intrigue deux
the blood tournament
Impurs, we welcome you. We salute your courage and your sacrifice... and we wish you... A Happy Blood Tournament ! And may the odds be ever in your favor.


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and blood is just a weakness, right? (père/fils)
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Sam 15 Juil - 14:13
(ciaddeus) and blood is just a weakness, right?.
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C’est plus fort que lui, Ciaran doit toujours débarquer à l’improviste. Peut-être pour ne pas avoir à croiser toute sa famille, réunie spécialement pour accueillir le fils prodigue (rires). Plus vraisemblablement parce qu’il est incapable de tenir ses promesses, parce que s’il annonce venir lundi à 15 heures, il est presque certain qu’il ne sera pas là avant mercredi 18 heures. Il est comme ça le petit, sans engagements, sans respect sinon celui qu’il se porte à lui-même. A quoi bon, de toute manière ? Tous finissent par le décevoir. Il ne peut empêcher une pensée amère à l’encontre de Vega. Vega qui ne passera plus jamais les lourdes portes du manoir, en dehors de cérémonies officielles, Vega qui n’adressera plus jamais la parole à leur père. La bâtisse semble inhabitée, trop immobile pour abriter la moindre once de vie. Peut-être parce que la demeure familiale n’accueille plus guère de famille, juste des alliés de circonstance, des opportunistes au même nom mais aux intérêts si souvent opposés, des ennemis, même, parfois. C’est une demeure, sans âme, sans vie. Abandonnée, comme tous les membres d’une famille autrefois soudée. Mais Ciaran n’a pas souvenir d’avoir jamais connu une famille unie. Ca fait bien trop longtemps que les intérêts ont pris le dessus sur la loyauté chez les O’Hara. Il jette sa veste sur un elfe de maison qui se courbe devant lui, ne lui accordant pas même un regard avant de commencer à gravir le grand escalier de marbre. Ce n’est pas qu’il n’ait pas envie de passer dans l’un des salons pour saluer sa mère mais un peu quand même, si. Il ignore les regards des tableaux accrochés au mur, les murmures qui suivent son passage. Il sait qu’il a longtemps été absent, fuyant les repas de famille comme la peste, las de l’hypocrisie caractéristique de la famille. Mais il est temps qu’il prenne son destin en main, qu’il devienne le digne fils de son père. Ou plutôt le digne neveu de son oncle. Parce qu’il ne serait pas second. Vivre dans l’ombre de Caïn n’a rien d’un fardeau. Vivre dans celle de Roman cependant, est une aberration. Il ignore où se trouve son père, mais son instinct le conduit au troisième étage, dans l’un de ses bureaux, celui qu’il ne fréquente qu’en solitaire, celui qui cache sans doute bon nombre de secrets que Ciaran n’a jamais pensé à déterrer. Il inspire longuement avant de toquer trois coups sur la lourde porte de bois pour annoncer sa venue. Sans pour autant attendre de réponse, il baisse la poignée et pénètre dans la pièce. Personne ne devrait craindre son père. Ciaran n’a même pas de raison particulière de le faire. Parce que Thaddeus a toujours été un géniteur respectable. Froid, exigeant, mais définitivement pas un mauvais père. S’il a souffert de son absence, Ciaran a fini par comprendre que c’est le sort de tous les enfants au sang bleu. Il ne lui en veut pas. Pas vraiment. Mais après ce qu’il a fait à Vega, après ce qu’il a entendu sur son comportement, il ne peut s’empêcher de le craindre. Lui qui l’a toujours admiré, depuis son plus jeune âge, levant des yeux brillants sur ce paternel au charisme indubitable, s’est mis à le redouter. Envolée la naïveté de l’enfance, Ciaran a fini par découvrir le monstre de pierre se cachant derrière les paroles mielleuses, la voix rauque.

