intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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— out of our ashes we will rise (caïn/ciaran)
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s'adresse au peuple
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Ven 21 Juil - 17:57
only to become ashes again
Your opinion meant more than my own. That’s not how it should be. I have to find out what my opinion is. And I have to do it on my own.
Le regard perdu dans le vague, Ciaran tape nerveusement son pied contre le sol du café où il attend son cousin. Ce n’est que lorsqu’il croise le regard de sa voisine d’en face qui toise sa jambe agitée qu’il se concentre pour arrêter. Le cœur au bord des lèvres, il donnerait cher pour pouvoir s’en fuir là, maintenant, tout de suite, et ne jamais revenir. Il a pris la décision pendant la nuit, s’obligeant à envoyer un hibou express à son cousin favori, lui donnant rendez-vous le lendemain en fin d’après-midi, après l’entraînement. Rien de vraiment inhabituel, il leur arrivait souvent de se retrouver le temps d’une soirée dans les rues d’Appleby où Ciaran vivait pendant la semaine. Plus tranquille que Londres, moins dangereuse surtout, depuis les évènements du Ministère, ils ont pris l’habitude de boire un verre dans le même bar chaque semaine. Ce n’est même pas qu’ils ont beaucoup de choses à se raconter, parfois le silence leur suffit. Parfois Lorna les rejoint, ils maudissent alors la terre entière, surtout ces saletés d’impurs. Il se sent intégré, pour quelques heures, il a l’impression de faire partie d’une véritable famille. Après le départ de Vega, ce sont eux qui l’ont recueilli, perdu, plein de rancœur. Nul doute qu’ils ont su exploiter sa rage pour attiser la haine endormie au fond de son cœur. Mais leurs discours n’ont pas suffi, ne suffiront jamais. Leurs mots n’auront jamais assez de force pour qu’il réussisse à tirer un trait sur qui… Il est.

Si pendant longtemps, leurs idéaux ont eu l’effet escompté, lui faisant rejeter tout ce qui s’éloignait un tant soit peu de la normalité, Ciaran a fini par grandir. Au moins un peu. Suffisamment pour se questionner. Un peu. Pas trop. Parce qu’il ne veut pas commencer à se rebeller. Juste finir par s’accepter. Il ne veut pas qu’on commence à prêcher en faveur des gens différents, il veut juste que personne ne lui pose de question. Parce qu’il finira par se marier, par avoir des enfants. Il le sait. Ciaran est un O’Hara, et les O’Hara ne peuvent guère échapper à leur destin. Se reproduire, pour assurer la survie de la lignée. Mais si des rumeurs commencent à se répandre, il faut que Caïn y soit préparé. Qu’il l’aide à les combattre. S’il y a bien quelqu’un à qui il veut le dire, c’est lui. Il n’a pas toujours pensé ainsi, mais depuis qu’il a revu Vega, c’est comme si un poids s’était envolé dans sa poitrine. Il jette un œil à sa montre. Son cousin ne devrait plus tarder et son cœur rate plusieurs battements d’affilée. Il a joué tous les scénarios dans sa tête, sait que les chances qu’il le rejette sont immenses, et celles qu’il l’accepte si minces. Mais il faut croire qu’il a l’esprit grisé par ses retrouvailles avec Vega. Il soupire, fait tourner sa cuillère dans son thé et relève la tête quand la porte du bar s’ouvre dans un grincement, laissant apparaître le prince O’Hara.

Malgré l’habitude, Ciaran n’a jamais cessé d’être impressionné par le charisme de son aîné, l’admirant en secret, se rêvant aussi enviable. Evidemment, il a bien conscience que de par son éducation, son nom, il a lui aussi hérité d’une prestance sans égale, mais Caïn se situe simplement à un autre niveau. Il a cette classe naturelle qui fait tomber n’importe quelle demoiselle en pamoison devant lui. Il s’assied nonchalamment en face de lui, lui serre la main avec un sourire. Et Ciaran ne peut s’empêcher d’éprouver un élan d’affection à son égard. Parce que malgré ses idéaux parfois un peu extrêmes, c’est lui qui a été le père dont il a toujours rêvé, le grand frère idéal que Roman n’a jamais été. Salut. Son regard se perd au loin alors que Caïn commande sa propre boisson. Il ne sait pas vraiment comment aborder ça. Parce que Vega était en position de faiblesse, il n’avait pas eu à craindre une éventuelle vengeance, à affronter les conséquences de ses paroles. Caïn était une autre affaire. Puissant, influent, il pourrait le faire bannir, l’ignorer, le rejeter. Il pourrait le détruire en un mot, pourrait l’assassiner autant physiquement que psychologiquement. Il devrait prendre des pincettes, ne pourrait pas s’amuser avec les sous-entendus. Il soupire, se préparer à la tempête. Parce que dans aucun scénario possible, Caïn ne le prendrait bien, parce qu’il n’y a pas plus merveilleusement normal que Caïn. Le silence s’étire pendant quelques instants avant qu’ils ne commencent à échanger des banalités sans fond, la voix de Ciaran trahissant parfois sa nervosité, trop tremblante pour que son cousin ne le remarque pas. Ils se connaissent trop bien. Son regard fuyant ne lui a pas échappé non plus, lui qui a l’habitude de ne jamais baisser les yeux face à l’héritier. Parce que malgré la différence d’âge, il s’estime digne de lui tenir tête, de s’affirmer son égal. Les habituels échanges s’enchaînent, si vite que le silence se fait à nouveau, et lorsque Ciaran croise le regard de Caïn, il sait. Il sait qu’il a compris que quelque chose cloche, même s’il ne sait pas quoi. Caïn ? Il demande, le regard résolument scotché à sa tasse de thé à moitié vide, les lèvres pincées, le cœur au bord des lèvres. Qu’est-ce que je pourrais faire pour que tu décides de ne plus jamais me parler ? Ou me faire bannir ? Ou me… Tuer ? Il ose finalement lever deux yeux apeurés sur son cousin. Lui qui gère si bien les masques, qui sait maîtriser son apparence mieux que quiconque se décompose une fois en face de celui dont l’avis compte bien plus que tout. Caïn a dû comprendre que quelque chose s’est passé, que quelque chose cloche, que Ciaran a fait une connerie qui pourrait lui couter jusqu’à la vie. Il attend la sentence, tranquillement. Le train est lancé à toute allure, impossible à présent de l’arrêter. Son destin est scellé.
the bloody throne - toute copie interdite


fear of the dark
When the light begins to fade I sometimes feel a little strange


team bébé ciaran:
 
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