intrigue deux
the blood tournament
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Il se glisse par la fenêtre de l’appartement miteux du district deux. Lui qui a pris l’habitude de rester dans le troisième district, antre des cerbères, de voyager dans les contrées verdoyantes d’Irlande, ile grimace lorsqu’il voit l’état de la bâtisse. Il ne vit pas dans le luxe, mais Lorcan a la décence de lui payer une chambre confortable, à défaut d’être aussi luxueuse que celles de ses autres enfants. Enfants. Il sait qu’il ne le considère pas comme tel, pas encore. Mais un jour, il vaudra autant que Caïn à ses yeux, voire même plus. Ca ne lui a pas échappé, la rivalité entre les deux, la soif de pouvoir de l’aîné. Il a beau ne l’avoir jamais rencontré, la situation est criante d’évidence. Après tout, quel prince n’a jamais rêvé de trancher la gorge du roi ? A la tête de Gringotts, ou presque, Caïn est visiblement un véritable prince, lorgnant sur le pouvoir que détient son père. Rien ne laisse sous-entendre le contraire. Un danger, il l’est, et Owen, s’il ne compte pas prendre la place de son adoré géniteur, n’hésitera pas à évincer le prince des cerbères pour gagner un peu d’influence. D’amour. De reconnaissance. Parce que l’amour n’est pas le fort de la famille, il l’a compris très rapidement. Mais en attendant d’évincer Caïn, il se contente de suivre, obéissant, les ordres du maître, de l’alpha de la meute. Trouve cette potion, Elimine cette personne, Obtiens cette information. Des demi-phrases souvent glissées en coup de vent, sans un bonjour, sans un merci, sans un regard. Parfois, il a droit à un hochement de tête et ces journées sont marquées en lettres d’or dans son esprit. Un pas de plus vers l’acceptation, c’est tout ce qu’il veut. C’est ridicule, mais c’est plus fort que lui. Alors lorsque Lorcan lui a demandé de garder un œil sur les McGregor, il n’a pas hésité une seconde. Il sait tout de la vieille rivalité entre les deux familles, la méfiance entre les irlandais, la trahison des O’Hara. On lui a raconté les vieilles histoires à leurs propos, les querelles anglaises voyageant jusqu’en Norvège. Il n’y a rien à trouver, il faut juste tâter le terrain, s’assurer qu’aucun dragon n’a décidé de décapiter les trois têtes du chien mythique.

Il est le criminel ici, il sait qu’elle lui tombera dessus à la seconde même où il posera son pied sur le sol, et c’est sans grand surprise qu’il se retrouve stupéfixié avant même d’avoir eu le temps d’observer les lieux. Quand elle le reconnait cependant, Séléné agite sa baguette et annule son sortilège. Owen ne peut cependant pas s’empêcher de remarquer qu’elle ne la lâche pas, la pointant toujours vers lui. Il ne lui laisse même pas le temps de lui demander ce qu’il fait ici, il lève les mains en l’air en signe de paix. Elle ne lui fera pas de mal, il n’a aucune raison de lui vouloir du mal et même si dans leurs vies, le passé n’a que très peu de signification, il ose espérer qu’elle lui fait suffisamment confiance pour ne pas s’en prendre à lui sans réfléchir. Doucement, doucement, j’viens en paix, baisse cette baguette, ça me rend nerveux, ça me donne envie de sortir la mienne et ça finira en bain de sang, et on a pas envie de ça, hein ? Il arque un sourcil, le sourire arrogant aux lèvres. Désolé pour le dernière fois, j’étais pressé La dernière fois, première fois qu’ils se sont revus après cette fameuse année de survie. Quelques paroles échangées, pleines de sous-entendus. Précieuses informations divulguées dans un langage que seuls des mercenaires tels qu’eux savent comprendre. Venu ramener un cadavre au cadavre exquis, il était tombé sur celle qu’il avait pensé ne plus jamais revoir mais n’avais pu s’attarder sans attirer l’attention, sans se mettre en danger. Et puis qu’avaient-ils à se dire au final ? J’ai besoin de toi. Il ne peut pas lui demander de renseignements sur les McGregor, pas comme ça. Elle est aussi fidèle à sa famille que lui l’est à la sienne. Il ne tient pas forcément à finir sur la table d’autopsie d’Aaren à cause d’une stupide maladresse, d’un mot mal placé. Alors il a prévu le coup. On ne lui demande pas d’assassiner un quelconque McGregor, juste de garder un œil sur eux. Et garder un œil sur Séléné, c’est déjà garder un œil sur les McGregor. Je dois trouver un gars dans le district, un mec qui a trahi les O’Hara à l’époque Il ne précise pas l’époque, n’ayant pas forcément envie de revenir sur la vieille rivalité qui oppose leurs familles respectives. Et je suis sûre que tu connais le coin mieux que quiconque. Il lui lance un clin d’œil complice, priant intérieurement pour qu’elle ne le trouve pas trop louche, pour que sa baguette reste immobile. C’est une duelliste hors pairs et avec sa baguette toujours rangée dans sa poche, Owen ne pourrait guère se défendre face à la sorcière.
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Sowen

« Deus dedit, deus abstulit, sit nomen domini benedictum ». Les paroles s'égrenaient, aériennes, murmurées et parfaitement contrôlées, alors que Séléné signait de sa baguette les sept pointes de l'étoile impalpable de ses croyances. Agenouillée sur son lit, paupières closes, tête légèrement baissée, elle récitait la prière, comme elle le faisait toujours au couvent, sous l’œil attentif des Sœurs. Sept branches, sept répétitions. Une main suspendue, les doigts serrés autour de sa baguette, l'autre posée sagement sur son genou, Séléné incantait et réfléchissait tout à la fois. À son père, à cette ville qui l'étourdissait, aux responsabilités nouvelles que lui offrait son travail. Son esprit n'aurait dû se focaliser que sur ses prières, mais depuis quelques soirs, ses habitudes se rouillaient, et ses pensées vagabondaient, libres, sauvages, dans tous les recoins qu'elle aurait dû continuer à ignorer. Il y a tant de couleurs, d'objets, de nouveaux concepts à explorer, tant de distractions sur lesquelles m'appesantir. Comment rester concentrée ? Londres respire la vie, quand je passe mon temps à expirer la mort.

« … abstulit, si nomen- ». Un cliquetis résonna dans le silence des lieux, perturbant son flot religieux, suivi d'un craquement austère qu'elle reconnut aussitôt comme appartenant à son plancher branlant. Instinctivement, avant même d'avoir relevé les yeux, elle pointa sa baguette vers la source du bruit et lança un sortilège informulé pour stupéfixer l'inopportun. Elle braqua ensuite son regard sur son visiteur nocturne, peu inquiète, certaine d'avoir réussi son sortilège... et échoua à camoufler sa surprise quand elle découvrit que l'étranger n'en était pas un. Owen.

Yeux légèrement écarquillés, lèvres entrouvertes, elle veilla à demeurer immobile pour ne pas lui faire part de son trouble et d'un mouvement leste du poignet, annula son sort. Sans toutefois cesser de le viser de son arme. S'ils avaient survécu ensemble, des années plus tôt, elle n'oubliait pas que les O'Hara demeuraient les ennemis des McGregor. Elle ne savait pas pourquoi – une vieille querelle lui avait-on raconté – mais les détails et la rancœur tenace qui continuait d'en découler lui échappaient. Néanmoins, l'homme s'était infiltré de nuit, dans son appartement, et il devait y avoir une bonne raison à cela. Et tant qu'elle ne la saurait pas, elle ne baisserait pas sa garde.

Il leva les bras, paumes vers le ciel, et elle nota qu'il ne tenait aucune arme. Ce qui ne voulait pas dire qu'il n'en possédât pas sur lui. « Doucement, doucement, j’viens en paix, baisse cette baguette, ça me rend nerveux, ça me donne envie de sortir la mienne et ça finira en bain de sang, et on a pas envie de ça, hein ? ». Elle haussa les épaules, sans le quitter des yeux, abaissa légèrement sa baguette, mais pas suffisamment pour qu'Owen ne soit plus dans son viseur. Peut-être qu'elle en avait envie. Pour la gamine qui s'était battue chaque jour depuis ses premiers pas, l'immobilité imposée de ces derniers mois la rendaient folle. Sauf qu'elle n'avait pas envie de se battre avec lui. Pas si elle pouvait l'éviter. L'arrogance du jeune homme se grava dans la courbe de ses lèvres et il ajouta : « Désolé pour le dernière fois, j’étais pressé ».

La dernière fois. Elle s'en souvenait avec une précision effrayante ; elle, qui relevait la tête pour accueillir un client, Aaren à ses côtés, et Owen qui emplissait soudain son champ de vision, différent, mais à la fois le même. Près de dix ans qu'ils ne s'étaient pas revus. Qu'ils avaient tracé leur chemin, chacun de son côté. Et pourtant, elle l'avait reconnu au premier coup d’œil. On n'oublie pas quelqu'un avec qui on a survécu. « Qu'est-ce que tu faisais au Corps Exquis ? », demanda-t-elle soudain, curieuse, avant de se reprendre, l'interrogeant plus durement : « Non, attends. Qu'est-ce que tu fais ici ? ». Sa main reprit en fermeté, baguette redressée vers les traits ciselés de l'assassin.

« J’ai besoin de toi. », confessa Owen. Simplement, trop simplement. Depuis quand demandait-il de l'aide à sa rivale, sans même sourciller ? Il lui donnait l'impression de capituler, de rendre les armes avant même le début du combat. Pourtant, la partie crédule qui formait la majorité de son être se retrouvait flattée. Elle aimait qu'on ait besoin d'elle ; elle s'en sentait un peu moins diminuée. « Je dois trouver un gars dans le district, un mec qui a trahi les O’Hara à l’époque ». Un gars. Un mec. À l'époque. Séléné pencha la tête sur le côté, sourcils froncés. Beaucoup de mots vagues pour très peu d'explications. « Et je suis sûre que tu connais le coin mieux que quiconque. », conclut-il sur le ton d'une évidence, clin d’œil à la clé.

Oh, bien sûr, Séléné ne connaissait pas grand-chose de la vie quotidienne, des banalités et autres normalités qui jonchaient les existences tranquilles de ses compères, mais elle était presque certaine qu'Owen lui dissimulait un fait. Voire deux. Un homme qu'elle n'avait pas vu depuis dix ans débarquait à l'improviste chez elle par la fenêtre et espérait qu'elle baisse sa baguette pour venir à son secours ?

Elle secoua la tête, puis se décida finalement à quitter le confort de son lit. Elle ne s'en rendait pas compte, toute concentrée qu'elle était, mais elle ne paraissait guère menaçante dans son pyjama à motifs. Les minuscules niffleurs qui parsemaient son short et son débardeur étaient presque aussi effrayants qu'un panda roux en colère et comme elle s'avérait beaucoup plus petite qu'Owen, sa taille ne l'aidait pas. Toutefois, sans s'en soucier le moins du monde, elle s'avança vers lui, en pleine confiance de ses capacités – duels, potions, combats, armes blanches – et posa ses conditions avec douceur : « Je te fouille et ensuite, on parlera. ». D'une pression, elle l'obligea à relever les bras et palpa avec attention et précision ses côtes, ses hanches, puis ses jambes, relevant des irrégularités qui en disaient long. Elle souleva le t-shirt d'Owen, extirpa de sa ceinture deux poignards, puis se pencha pour enlever une autre lame à sa cheville. Elle se releva, baguette toujours en main, leurs nez à quelques centimètres et lui ordonna d'un ton sans appel : « Tourne-toi. ».

Il s'exécuta et, cette fois, elle tira un poing américain et sa baguette des poches arrières de son jean. Elle les jeta sur ses draps et revint se planter face à lui. « Je vois que tu n'es pas venu seul. Aurais-tu peur de moi ? », lui demanda-t-elle intriguée, un sourire amusé aux lèvres. À son tour, elle coinça sa baguette dans l'élastique de son short pour la ranger, puis s'enquit, sincèrement curieuse : « Et une raison particulière pour laquelle tu as préféré passer par la fenêtre plutôt que de toquer à ma porte ? Je t'aurais ouvert, tu sais. ». Et c'était vrai. Il existait peut-être une rivalité entre les deux assassins, mais elle n'en respectait pas moins profondément Owen. L'appréciait, même. Sans compter qu'il était le seul, hormis son père, à connaître sa véritable identité. Avec lui, elle n'avait pas à se cacher, à dissimuler ou à mentir. Juste à être elle-même.
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Il passa les trois mois suivants à s'apitoyer sur son sort, succombant à une dépression qui frôlait le suicidaire. Mais son nihilisme de fraîche date lui refusait même cette solution. S'il n'existait aucune chose pour laquelle vivre, ne s'ensuivait-il pas qu'aucune ne méritât qu'il mourût pour elle ? – Hellraiser. ©️lazare.
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Ven 28 Juil - 23:38
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Il a bien conscience de ne pas être très clair, de ne pas avoir préparé l’interrogatoire à venir. Il doit garder un œil sur les McGregor, s’assurer que reprendre l’Irlande, la rendre indépendante, pourrait être possible, s’assurer que les McGregor ne préparent pas quelque chose dans le dos de leurs alliés. Il la regarde se rapprocher, la reluque de haut en bas dans son pyjama ridicule. Il a au moins la décence de rester dans le personnage même la nuit. Et pour cause. Il dort nu. Sexy même quand il dort. Il ne peut pas dire la même chose de Séléné qui a tout de même l’air terrifiante lorsqu’elle lance : Je te fouille et ensuite, on parlera. La méfiance est normale, attendue par le mercenaire. Après tout, s’il y a bien quelqu’un qui sait de quoi il est capable, c’est elle. Elle l’a vu égorger des hommes dans le grand nord, survivre coûte que coûte, l’a vu se transformer en monstre devant ses yeux, abandonner l’enfant qu’il était pour devenir l’homme, sans âme. Ses doigts glissent, sans tendresse le long de son corps, le débarrassent de ses armes et il n’est même pas surpris par le fait qu’elle les trouve tous. Sa seule défense serait donc ses poings à partir de maintenant. Domaine dans lequel il ne saurait égaler Séléné. Well. Egaler peut-être. La dominer, certainement pas. Ils sont égaux, la confrontation est incertaine, et ça fait courir l’adrénaline dans ses veines comme jamais. Tourne-toi. Il sourit, narquois tout en obéissant, levant même les bras pour lui faciliter l’accès à ses côtes. Donner des ordres, ça te va bien au teint, ça te rend plus sexy. Il sait reconnaître une belle femme lorsqu’il en voit une. Si son cœur est aussi dur que la pierre, ne lui faisant ressentir que dévotion et admiration pour son père, mais guère d’autres sortes d’affections, ses entrailles savent toujours réagir à la vue d’une belle femme.Je vois que tu n'es pas venu seul. Aurais-tu peur de moi ? Il ricane et hausse les épaules. Pas vraiment, la peur, il ne la ressent plus depuis des années. Il est immunisé contre ce sentiment. Mais elle, elle lui fait un peu peur. Pas dans le mauvais sens du terme. Disons plutôt qu’elle l’impressionne au point de lui faire appréhender leurs rencontres, rien de plus. Elle le rend nerveux. Il n’a pas le dessus sur Séléné, et il le sait. Et une raison particulière pour laquelle tu as préféré passer par la fenêtre plutôt que de toquer à ma porte ? Je t'aurais ouvert, tu sais. Il sourit de plus belle. C’est qu’elle l’apprécie quand-même ! Après tout, ils ont passé une année entière dans les plaines sibériennes sans trop savoir s’ils survivraient. Je n’en doute pas, tu ne peux pas résister à mon charme de toute manière. Il a appris à flirter en arrivant en Angleterre. S’il avait toujours été sûr de lui, ça n’avait jamais été un trait de caractère du genre à s’exprimer par de la drague lourde. Londres l’avait changé, cependant. S’il était toujours incroyablement sûr de lui, orgueilleux, persuadé d’être le meilleur, il avait aussi pris de l’assurance par rapport aux filles et Séléné serait sûrement surprise par sa soudaine répartie. Lui qui avait toujours été respectueux, sinon complètement aveugle face au charme des femmes. Jusqu’à son arrivée en Angleterre, évidemment. C’est pas de toi dont j’ai peur, c’est des yeux qui sont dissimulés partout. Imagine si quelqu’un dit à père que je fricotte avec les McGregor Il n’est pas fier de la manière dont il obtient ses informations. Encore que cette fois-ci, la méthode est presque respectable. Il veut régler ses comptes, s’assurer que ceux qui lui ont tourné le dos par le passé ne seront plus en mesure de le faire. Il réfléchit à la suite de sa phrase. Parce que la loyauté c’est tout ce qui compte dans ce bas monde. Il soupire et plante son regard dans celui de la jeune femme. Je cherche un certain Henry Castellans. Je te dirai pas pourquoi, on sait tous les deux que ça finira dans l’oreille de ton cher paternel. Parce qu’elle est plus loyale envers sa famille qu’envers lui. Mais c’est le cas pour lui aussi. Difficile de lui en vouloir. Pourtant, après tout ce temps passé ensemble, il aimerait pouvoir dire qu’elle lui fait confiance. Parce qu’à moins d’y être obligé par le comportement de la jeune femme, il n’irait jamais jusqu’à lui faire du mal, jusqu’à lui ôter la vie, ou sa famille. Parce qu’il comprend ce que la chute jusqu’à l’oubli des McGregor représenterait pour elle : un suicide volontaire et assuré. Et au fond, même si Lorcan lui demandait de faire disparaitre la mercenaire des dragons, il n’est pas sûr qu’il s’exécuterait. Mais il préfère repousser cette idée dans un recoin de sa tête : le père O’Hara ne sait rien de l’existence de Séléné, et Owen compte bien faire en sorte qu’il ne la découvre jamais.
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Dim 30 Juil - 23:39
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La vie de Séléné se résumait à peu de choses. Le couvent, les Sœurs, la Préceptrice et les tortures qu'elle nommait simplement épreuves. Pas d'amis pour elle et une famille qui l'envisageait de loin, avant tout comme une arme plutôt qu'une fille ou qu'une sœur. Sans compter qu'elle ne côtoyait que peu de personnes, même depuis son arrivée ici, confinée aux ombres des pompes funèbres et aux recoins viles qu'offraient le couvert de la nuit. Aussi, le comportement soudain d'Owen lui échappait. Les clins d’œil, les sourires, les paroles taquines ; tout lui était inconnu, nouveau et décontenançant. Elle ne se rappelait pas qu'il se soit comporté ainsi avec elle, autrefois.

« Donner des ordres, ça te va bien au teint, ça te rend plus sexy. ». Et voilà qu'il recommençait. Sexy ? Si Séléné n'avait pas déjà deviné la signification de ce mot – qu'elle avait entendu pendant l'une de ses dernières missions en maison close – elle aurait été complètement perdue. Mais peut-être pas autant qu'elle l'était à présent. Si elle avait bien interprété les soupirs rassasiés de feu sa victime, sexy était un synonyme de désirable. Or, on pouvait la qualifier de beaucoup de choses – impitoyable, crédule, létale – mais personne n'employait désirable pour la représenter. Owen se moquait-il d'elle ? Peut-être pas. Mais cherchait-il à la déconcentrer ? Très probable. Focalisant de nouveau toute son attention sur la recherche des armes, elle continua sa basse-besogne, imperturbable, jusqu'à n'en plus laisser une seule à sa disposition.

Séléné se recula alors, abandonnant à son tour son arme, puis lui fit part de ses pensées. Qu'il trouva visiblement à son goût, l'assassin souriant de plus belle comme si toute cette scène n'était que leur définition de la normalité. « Je n’en doute pas, tu ne peux pas résister à mon charme de toute manière. ». Cette fois, un mince sourire griffonna ses lèvres. D'où lui venait donc ces réflexions si étranges ? Avait-il consommé de l'alcool avant de venir la trouver ? On lui avait raconté mille choses sur ces boissons à degrés – toutes négatives, bien entendu. Séléné serra ses bras couturés sous sa poitrine, les pieds fermement plantés dans le sol et sourit. « Tu te donnes beaucoup d'importance pour quelqu'un que je n'ai pas vu depuis si longtemps. Vais-je devoir reprendre ma baguette ou vas-tu enfin me dire le pourquoi de ta venue ici ? Je suis certaine que me faire grâce de ton charme n'en est pas la raison. ». Un charme qu'elle n'aurait su voir de plein gré ; voilà des années que ses premières pulsions de femme avaient été étouffées sous des sermons rigoureux et implacables. Pour qu'elle puisse le remarquer, il aurait déjà fallu qu'on lui retire les écailles qui recouvraient sa vision du monde comme un film plastique bon marché.

« C’est pas de toi dont j’ai peur, c’est des yeux qui sont dissimulés partout. Imagine si quelqu’un dit à père que je fricotte avec les McGregor ». Une excuse qu'elle pouvait comprendre. Et des mots qui la rassuraient quelque peu. Elle ne voulait pas faire peur à Owen ; elle effrayait déjà suffisamment de personnes pour qu'en plus, il se rajoute à sa liste. S'il avait été effrayé par ses capacités, par les cicatrices qui s’enchevêtraient sur sa peau, par ses mots parfois trop durs, sans qu'elle ne s'en rende compte, il ne se serait pas permis de lui parler aussi librement. De se comporter aussi frivolement. Et quelque part, ça lui aurait manqué. « Il veut régler ses comptes, s’assurer que ceux qui lui ont tourné le dos par le passé ne seront plus en mesure de le faire. ». Autrement dit, les McGregor. Elle ne connaissait pas bien l'histoire qui réunissait leurs deux familles, mais elle était presque certaine que c'était le sous-entendu qu'il dissimulait sous ses paroles sibyllines. « Parce que la loyauté c’est tout ce qui compte dans ce bas monde. ». Un fait qu'elle ne pouvait qu'approuver. Pourtant, dans sa bouche, les mots qui en sortirent lui parurent démesurément tristes. Pas parce qu'Owen les avait soupirés, mais parce qu'elle eut l'impression de recevoir une gifle quand elle les écouta. Soudain, le tout de tout ce qui compte lui paraissait bien maigre, bien peu. Une partie d'elle brûlait d'en avoir quelques miettes de plus.

« Je cherche un certain Henry Castellans. Je te dirai pas pourquoi, on sait tous les deux que ça finira dans l’oreille de ton cher paternel. ». Une accusation qui n'en était pas une ; tous deux possédaient un lien semblable avec leurs pères. Mais elle ne put s'empêcher de tressaillir sous le poids des mots. Se retournant pour se diriger vers sa commode et dissimuler son trouble, elle ouvrit un tiroir, guettant le moindre bruit du plancher pour ne pas se faire avoir de dos. « Parle-moi de ce Castellans. », demanda-t-elle, sans que le nom ne lui dise quoi que ce soit. « Dis-moi au moins quel genre d'homme on cherche pour savoir où regarder. ». Des bars ? Des clubs de combats clandestins ? Des salles de jeux ? Était-il un alcoolique, un guerrier, un accro du poker ou peut-être, toutes ces choses à la fois ?

Tout en fouillant parmi ses vêtements de combat, elle sourit. C'était décidé. Elle accepterait, pas simplement pour le plaisir de rendre service – la charité n'était pas une de ses qualités premières – mais ainsi, elle pourrait garder un œil sur lui. Owen manigançait quelque chose. Elle ne savait pas quoi encore mais il n'était pas du style à demander de l'aide, juste parce que le quartier lui était étranger. Les plaines sibériennes avaient été désertiques, complexes et glacées ; pourtant, jamais il n'avait eu réellement besoin de son aide pour s'orienter.

Elle retira un pantalon en cuir souple et un débardeur qu'elle jeta sur son lit, puis se retourna à nouveau, curieuse, amusée. Jouant inconsciemment avec le rebord de son short, elle demanda, sourire aux lèvres : « Au fait, qu'ai-je à gagner si je t'aide ? ». Une question sincère, bien que dépourvue de sens, puisqu'elle avait déjà implicitement accepté de lui offrir son secours. Toutefois, en venant la trouver, il avait forcément établi un plan B, un marché à lui proposer. Il ne serait pas venu les mains vides et la bouche en cœur, juste en espérant qu'elle accepterait de l'aider pour le simple plaisir de rater une nuit de sommeil à traîner en sa compagnie dans les rues, à la recherche d'un inconnu.

Elle s'approcha de nouveau vers lui, aussi silencieuse qu'un chat, la pointe de ses pieds effleurant à peine le sol, puis elle s'arrêta à quelques centimètres pour l'observer attentivement. « Tu n'es pas comme dans mes souvenirs. », déclara-t-elle doucement. Les yeux avides de Séléné s'égarèrent, s'affolèrent, dévalèrent les traits sculptés de l'assassin, son front, ses pommettes, ses lèvres, son menton. Coulèrent sur la silhouette imposante, qui avait certes pris du muscle, mais qui lui restait reconnaissable. Les sourcils froncés, le visage légèrement penché sur le côté, ses pensées s'éparpillèrent, elles aussi à la recherche de ce qui avait pu provoquer ce changement qu'elle percevait sans en connaître la teneur. Peut-être était-ce simplement son attitude. Ses paroles étranges.

Elle se recula en haussant les épaules. « Je n'arrive pas à savoir si c'est une bonne ou une mauvaise chose. ». Ou peut-être qu'au fond, elle le savait. Sans néanmoins pouvoir se l'avouer.
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