Il avance et son cœur rate un battement lorsqu’il croise le regard de Thaddeus. Il baisse les yeux, instinctivement, habitude prise depuis longtemps, avant de les relever en lançant un rapide « Salut papa ! » d’un ton presque enjoué. Respectueux, d’accord. Intimidé, sans doute. Mais Thad reste son père et ce que peu peuvent se permettre, Ciaran a l’honneur de le faire sans trop se questionner. Il avance donc et tire la chaise en face du bureau dans un flegme typique de sa jeunesse, et lance un petit sourire à son père. Ca fait longtemps qu’il ne l’a pas vu. Il a bonne mine. Une nouvelle pommade de nuit peut-être ? Il se tâte à en faire la remarque, mais ne parvient pas à trouver une phrase ne faisant pas référence à son grand âge, et à son trépas imminent. Pas si imminent, mais proche tout de même. Son cœur se serre à cette pensée. Son estomac se noue. Roman doit être anéanti avant la fin du patriarche, Ciaran le sait. Et commencer à mouvoir ses pions devient une urgence plus qu’imminente. « J’aurais un petit service à te demander » Bute Roman. Ca lui échappe presque, mais il se retient, un sourire en coin naissant sur ses lèvres. Non, il faut que ça soit plus fin que ça, qu’il gagne en influence, en pouvoir. Il doit évincer Roman sans qu’on le voie venir. Mais Thad connait ses enfants et il finira sans doute par découvrir le pot aux roses. Qu’importe. S’il y a bien quelqu’un qui peut le comprendre, c’est lui. « Le capitaine des flèches va être transféré dans une autre équipe. Est-ce que tu pourrais t’arranger pour qu’un O’Hara prenne la place ? » Cet O’Hara étant lui, bien évidemment. Il est le seul à évoluer dans la sphère professionnelle après tout. Il le mérite, il le sait, mais il est jeune, et sans piston, il a peu de chances d’être choisi. Alors il tire les ficelles à sa disposition. Argent, pouvoir. Ca, il le maîtrise. Il toise son père, le sourire aux lèvres. S’il y a bien quelque chose qu’il a appris au sein du clan O’Hara, c’est qu’implorer ne sert à rien. Il faut exiger, ordonner, suggérer, appuyer fortement. Et puis ils ont tous quelque chose à y gagner. Avec Ciaran à la tête d’une équipe aussi adulée que les Flèches d’Appleby, ils auraient une mainmise assurée sur un bon pourcentage de la population anglaise. Un avantage non négligeable pour une branche mineure. Son cœur bat à mille à l’heure, mais il a appris à rester de marbre.
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Mer 19 Juil - 21:30
CIARAN O'HARA & THADDEUS O’HARA
You're lovin' the psychopath sitting next to you

Soixante-et-un ans qu'il arpente cette baraque. Il en connaît tous les recoins, peut s'y retrouver les yeux bandés, s'y balader dans la plus profonde obscurité. Aujourd'hui, il est fier d'y régner en maître. Bien sûr, la demeure familiale ne lui appartient pas intégralement. Il doit encore la partager avec Lorcán et Ryodan. Les côtoyer, les tolérer - cette perspective ne l'enchante guère. Il aimerait bien les voir morts, ces deux frères, les faire taire. Et pourtant, ils lui sont terriblement nécessaires. Seul, il a bien conscience qu'il ne pourrait suffire au nom des O'Hara, l'héritage est trop important, le poids trop grand. Et la meute a besoin d'yeux et d'oreilles en masse, dans tous les endroits, même les plus improbables. Alors oui, Thad s'y est fait, à tous ces parasites qui partagent son nom et quelques gènes.

Pour l'heure, il trône fièrement dans son fauteuil. Au troisième étage, pour surplomber la demeure. Enfermé dans un bureau depuis heures, il apprécie cette solitude, cette tranquillité auditive. Pas un murmure, pas un soupir. Rien, rien pour le troubler ou l'extirper de ses pensées. De ce flot continu d'idées noires et perverties. Par quoi ? Le luxe, le temps, l'envie. De quoi ? De pouvoir, de grandeur ! Thaddeus a soixante-et-un ans et rêve comme un gosse. Les années lui ont appris que si rien n'est gagné, tout peut s'acheter. Et l'or, il en sue par tous les pores. La corruption, ce n'est rien qu'un jeu. Un sport qui se pratique à deux ou à plusieurs. Il y a toujours un vainqueur et un vaincu, et il sera toujours question d'écus. Et Thaddeus, c'est un tricheur né, un menteur à la langue acérée. Les magouilles, les embrouilles, tout ça, il connaît et s'en complaît, s'en empiffre. Parce que la vie, à ses yeux, c'est une partition de musique. Il faut suivre le rythme. Ne jamais flancher, en profiter, en abuser. Tout cela à la fois, car la vile nous file déjà entre les doigts.

Trois coups. Echo.
Thaddeus lève le menton de ses papiers. Immobile, il observe son fils. Ciaran, le benjamin. Que lui veut-il ? L'intéressé a les yeux baissés, mais bien vite, les braque sur lui. Tandis qu'il s'avance et en prend place, le père maintient le contact visuel. « Salut papa ! » Si ce n'était pas lui, Thad grincerait des dents. Papa. Drôle de titre. Ça aussi, il a du le voler à un plus méritant. Il n'a jamais prétendu être le géniteur parfait, et cette apostrophe... l'interpelle. Qu'a-t-il fait pour hériter d'une telle marque... d'affection ? Il ne sait pas trop, pour le coup. Ce doit être une attitude commune, des jeunes de nos jours. Salut. Il ne relève pas la familiarité. Si c'était Roman, il l'aurait sommé de se reprendre. D'adopter un ton plus respectable. Au diable la détente. Il faut soigner ses apparences ! Un mot de travers et c'en est fini de vous. Alors un salut pareil... Non, il tique mais ne pipe mot, détaille son manège. « J’aurais un petit service à te demander », qu'il lui glisse, évasif. Tiens donc. C'est plutôt étrange de lui venir lui quémander une faveur. Ciaran est un O'Hara. A lui, on ne doit rien refuser. Car les cerbères irlandais impressionnent, forcent le respect. Qu'il lui demande un coup de pouce, en soi, relève de l'étrange. Ce doit être important. Le paternel tend l'oreille, curieux de t'entendre sa doléance. « Le capitaine des flèches va être transféré dans une autre équipe. Est-ce que tu pourrais t’arranger pour qu’un O’Hara prenne la place ? » Et il sourit. Ravi. Ça le fait presque rire, cette candeur intéressée, ce fils déjà bien dégourdi, prêt user de son nom pour se hisser au sommet. Bien sûr qu'il le comprend, c'est une évidence. Il songe à son propre supérieur, feu monsieur le directeur. Ce type qui préférait crever au bureau plutôt que de céder ses fonctions. Mais bon. Eliminer un joueur aussi réputé qu'un capitaine d'équipe, ça ne passera pas inaperçu. Il faut envisager quelque chose de plus... Stratège. Officiel.

Appuyé sur ses coudes vieillissants, manches remontées, veines tremblotantes, il observe son rejeton. Lui rend un simulacre de sourire. « Salut fils » qu'il laisse échapper, curieux d'entendre ces sonorités se répéter dans sa boîte crânienne. Rien, ça ne lui procure rien. Rien de bien. Familiarité qu'il tolère à peine. Sa voix se fait plus menaçante et perd toute énergie. Lente, et pas une once d'insouciance. « Un O'Hara. Je vois. Je n'en attendais pas mieux de toi. » Il se sait à la tête du bon département - oui, cette place, il pourrait lui octroyer aisément. Il devine ce qu'il gagnerait en échange. O'Hara! crié sur tous les toits. Un business monstre si le jeunot assure le beau rôle. Mais aussi une honte sans précédent, s'il s'en montre indigne sur le champ de bataille. C'est à double tranchant. « Et pourquoi toi, plus qu'un autre ? » Question pour la forme, Thad s'en fout, au fond. Il croise ses bras sur la paperasse, plisse les yeux. Presque mielleux. « N'organise-t-on pas des sélections ? Craindrais-tu de ne pas en ressortir vainqueur ? C'est donc ça, la motivation de ta visite ? » Peur de ne pas être à la hauteur, toi, O'Hara ? Besoin du soutien de papa ? Il a déjà vu Ciaran sur un balai, mais de là à prétendre au titre de capitaine... Il ne sait pas trop, et même s'il accédera à sa requête, il veut entendre ce qui se trame dans sa tête.



Ne cherchez plus mon cœur; les bêtes l'ont mangé. Mon cœur est un palais flétri par la cohue ; On s'y soûle, on s'y tue, on s'y prend aux cheveux ! - Un parfum nage autour de votre gorge nue !
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Dim 23 Juil - 21:37
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Il arque un sourcil lorsqu’il entend l’étrange Salut, fils sortir de la bouche de son père. La familiarité est étrange, venant de lui. Lorsqu’il était encore enfant, Ciaran se permettait même une courte étreinte accompagné d’un salut enjoué. Aujourd’hui ses salutations semblaient beaucoup plus fausses, plus lourdes malgré le ton voulu léger. Il ne veut pas abandonner cette habitude, devenir adulte, il ne veut pas commencer à l’appeler Père comme son lèche-botte de frère le ferait. Parce qu’il ose encore croire aux sentiments qui existent entre membres d’une même famille, il ose espérer que son père ne soit pas qu’un chef, un monarque, mais aussi un père. Aussi incompétent qu’il soit en la matière, Ciaran l’aime comme tel, malgré le nombre de désaccord qu’ils ont pu avoir par le passé, malgré son absence pesante, l’éducation parfois imparfaite qu’il a léguée à son fils. Malgré sa préférence évidente pour Roman. Il ne sait pas vraiment si c’est sa jalousie qui l’aveugle, faisant naître sa paranoïa, ou s’il y a une réelle préférence de la part du père O’Hara. On a tendance à favoriser les héritiers, les aînés, qui transmettront leur poste, leur fortune, on a tendance à abandonner les cadets, les benjamins qui ne transmettent qu’un nom, qu’un adn. Malgré cette rancœur qui fleurit toujours et encore au fond de lui, il ne peut se résoudre à haïr son père. C’est comme ça, Ciaran a manqué de chance, Thaddeus n’y est pour rien. C’est Roman qu’il doit éliminer, qu’il doit détester, jalouser. Pas le géniteur qui a d’autres chats à fouetter. Deviendrait-il ainsi également ? Une fois père ? Les pensées se bousculent dans sa tête sans jamais baisser les yeux, tenant tête à l’alpha.

Un O'Hara. Je vois. Je n'en attendais pas mieux de toi. Un sourire narquois nait sur ses lèvres. Ciaran est plus intelligent que ça, il sait que rien n’est gagné, qu’il n’a aucune fierté à retirer de ces mots. Mais il ne peut s’empêcher de sentir sa poitrine se gonfler rien qu’un peu en entendant l’appréciation froide du paternel.Et pourquoi toi, plus qu'un autre ? Evidemment, rien n’est aussi simple. Un O’Hara exige, mais parfois il faut se battre, au moins un peu, pour le jeu, pour l’adrénaline, pour la forme. Et même si ça ne vaut rien, on lui a appris à ressortir vainqueur, même des plus petites batailles, des plus insignifiantes. N'organise-t-on pas des sélections ? Craindrais-tu de ne pas en ressortir vainqueur ? C'est donc ça, la motivation de ta visite ? Il se sait suffisamment bon sur un balai pour mériter sa place dans l’équipe. S’il mérite celle de capitaine, il en doute. Mais il ne serait pas le premier à obtenir le rang. Il suffit d’avoir assez de popularité, d’avoir une âme de meneur. Et en dehors de la meute, Ciaran est un leader. Il passerait les tests haut la main. Adoré par la foule, prince au comportement de roi, il ne doute pas une seconde d’obtenir la place s’il venait à demander l’entraîneur. Un membre de l’équipe fait toujours un meilleur capitaine qu’une nouvelle recrue. Avoir l’accord paternel, l’aide du géniteur, par contre, lui apporte une satisfaction personnelle. Une victoire sur Roman qui, il en est sûr, a toujours tout obtenu sans poser de question, sans avoir à se battre pour l’avoir, sans même avoir à demander. Ce qu’il voulait, père le lui a octroyé, avant même qu’il ne sache qu’il le désirait. Une vie trop simple, aucun mérite à en tirer.

Ciaran hausse les épaules, nonchalant. Il est jeune, il a toute la vie devant lui, la fougue et l’innocence de son âge. C’est faux, mais tout le monde le pense. Personne ne se doute de la vipère qui sommeille derrière la crinière. Peut-être Thad voit-il clair dans son jeu, mais si c’est le cas, il ne le montre pas, s’amusant surement du petit jeu de son benjamin. Ciaran est de toute façon venu ici dans le seul but de rappeler qu’il existe, histoire de montrer que lui aussi peut gagner en influence, en pouvoir. Pas le moins du monde. Un peu d’arrogance, typique de sa jeunesse, un sourire en coin, un regard de défi. Il sait qu’il aura le poste, même si Thaddeus n’intervient pas. Il le sait parce que même s’il n’est pas le meilleur une fois sur son balai, il pourra toujours corrompre l’entraîneur, sans avoir à faire le moindre effort. Pourquoi moi ? Papa, voyons. Il ricane, tente d’avoir l’air vexé. Mais il a tellement l’habitude qu’on doute de lui qu’il ne prend même plus le sentiment à cœur. Parce que je suis un O’Hara, et un mauvais O’Hara vaut toujours mieux qu’un bon Archer. Il hausse les épaules à nouveau, ajoute dans un murmure. Les flèches gagneront le prochain championnat. Et avec elles, les O’Hara. Il est sûr de la victoire. Pas par orgueil. S’il est fier, ambitieux, Ciaran est le moins orgueilleux de sa famille. Avec lui à la tête des flèches, il serait sûr d’avoir les relations suffisantes pour faire passer les drogues de Balt dans un circuit plus immense encore que celui auquel il a déjà accès. Une mainmise sur le marché noir, une mainmise sur la partie légale et illégale du monde sportif. Ton intervention m'éviterait simplement d'avoir à parer l'éventuelle lettre d'un certain patriarche Archer dont le fils est nettement moins arrangeant à cette place. Il peut se défendre lorsqu'il s'agit de jeu, de sport, lorsque la concurrence est loyale. Cependant, il ne peut guère faire face à la compétition politique derrière le rideau. Il a besoin de son père, de la meute pour ça. Parce que le loup solitaire meurt pendant l'hiver. Et il ne fera pas cette erreur.
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Mar 25 Juil - 2:16

« Pas le moins du monde. » Vaniteux le gamin. Cette preuve de caractère devrait charmer le père. Mais il ne s'agit que de la réponse facile, celle qu'on attend et devine. Pour l'heure, elle suffit, ne le déçoit pas. Ciaran n'a, après tout, pas tendance à mal le surprendre. « Pourquoi moi ? Papa, voyons. » Ton pédant, ricanement, il se perfectionne, l'enfant ! Thad ne réagit pas, la suite arrive, c'est évident. Et il le remettra à sa place bien assez vite. « Parce que je suis un O’Hara, et un mauvais O’Hara vaut toujours mieux qu’un bon Archer. » Bonne réponse fiston. « Les flèches gagneront le prochain championnat. Et avec elles, les O’Hara. » Il salue cette détermination. O'Hara scandé par les gradins enflammés - un premier pas vers l'autorité suprême, offerte par le peuple aussi joueur qu'aveugle. Une débauche sans précédent avec les traîtres irlandais aux commandes. Et Merlin, que ça me tente !

« Ton intervention m'éviterait simplement d'avoir à parer l'éventuelle lettre d'un certain patriarche Archer dont le fils est nettement moins arrangeant à cette place. » Archer ! Trop droits, trop plats. Impossibles à décemment corrompre. Thad ne les apprécie pas, ne les saisit pas. Il a déjà rencontré l'actuel ministre de la magie, Nathaniel, et n'a rien retenu lui si ce n'est son sens maladif de l'ordre bête et méchant. Enfin non, trop diplomate. Pas assez audacieux, et Thad c'est un ambitieux. Son benjamin n'a pas tort - un Archer en pleine forme n'égalera jamais un O'Hara, même avec des crampes d'estomac. C'est un fait. Il n'y a qu'à soupeser les sacs d'or et d'observer leur couronne fuyante pour adhérer à cette vision du monde. Ou plutôt de l'Irlande. Si les cerbères avaient dirigé l'île depuis la nuit des temps, on n'en serait pas là. On ne se serait pas abaissé à baiser les pattes du lionceau tyrannique et despotique. Mais c'est une autre bataille et une autre histoire. Thad serait curieux d'écouter l'avis de son fils - serait-il partant pour se jeter dans une nouvelle guerre ? Pour enfin marquer l'histoire ? Ou couard, se contentant de cette situation tandis que son père grince des dents ?

Mine mauvaise, ombre sur son visage creusé. Il pèse ses mots. « Ciaran, enfin... un mauvais O'Hara, ça n'existe pas. » Il réfléchit, se reprend. Amer, le ton plus lent, chargé d'un vif ressentiment. « Enfin, il y a Vega, tu as raison. Je peux t'accorder ça. » Ou du moins, il y avait. Aujourd'hui, elle n'est plus. Plus admise ici, plus désirée, plus appréciée. Sa disparition serait, aux yeux de Thad, une bénédiction. Mais il ne pourrait se résoudre à la supprimer lui-même, ni commander ne serait que le plus minime des accidents. Elle demeure encore et pour toujours sa fille, l'indigne. Ce serait contre principe que de tuer son enfant. Quoique ! Certains l'ont déjà fait sans sourciller. Qu'est-ce qui le retient ? Des sentiments ? Non, pas vraiment. La crainte d'être démasqué, de se faire agiter les preuves sous le nez, d'entacher pour de bon l'étendard familial. Thad préfère taire et ignorer la condition de sa fille aînée plutôt que la faire disparaître - ce serait trop suspect. « Je m'égare. Laissons les morts pourrir dans leur trou. Concentrons-nous sur les glorieux vivants. » Déclaration sans équivoque. Le paternel se gratte la gorge, toise son fils, certain de partager cet avis. Oui, Ciaran ne le déçoit pas. Bien qu'il ne s'en préoccupe pas, Thad suppose qu'il assure de son côté. Cette visite n'est qu'une vérification anodine, la preuve de son appui à lui. Qu'il a, qu'il aura toujours - c'est un mâle, Ciaran. Pas une fille infertile, mais un fier cerbère. « Comme Roman. Illusion gagne en notoriété depuis qu'il en est le PDG - l'as-tu félicité ? » Haussement de sourcils. Thad n'est pas du genre à jeter des fleurs à quiconque, mais face à l'ascension mesurée de son aîné, il fait chapeau bas, merveilleux coup bas. « Je suis persuadé qu'il te fera volontiers confectionner une tenue sur mesure. L'anniversaire de mort de ton grand-père approche, je compte sur toi pour apparaître irréprochable. » Oui, ce vieux loup de Lorcán organise pour la énième fois l'événement - à l'occasion des quarante ans. Thad le giflerait bien pour cet affront, cette mémoire bafouée en beauté. Et Ciaran, quant à lui, a tout intérêt à enfiler un beau costume. S'il se ramène en tenue de Quidditch, ce sera sa fête ! En privé, évidemment. Pas face aux frères goguenards, à la ribambelle de cousins vantards. Non non, jamais en public, tout s'effectue en comité restreint. Entre les murs froids, les mots les plus brûlants s'échappent, les plus détestables frappent, et parfois chassent.

Bras clos contre son vieux torse bombé, le vétéran observe son fils qui n'est plus un novice dans l'art du vice. C'est que ça grandit vite ces bestioles. Il y a trente ans, j'étais à la place de Roman. « J'interviendrai, c'est une évidence. Les Archer feraient mieux de se reconvertir au tir à l'arc, les airs nous appartiennent. À quand notre règne ? » Ce qui est plus ou moins vrai. En tant que directeur du département des jeux et sports magiques, il régît à lui seul toutes compétitions de vol. Interférer, menacer, ce sera un jeu d'enfant. Le patriarche Archer n'a qu'à bien se tenir face à lui - hargneux, empli de haine, il fera son fils capitaine.

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