un sourcil inquisiteur, question silencieuse, ses méninges fatiguées tournant et retournant des sceaux de scènes passées pour retrouver l'élément manquant. Puis, soudain, elle sut à qui appartenait ce visage étrangement familier. « Irvine. », dit-elle avec calme. Elle força ses lèvres d'un sourire. Une des sœurs de Lachlan. Leana, si elle se souvenait correctement. Après leur dernière et énième dispute, Lachlan envoyait-il un émissaire, comme lui-même avait été envoyé par sa cousine, Iseabail ? Sa langue claqua, coup sec sur son palais.

Manque de chance pour la jolie demoiselle – et peut-être pour son frère – elle n'était pas d'humeur à rattraper le temps perdu aujourd'hui, ni à recoudre des liens effilochés par l'orgueil et la jalousie. Si elle venait ici, c'était pour être moins seule dans sa solitude, et elle ne voulait pas qu'il en soit autrement. Comment lui faire comprendre qu'une intruse n'était guère désirée ?

Son sourire se fit plus franc, presque féroce. « Layla, c'est bien ça ? », osa-t-elle demander, prude innocence jouée. Le ton poli, moquerie acerbe sous le gant de velours de sa voix. « Tu passeras mes amitiés à ton frère. », ajouta la blonde Cerbère, sans préciser de prénom. Si Lachlan était vraiment l'initiateur de cette comédie, Leana saurait parfaitement à qui transmettre ses salutations.

Elle essaya ensuite de contourner cette silhouette nerveuse.

L'inopportune lui évoquait une allumette toute simple avec ses courbes pâles et sa tête rouge. Inoffensive, fragile morceau de bois à briser en deux. Vega oubliait simplement qu'il suffisait de gratter une allumette pour qu'elle s'enflamme avant de se consumer toute entière. Si elle y avait réfléchi, peut-être que le brasier qui suivit n'aurait pas dévoré le reste de leur conversation, mais Vega était agacée, irritée de cette vie qui n'en finissait pas. De ces scènes qui s'enchaînaient toujours sans aucun véritable sens et qui réduisaient une à une ses chances de retrouver un semblant de normalité dans sa fortunée existence. Vega n'avait pas envie de réfléchir, de prétendre. Et pour conséquence, le calme en serait prochainement soufflé, comme la flamme vacillante d'une bougie.

Car, bien entendu, Leana n'en avait pas fini avec elle. Elle ne faisait que commencer.
Code by Silver Lungs


Built For This Time
no matter how much a snake sheeds, it's still a snake. – We Slytherins are brave, yes, but not stupid. For instance, given the choice, we will always choose to save our own necks. ©️alas.

TEAM VEGAN TU PEUX PAS TEST:
 
Revenir en haut Aller en bas
 
Cut from clay and stone - Vega & Leana
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» LMDC Tag Team Championships: Floyd Mayweather & Randy Orton Vs Stone Cold Steve Austin & John Cena
» Stone +16
» Cody Rhodes Vs Mark Henry Vs Stone Cold Steve Austin
» Présentation de Cassius Clay
» Clay O Rama !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum